Étiquette : Série

  • Variation

    Variation

    Le singulier devient pluriel.
    Concevez puis réalisez un ensemble d’œuvres – liées par un même thème – résultant de combinaisons ou d’un traitement répétitif systématique.

    #pluriel #série #multiple #variation #suite #répétition

    Variation

    • État de ce qui varie au cours d’une durée ; suite des changements qui affectent ce qui varie – changement, évolution
    • Passage d’un état à un autre ; différence entre deux états successifs – modification, fluctuation
    • En musique, modification d’un thème par un procédé quelconque (transposition modale, changement de rythme, modifications mélodiques).

    La notion de variation (répéter en modifiant) apparaît d’abord en musique (L’École de Vienne : Schoenberg, Berg, Webern) puis sera reprise par les arts plastiques ; c’est la reprise d’un thème. La variation est contingente et limitée et repose donc sur un choix singulier de l’artiste qui sélectionne un ensemble fini de réalisations parmi un ensemble infini de potentialités

    Série

    • Suite déterminée d’éléments de même nature formant un ensemble.
    • Ensemble composé d’œuvres qui possèdent entre elles une unité et forment un tout cohérent.

    La série est une suite illimitée de termes (motifs) se succédant qu’une loi définie permet de déduire les uns des autres ; elle est fondée sur une dérivation prédéterminée, numérique ou autre. La série contemporaine, quant à elle, déplace l’accent sur la syntaxe plastique, les composantes picturales de l’œuvre, affirme la prédilection pour l’idée de processus créatif.

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • développer la prise d’initiative et l’autonomie en situation de pratique ouverte
    • s’approprier une démarche artistique en s’appuyant sur les notions de variation et de série
    • réfléchir à la place d’un ensemble d’œuvres dans l’espace, à la prise en compte du lieu de monstration.

    Questions

    Dans quelle mesure la variation et la série créent-elles du sens ? Comment le moyen de produire une image peut-il lui donner un statut particulier à celle-ci ? En quoi le processus de création peut-il faire œuvre ? Qu’est-ce que l’œuvre originale dans le contexte de la production en série ?

    Références artistiques possibles

    • Katsushika HOKUSAI, Trente-six vues du Mont Fuji, 1831-1833, quarante-six gravures sur bois (36+10)
    • Paul CÉZANNE, Montagne Sainte-Victoire, 1885-1905, près de 80 œuvres
    • Claude MONET, Cathédrale Notre-Dame de Rouen, 1892-1893, 28 toiles
    • Henri MATISSE, Nus Bleus, 1951-1952, 4 papiers gouachés
    • Roman OPALKA, Détail – 1965 / 1 – ∞, « Ma proposition fondamentale, programme de toute ma vie, se traduit dans un processus de travail enregistrant une progression qui est à la fois un document sur le temps et sa définition. Une seule date, 1965, celle à laquelle j’ai entrepris mon premier Détail. »
    • Andy WARHOL, Marilyn Diptych, 1962, acrylique sur toile, 205,4 × 144,8 cm, Tate Modern, Londres
    • Sol LE WITT, Incomplete open cube, 1974, installation, bois, peinture, gélatino-argentique et encre sur carton monté sur papier avec type transfert, MoMA, NY
    • Bernd et Hilla BECHER, Tête de Hauts Fourneaux, 1979, 18 photographies, Centre Pompidou, Paris
    • Allan Mc COLLUM, Collection of Forty Plaster Surrogates, 1982, plâtres peints, MoMA, NY
    • François MORELLET, 10 lignes au hasard, 1985, acrylique sur toile
    Sol LE WITT, Incomplete open cube, 1974, installation, MoMA

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++

    1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive

    J’ai du mal à m’engager dans une réflexion artistique personnelle et à établir des liens avec ma propre pratique.

    Je commence à explorer des questions artistiques, mais ai des difficultés à les approfondir de manière réflexive.

    +-

    Je m’approprie des questions artistiques en les reliant à ma pratique et en développant une réflexion personnelle.

    +

    J’approfondis ma réflexion sur ma pratique plastique, en m’appropriant des questions artistiques complexes.

    ++

    2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci

    Je ne confronte pas mon projet à ma réalisation et ne parviens pas à l’adapter ou à le réorienter en conséquence.

    Je commence à confronter mon intention artistique avec la réalisation de mon projet, mais ai besoin de plus de pratique pour l’adapter ou le réorienter de manière satisfaisante.

    +-

    Je confronte mon intention artistique avec la réalisation de mon projet et ajuste ou réoriente ma démarche pour assurer la dimension artistique de celui-ci.

    +

    J’articule avec maîtrise la confrontation entre mon intention artistique et la réalisation de mon projet, en adaptant ou en réorientant ma démarche avec justesse pour garantir une dimension artistique convaincante.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : l’autonomie de l’œuvre vis-à-vis du monde visible ; inclusion ou mise en abyme de ses propres constituants ; art abstrait, informel, concret, etc.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.3 – Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
  • nième

    nième

    The reason I’m painting this way is that I want to be a machine, and I feel that whatever I do and do machine-like is what I want to do.

    What Is Pop Art? Interview de Gene SWENSON d’Andy WARHOL,
    Art News, novembre 1963

    À partir d’un motif de votre choix, réalisez une production plastique cohérente procédant des notions de série et de répétition.

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • s’approprier de manière personnelle un motif
    • anticiper la création, réfléchir à ses modalités de réalisation
    • utiliser le vocabulaire associé à l’art sériel.

    Questions abordées

    Est-ce qu’il faut que l’œuvre soit unique pour faire œuvre ? En quoi la série amène-t-elle à une relecture du motif, du sujet ? Quelles sont les relations entre production et reproduction dans l’acte artistique ? Dans quelle mesure le mode de production d’une image peut-il en changer la perception de celle-ci ? En quoi le moyen technique utilisé peut-il donner un statut particulier à l’œuvre ?

    Vocabulaire

    • Copie : imitation, reproduction, plagiat.
    • Démarche : manière employée pour aboutir à un résultat ; ensemble des choix successifs qui accompagnent la conception, la réalisation et la création.
    • Estampe : art permettant de reproduire un dessin mécaniquement, en un certain nombre d’exemplaires appelés épreuves, à partir d’une plaque – qui sera encrée – de bois creusée (estampe japonaise), de cuivre (gravure : pointe sèche, taille douce, eau-forte, aquatinte), de pierre calcaire (lithographie).
    • Impression : marque laissée par un objet ou un matériau sur un autre devenant support (en peinture) ou par de la lumière sur une surface photosensible (photographie, cinéma) ; opération qui consiste à répéter un motif sur un support (tissu).
    • Mème : élément culturel reconnaissable, reproduit et transmis par l’imitation du comportement d’un individu par d’autres individus.
    • Motif : thème ou ornement qui, le plus souvent, se répètent, mais peuvent également varier (couleurs, tailles, effets).
    • Multiple : se dit d’une œuvre produite en série comme une sérigraphie, une gravure, une lithographie, une photographie, un moulage ou un bronze.
    • Original : œuvre unique, contraire de multiple.
    • Pochoir : outil fabriqué par évidement d’une surface plane pour délimiter une zone d’intervention avec de la peinture ou reproduire une même forme en plusieurs exemplaires. L’usage du pochoir (stencil en anglais) se développe dans le cadre du street-art.
    • Polyptyque : œuvre réalisée sur plusieurs panneaux assemblés pour former une suite.
    • Réplique : copie plus ou moins fidèle d’une œuvre d’art, anciennement exécutée dans la tradition de l’original.
    • Reproduction : copie à l’identique ou ressemblante d’un original (peinture, image, sculpture, etc.) en un ou plusieurs exemplaires.
    • Séquence : série d’éléments hiérarchisés et ordonnés chronologiquement (alors que l’ordre des éléments d’une série peut être parfois modifiable).
    • Série : ensemble ou suite d’éléments de même nature ou possédant des points communs ; émission télévisée diffusée en plusieurs épisodes formant chacun une unité.
    • Sérigraphie : procédé mécanique de reproduction d’images, dérivé du pochoir. Impression par report photosensible sur toile émulsionnée.
    • Suite : ensemble d’éléments ordonnés en relation cohérente et logique (: mêmes caractéristiques ou le même sujet).
    • Suite de Fibonacci : en mathématiques, la suite de Fibonacci est une suite d’entiers dans laquelle chaque terme est la somme des deux termes qui le précèdent.
    • Variation : procédé qui consiste à utiliser un même motif en le transformant de diverses manières, de façon qu’il demeure toutefois identifiable.

    Références artistiques possibles

    • Georges DE LA TOUR, Madeleine à la veilleuse, 1638-1640 et 1642-1645, deux versions existent,  Musée d’Art du comté de Los Angeles  et Musée du Louvre, Paris
    • HOKUSAI, Trente-six vues du Mont Fuji, 1760-1849, série de 46 estampes, https://fr.wikipedia.org/wiki/Trente-six_vues_du_mont_Fuji
    • Claude MONET, Cathédrale de Rouen, 1892-1894, série de 30 tableaux, https://fr.wikipedia.org/wiki/Série_des_Cathédrales_de_Rouen
    • Claude MONET, Cycle des Nymphéas, 1897-1926, huile sur toile, surface d’environ 200m2, Musée de l’Orangerie, Paris
    • Henri MATISSE, Les Nus Bleus, 1952, papiers gouachés, découpés et collés sur papier marouflé sur toile, Centre Pompidou, Paris
    • Roman OPALKA,  Détail – 1965 / 1 – ∞ , détail 3324388-3339185, peinture acrylique sur toile, 196 × 135 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Andy WARHOL, Campbell’s Soup Cans, 1962, acrylique et liquide peint en sérigraphie sur toile, série de 32 toiles de 50,8 × 40,6 cm chacune, ensemble de l’accrochage env. 246,4 × 414 cm, MoMA, NY
    • Andy WARHOL, Ten Lizes, 1963, encre sérigraphique et peinture à la bombe sur toile, 201 × 564,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Bernd et Hilla BECHER, Châteaux d’eau, 1970-1997, photographies, typologie d’une architecture industrielle
    • Richard Paul LOHSE, 6 rangées de couleurs verticales systématiques, 1972, huile sur toile, Musée de Grenoble. L’organisation de la grille répond aux contraintes d’un carré latin de 6 lignes et colonnes (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Carré_latin).
    • Sol LEWITT, Incomplete Open CubeSeven Part Variation n° 3 (7-3), 1973, peinture laquée sur aluminium, 105 × 105 × 105 cm, MAMCO, Genève
    • Allan McCOLLUM, Over Ten Thousand Individual Works, 1987-1988, émail sur plâtre, chaque élément mesure 5,1 cm de diamètre, installation d’environ 122 m2, MoMA, NY
    • Damien HIRST, The Complete Medicine Cabinets, 1988-1997, installation
    • Gabriele Di MATTEO, Le peintre salue la mer, 2005, ensemble de 176 peintures de mimosa et de 140 peintures de vagues, 50 × 70 cm, 70 × 50 cm, MAMCO, Genève
    • Kader ATTIA, Ghost, 2009, aluminium compressé, chaque élément mesure 100 × 50 × 70 cm, Centre Pompidou, Paris

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : l’autonomie de l’œuvre vis-à-vis du monde visible ; inclusion ou mise en abyme de ses propres constituants
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre
    • la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique : les relations entre intentions artistiques, médiums de la pratique plastique, codes et outils numériques.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • les métissages entre arts plastiques et technologies numériques : les croisements entre arts plastiques et les sciences, les technologies, les environnements numériques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Détail de Ten Lizes (1963) d’Andy WARHOL, Centre Pompidou

  • Série noire

    Série noire

    « Série noire », cette expression peut être comprise de plusieurs manières. 
    Vous mettrez en évidence dans votre réalisation et par des moyens plastiques adéquats, la lecture que vous en faites en évitant cependant d’en rester au niveau de l’illustration ou de l’anecdote. Pour cela, vous utiliserez les supports et matériaux apportés (ou trouvés dans la réserve) dans un assemblage ou un collage ou un dispositif qui reste à créer.

    Un soin tout particulier sera porté à la présentation (accrochage, installation…) de la production.

    Notions abordées :
    noir-lumière, noir-couleur, matité, brillance, contre-couleur, monochrome, dégradé, composite, série, art sériel, système.

    Références artistiques possibles :

    • Kasimir MALEVITCH, Carré noir, peinture, 1914
    • Louise NEVELSON, Shadow & Reflection I, bas-relief, 1966
    • Pierre SOULAGE, Peinture, 29 juin 1979 
    • Allan McCOLLUM, photographie de l’installation de l’exposition « Allegories of Modernism : Contemporary Drawing » au MoMA, NY, 1992 (détail en bandeau)
    • Gilles TOUYARD, Série enflures, le piano d’après Joseph Beuys, caoutchouc, 1993
    • Anish KAPOOR, Descent Into Limbo (Descente dans les Limbes), installation, 1992
    • Zhu HONG, La photographie dans l’art contemporain, crayon sur papier noir, dimensions variables, (199 pièces), 2009
      Cette œuvre en dessin est construite d’après le livre de Charlotte Cotton intitulé La photographie dans l’art contemporain (Thames & Hudson, 2004). Reproduire les images de ce livre, c’est une façon de « rendre hommage » à la matière photographique, une façon d’affirmer que l’ensemble de mon travail se fait « d’après photo ».
    • Mike NELSON, A7 (Route du Soleil), installation, pneus, 2015
    Allan McCollum, Collection of Forty Plaster Surrogates, 1982
    Vue de l’exposition – Zhu HONG,La photographie dans l’art contemporain
    2009, crayon sur papier noir, dimensions variables, (199 pièces)

    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux – la matérialité et la qualité de la couleur.
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) : Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
      Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Du temps !

    Du temps !

    Engagez votre projet en prenant en compte de cette exclamation : Du temps !
    Vous rendrez compte des étapes de votre travail et de vos questionnements par des traces écrites, par des croquis, seul ou en groupe.

    • Comment le temps apparaît-il au sein de votre production plastique ?
    • Comment votre travail confronte-t-il le spectateur au temps ?
    • Quel rôle le temps joue-t-il dans la perception du spectateur ?

    Par un suivi régulier — dialogue et lecture des notes de recherches et l’étude de références, l’évaluation portera également sur la démarche suivie, les étapes franchies, le résultat obtenu, les savoirs acquis.

    Références artistiques envisagées :

    • Sam TAYLOR-WOOD, Still Life, 2001, vidéo de 3 min 44
    • Michel GONDRY, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, 2004
    • Stanley KUBRICK, 2001, Odyssée de l’espace, 1968
    • Christian BARCLAY, The Clock, 2010
      The Clock de Christian Marclay est une œuvre audiovisuelle d’une durée de 24 heures. Son mécanisme cinématographique est réglé avec la précision d’une horloge et se métamorphose en machine à remonter le temps rythmant, minute par minute, un siècle de cinéma. Christian Marclay y orchestre des milliers d’extraits de films, puisés dans toute l’histoire du cinéma pour composer cette mécanique qui indique l’heure en temps réel, dans chacun des lieux où elle est présentée. Des comédies en noir et blanc aux séries B, des films d’avant-garde aux films à suspens, tous rendent visible le temps qui passe à travers la succession des plans d’horloges, de réveils, d’alarmes, de montres, d’actions ou de dialogues illustrant cet implacable écoulement du temps. Une histoire du cinéma, qui se confond avec notre histoire personnelle – notre horloge biologique, par le truchement du temps réel.
    • Duane MICHALS, Things are Queer (les choses sont bizarres), 1973
      Entre rêve et réalité, les petites histoires mises en scène par l’Américain Duane Michals (né en 1932) bousculent nos repères et bouleversent le regard posé sur les choses. La série Things are Queer (1973) n’échappe pas à la règle, déroulant en neuf séquences un scénario où l’irrationnel surgit de l’apparente banalité.
      Une salle de bains, froide et anonyme, sans signe particulier. La première et la dernière photographie de la série sont identiques. Nous ne verrons pourtant pas de la même manière l’ultime photographie après avoir regardé les sept intermédiaires. Le spectateur revient à son point de départ, mais après un cheminement qui n’aura cessé de brouiller ses repères, en faisant basculer l’espace et ses objets, a priori familiers, dans une autre dimension.
    • Claude MONET, La cathédrale de Rouen, 1892-94
      La série des Cathédrales de Rouen est un ensemble de 30 tableaux peints par Claude Monet représentant principalement des vues du portail occidental de la cathédrale Notre-Dame de Rouen (deux autres tableaux représentent la cour d’Albane), peintes à des angles de vues et des moments de la journée différents, série réalisée de 1892 à 1894.
    • On KAWARA, Date Painting, 1992-1993
      Depuis le milieu des années 1960, l’œuvre d’On Kawara repose en grande partie sur les données biographiques de son expérience de l’espace-temps.
      Le 4 janvier 1966, On Kawara peint la première de ses Date Paintings [Peintures de date], basées sur un protocole rigoureux : un monochrome d’une couleur foncée au centre duquel est peinte en blanc la date du jour de réalisation de la toile, dans la langue du pays où l’artiste se trouve à ce moment-là. Chaque peinture est conservée dans une boîte en carton fabriquée sur mesure, et accompagnée d’une page du journal local daté du jour de sa réalisation.
    • Jean-Gabriel PÉRIOT, NIJUMAN NO BOREI (200000 Fantômes), 2007, film expérimental de 10 minutes.
      Ce film composé de photographies provenant de sources hétéroclites (fonds publics, archives de la ville, photographies de particuliers, clichés que le réalisateur a lui-même réalisés sur place) parvient, à partir de fragments de mémoires individuelles, à (re)construire une mémoire collective.

    Bill VIOLA, The Reflecting Pool, 1977-79, vidéo, 6 min 58


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
      Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
      Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.
      Prendre part au débat suscité par le fait artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie mise en avant de Tima Miroshnichenk – pexels.com