Étiquette : Sonore

  • Du son !

    Du son !

    En prenant en compte l’incitation : « Du son ! », rendez sensible le caractère sonore de votre production plastique.

    #œuvre sonore #son #dispositif #environnement

    Œuvre sonore plastique

    Votre propos sera centré sur la réalisation plastique d’une œuvre sonore, c’est-à-dire :

    • soit une production dans laquelle la dimension sonore induit la dimension plastique (sonorité et plasticité sont intimement mêlées),
    • soit une production exclusivement sonore mais produite par conception plasticienne.

    Questions abordées

    En quoi les matériaux jouent-ils un rôle dans la (re)présentation ? Dans quelle mesure font-ils sens ? En quoi l’objet non artistique peut-il devenir le matériau principal de l’œuvre d’art ? À quel point le son peut-il changer la perception d’une œuvre ? En quoi le son peut-il redéfinir l’espace d’exposition ?

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre que les qualités physiques et symboliques des matériaux sont porteuses de sens
    • saisir que la matérialité d’une œuvre peut évoluer dans un but expressif
    • penser qu’une œuvre d’art peut être autre chose qu’un objet unique
    • comprendre que la force d’une œuvre peut résider dans le fait de ne pas tout montrer
    • voir qu’un lien peut émerger de l’association de matériaux hétérogènes.

    Références artistiques possibles

    • Marcel DUCHAMP, À bruit secret, 1916/ 1964, ready-made aidé : pelote de ficelle serrée entre 2 plaques de laiton noir jointes par 4 vis et contenant un objet, ficelle, laiton, vis, 12,7 × 15,2 × 15 cm
    • Studio Walt DISNEY, Fantasia, 1940. Le troisième long-métrage d’animation des studios Disney est une expérimentation dont le but est d’illustrer ou d’accompagner avec l’animation des thèmes de la musique classique.
    • Robert RAUSCHENBERG, Oracle, 1962-1965, environnement sonore – 5 éléments montés sur roulettes, tôle galvanisée, métal, verre, bois, eau et systèmes électromécaniques (batteries, postes récepteurs, poste émetteur et haut-parleurs), dimensions variables
    • Roy LICHTENSTEIN, Whaam!, 1963, diptyque, peinture acrylique et peinture à l’huile sur toile, 172 × 406 cm, Tate Modern, Londres
    • Vassilakis TAKIS, Musicale, 1977, haut-parleur, électro-aimant, corde de violon, archer, 250 × 100 cm. Deux grands panneaux blancs sont traversés chacun par une corde oblique ; une grosse aiguille de matelassier, accrochée à un fil nylon presque invisible, se balance. Selon les impulsions d’un électro-aimant fixé derrière les panneaux, l’aiguille s’approche ou s’éloigne de la corde de façon aléatoire ; par moments elle la touche et son tremblement génère une trille (: battement rapide et ininterrompu sur deux notes voisines)
    • Steina VASULKA et Woody VASULKA, Sound Size, 1974, l’œuvre donne à entendre des sons électroniques répétitifs qui génèrent, par un processeur à balayage, des géométries dans l’espace
    • Nam JUNE PAIK, My jubilee ist unverhemmet, 1977, marqué par l’influence de John CAGE, développe un vidéo-synthétiseur qui crée des images produites par le son
    • SARKIS, I love my Lulu, 1984, bandes magnétiques, métal, bois, peinture, projecteurs
    • Joseph BEUYS, Plight, 1985, 284 rouleaux de feutre, un piano à queue, un thermomètre médical, un tableau noir, 310 × 890 × 1813 cm, chaque rouleau : 145 × 160 × D. 30/40 cm
    • Shilpa GUPTA, Singing Cloud, 2008, objet sculptural construit avec 4000 microphones multicanaux, 457 × 61 × 152 cm, diffusant une boucle audio de 9 min 30 sec
    • Rebecca HORN, Cinéma vérité / Ombres de cœur pour Pessoa / Chant de lumière, 2015, acier, bassin, moteur, eau et projecteur, Centre Pompidou-Metz
    • Maya DUNIETZ, Thicket, 2016, 1 sculpture en fibre de verre, 11500 écouteurs, 83 répartiteurs sonores, 1 amplificateur modifié, 1 mac, 1 carte son, fichiers son. Cette œuvre, une chorégraphie sonore, est un enchevêtrement de milliers d’écouteurs, 11 500, composant une sorte de nuage ou buisson, comme l’indique le titre. L’installation amorce une réflexion sur les écouteurs en tant que médium, inversant l’usage habituel qui en est fait. Conçue pour une écoute individuelle dans un espace public, leur agrégation crée ici un paysage sonore collectif. Source Centre Pompidou

    Maya DUNIETZ – Sound Requires a Medium

    • Tarek ATOUI, The Ground, 2019. Tarek Atoui est un musicien spécialiste de l’électroacoustique. Il explore, en artiste plasticien, les vibrations de la matière et les sons qui en résultent. Avec The Ground, il emmène ainsi le spectateur au cœur de l’infinité des sons inscrits dans la matière. Ces sons sont créés par les contacts, les chocs, les frottements, dans les mouvements désordonnés de ses dispositifs.
    • Tanguy CLERC, Crinoïdophone, 2021, lambeaux de bandes magnétiques plongés dans l’eau d’un cylindre en verre lu aléatoirement par deux têtes de lecture, Exposition à l’École et Espace d’Art Contemporain Camille Lambert, Juvisy-sur-Orge – http://www.tanguyclerc.com/

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++

    1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive

    J’ai du mal à m’engager dans une réflexion artistique personnelle et à établir des liens avec ma propre pratique.

    Je commence à explorer des questions artistiques, mais ai des difficultés à les approfondir de manière réflexive.

    +-

    Je m’approprie des questions artistiques en les reliant à ma pratique et en développant une réflexion personnelle.

    +

    Je fais preuve d’une réflexion approfondie et originale sur mon travail artistique, en m’appropriant des questions artistiques complexes.

    ++

    3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques

    Je ne porte aucun regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel. Je ne sais pas apprécier la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Je commence à développer un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, mais ai besoin d’être guidé dans l’appréciation de la diversité des images.

    +-

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en reconnaissant la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    +

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en saisissant avec acuité la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques, et en tirant des influences pertinentes pour mes créations artistiques.

    ++

    4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre

    J’ai du mal à proposer une analyse et une interprétation cohérente d’une œuvre d’art.

    Je commence à formuler des analyses et des interprétations, mais celles-ci manquent de clarté et de précision.

    +-

    Je propose de manière fiable une analyse et une interprétation de l’œuvre d’art donnée, en fournissant des arguments probants pour soutenir mes propos.

    +

    Je propose une analyse approfondie et une interprétation de l’œuvre d’art donnée, en apportant des éclairages pertinents et convaincants. Je démontre une réelle compréhension de l’œuvre.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre
    • la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique : les relations entre intentions artistiques, médiums de la pratique plastique, codes et outils numériques.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • la transformation de la matière : le pouvoir de représentation ou de signification de la réalité physique globale de l’œuvre
    • les qualités physiques des matériaux : les matériaux et leur potentiel de signification dans une intention artistique, leur nature et leurs caractéristiques, les notions de fini et non fini
    • l’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique
    • le numérique en tant que processus et matériau artistiques (langages, outils, supports) : les dialogues entre pratiques traditionnelles et numériques.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • les métissages entre arts plastiques et technologies numériques : les évolutions repérables sur la notion d’œuvre et d’artiste, de créateur, de récepteurs ou de public ; les croisements entre arts plastiques et les sciences, les technologies, les environnements numériques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
  • Donner à voir le son d’un objet

    Donner à voir le son d’un objet

    John Cage* propose à son public d’écouter non plus des notes, mais des bruits. Ces bruits donnent à entendre les matériaux et la forme des objets qui les produisent, soulignant en quelque sorte leurs propriétés plastiques. Séduit par la formule d’Oskar Fischinger qui lui parle du son comme de « l’âme d’un objet », il décide de donner à « voir les sons ». En 1938, préparant ses pianos sur l’exemple de son professeur Henry Cowell, il insère entre les cordes dés à coudre, gommes, pièces de métal, morceaux de tissus et diverses catégories d’objets choisis pour leurs propriétés plastiques. Au terme d’un travail d’installation qui peut durer plus de deux heures, il transforme ainsi l’instrument à produire des hauteurs de notes en un instrument à produire des variations de timbres. Changé en une batterie incontrôlable, le piano préparé fait appel à un mode d’écoute qui n’était alors envisagé que dans le domaine des instruments à percussion. John Cage amène l’auditeur à porter son attention « à la surface » du son, quand la valeur d’une composition était jugée à sa profondeur.
    (source centrepompidou.fr)

    * John Cage : http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Cage

    Proposer une vidéo de quelques secondes « donnant à voir le son de l’objet » que vous aurez choisi. Vous aurez au préalable réfléchi aux faits observables qui créent le son, le bruit.
    Exemples : vibration, tressautement, battement, tremblement, choc, tintement, frottement, grattement, craquement, etc.

    Applications pour la vidéo sur smartphone ou tablette : Appareil photo, Vine, Instagram, Snapchat, 8mm, iMovie (iOS).

    Envisagez avec vos parents un service de stockage en ligne**, pour partager le lien de la vidéo. À défaut d’ENT, ce service pourra par la suite vous être utile pour tous vos travaux numériques.

    **Le stockage en ligne de ses données permet d’y accéder depuis n’importe quel ordinateur, smartphone ou tablette. De plus, si votre disque dur tombe en panne, vous pouvez récupérer les données que vous avez envoyées sur cet espace de stockage à distance. Plusieurs sociétés du web offrent gratuitement ce service dans leur offre basique : Dropbox (dropbox.com), Box (box.com), iCloud (Apple), Drive (Google), One Drive (Microsoft).

  • Fantasia

    Fantasia

    Fantasia, le troisième long-métrage d’animation des studios Disney, sorti à la fin de l’année 1940, est une expérimentation dont le but est d’illustrer ou d’accompagner avec l’animation des thèmes de la musique classique. Huit extraits musicaux, joués pour la plupart par l’orchestre de Philadelphie sous la direction de Leopold Stokowski en composent les sept séquences animées.
    1. Toccata et Fugue en ré mineur
    Illustrant la Toccata et fugue en ré mineur de Jean-Sébastien Bach, (arrangement pour orchestre symphonique par Stokowski de la version originale pour un orgue solo). L’animation consiste en des dessins animés abstraits mélangeant ciel et figures géométriques, inspirés du travail de l’artiste abstrait allemand Oskar Fischinger.


    Time Travel 1, Oskar Fischinger, 1949


    Vibration, Oskar Fischinger, 1950

    Proposez une courte animation basée sur la sensation perçue lors de votre travail sonore avec l’instrument de percussion.
    Prise de son avec H4 de Zoom,
    Animation réalisée avec le logiciel Adobe Flash CS 4,
    Montage avec Adobe Premiere Element 7.

  • Music for 18 Musicians

    Music for 18 Musicians

    Music for 18 Musicians, appelée également 18, est une œuvre musicale de Steve Reich composée entre mai 1974 et avril 1976 pour un ensemble concertant de 18 musiciens. Cette œuvre est à la fois considérée comme l’une des pièces maîtresses du compositeur notamment de sa période dite de minimalisme mature, mais également une œuvre essentielle de la musique contemporaine, en particulier de la musique minimaliste.

    Music for 18 Musicians (opening through section II), Steve Reich, 1976
    – https://www.stevereich.com/

    Faites une image de cet extrait musical.
    Les termes de pulsation et variation seront votre principale piste de réflexion pour la réalisation de votre projet.

  • 33T

    33T

    À partir d’une écoute attentive d’un des passages de l’œuvre musicale préalablement choisie, créer une pochette pour le disque 33T. Prendre le prétexte de cet exercice pour explorer les possibilités d’échanges et les relations de croisements du sonore avec le visuel.
    Vocabulaire commun : rythme, composition, variation, intensité, motif, tonalité.


    Quelques exemples de pochettes intéressantes d’album même cultes pour certaines, mais à éviter : Pochettes 33T.


    Fugue en rouge, Paul Klee, 1921