Étiquette : Valeur

  • C’est la tempête !

    C’est la tempête !

    Il pleut… Il vente… Tout se brouille… C’est la tempête !

    Réalisez le paysage de tempête décrit en ces termes en n’utilisant que le stylo à bille (encre bleue ou noire).

    Le dessin englobe une grande pluralité de pratiques. L’usage du stylo à bille aura ici, ainsi que le format et le geste, une incidence sur votre production. C’est pourquoi dans un premier temps, vous devrez expérimenter les variations possibles avec cet outil unique.

    Les termes météorologiques annoncés au fil du déroulement de la séance invitent les élèves à reprendre et accentuer régulièrement le travail du stylo sur leur support.

    La tempête peut être envisagée comme un objet d’étude, riche d’enjeux culturels, plastiques, artistiques. Elle constitue également un temps et un espace particulier qui change notre regard sur la nature avec tout ce qui s’y rapporte qui nous entoure.

    Objectifs

    Les élèves seront amenés à partir de la contrainte de l’outil graphique :

    • d’expérimenter les qualités expressives du stylo à bille (un outil de l’écriture plus que du dessin)
    • de choisir, d’organiser, de composer la représentation à des fins d’expression
    • à travailler les questions liées à l’image à des fins narratives, symboliques, poétiques, sensibles, imaginaires…

    Références artistiques possibles

    • HOKUSAÏ, Le coup de vent dans les rizières d’Ejiri dans la province de Suruga, vers 1829-1833, estampe no18 de la série Trente-six vues du mont Fuji
    • William TURNER, Tempête de neige en mer, 1842, huile sur toile, 91,4 x 121,9 cm, Tate Britain, Londres
    • Georges SEURAT, La Zone, Fillette dans la neige, 1883, crayon Conté sur papier, 31,5 x 4,2 cm
    • Claude MONET, Tempête sur les côtes de Belle-Île, 1886, huile sur toile, 65,4 x 81,5 cm, Musée d’Orsay, Paris
    • Alighiero BOETTI, Vice Versa, 1980, stylo à bille sur papier, 70 x 100 cm
    • Robert MORRIS, The Miyuki Bridge (Firestorm Series), 1982, encre, fusain et graphite sur papier, 224 x 193,5 cm
    • Thomas MÜLLER, Sans titre, 2013, 160 x 115 cm, collection particulière, El Paso
    • Il LEE, MBL 1302, 2013, stylo à bille sur papier, 84,5 x 63,5 cm
    • Karl BEAUDELERE, KXB7, Entité jaune, 2015, stylo-bille sur papier, 29,5 x 21 cm, collection de l’Art Brut, Lausanne
    • The KID, As water reflects the face, so one life respects the hear, 2015, stylo Bic sur papier, 182 x 182 cm
    • Emil FERRIS, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, 2018, roman graphique, Éd. Monsieur Toussaint Louverture, Fauve d’or – Prix du Meilleur album 2019, Festival d’Angoulême

    Exposition La Collection d’art contemporain BIC® au CENTQUATRE-PARIS-2018
    https://youtu.be/JDbcp1LqbSU

    Thomas MUELLER, Sans titre, 2021, stylo à bille sur Arches, 160 × 115 cm, collection particulière, Hambourg
    source : thomas-mueller-drawings.com
     

    Questionnement(s)

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les effets du geste et de l’instrument – la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Valeur de gris

    Valeur de gris

    Photographiez à l’aide d’un smartphone ou d’un appareil photo numérique une composition révélant l’arrangement d’objets du gris le plus clair au plus foncé.

    #challenge #photographie en noir et blanc

    La composition en photographie est l’art d’arranger les différents éléments (les couleurs, les formes, les lignes, les différents plans) qui entrent dans le cadre photographié. Elle doit être simple pour être efficace et attirer très vite le regard du spectateur. 

    Les conseils suivants à appliquer lors de la prise de vue vous permettront d’obtenir de meilleurs résultats :

    • suivre la règle des tiers (https://fr.wikipedia.org/wiki/Règle_des_tiers), construire l’image à partir les lignes directrices et la perspective pour diriger l’oeil humain ;
    • penser la lumière, son contraste ;
    • remplir le cadre (se rapprocher du sujet), utiliser l’espace négatif pour mettre en avant le sujet ;
    • jouer l’encadrement, la symétrie ;
    • montrer la répétition à votre avantage ;
    • composer selon le point de vue, la profondeur de champ ;
    • montrer un nombre impair de sujets ;
    • simplifier votre composition ;
    • casser les règles.

    You don’t take a photographyou make it.

    Ansel Adams

    Les valeurs de gris sont toutes les nuances qui peuvent exister entre le noir et le blanc. Autrement dit, il en existe une infinité.

    Pour aborder les valeurs, l’outil incontournable reste le crayon à papier. Il offre une large et suffisante gamme de nuances. Par ailleurs, ses mines graphites se déclinent en différents degrés de dureté pour s’adapter à vos besoins :  

    • Les plus couramment utilisées sont de dureté moyenne (HB et B). 
    • Les mines tendres, plus foncées, sont idéales pour le travail de détail ou de croquis (2B ou 4B). 

    Avec la craie, le fusain est l’un des instruments à dessin les plus anciens, à la fois simple d’usage et économique ! Le bâtonnet est parfait pour réaliser les croquis et les travaux d’ombre et de lumière, car contrairement à la mine graphite, il est mat et ne reflète pas la lumière.

    Comme le graphite, il se décline en différents degrés de dureté. Pour commencer, préférez un fusain à la mine tendre et au diamètre large, plus facile à manier. Selon la pression que vous exercerez sur lui, vous obtiendrez une large palette de nuances, du gris léger au noir intense.

    Igor OVSYANNYKOV, Stylish wardrobe, 2017, photographie en noir et blanc

    Références artistiques possibles

    • Nicéphore NIÉPCE, Point de vue du Gras, 1827, héliographie
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Point_de_vue_du_Gras
    • Jacques DAGUERRE, Composition avec fossiles et coquillages, 1837, daguerréotype
    • Hippolyte BAYARD, Jardin, 1842, photographie
    • James Abbott McNeill WHISTLER, Arrangement en gris et noir no 1, dit aussi Portrait de la mère de l’artiste, 1871, huile sur toile, 144,3 x 163 cm, Musée d’Orsay
    • Edouard STEICHEN, Le Flat-Iron, Soir, 1906, photographie
    • Alfred STIEGLITZ, À ma fenêtre, NY, 1907, photographie
    • Hein GORNY, Sans titre (Cols de chemise), 1928, photographie
    • Irving PENN, Frozen Foods, NY, 1977, photographie
    • Peter FISCHLI et David WEISS, La Masturbine de la série « Un après-midi tranquille », 1984-1985, photographie
    Irving PENN, Collapse, NY, 1980, photographie

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    W. CARTER, Nine Steps Stair in Lysekil, Sweden, 5 décembre 2017, photographie en noir et blanc, Creative Commons – CC0 – Détail en bandeau

  • La ville dans le brouillard

    La ville dans le brouillard

    « Le brouillard se dissipe sur la ville grisâtre ».
    Illustrez cette proposition à l’aide de votre crayon à papier 4B (mine grasse).

    Termes utilisés lors de la verbalisation :
    valeur de gris (intensité du gris, par rapport au noir et au blanc), dégradé, aplat, perspective atmosphérique, contraste, gris optique (trame), clair/obscur, etc.

    Références artistiques :
    Paysage, Kano Masanobu, estampe, XVe siècle
    Point de vue pris d’une fenêtre du Gras à St Loup de Varennes, Nicéphore Niépce, héliographie, 1826
    Avenue de l’Opéra, matinée d’hiver, Camille Pissaro, huile sur toile 73 x 92 cm, 1898
    Les sujets de dessin de Johannes Itten au Bauhaus, 1919-1923
    Winter on Fifth Avenue, New York, Alfred Stieglitz, photographie, 1905
    Central Yard, New York, Alfred Stieglitz, photographie, 1910
    New York Sereies – Nighttime et Daytime, Alfred Stieglitz, photographie, 1935


    Photogramme de Metropolis, Fritz Lang, 1927


    À propos du dessin à l’encre de Chine :
    Le sumi-e (ou suiboku-ga) est un dessin monochrome japonais à l’encre. Cette technique de dessin d’origine chinoise a été reprise par les artistes japonais au XIVe siècle grâce aux moines bouddhistes Zen.
    Le sumi-e représente une forme d’art à part entière, mais s’approche également d’une philosophie. Il est l’expression de la perception de l’artiste et il transmet l’essence de ce qu’il représente, la suggestion supplante le réalisme.