Étiquette : Théorie de la couleur

  • Quatre saisons

    Quatre saisons

    Les saisons… sont ce qu’une symphonie devrait être : quatre mouvements parfaits en harmonie intime les uns avec les autres.

    Arthur RUBINSTEIN (1887-1982)

    À chaque saison, la nature éblouit de couleurs ses paysages laissant paraître toute leur splendeur. 
    Sous la forme d’une frise colorée abstraite, d’un ruban de couleurs, vous donnerez à voir aux spectateurs votre ressenti chromatique du passage des quatre saisons.

    Sans titre, étudiant anonyme au BAUHAUS, Art de la Couleur, 1985, Éd. Dessain et Tolra
    Johannes ITTEN, planche quatre saisons, Art de la Couleur, 1985, Éd. Dessain et Tolra

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • remarquer que les images peuvent se libérer de la volonté figurative
    • comprendre que les couleurs engendrent des sensations qui leur sont propres : représentative, expressive, symbolique, sensorielle
    • saisir que les couleurs varient en fonction de leur contexte, de leur qualité, de leur quantité.

    Questions

    En quoi une image est-elle artistique ? Dans quelle mesure les couleurs peuvent-elles devenir le sujet de l’œuvre ?
    En quoi les couleurs sont-elles liées à leur contexte et leur qualité et matérialité ?

    Références artistiques possible

    • Pieter BRUEGHEL l’Ancien, Les Moissonneurs, 1565, huile sur panneau de bois, Metropolitan Museum of Art, New York
    • Giuseppe ARCIMBOLDO, Les quatre saisons, 1572, série de tableaux, 76 × 64 cm
    • Guglielmo CIARDI, Été, 1879, Museo d’Arte Moderna, Ca’ Pesaro, Venise
    • Berthe MORISOT, Jour d’été ou Le Lac du bois de Boulogne, 1879, huile sur toile, National Gallery, Londres 
    • Vincent Van GOGH, Champ de blé derrière l’hospice Saint-Paul avec un faucheur (La Moisson), 1889, huile sur toile, Museum Folkwang, Essen
    • Claude MONET, Les meules, fin de l’été, 1891, huile sur toile, musée d’Orsay 
    • Claude MONET, Les Nymphéas, 1914-1926, ensemble mural, Musée de l’Orangerie, Paris. Le peintre a peint ces compositions pour qu’elles soient suspendues en cercle, comme si une journée ou les quatre saisons s’écoulaient devant les yeux du spectateur.
    • Nicolas DE STAËL, Paysage Ménerbes (Vaucluse, France), 1953, huile sur toile, 14 × 22 cm
    • Nicolas DE STAËL, Paysage Agrigente (Sicile, Italie), 1954, huile sur toile, 73 × 82 cm
    • Aurélie NEMOURS, Fête, Festival violet, 1955, huile sur toile, 100 × 73 cm
    • Johannes ITTEN, Composition orange et vert-bleu, 1957, aquarelle sur papier, 27 × 37 cm
    • Olivier DEBRÉ, Composition 2, 1982, lithographie originale sur papier Arches, 14 × 50 cm
    • Gerhard RICHTER, 4900 Farben, 2007, peinture laquée sur Dibond – 196 panneaux comprenant chacun 25 carrés d’une couleur, 680 × 680 cm
    1- Claude MONET, La Pie, 1868-1869, 89 × 130 cm – 2- Vincent VAN GOGH, La Pêche au printemps au pont de Clichy, 1887, 50,5 × 60 cm
    3- Paul DERAIN, Collioure, le port de pêche, 1905, 81,5 × 100 cm – 4- Gustave COURBET, Le Vieux chêne à Ornans, 1841, 39,9 × 60,9 cm

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent

    J’ai du mal à faire des choix pertinents pour créer des effets artistiques.

    Je commence à explorer différents gestes, outils et matériaux, mais le résultat est souvent imprévisible.

    +-

    Je fais les bons choix et parviens à créer les effets artistiques prévus dans mon projet.

    +

    Je fais preuve d’une réelle maîtrise dans le choix, l’organisation et l’utilisation de gestes, d’outils et de matériaux pour créer des effets artistiques variés et convaincants.

    ++

    2.4 – Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur

    Je ne tiens pas compte des contraintes pratiques et des attentes du spectateur dans mon projet artistique.

    Je commence à prendre en compte certaines contraintes, mais cela reste partiel.

    +-

    J’adapte avec succès mon projet en fonction des contraintes de réalisation et des besoins du spectateur.

    +

    Je prévois, adapte et résous les contraintes de réalisation tout en tenant compte des attentes du spectateur, ce qui conduit à la réussite de mon projet artistique.

    ++

    4.3 – Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée

    Je rencontre des difficultés à décrire les œuvres d’art de manière précise et à exprimer une compréhension personnelle argumentée.

    Je commence à décrire les œuvres d’art avec plus de détails, mais mon analyse reste superficielle.

    +-

    Je décris avec précision les œuvres d’art en exprimant ma compréhension personnelle et en fournissant des arguments convaincants.

    +

    Je réalise des descriptions d’œuvres d’art approfondies, perspicaces et originales, avec une compréhension personnelle solide et étayée par des références artistiques.

    ++


    Références au programme du cycle 3


    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • la ressemblance : découverte, prise de conscience et appropriation de la valeur expressive de l’écart dans la représentation.

    La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre :

    • la matérialité et la qualité de la couleur : la découverte des relations entre sensation colorée et qualités physiques de la matière colorée (pigments, substances, liants, siccatifs, etc.), des effets induits par les usages (jus, glacis, empâtement, couverture, aplat, plage, giclure, etc.), les supports, les mélanges avec d’autres médiums ; la compréhension des dimensions sensorielles de la couleur, notamment les interrelations entre quantité (formats, surfaces, étendue, environnement) et qualité (teintes, intensité, nuances, lumière, etc.).

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

    • 3.2 – Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.3 – Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.
  • Déluge de couleurs

    Déluge de couleurs

    Le Déluge désigne une très ancienne inondation catastrophique causée par des pluies diluviennes (pluies très abondantes) et continues durant sept ou quarante jours, selon les versions. Surtout connu par le récit de l’Arche de Noé, ce mythe est présent dans de nombreuses cultures.

    Tout au long des siècles, la pluralité des mythes du Déluge et des théories catastrophistes qui en découlent a en effet « eu la particularité d’avoir donné à repenser continuellement l’histoire de l’humanité ».

    Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Déluge

    Proposez une réalisation bidimensionnelle porteuse de sens construisant une réflexion sur l’association des termes Déluge et couleur dans la proposition incitative : Déluge de couleurs.

    #figuration/ abstraction #all over

    Méthodologie

    1. Sous la forme d’une carte mentale, représentez visuellement le cheminement associatif de votre pensée montrant les liens que vous faites entre le mythe et les couleurs.
    2. Au regard de ce premier travail, interrogez-vous sur la fonction de la couleur, sur sa matérialité, son étendue sur le support…
      Dans quelle mesure l’utilisation de couleurs engendre-t-elle des sensations qui lui sont propres ? Produit-elle du sens ? Comment montrer l’impact de l’utilisation des couleurs sur un espace en modifiant leur quantité, leur qualité et leur proximité ?
    3. Après avoir mis en lumière les liens qui existent entre les différents termes de la proposition et les informations qui leur sont associées, choisissez une idée potentielle de réalisation.
    4. Dessinez-la sous la forme d’un croquis en couleur.
    5. Après le temps de verbalisation en classe entière, réalisez votre projet.
    6. Attention, adaptez vos outils et vos gestes aux contraintes de votre travail.

    Objectifs

    Les objectifs de cette séquence sont d’amener les élèves à savoir :

    • exprimer une intention et produire du sens par des choix chromatiques pertinents
    • donner corps à la couleur en interrogeant ses qualités : d’absorption, de réflexion, de transparence, en sachant que certaines couleurs produisent des jeux optiques, des rapports de contrastes qui influencent la perception d’un espace
    • que la couleur peut être un langage plastique autonome en expérimentant son potentiel sensoriel, expressif, métaphorique, symbolique à des fins artistiques
    • distinguer les différentes matérialisations de la couleur (lumières, matières) et apprendre à en produire – peindre, utiliser des objets et/ou des matériaux colorés, projeter de la lumière colorée, etc. – en exploitant les effets produits pour modifier la perception d’un espace
    Léon François COMERRE, Le Déluge, 1911

    Références artistiques possibles

    • Léonard DE VINCI, Un Déluge, 1518, craie noire, plume et encre, lavis sur papier, 20 x 16 cm, Royal Collection trust, Londres
    • Léon François COMERRE, Le Déluge, 1911, huile sur toile, 345 x 448 c, Musée des Beaux-Arts, Nantes – https://museedartsdenantes.nantesmetropole.fr/home
    • Vladimir KANDINSKY, Improvisation. Deluge, 1913, huile sur toile, 95 x 150 cm, Musée Lenbachhaus, Munich
    • Jackson POLLOCK, Convergence: Number 10, 1952, huile sur toile, 393,7 x 237,5 cm, Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, NY
    HUNDERTWASSER, Herbe de terre, pluie du ciel, 1958

    • HUNDERTWASSER, Herbe de terre, pluie du ciel, 1958, techniques mixtes : aquarelle, huile et vernis sur papier, 54 x 65 cm
    • Victor VASARELY, Berc, 1967, acrylique sur toile, 170 x 170 cm
    • Bridget RILEY, Louxor, 1982, huile sur lin, 223 x 197 cm
    • Patrick TOSANI, La Pluie (de la série Les Écritures de pluie), 1986, tirage Cibachrome, 123 x 163 cm
    • Robert COMBAS, Le Déluge, 1991, acrylique sur papier, 65 x 50 cm
    • ZEVS, Liquidated Louis Vuitton, 2007, peinture murale, Wakin Up Nights, Galerie De Pury & Luxembourg, Zürich, Suisse
    • Bill VIOLA, The Deluge, 2014, installation vidéo, Grand Palais, Paris – https://youtu.be/TTJy6NxvKx8
    • Sheila HICKS, Lianes de Beauvais, 2011-2012, installation, lin, coton perlé, laine, soie et nylon, dimensions variables : 430 x 400 cm version haute (lianes suspendues), 380 x 350 cm version basse (lianes reposant au sol), Centre Pompidou, Paris
    • Ian DAVENPORT, Spring (Bluebonnet), 2018, acrylique sur aluminium (six panneaux avec une section de plancher), 330 x 600 x 100 cm, Paul Kasmin Gallery, NY
    • Matteo MAURO, Deluge, 2021, gravure numérique sur aluminium, 166,7 x 125 cm

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


  • Couleur de l’expression

    Couleur de l’expression

    Choisissez une couleur/ expression dans la liste accessible à l’adresse suivante : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d’idiotismes_chromatiques_français.

    #expression #couleur

    Élaborez, avec les matériaux et les techniques qui vous paraissent les plus appropriés, une réalisation dans laquelle cette expression va prendre tout son sens.
    Vous ne devez utiliser que la couleur choisie !

    Références artistiques possibles :

    • Yves KLEIN, IKB 3, Monochrome bleu sans titre, 1960, pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois, 199 x 153 cm
    • Louise NEVELSON, Shadow and reflection I, 1966, bois peint noir, 273,5 x 430 x 65 cm
    • Pierre SOULAGES, Peinture 202 x 453 cm, 29 juin 1979, 1979, diptyque, huile sur toile, 202 x 453 cm
    • Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, 1982, installation comprenant 40 objets peints, 175 x 360 x 470 cm
    • Daniel FIRMAN, Simply red, sculpture, 2009, plâtre, vêtements objets. 230 x 140 x 120 cm

    Monochrome – dossier pédagogique : http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-monochrome/ENS-monochrome.html

    Pierre SOULAGES, Peinture 202 x 453 cm, 29 juin 1979, 1979

    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la narration visuelle.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine