Étiquette : Street Art

  • Antipub

    Antipub

    Toute publicité dans un lieu public qui ne vous laisse pas le choix de la voir ou non est à vous. Elle vous appartient. À vous de la prendre, de la réarranger, de la réutiliser. Demander la permission serait comme demander si vous pouvez garder la pierre qu’on vient de vous jeter à la figure.

    Banksy, Guerre et Spray, Éd Alternatives, Paris

    Après avoir effectué quelques recherches sur le collectif Brandalism, proposez une antipub sous la forme d’une publicité détournée* replacée dans son espace public. Ayez pour cette réalisation une véritable réflexion critique de la société décriée par Banksy.

    *Détourner : en arts plastiques, c’est utiliser une image ou un objet existant en modifiant son sens original ou sa fonction. Le détournement est la réutilisation par un artiste de slogans, d’images publicitaires, de campagnes de marketing pour créer une nouvelle œuvre portant un message différent, souvent opposé au message original. C’est une sorte de parodie satirique, qui réutilise ou imite l’œuvre originale. Le détournement le plus connu est le détournement publicitaire. (Wikipédia)

    Bill POSTERS, Mc Bomb, 2012, affiche

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • être capable de donner une nouvelle signification à une image publicitaire
    • tirer parti des codes de communication de la publicité et des techniques du street-art
    • être capable de maîtriser l’outil informatique (recherche et logiciel de retouche photo).

    Questions abordées

    Comment donner à voir une nouvelle image, faire évoluer son statut ? Quels liens existent entre l’art et la société de consommation ? Dans quelle mesure l’art glorifie-t-il ou dénonce-t-il la société de consommation ?

    Références (Wikipédia)

    ZEVS, Visual Attack, 2001, affiche publicitaire bombée

    Références artistiques possibles

    • John HEARTFIELD, Adolf l’Übermensch : avale de l’or et recrache des insanités, 1932, photomontage, AIZ 11. no. 29, J. Paul Getty Museum
    • CÉSAR, Compression « Ricard« , 1962, tôle d’acier laquée compressée, 153 × 73 × 65 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Andy WARHOL, Campbell’s Soup Cans, 1962, peinture polymère synthétique peinte sur 32 cadres, chaque cadre mesure : 50,8 × 40,6 cm
    • Andy WARHOL, Green Coca-Cola Bottles, 1962, peinture acrylique, sérigraphie et graphite sur toile, 210,2 × 120,53 cm, Whitney Museum of American Art
    • Andy WARHOL, Brillo Boxes, 1964, boîtes en contre-plaqué avec sérigraphie et acrylique, boîte : 43,2 × 43,2 × 35,6 cm chacune
    • ERRÓ, Foodscape, 1964, collage marouflé sur toile, 200 × 300 cm
    • Duane HANSON, Lady Market, 1969, polyester, fibre de verre, peinture acrylique, huile, cheveu, prothèse oculaire, chariot de supermarché, boîte de conserve et nourriture, 166 × 130 × 65 cm
    • Barbara KRUGER, Untitled (I Shop therefore I Am), 1987, sérigraphie, 280 × 283 cm
    • Shepard FAIREY, André the Giant Has a Posse, 1989, sticker
    • Andreas GURSKY, 99 cent, 1999, photographie, 206,5 × 337 × 5,8 cm, Centre Pompidou, Paris
    • ZEVS, Visual Attack, 2001, affiche publicitaire, peinture rouge. L’artiste « exécute » les top modèles d’affiches publicitaires en leur bombant un point rouge dégoulinant au milieu du front.
    • Jean-Baptiste MONDINO, pochette disque de J’accuse de Damien SAEZ, 2010, photographie
    • BANKSY, La Chute, nov 2011, pochoir, Londres
    • Vermibus, Dissolving Europe, 2013, affiches publicitaires (dans abribus) modifiées au dissolvant
    • Wang GUANGYI, Great Criticism, Coca Cola, 2015, huile sur toile, 150 ×120 cm
    • Jani LEINONEN, The Most Terrible Things, 2015, acrylique sur polystyrène, 920 × 391 × 40 cm

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre
    • la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique : les incidences du numérique sur la création des images fixes et animées, sur les pratiques plastiques en deux et en trois dimensions ; les relations entre intentions artistiques, médiums de la pratique plastique, codes et outils numériques.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie mise en avant : NO-AD Project de Vermibus, nov 2012, Berlin. Le projet avait pour objectif de réduire l’impact de la publicité à laquelle les citoyens sont exposés, en enlevant les affiches et en laissant l’espace vide. Source : https://vermibus.com/ (site de l’artiste)

  • Éloge

    Éloge

    Éloge : paroles ou écrit à la louange de quelqu’un, de quelque chose, d’effectuer un jugement favorable à son endroit.

    Réalisez le portrait hommage au pochoir d’une femme illustre et proposez-en une présentation singulière qui donne du sens à l’éloge.

    #EPI #éloge #hommage

    Enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI)

    Au cours d’ateliers transdisciplinaires, vous devrez concevoir puis créer l’exposition Mur de femmes. Vous serez conduits à :

    • identifier les artistes et les œuvres artistiques patrimoniales liés à un territoire, une période ou une société.
    • appréhender le parcours de ces artistes et mettre en relation la réalité des différentes cultures, leurs dimensions imaginaires et leur interprétation, dans le cadre du parcours d’éducation artistique et culturelle.
    • s’éprouver dans une démarche de création la dimension sensible de la pratique et la compréhension des œuvres et des langages artistiques et numériques.

    Les thèmes transdisciplinaires retenus sont :

    • la femme et la citoyenneté
    • le droit au vote (1944 pour la France)
    • l’égalité dans le travail
    • la parité en politique (2000)
    • l’égalité des chances, des droits
    • le corps de la femme (disposer de son corps)

    Objectifs

    Les objectifs de la séquence sont d’amener les élèves à :

    • expérimenter la technique du pochoir, être sensible à une pratique du street-art
    • concevoir un projet, faire preuve d’autonomie et d’initiative
    • s’interroger sur le dispositif de présentation dans l’espace urbain.

    Méthodologie pour réaliser le pochoir

    Exemple à partir d’un visuel de Guerrilla Girls
    1. Tout d’abord, recherchez le portrait photographique de la personnalité choisie dans votre moteur de recherche préféré. Le choix d’une image avec un fond neutre et uni est préférable.
    2. Après avoir ouvert la photographie dans le logiciel de retouche d’images, détourez le portrait, c’est-à-dire supprimez les parties secondaires de l’image afin de ne conserver que le portrait.
    3. Pour obtenir un résultat au plus proche du pochoir, ajustez le seuil de l’image. Dans GIMP, cliquez au-dessus de l’image : Couleurs > Seuil, dans Photoshop déroulez le menu Image et cliquez : Réglages > Seuil. Déplacez le curseur pour obtenir le résultat le plus convaincant avant de valider.
    4. Reproduisez (agrandissez si besoin) l’image sur le support cartonné prévu pour le pochoir. Améliorez le rendu, simplifiez-le.
    5. Découpez et détachez les formes noires à l’aide d’un petit cutter.
    Petit rappel : les parties noires de l’image sont les parties qui vont être coupées. Il est donc important de s’assurer qu’il n’y ait pas de parties blanches enfermées par le noir qui lors de la découpe se désolidariserait du support. Si c’est le cas, vous devez créer des languettes pour maintenir la partie susceptible de se décrocher.

    Christian GUÉMY aka C215

    C215, street artiste spécialiste du pochoir, s’exprime dans les rues du monde entier.

    À Paris, sur des boîtes aux lettres ou des armoires électriques, il repeint inlassablement les portraits régulièrement dégradés de Simone Veil ou d’Ahmed Merabet, le policier tué lors des attentats de Charlie Hebdo. Le lien entre tous ces portraits, ce sont les valeurs qu’ils portent, souligne-t-il.

    À Vitry, il peint les portraits d’invisibles, les déshérités, les pauvres, les sans-abri. Avec ses cartons découpés et sa peinture en spray, il intervient sur les murs des favelas de Rio, se rend au Rwanda pour honorer les justes et les rescapés du génocide, en Haïti pour alerter sur la guerre civile, en Ukraine pour témoigner de la violence des bombardements russes. 

    Dès le début, le projet de l’artiste va au-delà de sa propre personne : C215 est aussi le nom d’une association qui organise des expositions d’art urbain et publie des ouvrages témoignant de la vitalité de ce mouvement : graffs, pochoirs, tags mais aussi hip-hop, danse, slam, rap, vidéo… L’art urbain recouvre un foisonnement de formes et d’initiatives, dont les plus intéressantes témoignent d’un véritable engagement sociétal, précise-t-il.

    Réalisation de 2 boîtes aux lettres « Hommage à Simone Veil », C215, 2019, Nice

    Références artistiques possibles

    • Vénus de Willendorf, vers 24 000-22 000 av. J.-C., statuette en calcaire oolithique de 11 cm de haut – https://fr.wikipedia.org/wiki/Vénus_de_Willendorf
    • Vénus de Milo, vers 150-130 av. J.-C., statue en marbre de 202 cm,
    • J. Howard MILLER, We Can Do It!, 1942, affiche créée pour Westinghouse Electric Company en 1942 utilisant Rosie la riveteuse (Rosie the Riveter) : icône de la culture populaire américaine, symbolisant les six millions de femmes qui travaillèrent dans l’industrie de l’armement.
    • Eugène DELACROIX, La Liberté guidant le peuple, 1830, huile sur toile, 260 × 325 cm
    • Martial RAYSSE, Peinture à haute tension (portrait d’Elaine Sturtevant), 1965, huile et peinture fluorescente, construction-collage, 162,5 × 97,5 cm
    • Justyna KOEKE, Highheels Skulpturen, 2017, sculptures vivantes et performances, photographie
    • MISS TIC, L’homme est un loup pour l’homme et un relou pour la femme, 69 rue Buffon, Paris 5e, pochoir à la bombe
    • VHILS, Cesária Évora, 2019, Mindelo, Cap-Vert, île de São Vicente
    • GUERRILLA GIRLS, Reinventing the ‘F’ Word – https://www.guerrillagirls.com
    • JR, 4 décembre 2022, performance à New York, face au siège des Nations Unies, en hommage aux femmes iraniennes

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art
    • le dispositif de représentation : l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public ; l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • One Million Graffiti

    One Million Graffiti

    Au moyen d’une technique répétitive qui vous reste à définir, proposez une réalisation graphique et picturale d’ « un million de graffitis ».

    #street-art #graffiti #graff #tag

    Graffiti

    Un graffiti (ou tag) est une inscription exécutée sur une surface publique (mur, transports en communs, etc.), parfois considérée comme une forme d’art, mais plus souvent comme une dégradation. D’ailleurs, dans la plupart des pays, taguer une propriété avec un graffiti sans le consentement de son propriétaire est considéré comme du vandalisme, lequel est punissable par la loi.

    Le mot « graffiti » représente avant tout une forme d’expression extrêmement ancienne. La particularité de cet art est qu’il se déploie dans l’espace public, s’affiche au grand jour et est donc accessible à tous. Le sujet du graffiti est vaste et varié. Le graffiti tel qu’on le connait aujourd’hui est né dans les années 1960 au cœur de New-York.

    Présentation

    En préambule à la réalisation, les élèves assistent à la projection d’un extrait de Exit Through the Gift Shop: A Banksy Film (2010) et de photographies de street-artistes en action…

    Un échange de quelques minutes permettra de reformuler la demande, de redéfinir les notions et le vocabulaire utilisé : graffiti, graff, tag, calligraphie, lettrage, motif, pochoir, street-art, art sériel, série, répétition…

    Les élèves seront amenés à :

    • différencier et utiliser différentes techniques graphiques et picturales
    • saisir les enjeux des dispositifs de présentation, diffusion et de perception des images
    • développer leur autonomie et prendre des initiatives
    • verbaliser, écouter, argumenter, débattre avec tolérance

    Références artistiques possibles

    Andy WARHOL, Green Coca-Cola Bottles, 1962, sérigraphie, peinture acrylique sur toile, 210,2 x 145,1 cm, Whitney Museum of American Art, NY

    ARMAN, Accumulation, 1973, tampons encreurs et impressions sur papier dans une boîte en bois avec vitre en plexiglas, 47 x 32 x 8,4 cm

    Jean-Michel BASQUIAT, In Italian, 1983, acrylique, pastel à l’huile, marker sur toile marouflées sur bois, 2 panneaux

    Keith HARING photographié par Annie LEIBOWITZ, 1987

    Bernard RANCILLAC, Le Che (Che Guevara), 2004, gouache, graphite et sérigraphie sur papier, 151 x 117 cm

    Shepard FAIREY, HOPE, affiche de la campagne électorale de Barack Obama, 2008

    Takashi MURAKAMI, Kawaii – Vacances Summer Vacation in the Kingdom of the Golden, 2010, installation, Château de Versailles

    Andreas GURSKY, Amazon, 2016, photographie

    JONONE se démarque par sa pratique freestyle, où la lettre disparaît pour laisser place à des mouvements de lignes et de couleurs. Il réalise des œuvres abstraites en peignant et en projetant de la couleur et développe ainsi son propre langage privilégiant l’émotion et la gestuelle plutôt que les lettres de son nom.


    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Le poids des mots

    Le poids des mots

    Proposez le projet d’une œuvre en trois dimensions et à l’échelle du spectateur donnant du sens à l’expression : « le poids des mots ». Au préalable, vous effectuerez quelques recherches en classe et au CDI sur les artistes qui utilisent le mot ou le texte dans leur œuvre.

    Votre proposition prendra la forme d’une fiche ou d’une affiche comportant un paragraphe écrit de quelques lignes et des croquis accompagnés d’un photomontage ou d’une maquette.

    #typo #lettre #écriture #installation

    Méthodologie

    1. Créer une carte mentale ou un groupe de mots par association d’idées autour de l’expression donnée : « le poids des mots ».
    2. Souligner les mots les plus importants. Les confronter aux notes de vos recherches.
    3. Réaliser un ou plusieurs croquis de vos idées (tout ce qui vous vient à l’esprit, sans trier dans un premier temps).
    4. Choisir les croquis les plus convaincants. N’oubliez pas le caractère artistique du projet.
    5. Lister vos besoins pour la réalisation, puis réaliser le photomontage ou la maquette.
    6. Mettre en forme votre présentation : affiche 50 x 65 cm (texte, croquis, photomontage) ou fiche A3 (texte, croquis) accompagnée de la maquette. Envisager un accrochage.
    Exemple de projet et de sa réalisation,
    Wrapped Reichstag, Berlin, Christo et Jeanne Claude, 1971-95

    Références artistiques possibles

    Jennifer HOLZER est une artiste conceptuelle américaine. Elle se fait connaître en apposant des affiches dans les rues de New York, sur lesquelles on pouvait lire des phrases courtes, comme autant de lieux communs du discours. Ces affichettes, qu’elle nomme des Truismes, marquent le début de sa carrière. En remettant en cause le rôle de l’artiste subversif et individualiste, elle prend part au groupe Collab dans les années 70. Elle refuse les lieux d’exposition traditionnels que sont les galeries et les musées, préférant diffuser ses messages sur la place publique. Elle n’hésite pas à s’emparer avec virulence de thèmes comme la mort, la guerre ou le sexe. Son travail tourne principalement autour du langage. Parmi ses réalisations les plus connues : Essais inflammatoires de 1979 à 1982, Survie de 1983 à 1985 et Lamentations de 1987 à 1989.

    Barbara KRUGER, Sans titre, 1994-1995, installation, sérigraphie et collage, dimensions variables,
    Mu­sée Lud­wig, Cologne, Allemagne

    Barbara KRUGER est une artiste conceptuelle américaine. Volontiers provocante ou polémique, son œuvre est empreinte de références aux mouvements d’émancipation des femmes des années 70 et aux discours de contestation des années 80 et 90. Ses médias de prédilection sont l’image, la vidéo et le texte, qu’elle mixe dans des installations monumentales mettant en scène, non sans ironie, les stéréotypes de la société du mass média.

    Elle exécute depuis 1981 des photomontages, le plus souvent limités à trois couleurs (le rouge, le noir et le blanc), qui sont autant d’images à la théâtralité stéréotypée, dénotant une atmosphère inquiète et violente et qui renvoient par le ton injonctif et le graphisme épuré quelque chose de l’Agit-Prop révolutionnaire, ou des montages photographiques antihitlériens de John Heartfield. Ses photomontages trouvent leur inscription sur de nombreux supports, affiches, tee-shirts, sacs en plastique…, comme autant de stratégies pour déplacer les langages publicitaires. Les œuvres exposées sont conçues sur le même principe : des photographies en noir et blanc, avec surimposition de texte, sont soulignées d’un cadre rouge. L’effet d’intimidation qu’elles produisent vise à saisir le spectateur, à lui faire ressentir la situation évoquée.


    • Joseph KOSUTH, Five Words in Green Neon, 1965, néon, 157.8 x 204.8 x 15.2 cm
    • Mario MERZ, Igloo di Giap, 1968, structure de métal en forme de demi-sphère sur laquelle sont fixés des treillages de métal ligaturés par des fils d’acier. L’armature est recouverte de petits sacs en plastique remplis de terre. Sur l’ensemble de cet igloo, en lettres capitales de néon, court la sentence du général Giap en italien : se il nemico si concentra perde terreno se si disperde perde forza (si l’ennemi se concentre il perd du terrain, s’il se disperse il perd sa force), 120 cm de haut, 200 cm de diamètre.
    GENERAL IDEA, AIDS, 1989, sculpture inspirée de LOVE de Robert INDIANA – Photo de PJMixer – Flickr
    • Robert INDIANA, LOVE, 1970, acier Corten peint, 3,66 x 3,66 x 1,83 m, coin de la 6th Avenue et 55th Street, Manhattan, NY. Apparu sur une carte postale réalisée pour le Museum of Modern Art en 1965, LOVE est par la suite surtout repris sous forme de sculptures.
    • ON KAWARA, Date Paintings, série débutée à partir du 4 janvier 1966. Les Date Paintings figurent uniquement la date à laquelle la peinture a été exécutée, en simple lettrage sur fond uni. La date est toujours documentée dans la langue et les conventions grammaticales du pays dans lequel la peinture est exécutée.
    • Bruce NAUMAN, One Hundred Live And Die, 1984, installation, néons, 299,7 x 335,9 x 53,3 cm.
    • Richard BAQUIÉ, Le temps de rien, 1985, métaux de récupération, 310 x 320 x 55 cm. Message et support sont ici contradictoires : l’annonce est tragique, mais elle est montrée comme une enseigne, théâtralisée comme un message positif ; les lettres elles-mêmes sont découpées dans des plaques d’imprimeur et portent d’autres lettres comme un palimpseste.
    • Jochen GERZ, Monument contre le fascisme, 1986, colonne d’un mètre de large et de 12 m de haut recouverte de plomb invitant les passants à écrire sur sa surface avant que celle-ci ne s’enfonce dans le sol. Seule la partie supérieure est aujourd’hui visible.
    Richard BAQUIÉ, Le Temps de rien, 1985

    Tania MOURAUD, WYSIWYG, 1989

    GENERAL IDEA, AIDS, 1989, installation

    • Tania MOURAUD, WYSIWYG (What You See Is What You Get), 1989, mur peint réalisé in situ, peinture acrylique noire satinée et peinture acrylique blanche, dimensions variables (hauteur minimum de la cimaise : 330 cm)
    • GENERAL IDEA, AIDS [SIDA], 1989, acrylique sur toile et sérigraphie sur papier peint, 244 x 244 cm (chacun des tableaux), installation, dimensions variables
    • Christian ROBERT-TISSOT, Écran total, 1998, acrylique sur bois, métal, 311 x 730 x 11 cm
    • Ján MANCUSKA, Oedipus, 2006, installation, lettrines en aluminium, fil de fer, hauteur des lettres : 3 cm, textes en anglais portant sur trois variations d’un épisode décrivant le rapport entre un personnage et sa mère, dimensions variables
    • Jean DAVIOT, Nowhere, Where, Now, 2011, intervention éphémère, mots géants écrits en lettres d’herbes, pelouse de Central Park, New-York, USA (projet)
    • Annette MESSAGER, Chance, 2011, filets et fils noirs, 140 x 200 cm.
    • Jaume PLENSA, Mirror, 2011, 2 sculptures en métal peint, 377 x 253 x 245 cm chacune, Campus of the Rice University, Houston, Texas, USA.

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    _ Ben VAUTIER, Il faut se méfier des mots, 1993, installation, tableau noir géant, nacelle et deux facsimilés d’ouvriers, Place Fréhel, Paris

  • Haut les masques

    Haut les masques

    Face à la crise sanitaire du COVID19, les street-artists donnent à voir toute leur expressivité sur les murs des villes du monde entier. Souvent réalisées juste avant les injonctions de confinement, leurs œuvres en hommage aux soignants ou aux victimes de la pandémie interrogent, ironisent ou redonnent du baume au cœur.

    1. Pour soutenir le personnel hospitalier en première ligne dans la lutte contre le COVID19. C215, Paris, France – https://www.instagram.com/christianguemy/
    2. Super Nurse! Painted this “ode” to all healthcare professionals around the world! FAKE, Amsterdam, Pays-Bas – https://www.instagram.com/iamfake/
    3. In these challenging times, I hope this piece can be a positive contribution and spread some joy. Be safe and take care of one another. Pobel, Bryne, Norvège – https://www.instagram.com/pobel.no/
    4. As humans, we like to think we are in charge of our own corner of the universe. But every now and then a microscopic entity reminds us that we are not. HiJack, Los Angeles, États-Unis – https://www.instagram.com/hijackart/
    5. Sweet Home… Nello Petrucci, Pompei, Italie – https://www.instagram.com/nellopetrucci/
    6. Divided We Stand, United We Fall. StayHome! Tv Boy, Barcelone, Espagne – https://www.instagram.com/tvboy/ (détail en bandeau)
    7. Another new normal. Jilly Ballistic, Brooklyn, NY, États-Unis – https://www.instagram.com/jillyballistic/
    8. Stay safe! Gnasher, Essex, Anglettere – https://www.instagram.com/gnashermurals/
    1. Stay safe! Sending you love! Pony Wave, Venice beach, Los Angeles, États-Unis – https://www.instagram.com/ponywave/
    2. Milan, Italie. photographie d’Andrea Fasani
    3. Clean Air Now, Tv Boy
    4. Our Guardian Angels. Tv Boy
    5. Great. The Rebel Bear, Glasgow, Angleterre – https://www.instagram.com/the.rebel.bear/
    6. Mobile World Virus. Installation in Barcelona. Salvatore Benintende alias Tv Boy réalise un graffiti reprenant le célèbre chef-d’œuvre de Léonard de Vinci. Cette fois-ci le sourire de la Joconde s’efface sous un masque de protection utilisé pour se protéger du Covid 19. Téléphone en main, elle semble également s’apprêter à prendre un selfie dans un miroir. Baptisée « Mobile World Virus », l’œuvre fait référence à l’annulation une semaine auparavant du World Mobile Congress de Barcelone liée la crise provoquée par le virus. « Avec ce travail, je veux réfléchir à la façon dont la technologie est un vaccin ou un virus qui fait de nous des esclaves ».
    7. For Labor Day. Tv Boy
    8. Keep Calm and Corona. Tyler Street Art, Mumbai, Inde – https://www.instagram.com/tylerstreetart/

    Créez votre projet d’œuvre de street-art en hommage et en soutien aux personnels engagés en première ligne contre la pandémie.

    #stencil #graff #tag

    Pour cela, il vous faudra réaliser un photomontage entre votre image1 et son décor urbain2 :

    1. Diverses techniques peuvent être convoquées pour répondre à la proposition telles que le graffiti sur mur (peinture à la bombe aérosol), le pochoir (stencil), la mosaïque, le sticker (autocollant), l’affichage et les installations comme par exemple le tricot urbain.
    2. L’art s’est déplacé de l’objet spécialisé en galerie vers l’environnement urbain réel. L’appropriation par le street-artist d’un lieu public est né à la conjonction de mouvements esthétiques et d’un contexte socioculturel et économique propre au New York des années 1970.
    Rue Bath, Glasgow, Écosse, un graffiti de l’artiste The Rebel Bear, 2020

    Méthodologie

    Tout d’abord, réalisez votre image « hommage ». Pour simplifier votre choix, cette dernière peut être travaillée en utilisant les outils qui simule la peinture à l’aérosol : par exemple sur feuille (A3), utiliser de la gouache et une brosse à dents (: frotter avec son pouce les poils de la brosse sur laquelle il y a un peu de peinture) ou sur écran (1280 x 800 px), recourir à un logiciel de peinture numérique comme ArtRage ou Artweaver). Un autre choix est de styliser votre représentation pour qu’elle s’apparente à l’image obtenue à l’aide d’un pochoir (utilisation du seuil de l’image dans le logiciel de retouche GIMP).
    Puis assemblez votre image à une des photographies numériques d’environnement urbain proposées en lien. Le meilleur rendu est d’utiliser les calques dans le logiciel de retouche (comme vous l’avez fait à maintes reprises dans GIMP : https://youtu.be/cJ6nXvPCt7s). Certaines applications (Photoshop Mix) le font également sur tablette ou téléphone. Une autre possibilité est de retoucher directement la photographie imprimée à l’encre ou à la gouache.

     

    Références artistiques


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Rhizome

    Rhizome

    ODEITH (né en 1976, à Damaia au Portugal) est un grapheur considéré comme une référence dans le domaine du lettrage 3D.

    Très tôt, le street artist a montré un intérêt particulier pour la perspective et l’ombrage, dans un style clair-obscur, qu’il a appelé « 3D sombre » ; ses réalisations se distinguent alors par leur réalisme et leur technique.

    En 2005, Odeith est reconnu internationalement pour ses incursions dans le domaine de l’anamorphose. Il se distingue par ses compositions créées en perspective et peintes sur surfaces particulières, telles que dans des angles à 90° entre murs ou entre mur et sol, créant ainsi un effet optique d’anamorphose.

    • Lettrage : en arts graphiques, le lettrage est le fait de tracer à la main des lettres et des textes, sans recourir à la typographie (polices de caractères numériques), ni pratiquer la calligraphie au sens strict.
    • Graff, tag : inscription ou peinture réalisées sur des murs, des monuments ou des objets souvent situés dans l’espace public.
    • Anamorphose : déformation réversible d’une image à l’aide d’un système optique ou une transformation mathématique.
    • Perspective : procédé par lequel un volume est représenté sur une surface.
    ODEITH, Anamorphic Chrome Letters Ground Reflection, 2015
    Anamorphic News

    Vous êtes invité à proposer un projet de lettrage pour un lieu proche de la salle d’arts plastiques : couloir ou montée d’escalier.
    Le lettrage que vous concevrez, évoluant en permanence, dans toutes les directions et dénué de niveaux tel un rhizome* visera notamment à s’opposer à la hiérarchie des murs du lieu que vous aurez choisi.
    Pour votre l’élaboration de votre projet à rendre sous la forme d’un visuel (planche, diaporama, etc.), vous utiliserez principalement le logiciel de modélisation 3D Google SketchUp et le logiciel de retouche d’images the GIMP.

    *Rhizome : le rhizome est la tige souterraine, généralement horizontale, de certaines plantes vivaces. Il diffère d’une racine par sa structure interne, et en ce qu’il porte des feuilles réduites à des écailles, des noeuds et des bourgeons, qui produisent des tiges aériennes et des racines adventives. C’est souvent un organe de réserve stockant de l’amidon ou de l’inuline.
    Le rhizome peut dans certains cas se ramifier considérablement et permettre ainsi la multiplication végétative de la plante, qui peut devenir proliférante ou traçante ; c’est le cas du chiendent ou des bambous.


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Mais qui décolle les mosaïques d’Invader ?

    Mais qui décolle les mosaïques d’Invader ?

    Des hommes se faisant passer pour des employés municipaux dérobent depuis plusieurs temps des œuvres du street artiste français Invader, mais le phénomène semble s’accélérer ces derniers jours.

    Source : http://www.liberation.fr/france/2017/08/04/mais-qui-decolle-les-oeuvres-d-invader-des-murs-de-paris_1588160

  • Sten & Lex

    Sten & Lex

    Extrait de l’émission Tracks – Collagists, Sten & Lex
    Arte – https://www.arte.tv/fr/


    Rue de Bretagne, Paris, de Sten & Lex, pochoir lacéré, 2012


    *Vue d’es réalisations d’une réalisation de Sten & Lex, Cans Festival, London 2008
    In 2008 Sten & Lex were invited by Banksy to take part in the Can’s Festival near Waterloo Station, London.