Étiquette : Territoire

  • Traits, traces pour un trajet

    Traits, traces pour un trajet

    D’ici à là, je parcours le territoire. Le trait, la trace, les indices témoignent de ce trajet…

    #trait #territoire #plan #réseau

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre, sélectionner et s’emparer des codes de la cartographie pour les adapter à un projet artistique
    • solliciter des effets plastiques à des fins d’évocation de territoire, de chemins, de trajets.

    Questions

    Comment les artistes transforment-ils les données cartographiques en œuvres sensibles ? Dans quelle mesure le cheminement physique de l’auteur peut-il être exploité dans le processus de création et dans le souci de représentation ?

    Références artistiques possibles

    • Guillaume Le TESTU, Cosmographie universelle, manuscrit enluminé, 53×36 cm, 1556, L’Âge d’or des cartes marines, application iOS, Éd {BnF
    • Piet MONDRIAN, New York Boogie Woogie, 1943, huile sur toile, 127 x127 cm, MoMA. Malgré l’abstraction radicale de ses tableaux, Mondrian a toujours gardé un intérêt très vif pour les structures urbaines et pour la musique et la danse modernes. Les rectangles asymétriques de Broadway Boogie-Woogie correspondent à la mélodie syncopée du boogie-woogie, les petites lignes brisées faisant écho aux cascades d’accords brisés de la base rythmique, mais on peut évidemment ajouter que le plan en damier de New York trouve aussi un écho chez un artiste pour qui le motif de la grille a toujours revêtu une grande importance
    • Jasper JOHNS, Map, encaustique, huile et collage sur toile, 1961, MoMA
    • Richard LONG, A Line Made by Walking, 1967, photographie
    • Pierre ALECHINSKY, Arrondissement, 1983, encre de Chine sur vélin (plan du 10ème arrondissement de Paris), 20,9 x 27 cm, Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou, Paris
    • Jochem HEINDRICKS, Eye Drawings, 1983, encre sur papier. Un dispositif technique permet enregistrer les mouvements de l’œil lorsqu’il regarde les objets, pour les numériser puis pour les imprimer
    • Hamish FULTON, Dauphiné Mountain, Skyline, Vercors, France, 1995, crayon et encre sur papier, 71×78 cm
    • Sophie CALLE, Pôle nord, 2008, installation
    • Julien LEVESQUE, Street Views Patchwork, 2009
    • Claude CLOSKY, Mont Sainte-Victoire, 2011, sittes.net/sainte-victoire/

    Références au programme du cycle 4


    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.3 – Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
  • Évocation spatiale d’une journée

    Évocation spatiale d’une journée

    « Je suis le ciné-œil. Je suis l’œil mécanique. Moi, machine, je vous montre le monde comme seul je peux le voir. […] C’est là que nous travaillons, nous maîtres de la vue, organisateurs de la vie visible […], maîtres des mots et des sons, les virtuoses du montage de la vie. »
    Dziga Vertov, l’Homme à la caméra, 1929

    Réalisez une très courte vidéo numérique, évoquant les lieux traversés dans une journée. D’environ 50 secondes, elle répondra à un story-board et à un montage précis.

    Ancrage dans les programmes d’arts plastiques : l’espace, l’œuvre et le spectateur.

    • Prise en compte et compréhension de l’espace de l’œuvre, rapport entre l’espace perçu et l’espace représenté, le corps du spectateur et l’œuvre (être devant, dedans, déambuler, interagir).
    • Produire in situ, s’approprier l’environnement quotidien.

    En s’appuyant sur ce que vous avez déjà vu dans d’autres disciplines, notamment en français, faites prendre conscience aux spectateurs des dispositifs artistiques (ou non) de la prise en charge du souvenir, de la mémoire.

    Répondre à ces questions peut vous aider à l’écriture du story-board.

    • Quels sont les moyens pour conserver, cristalliser le passé et donc se souvenir (d’un lieu, d’une action, d’un événement ou d’une personne) ? Photographie, croquis, album de photos, film, vidéo, stèle, tombe, monument funéraire, mémorial, musée, post-it, journal intime, agenda, calendrier, nœud à son mouchoir.
    • Est-ce que le souvenir et la mémoire sont l’exact compte-rendu ou traduction de la réalité ? Notions d’écarts : œuvre subjective ou objective ? Documentaire ou fiction ? Vision parcellaire et incomplète ?

    Références artistiques :

    Les films des frères Auguste et Louis Lumière (La sortie des usines Lumière à LyonLa MerLa Place des Cordeliers à LyonL’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat) ;
    Nanouk l’esquimau, Robert J. Flaherty, 1922 (sur Arte+7, du 2 au 9 décembre 2014) ;
    L’Homme à la caméra, Dziga Vertov, 1929 ;
    La Jetée, Chris Maker, 1962.

    La Jetée est un film français de science-fiction de Chris Marker, sorti en 1962 et d’une durée de 28 minutes.
    Ce film expérimental, considéré comme un chef-d’œuvre par nombre de critiques et de réalisateurs, est en fait, à l’exception d’un seul plan filmé, un diaporama de photographies en noir et blanc (un « photo-roman » selon le générique), commentées par un narrateur unique et accompagnées d’une bande-son réalisée par Trevor Duncan. Cela donne à ce récit très singulier un fort contenu poétique et sert à représenter une face de la « réalité » : les souvenirs que l’on a d’un moment de sa vie sont partiels, tronqués et lorsqu’on regarde un album photo, les souvenirs viennent dans le désordre avec des sauts dans le temps.
    (Source Wikipédia)