Étiquette : Ressemblance

  • Au cœur de la forêt

    Au cœur de la forêt

    Traduisez par le dessin à l’encre de Chine ce que nous voyons et ressentons lorsque nous sommes au cœur de la forêt.

    #encre #lavis #ressenti #ressemblance

    Objectifs

    Les objectifs de la séquence sont d’amener les élèves à :

    • exploiter les possibilités offertes par l’outil et le médium ; explorer les propriétés matérielles et plastiques du dessin.
    • s’adapter au grand format (geste, posture).
    • identifier les relations entre l’image et son référent originel ; comprendre que l’écart avec la réalité est porteur de sens.

    Sur votre bloc-notes, vous réaliserez quelques essais et croquis préparatoires avant de travailler sur le support donné (format raisin) puis vous noterez vos observations concernant le dessin, les exploitations de l’encre et des effets de noirs obtenus pour rendre la forêt inquiétante.

    Questions

    Dans quelle mesure la ressemblance est-elle une question de création ? En quoi le choix d’un instrument peut-il avoir un impact sur une représentation ? Comment les qualités du médium peuvent-elles interroger la ressemblance de la représentation ?

    Références possibles

    • John CONSTABLE, 1801, huile sur toile, 92 x 72cm, Art Gallery of Ontario. Le peintre s’attache à illustrer avec renfort de détails les arbres et les fougères du sous-bois. L’intrusion en bas à gauche d’un paysan et de son âne renvoit aux modèles hollandais du 17e siècle
    • Gustave DORÉ, En marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu’il avait dans ses poches, dessin de Gustave Doré, gravure sur bois de François Pierdon, 24,2 x 19,7 cm, éditée en 1862 – https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10322203w?rk=85837;2
    • Piet MONDRIAN, Arbre argenté, 1911, huile sur toile, 78,50 x 107,5 cm, Musée municipal de La Haye, Pays-Bas
    • Jean COCTEAU, La Belle et la Bête, 1946, film, 96 min
    • Anselm KIEFER, Mann im Wald (Homme dans la forêt), 1971, acrylique sur toile de coton, 174 x 189 cm, Collection particulière, San Francisco
    • Andy GOLDSWORTHY, Snow ball in Trees, 1980, Robert Hall Wood, Yorkshire, photographie Cibachrome, 40,5 x 51 cm
    • Giuseppe PENONE, Le vert du bois, 1987, frottage au fusain, peinture sur toile, branche d’arbre
    • Éric POITEVIN, Sans titre, 1995, photographie argentique, 177,5 x 222 cm, Musée de Valence
    • Xavier VEILHAN, La Forêt, 1998, tissu synthétique, installation de dimensions variables, Genève, Collection MAMCO. À la lumière des néons, du feutre synthétique gris-brun recouvre irrégulièrement sols et murs et simule, autour de pièces de bois, d’immenses troncs d’arbres sur une surface de 200 m2 au travers desquels le visiteur est amené à circuler
    • Samuel ROUSSEAU, L’Arbre et son ombre, 2012, installation vidéo projetant des ombres portées sur un arbre réel et un écran et retraçant le cycle complet de la vie de l’arbre au fil des saisons, Clermont-Ferrand, Galerie Claire Gastaud
    • Henrique OLIVEIRA, Baitagogo, 2013, exposition, Paris, Palais de Tokyo. L’artiste propose une installation hybride, entre urbanisme et nature, architecture et organique, en bois de Tapumes, bois utilisé au Brésil pour les palissades des chantiers. Ce nœud de bois qui s’adapte et semble naître du bâtiment même, crée un environnement fantastique et déstabilisant évoquant métaphoriquement la construction des favelas et l’agrandissement tentaculaire de la ville de Sao Paolo.
    Éric POITEVIN, Sans titre, 1995, photographie

    Questionnements

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Quel bel arbre !

    Quel bel arbre !

    Après avoir réalisé en extérieur plusieurs croquis d’arbres et participé aux échanges sur les notions d’écart et de ressemblance, représentez un « bel arbre ».

    #dessin #ressemblance #écart

    Questions

    En quoi la représentation à l’identique du réel est-elle une impasse ? Quelle valeur donner à l’écart entre la représentation et son référent ? Dans quelle mesure l’écart entre le référent et sa représentation peut-il être une source d’expression ?

    Objectifs

    Les objectifs de cette séquence sont d’amener les élèves à :

    • s’emparer du réel pour s’exprimer de manière personnelle et singulière
    • prendre conscience de la valeur expressive de l’écart dans la représentation

    Références artistiques possibles

    • Lucas CRANACH l’Ancien, Adam et Ève, 1526, huile sur érable, 117 × 80 cm
    • Vincent Van GOGH, Les Oliviers, 1889, série de peintures
    • Gustav KLIMT, L’Arbre de Vie, Frise Stoclet, 1909, 9 cartons, 102 × 195 cm, Musée des arts appliqués
    • Paul RANSON, La Clairière, 1895, huile sur toile, 60 × 80 cm
    • Piet MONDRIAN, L’arbre argenté, 1911, huile sur toile, 78,50 × 107,5 cm, Musée municipal de La Haye, Pays-Bas
    • Jean DUBUFFET, Arbre biplan, 1969, époxy peint sur polyuréthane, 470 × 510 × 440 cm
    • Choï JEONG-HWA, Flower Tree, 2003, sculpture de 3 m de haut
    • Pierre MALPHETTES, Un Arbre en bois sous un soleil électrique, 2005-2007, bois, acier, tapis, lampe, 300 × 600 × 700 cm
    • Henrique OLIVEIRO, Baitogogo, 2013-2016, sculpture, Palais de Tokyo, Paris

    Questionnement(s)

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    * Bryan Nash GILL, Woodcuts, 2012, empreinte