Étiquette : Surface

  • Squama

    Squama

    Les squamates ont une croissance continue tout au long de leur vie, même si cette croissance ralentit avec l’âge. Les squamates ne renouvellent pas leur peau en continu. Lorsque cette peau devient trop exiguë, elle se déchire et se détache, remplacée en dessous par une autre nouvellement formée. Source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Squamata

    Vous venez de découvrir la mue (exuvie) étrange et mystérieuse d’un minuscule squamate, réalisez son facsimilé*.

    *Facsimilé, nom masculin (du latin fac simile signifiant ‘fais une copie’) : reproduction fidèle, parfois à une échelle différente, d’un écrit, d’un dessin, d’une œuvre d’art, effectuée à la main ou à l’aide d’un procédé mécanique ou photographique.

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre et découvrir les spécificités plastiques des matériaux à travers la manipulation, l’exploration, l’observation
    • prendre conscience des propriétés et de la diversité des matières et des supports
    • comprendre du rôle de la matérialité dans les significations que produisent une œuvre.

    Questions

    En quoi le matériau peut-il faire sens dans la représentation ? En quoi la matérialité d’une œuvre influe-t-elle sur sa compréhension ?

    Références artistiques possible

    • Claes OLDENBURG, Floor Cake, 1962, toile, mousse et boîtes en carton
    • Jean DUBUFFET, La Vie affairée, 1966, huile sur toile, 130 × 195 cm
    • CÉSAR, Expansion N°14, 1970, coulée de polyuréthane expansé, stratifié et laqué, 100 × 270 × 220 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Tatiana TROUVÉ, Fantômes, 1996-1997, ruban adhésif transparent, dimensions variables. Du scotch transparent utilisé dans les objets fantômes, Tatiana Trouvé dit que « ces matériaux fonctionnent comme l’épiderme de ces pièces ».
    • Vik MUNIZ, Action Photo, after Hans Namuth (Pictures Of Chocolate), 1997, épreuve chromogénique, MoMA, NY
    • Mark JENKINS, Tape Men, 2003, corps en ruban adhésif. Ce street artiste américain est principalement connu pour ses installations de rue, commencées en 2003. Il a en particulier développé une technique qui consiste à mouler des formes (le plus souvent des corps) avec du ruban adhésif transparent.
    • Anish KAPOOR, Ascension (Red), 2010, installation, colonne de fumée rouge, Musée Guggenheim, NY
    • Kohei NAWA, FOAM, installation vaporeuse, atmosphérique et éphémère, 2013, mousse

    Références au programme du cycle 3


    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

    • 3.1 – Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.
  • Virus

    Virus

    Un virus est une particule microscopique infectieuse nécessitant un hôte, souvent une cellule, dont il utilise le métabolisme et ses constituants pour se reproduire. 

    Un virus contamine votre support, envahit sa surface en se dupliquant encore et encore. À l’aide d’un motif : la forme de votre virus, vous allez recouvrir la surface de votre support pour en révéler une caractéristique (: une particularité, une qualité singulière, une spécificité).

    #contamination #répétition #motif #all over #saturation

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • distinguer l’espace suggéré et l’espace littéral
    • penser l’organisation ou la composition de la surface du support travaillé
    • expérimenter les techniques créant des multiples (tampon, pochoir, sérigraphie, photocopie, etc.).

    Questions

    En quoi la répétition produit-elle du sens ? Comment définissez-vous le lien entre les motifs et le fond ? Entre les motifs eux-mêmes ? Dans quelle mesure le mode de production d’une image peut-elle lui donner un statut particulier ?

    Pierre BURAGLIO, Gauloises bleues, 1978

    Les techniques de reproduction sont nombreuses dans le domaine des arts plastiques : 
    pochoir (stencil), sérigraphie, lithographie, gravure, estampe, impression, photographie, tampon, calque, carbone, pantographe…

    Pochoir

    Technique utilisée dans le street art, le pochoir permet avant tout de créer un motif et de le répéter à l’identique à plusieurs reprises. Plusieurs tutoriels sont disponibles sur Internet.

    1. Reproduire les contours du motif sur un support un peu résistant (bristol, feuille cartonnée, feuille polyester, etc.).
    2. Hachurer les parties à évider. Attention, la découpe à venir ne doit pas désolidariser du support des parties qui ne sont pas à supprimer.
    3. Découper à l’aide d’un mini cutter les parties à retirer. Si besoin, faites-vous aider par le professeur.
    4. Positionner le pochoir sur le support désiré.
    5. Bomber ou appliquer votre peinture (pas trop liquide) à l’aide d’un pinceau pochoir ou brosse plate.
    6. Laisser sécher puis retirer délicatement le pochoir.

    Références artistiques possibles

    • Gustav KLIMT, Le Baiser, 1909, huile et feuille d’or sur toile, 180 × 180 cm, Palais du Belvédère, Vienne, Autriche
    • Andy WARHOL, 210 bouteilles de Coca-Cola, 1962, sérigraphies et acrylique sur toile, 209,6 x 266,7 cm
    • Yayoi KUSAMA, Dots Obsession: Infinity Mirrored Room , 1963, installation, 600 x 600 x 300 cm, galerie Gertrude Stein à New York
    • Niele TORONI, Empreintes de pinceau n°50 répétées à intervalles réguliers (30 cm), 1973, peinture glycérophtalique sur toile, 100 x 100 cm, Musée d’art de Toulon
    • Pierre BURAGLIO, Gauloises, 1978,assemblage de paquets de Gauloises bleues, 239 x 198 cm
    • Claude VIALLAT, Bâche kaki, 1981, peinture acrylique sur toile de bâche, 320 x 475 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Allan Mc COLLUM, The Shapes Project : Collection of One Hundred And Forty Four Monoprints, 2006, 144 impressions uniques laser présentées dans des cadres noirs, 11 x 14 cm, Frac Champagne-Ardenne 
    • Takashi MURAKAMI, Hustle’n’Punch By Kaikai And Kiki, 2009, acrylique et feuille de platine sur toile (châssis en aluminium), 300 x 60 x 5 cm (en bandeau)
    Claude VIALLAT, Bâche kaki, 1981
    Allan Mc COLLUM, The Shapes Project, 2006

    Références au programme du cycle 3



    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • 1.3 – Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

    • 3.2 – Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.
  • 20×20

    20×20

    Donnez à voir de différentes façons un « espace profond » sur ces feuilles au format carré de 20×20 cm.

    #carré #square #20×20

    Contrainte : 20 minutes

    Questions abordées

    En quoi une représentation sur une surface s’impose ou prend en compte plusieurs dimensions : la profondeur, la surface, la dimension ? Dans quelle mesure la composition et l’organisation plastique des éléments participent-elles de la représentation ? En quoi la représentation de l’espace tridimensionnel est-il régit par des règles d’organisation et de composition ? En quoi l’installation de l’œuvre participe-t-elle au dispositif de représentation ?

    Objectifs pédagogiques

    La séance a pour objectifs d’amener les élève à :

    • comprendre que le dispositif de représentation induit des codes de lectures spécifiques à l’image
    • saisir que certaines modalités du dispositif de représentation peuvent permettre à l’auteur d’impliquer le regardeur
    • réaliser un travail artistique qui entraine une pluralité de sens de lecture selon l’angle de vue.

    Références artistiques possibles

    • Kasimir MALEVITCH, Carré noir, 1923-1930, huile sur plâtre, 36,7 × 36,7 × 9,2 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Piet MONDRIAN, Composition with Red, Blue and Yellow, 1930, huile sur toile, 45 × 45 cm, Kunsthaus Zürich
    • Josef ALBERS, Study for Homage to the Square: Night Shades, 1956, huile sur bois, 60,7 × 60,7 cm, MoMA, NY
    • Lucio FONTANA, Concetto spaziale, 1958, peinture vinylique sur toile, incisions, 125 × 100,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Yves KLEIN, IKB 3 – Monochrome bleu, 1960, pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois, 199 × 153 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Günther UECKER, Bewegtes Feld, 1964, clous et toile sur bois, 87 × 87 cm
    • Daniel BUREN, Mur de peintures, 1966-1977, ensemble de vingt toiles, réalisées entre 1966 et 1977, peinture acrylique sur toile de coton tissée à rayures, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
    • Victor VASARELY, Vega 200, 1968, acrylique sur toile, 200 × 200 cm, Fondation Vasarely
    • Georges ROUSSE, Esch sur Alzette – Luxembourg, 2011-2019, épreuve pigmentaire, 92 × 112 cm, Édition de 30 exemplaires – Éditions Galerie Catherine Putman
    • Wolfgang LAIB, Pollen from Hazelnut (Pollen de noisetier), 2013, installation d’un rectangle de pollen dans l’Atrium Donald B. et Catherine C. Marron au MoMA, 630 × 540 cm
    • Anish KAPOOR, Non-Object Black, 2015, matériaux mixtes, 39 × 39 × 12 cm

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition ; l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public ; l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres,
    • l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit ; le point de vue de l’auteur et du spectateur dans ses relations à l’espace, au temps de l’œuvre, à l’inscription de son corps dans la relation à l’œuvre ou dans l’œuvre achevée.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie de Matej – pexels.com

  • Salle 213

    Salle 213

    Faites comprendre l’espace où vous êtes en une seule réalisation et donnez un maximum d’informations.


    La Sainte-Victoire vue de Bellevue, 1882-85 (Metropolitan Museum of Art, New York)

    Trouver les volumes !
    Ce grand dessein, c’est avec une technique personnelle que Paul Cézanne veut le réaliser. Cette technique veut résoudre le problème de la peinture sans recourir au moyen du dessin-ligne, ni à celui du clair-obscur. Cézanne a voulu, par les couleurs vives, conjuguer les problèmes du dessin et du modelé, rejoignant ainsi le vieux peintre de Le Chef-d’œuvre inconnu de Balzac qui s’écriait : « Le dessin n’existe pas ! », voulant dire par là que dans une œuvre de peinture tout doit être exprimé, dessin et valeurs, par la seule modulation de la couleur.
    Cette tendance s’affirme vers 1880 : citons Le Pont à Maincy (1879), L’Estaque, les autoportraits ou les natures mortes du musée d’Orsay, celles du musée de l’Ermitage ou de Philadelphie, La Montagne Sainte-Victoire vue de Bellevue (Metropolitan Museum), La Plaine au pied de la montagne Sainte-Victoire et Les Bords de la Marne (musée Pouchkine).
    (Source Wikipédia)


    Place Furstenberg, Paris 7,8 et 9 Août 1985, David Hockney, collage photographique, 88,9×80 cm


    Pearblossom Highway, 11-18th April 1986, David Hockney, collage photographie, 198×282 cm

    David Hockney né le 9 Juillet 1937, est un peintre, dessinateur, graveur, scénographe et photographe anglais. Il a contribué à une part importante au mouvement Pop art des années 1960 et est considéré comme l’un des artistes britanniques les plus influents du XXe siècle.
    David Hockney a travaillé avec la photographie, ou, plus précisément, le photocollage. C’est-à-dire qu’il a utilisé un grand nombre de photographies d’un même et seul sujet, puis les a organisés (comme un patchwork), afin de réaliser une image composite multifocale. Un des tout premiers photocollages fut celui de sa mère. D’autres travaux inclurent des morceaux de paysage tels que Pearblossom Highway ainsi que d’autres portraits comme Kasmin, 1982 et Ma Mère Bolton Abbey, 1982.rnCes œuvres ont apparu dans sa démarche pour la plupart entre 1970 et 1986 et ont poussé Hockney à se comparer à un « joiner » (: menuisier). Hockney avait remarqué dans les années soixante que les photographes utilisaient des objectifs de type grand-angle pour prendre leurs photos, il n’aimait pas ces photos parce qu’elles sont toujours quelque peu déformées. Mais après avoir découvert le style « joiner », il a commencé à travailler de plus en plus avec la photographie et même a arrêté la peinture un temps pour poursuivre exclusivement ce travail photographique. Hockney a créé de nombreuses images bien connues et reconnues comme Pearblossom Highway et Mère dans les années 1980.