Étiquette : Typographie

  • Expansion typographique

    Expansion typographique

    À partir de lettres récupérées, collectées, découpées, arrachées, photographiées, collées, dessinées, perforées, pliées, multipliées… organisez ou composez une « expansion ».

    #typo #lettre #composition #organisation

    Définitions

    • Expansion : développement en volume, en surface. Synonymes : accroissement, croissance, gonflement, dilatation, essor, propagation.
    • Typographie : 1/ ensemble des procédés de composition et d’agencement des textes avec des caractères en relief pour l’imprimerie ou pour tout autre support ; 2/ art et manière de concevoir et de se servir des caractères : choix de la police, choix de la fonte et de la mise en page, indépendamment de la technique de publication (impression, affichage sur écran, etc.).

    Références artistiques

    • Pablo PICASSO, La Bouteille de vieux marc, printemps 1913, fusain, gouache, papiers collés et épinglés sur papier, 63 x 49 cm.
    • Raoul HAUSMANN, Plakatgedicht (poème-affiche), 1918, tirage typographique sur papier vert, contrecollé sur papier, 32,5 x 47,5 cm.
    • Kurt SCHWITTERS, Merzzeichnüng 54. Fallende Werte, 1920, aquarelle, gouache, encre, mine graphite, papiers et tissu collés sur papier, 30 x 22,5 cm.
    • Raoul HAUSMANN, ABCD, 1923-1924, encre de Chine, reproduction de photographie et imprimés découpés, collés sur papier, 40,4 x 28,2 cm.
    • Affiche du film russe L’homme à la caméra (1929) de Dziga VERTOV.
    • Jacques VILLEGLÉ, Tapis Maillot, février 1959, affiches lacérées marouflées sur toile, 118 x 490 cm, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris.
    • CÉSAR (César BALDACCINI), Expansion no14, 1970, coulée de polyuréthane expansé, stratifié et laqué, 100 x 270 x 220 cm, Centre Pompidou, Paris.
    • Alighiero BOETTI, Seguire il filo del discorso, 1977, stylo à bille sur toile. Un alphabet, quelques virgules et des parties non hachurées de stylo à bille sont ordonnés sur 5 toiles accolées. Chaque virgule correspondant à une lettre de l’alphabet située sur la gauche, permettant le déchiffrement, lettre à lettre, d’une phrase. Source Wikipédia
    • Jenny HOLZER, Truisms, 1977-1979. Elle regroupe plus de 250 phrases qui nous font réfléchir sur la société occidentale. En 1982, l’arrivée des lumières LED sur les écrans publicitaires permet à Jenny Holzer de diffuser son message à une plus grande échelle. L’artiste expose ses phrases qui suscitent la réflexion auprès du public dans le quartier Times Square à New York.
    • Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, 1982, installation de 40 objets peints en bleu, 175 x 360 x 470 cm.
    • Roman OPALKA, 1965/1 à l’infini, détail 3324388-3339185, peinture acrylique, 196 x 135 cm, Centre Pompidou, Paris.
    • Tania MOURAUD, WHAT YOU SEE IS WHAT YOU GET (WYSIWYG), 1989, hauteur minimum de la cimaise 330 cm, Centre Pompidou, Paris. L’artiste joue sur le graphisme des lettres pour perdre leur pouvoir de désigner des idées. L’écriture devient une calligraphie abstraite. Pourtant le slogan est fort « Ce que vous voyez est ce que vous obtenez ».
    • Ján MANČUŠKA, Oedipus, 2006, installation de mots dans l’espace, lettres en aluminium coupé au laser, câble en acier, dimensions variables.

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent

    J’ai du mal à faire des choix pertinents pour créer des effets artistiques.

    Je commence à explorer différents gestes, outils et matériaux, mais le résultat est souvent imprévisible.

    +-

    Je fais les bons choix et parviens à créer les effets artistiques prévus dans mon projet.

    +

    Je fais preuve d’une réelle maîtrise dans le choix, l’organisation et l’utilisation de gestes, d’outils et de matériaux pour créer des effets artistiques variés et convaincants.

    ++

    1.3 – Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes

    Je reproduis simplement des clichés sans apporter de touche personnelle.

    Je commence à explorer une expression personnelle, mais elle reste limitée et peu évidente.

    +-

    Je parviens à m’éloigner des stéréotypes et à exprimer des idées personnelles à travers mon travail.

    +

    J’ai une expression artistique convaincante et personnelle, évitant complètement les stéréotypes.

    ++

    2.4 – Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur

    Je ne tiens pas compte des contraintes pratiques et des attentes du spectateur dans mon projet artistique.

    Je commence à prendre en compte certaines contraintes, mais cela reste partiel.

    +-

    J’adapte avec succès mon projet en fonction des contraintes de réalisation et des besoins du spectateur.

    +

    Je prévois, adapte et résous les contraintes de réalisation tout en tenant compte des attentes du spectateur, ce qui conduit à la réussite de mon projet artistique.

    ++

    3.1 – Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe

    J’ai des difficultés à décrire mes productions artistiques et celles des autres avec précision et à utiliser un vocabulaire spécifique.

    Je commence à utiliser un vocabulaire spécifique pour décrire ma réalisation, mais ma description reste limitée et peu précise.

    +-

    Je décris de manière fiable mes productions plastiques, celles de mes pairs et des œuvres d’art étudiées en classe en utilisant un vocabulaire spécifique adapté.

    +

    J’utilise avec maîtrise le vocabulaire artistique spécifique, offrant des descriptions détaillées, nuancées et approfondies de mes réalisations plastiques, celles de mes pairs et les œuvres d’art proposées en classe.

    ++

    4.2 – Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain

    Je n’identifie pas les caractéristiques permettant de situer une œuvre d’art dans son contexte géographique, culturel ou historique.

    Je repère certaines caractéristiques permettant de situer une œuvre d’art, mais celles-ci restent peu précises.

    +-

    J’identifie avec assurance quelques caractéristiques plastiques, culturelles, sémantiques et symboliques situant une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique donné.

    +

    J’identifie de manière fiable les caractéristiques situant une œuvre d’art dans son contexte géographique, culturel et historique, en faisant preuve d’une analyse approfondie et d’une compréhension contextuelle avancée.

    ++

    Références au programme du cycle 3


    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • la ressemblance : découverte, prise de conscience et appropriation de la valeur expressive de l’écart dans la représentation,
    • les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations : la différence entre images à caractère artistique et images scientifiques ou documentaires, l’image dessinée, peinte, photographiée, filmée, la transformation d’images existantes dans une visée poétique ou artistique,

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’hétérogénéité et la cohérence plastiques : les questions de choix et de relations formelles entre constituants plastiques divers, la qualité des effets plastiques induits.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • 1.3 – Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

    • 3.1 – Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    En bandeau : Jaume PLENSA, Twentynine Palms, 2007, pièces en acier inoxidable, dimensions variables, vue de l’installation à Umedalen Skulptur, Umeå, Sweden 2012.
    Source : https://jaumeplensa.com/


    The Object is More, 2008, 25,4 x 38,1 cm,
    Artwork by Greg Lamarche – http://www.greglamarche.com/
  • Carto graphie(s)

    Carto graphie(s)

    – Voilà une chose que nous avons apprise de votre pays, dit Mein Herr, faire des cartes. Mais nous en avons poussé l’art beaucoup plus loin que vous. À votre avis, quelle serait la plus grande échelle de carte utile ?
    – Je dirais un centimètre pour un kilomètre.
    – Seulement un centimètre ! s’exclama Mein Herr. Nous avons très vite atteint dix mètres pour un kilomètre. Puis nous avons tenté cent mètres pour un kilomètre. Puis vint l’idée grandiose ! Nous avons réellement fabriqué une carte du pays, à l’échelle d’un kilomètre pour un kilomètre !
    – Vous vous en êtes beaucoup servie ? demandai-je.
    – Elle n’a jamais été déroulée, dit Mein Herr ; les fermiers ont protesté : ils ont dit que ça couvrirait tout le pays et que ça cacherait le soleil ! Aussi utilisons-nous le pays lui-même comme sa propre carte, et je vous assure que ça marche aussi bien.

    Lewis CARROLL, Sylvie et Bruno, 1893, texte traduit de l’anglais par Fanny Deleuze, Édition du Seuil, 1972

    En vous emparant des logiques et des codes de la cartographie, vous créerez une composition à dimension cartographique ayant des fins expressives. Comprenez que votre réalisation explore les potentialités de la carte qu’elle soit réelle ou imaginaire. Il est donc utile de solliciter un temps sur les codes et légendes et d’effectuer une mise en projet préalable. La question du support est également prédominante, lequel peut être transformé, érodé avant ou après toute intervention.

    Les objectifs de la séquence seront d’amener les élèves à :

    • comprendre, sélectionner et s’emparer des codes de la cartographie pour inventer des mondes,
    • solliciter des effets plastiques à des fins d’évocation / justifier ses choix, présenter son travail en incluant un registre fictionnel.

    Cartographie

    Le principe majeur de la cartographie est la représentation de données sur un support réduit représentant un espace généralement tenu pour réel. L’objectif de la carte, c’est une représentation concise et efficace reposant sur un code légendé pour rendre compte de la réalité d’une zone géographique.

    Rosana RICALDE, Lisbonne, 2008, 2008, papier, colle, 157 × 187 cm

    Références artistiques possibles

    Thomas MORE, Île d’Utopia, XVIème siècle, gravure. Le mot utopie est formé à partir du grec ou-topos, qui signifie en aucun lieu ou bien lieu du bonheur (du grec eu : bien, heureusement et topos : lieu, endroit).

    Nicolas POUSSIN, L’Été, XVIIème siècle, huile sur toile, 118 x 160 cm, Collection du Louvre, Paris.

    Piet MONDRIAN, New York Boogie Woogie, 1943, huile sur toile, 127 x127 cm, MoMA (détail en bandeau). Malgré l’abstraction radicale de ses tableaux, Mondrian a toujours gardé un intérêt très vif pour les structures urbaines et pour la musique et la danse modernes. Les rectangles asymétriques de Broadway Boogie-Woogie correspondent à la mélodie syncopée du boogie-woogie, les petites lignes brisées faisant écho aux cascades d’accords brisés de la base rythmique, mais on peut évidemment ajouter que le plan en damier de New York trouve aussi un écho chez un artiste pour qui le motif de la grille a toujours revêtu une grande importance.

    Jasper JOHNS, Map, encaustique, huile et collage sur toile, 1961, MoMA.

    Mel BOCHNER, Measurement room, à partir de 1969, ruban adhésif noir et lettrage sur mur, dimensions variables.

    Alighero e BOETTI, Mappa, tissage, série initiée en 1971.

    CHRISTO et JEANNE-CLAUDE, Running Fence, Sonoma and Marin Counties, California, 1972-1976, installation, long rideau en toile de nylon blanc déroulé sur plus de 40 kilomètres au nord de San Francisco,

    Pierre ALECHINSKY, Arrondissement, 1983, encre de Chine sur vélin (plan du 10ème arrondissement de Paris), 20,9 x 27 cm, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou, Paris.

    Jochem HEINDRICKS, Eye Drawings, 1983, encre sur papier. Un dispositif technique permet enregistrer les mouvements de l’œil lorsqu’il regarde les objets, pour les numériser puis pour les imprimer.

    Hamish FULTON, Dauphiné Mountain, Skyline, Vercors, France, 1995, crayon et encre sur papier, 71 x 78 cm, Musée de Valence.

    Thomas HIRSCHHORN and Marcus STEINWEG, The Map of Friendship between Art and Philosophy, 2007, carton, papier, feuille de plastique, scotch transparent, feutre, impressions, stylo à bille, 240 x 400 cm.

    Mona ATOUM, 3-D Cities, 2008-2009

    Mona ATOUM, 3-D Cities, 2008-2009, découpes sur cartes imprimées. Cette installation est un triptyque de cartes des villes de Beyrouth, Bagdad et Kaboul, posées à plat sur des tables. Des cercles ont été délicatement découpés à la surface de ces cartes pour former des zones concaves ou convexes, évoquant des dômes ou des cratères. Ces structures en relief rendent ainsi visibles les séquelles de la guerre et l’empreinte qu’elle a laissé dans la mémoire des habitants. Elles rappellent aussi comment ces 3 ville subissent depuis plusieurs années un cycle permanent de destruction et de reconstruction, à la fois de manière positive et négative.

    Jonathan MONK, The World in Jeans and T-shirts, 2008-09, 116,5 x 202,5 cm.

    Claude CLOSKY, Mont-Sainte Victoire, 2011, dispositif utilisant Google View.

    Rosana RICALDE, Planta do Rio de Janeiro – From the series Invisible Cities, 2011, découpes, 80 x 100 cm.

    Céline BOYER, Madeleine, 42 ans, série Empreintes, 2013, photographie sur Dibond, 100 x 150 cm
    (Les premières Empreintes en bandeau – celineboyer.com).

    Exploration abstraite des villes du monde par le graphiste Jazzberry Blue – jazzberryblue.com

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Jeu de lettres

    Jeu de lettres

    Sélectionnez une vingtaine de lettres de vos polices préférées dans des revues, des journaux, des livres, etc. ; sortez-les de leur contexte d’origine, avec ou sans arrière-plan coloré ou texturé ; enfin, reformez un mot, en recherchant à donner à voir le sujet, l’objet ou l’idée que ce mot désigne.
    Soyez attentif aux liens plastiques (organisation, ligne, harmonie, etc.) et aux distinctions entre les différents styles typographiques.

    #typographie #collage #jeudelettres

    Comment vous appropriez-vous les lettres et le mot dans votre réalisation ? En quoi votre réalisation quitte-t-elle l’univers de l’écrit pour s’ouvrir au monde des arts plastiques ? Dans quelle mesure l’écriture devient-elle plastique ?

    • Typographie : ensemble des procédés de composition et d’impression en utilisant des caractères et des clichés en relief ; agencement des éléments d’un texte (et d’images) qu’on imprime.
    • Calligraphie : art de bien former les caractères de l’écriture.

    De la lettre à l’image

    La lettre a pour particularité de n’avoir aucune signification, de même elle n’est pas un son qui fait sens. Graphie sans lien avec le visuel ou l’expérience, au contraire des idéogrammes, elle n’existe que comme élément d’une chaîne. La lettre est liée à l’écriture et non au langage.

    Références possibles

    • Joseph KOSUTH, Neon electrical light english glass letters yellow eight, 1965, néon, 295 cm
    • Robert INDIANA, LOVE, 1970, acier Corten peint, 3,66 x 3,66 x 1,83 m, coin de la 6th Avenue et 55th Street, Manhattan, NY. Apparu sur une carte postale réalisée pour le Museum of Modern Art en 1965, LOVE est par la suite surtout repris sous forme de sculptures.
    • Richard BAQUIÉ, Le Temps de rien, 1985, métaux de récupération, 310 x 320 x 55 cm. Message et support sont ici contradictoires : l’annonce est tragique, mais elle est montrée comme une enseigne, théâtralisée comme un message positif ; les lettres elles-mêmes sont découpées dans des plaques d’imprimeur et portent d’autres lettres comme un palimpseste.
    • Alan FLETCHER, Collage of COLLAGE, 2001, 30 x 40 cm. Le collage de COLLAGE à la fois précise ce qu’il est et démontre ce qu’il fait.
    • Christian ROBERT-TISSOT, Stress, 2004, 80 x 490 cm, plexiglas, aluminium, néons, MAMCO, Genève.
    • Ben VAUTIER, Mots ou peinture ? 2018, acrylique sur toile, 50 x 61 cm
    Ben VAUTIER, Mots ou peinture ? 2018

    Dada

    En pleine période de guerre, les artistes dada vont précipiter le décloisonnement des disciplines, intégrant dans leurs œuvres mots et lettres. Marcel Duchamp et Francis Picabia en font le moteur ironique de leurs curieux objets qui remettent en cause les catégories traditionnelles de l’art, Raoul Hausmann et Kurt Schwitters un matériau à la fois visuel et sonore, jetant de nouveaux ponts entre littérature et arts plastiques.


    Autres utilisations de la lettre
     

    • The Force of Typography, illustration du Studio graphique H-57
    • ABCD, collage de Raoul HAUSMANN, 1918
    • Bauhaus Ausstellung, affiche de l’exposition de 1923 réalisée par Joos SCHMIDT
    • Affiche du film russe L’homme à la caméra (D Vertov) réalisée par Vladimir et Georgii STENBERG
    • Dark Vador, affiche typographique de Pete WARE
    • Zelda, image ASCII de Win128 @DeviantArt
    • Bouteille, journal et verre sur une table, Pablo PICASSO, 1912
    • Cheval, calligramme de Guillaume APOLLINAIRE, 1918

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5)

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • GATTACA

    GATTACA

    Dans le cadre de l’EPI « GATTACA – Progrès et rêves scientifiques », réalisez une illustration répondant à un des thèmes étudiés en classe* en utilisant principalement, voire exclusivement, les quatre signes graphiques suivants :
    _ A, C, G et T.
    Attention, conservez tous les éléments graphiques préparatoires à votre réalisation : carte mentale, croquis, compositions typographiques.

    Bienvenue à Gattaca (GATTACA) est un film américain d’anticipation réalisé par Andrew Niccol, sorti en salle en 1997.
    Acteurs : Ethan Hawke, Uma Thurman, Jude Law.
    Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Bienvenue_à_Gattaca

    Synopsis :
    Jerome Morrow est génétiquement parfait, comme presque tous les enfants de cette société future. Amélioré dès sa conception et promis à faire parti de l’élite, Jerome est navigateur à Gattaca, le centre d’études spatiales. Il est respecté par ses supérieurs, admiré de la belle Irene et fera partie de la prochaine mission d’exploration vers Titan.
    Seulement, Jerome n’est pas celui qu’il prétend être : son vrai nom est Vincent, un non-valide, un enfant conçu naturellement, condamné aux basses besognes par sa myopie et son cœur défaillant, qui s’est révolté contre son destin. Mis en contact avec Jerome Morrow, un Anglais au profil génétique impeccable mais cloué dans un fauteuil roulant suite à une tentative de suicide, Vincent se transforme physiquement en Jerome – qui voudra désormais être appelé Eugene – et intègre, grâce à mille précautions et subterfuges, l’élite de Gattaca. Tout se déroule à merveille jusqu’à ce que le directeur du programme spatial soit assassiné…

    *Thèmes abordés lors de l’analyse du film :

    • Désir d’accomplissement,
    • Lutte contre une société inégalitaire,
    • Lutte contre sa propre nature,
    • Eugénisme,
    • Dérives technologiques ou scientifiques de la société,
    • Dualité — deux Jerome, deux frères, deux cœurs fragiles : Vincent et Irene, deux univers : Terre et Titan, deux décors : Gattaca et la maison,
    • Triomphe de l’acquis sur l’inné, du vécu sur le déterminisme.

    Références cinématographiques possibles :

    • Metropolis, Fritz LANG, 1926, 
    • Soleil Vert, R. FLEISCHER, 1973, 
    • THX-1138, George LUCAS, 1974,
    • Blade Runner, Ridley SCOTT, 1982, 
    • Brazil, Terry GILLIAM, 1985, 
    • Matrix, Andy et Larry WACHOWSKI, 1999,
    • Série Black Mirror, 2011 – .

    Références visuelles (source https://typomanie.fr) :

    La typographie (souvent abrégée en « typo ») désigne les différents procédés de composition et d’impression utilisant des caractères et des formes en relief, ainsi que l’art d’utiliser les différents types de caractères dans un but esthétique et pratique.

    Anatomy of a Murder d’Otto Preminger, 1959. Affiche de Saul BASS.

    Saul BASS est un graphiste américain (8 mai 1920, New York – 25 avril 1996, Los Angeles). Célèbre pour son travail dans le domaine cinématographique, il a collaboré avec les plus grands réalisateurs, à la fois pour la création de génériques et pour la conception d’affiches.


    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Typo

    Typo

    « Recomposition : découper, déchirer, échantillonner… »

    Sélectionnez une dizaine de vos polices préférées dans des revues, des journaux, des livres, etc. ; sortez-les de leur contexte d’origine, avec ou sans arrière-plan coloré ou texturé ; enfin, recomposez-les en d’autres mots, en visant à la fois juxtapositions harmonieuses ou dissonantes, recherchant à donner un esprit dadaesque**, ou proposant des compositions plus raffinées.
    Soyez attentif aux liens plastiques (organisation, composition, ligne, harmonie, etc.) et aux distinctions entre les différents styles typographiques.

    Références possibles :

    • Pablo PICASSO, La Bouteille de vieux marc, printemps 1913, fusain, gouache, papiers collés et épinglés sur papier, 63 x 49 cm.
    • Raoul HAUSMANN, Plakatgedicht (Poème-affiche), 1918, tirage typographique sur papier vert, contrecollé sur papier, 32,5 x 47,5 cm.
    • Raoul HAUSMANN, ABCD, 1923-1924, encre de Chine, reproduction de photographie et imprimés découpés, collés sur papier, 40,4 x 28,2 cm.
    • Kurt SCHWITTERS, Merzzeichnüng 54. Fallende Werte, 1920, aquarelle, gouache, encre, mine graphite, papiers et tissu collés sur papier, 30 x 22,5 cm.
    • Jacques VILLEGLÉ, Tapis Maillot, 1959, affiches lacérées collées sur papier journal marouflé sur toile, 118 x 490 cm.
    • Jamie REID, God Save the Queen, pochette du single homonyme des Sex Pistols, 1977 (ci-dessous).

    Jamie Reid, dont le style a défini l’esthétique de la culture punk-rock, a conçu cette affiche pour les Sex Pistols et leur single « God Save The Queen ». Cette image, incorporant le drapeau emblématique de l’Union Jack et le profil de la reine Elizabeth, a, comme le groupe, été inscrite dans l’histoire de la musique.

    Source http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Lettre_image/

    *En bandeau : Alan FLETCHER, Collage of COLLAGE, 2001, 30 x 40 cm.
    The collage of COLLAGE both spells out what it is and demonstrate what it does (: Le collage de COLLAGE à la fois précise ce qu’il est et démontre ce qu’il fait).

    **Dada : En pleine période de guerre, les artistes dada vont précipiter le décloisonnement des disciplines, intégrant dans leurs œuvres mots et lettres. Marcel Duchamp et Francis Picabia en font le moteur ironique de leurs curieux objets qui remettent en cause les catégories traditionnelles de l’art, Raoul Hausmann et Kurt Schwitters un matériau à la fois visuel et sonore, jetant de nouveaux ponts entre littérature et arts plastiques.
    Typographie : ensemble des procédés de composition et d’impression en utilisant des caractères et des clichés en relief ; agencement des éléments d’un texte (et d’images) qu’on imprime.
    Calligraphie : art de bien former les caractères de l’écriture.


    Utilisations de la lettre

    • The Force of Typography, illustration du Studio graphique H-57
    • ABCD, collage de Raoul Hausmann, 1918
    • Bauhaus Ausstellung, affiche de l’exposition de 1923 réalisée par Joos Schmidt
    • Affiche du film russe L’homme à la caméra (D Vertov) réalisée par Vladimir et Georgii Stenberg
    • Dark Vador, affiche typographique de Pete Ware
    • Zelda, image ASCII de Win128 @DeviantArt
    • Bouteille, journal et verre sur une table, Pablo Picasso, 1912
    • Cheval, calligramme de Guillaume Apollinaire, 1918

    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Jessica Lyew-Ayee

    Jessica Lyew-Ayee



    Simple et original, cette série de photos de Jessica Lyew-Ayee est composée de portraits dont la tête des personnes a été remplacé par des émoticones.

  • Christian Robert-Tissot

    Christian Robert-Tissot


    Stress, Christian Robert-Tissot, 2004, 80×490 cm, plexiglas, aluminium, néons, Genève

    Christian Robert-Tissot peint des mots : sur toile, sur bois, parfois sur les murs mêmes du lieu d’exposition, parfois encore il les installe, lettre par lettre, dans l’espace ou sur les façades. Parce qu’ils sont ainsi mis dans le contexte de l’art, le sens de ces mots ou de ces expressions s’étend, se démultiplie, crée des ponts entre la trivialité du réel et l’interrogation culturelle, politique ou métaphysique. Parce qu’ils sont peints, que la typographie, la composition, la couleur en nuancent les champs sémantiques, le sens de ces mots ou de ces expressions s’incarne dans une réalité matérielle plastique.

    http://www.chrt.ch/, le site de Christian Robert-Tissot

  • Helvetica

    Helvetica

    Helvetica, la célèbre police de caractère créée en 1957, à Bâle, par Max Miedinger et Eduard Hoffmann, fête cette année ses cinquante ans.