Sujet inspiré du cédérom ArtPla, enseignement des arts plastiques au collège, Éd. CNDP Réseau. « Copier/ créer, une question ».
Réappropriation, réinterprétation ou relecture d’un même thème, copier est-ce créer ?
Suite à l’échange oral en classe autour de cette question, proposez une version toute personnelle d’une peinture classique. Votre réalisation suppose une étude préalable de l’œuvre et le dessin de quelques croquis préparatoire.
#copie #emprunt #appropriation #original
Références artistiques possibles
Marcel DUCHAMP, L.H.O.O.Q, 1919, mine graphite sur héliogravure, 61,5 x 49,5 cm. Sur un portrait reproduit de La Joconde de Léonard De VINCI, Marcel DUCHAMP a ajouté une moustache, un bouc et un titre provocateur L.H.O.O.Q.
Andy WARHOL, Ten Lises, 1963, sérigraphie et acrylique sur toile, 201 x 564,5 cm, Centre Pompidou, Paris
Alain JACQUET, Déjeuner sur l’herbe, 1964, sérigraphie en trichromie sur toile
Joel-Peter WITKIN, Las Meninas, self-portrait, 1987, photographie en noir et blanc, 66 x 66 cm
Yasumasa MORIMURA, Mona Lisa in its origin, 1988, impression couleur d’un photomontage numérique, 290 x 200 cm, Galeria Luhring Augustine, New-York
Ernest PIGNON-ERNEST, Naples, 1988-1994, sérigraphies. « Aujourd’hui encore, les peintures caravagesques ont une parenté directe, physique, avec Naples. La lumière qui y circule en est le signe le plus évident. C’est la même qui descend, comme un projecteur, dans les viccoli étroits. (…) »
Pierre JOSEPH, Little Democraty, 1997, 20 sérigraphies en quadrichromie (: 20 personnages vivants à réactiver : Plongeur ; Cow-boy ; Superman ; La Fée ; Moine ; Paintballer ; Policier ; Guerrier médiéval ; Lépreuse ; Convalescent ; Oogie ; Pilote auto ; Motard ; Catwoman ; Toréador ; Virginie ; Répliquante ; Sorcière & Voleurs de couleurs ; Cupidon ; Blanche-Neige)
Gérard RANCINAN, Raft of Illusions (Le Radeau des illusions), 2008, photographies de la série des Métamorphoses
Robert WILSON, Portrait de Lady Gaga en Mademoiselle Rivière, 2013, vidéo-portrait (images animées aux mouvements imperceptibles) projeté au Louvre sur écran plasma, exposition « Le Louvre invite Robert Wilson – Living Rooms », novembre 2013 – février 2014, Musée du Louvre, Paris
PIERRE & GILLES, Le Désespéré, 2013, modèle Olivier Theyskens, photographie peinte à la main, 100 cm, Galerie Daniel Templon, Paris
Questionnement(s)
La représentation ; images, réalité et fiction : l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.
Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)
S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.
Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)
Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)
Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)
Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine
Peindre, dessiner, découper, coller, recomposer, rajouter, supprimer, mettre en scène, rejouer… Faites vôtre l’œuvre en référence ! Vous détournerez Narcisse du CARAVAGE de son sens premier (le mythe) vers une nouvelle signification plus personnelle.
LE CARAVAGE, Narcisse, 1598-1599, huile sur toile, 110 x 92 cm, Galerie nationale d’art ancien, Palais Barberini, Rome
« Un jour, après la chasse, le jeune homme veut se désaltérer à une source d’eau pure, et s’éprend de son propre reflet dans l’eau. Éperdument amoureux de l’être qu’il aperçoit, il tente désespérément de saisir sa propre image, incapable de s’arracher à sa propre contemplation. »
Ovide, Métamorphoses, livre III (légendes thébaines)
Narcisse est un jeune homme fou amoureux de son image reflétée dans l’eau, il ne survivra pas à cet amour… Dans cette interprétation picturale, Narcisse se contemple effectivement dans l’eau, à genoux, les bras ouverts marquant les bords droit et gauche du tableau, en une composition formant un cercle avec son reflet en double inversé et dont un genou marque le centre : son genou joue un rôle de pivot dans cette composition élaborée. Bien que le mythe de Narcisse soit très ancien, les habits du personnage correspondent plutôt à l’époque du peintre qu’à l’Antiquité. Caravage s’oppose ainsi à ses prédécesseurs en faisant de Narcisse un contemporain.
John William Waterhouse, Echo and Narcissus, 1903, huile sur toile, 109,2 cm x 189,2 cm
Appropriation vs détournement
L’appropriation, c’est le fait de rendre quelque chose propre à quelqu’un. « Propre », c’est-à-dire à soi, comme dans « propriété », mais aussi « approprié » comme convenable, c’est-à-dire adapté à soi. S’approprier quelque chose, c’est d’abord le prendre puis le faire sien en lui ménageant une place dans son monde, en ayant un usage, souvent exclusif, voire excluant, en le gardant, quelque part avec ou en soi. Opérer un détournement est une action encore plus volontaire, qui est souvent réprouvée car jugée illégitime : détournements d’avion, de fonds publics, de mineurs… Il n’y a guère que le détournement d’un cour d’eau ou de la circulation qui puissent paraître légitimes. Mais, quoi qu’il en soit, cette action « détourne du droit chemin », au propre comme au figuré, et dirige ce qui a été détourné dans un sens qui n’était pas prévu, ou souhaité, initialement. En art, les termes s’appliquent en général à la démarche d’artistes qui se sont appropriés des objets (ou des idées) et les ont détournés de leur fonctions. Soit pour leur donner une valeur artistique qu’ils n’avaient pas avant. Soit pour faire évoluer leur valeur artistique, par exemple quand un artiste s’appuie sur une œuvre antérieure pour élaborer son œuvre. Source Ludovia #12 – Célio Paillard, 2015
18 propositions inspirées de La Baigneuse de Valpinçon (de gauche à droite, de haut en bas)
Jean-Auguste-Dominique INGRES, La Baigneuse de Valpinçon, 1808, huile sur toile, 146 x 97 cm, Musée du Louvre, Paris
Jean-Auguste-Dominique INGRES, La petite baigneuse, huile sur toile, 1828, 35 x 27 cm, Musée du Louvre, Paris
Jean-Auguste-Dominique INGRES, Le bain turc, 1862, huile Toile marouflée sur bois, 108 x 108 cm, Musée du Louvre, Paris
Armand Cambon, Galel, 1864, huile sur toile, 189 x 105 cm, Musée Iingres Bourdelle, Montauban
Man RAY, Le Violon d’Ingres, 1924, photographie, Musée national d’Art moderne, Paris
Hans Peter FELDMANN, Untitled (Alte Meister), 1978, lithographie colorée à la main
Jean-Luc, GODARD, Passion, 1982, film français, 88 min
Joel-Peter WITKIN, La Femme qui fut un oiseau, 1990, photographie « Je fis la rencontre de celle qui devint la Femme qui fut oiseau à New York. Elle assistait à un congrès d’adorateurs du corps, dénommé : s’habiller pour le plaisir. Je me sentais déplacé dans cette réunion puisque je n’étais vêtu ni de vinyle ni de latex. Mais j’oubliai vite mon malaise en voyant cette créature décrocher le prix du concours tailles fines et corsets. Lorsqu’elle et moi échangeâmes nos cartes, je lui promis une photographie qui mettrait en évidence sa taille de quarante centimètres. Elle s’engagea à poser nue. En préparant la prise de vue, je réalisai que ce modèle à la taille si fine serait encore plus mystérieux vu de dos. La montrer sans cheveux la rendrait grotesque. Le Violon d’Ingres de Man Ray me guida. En notre époque postromantique, ces deux clés de fa que le surréaliste appliqua sur Kiki, son modèle, pourraient devenir deux blessures, traces des ailes de la liberté qu’on lui aurait arrachées. Man Ray montre Kiki coiffée d’un turban de sérail comme un être irréel. Mon modèle est une prison de chair. » JP WITKIN
Dany LERICHE, Ayaba, 1992, impression, diptyque, 186 x 133 and 186 x 30 cm
YVES-SAINT-LAURENT, affiche publicitaire, 1999
Valery KOSHLYAKOV, Baigneuse de Valpincon, 2004-08, plastique, carton et scotch d’emballage
Stéphane LALLEMAND, La Baigneuse, 2007, photographie,
Kristyna and Marek MILDE, Valpinçon Bather after Ingres, 2008, photographie
Miryan KLEIN, Le Violon d’Ingres II, photographie, bulle, résine, 2009
Jean-Luc MOERMAN, Sans titre (Epiphyte), 2011, encre sur papier, 130 x 100 cm
Elizabeth KLEINVELD, Ode to Ingres’ Valpincon Bather, 2012, photographie
MISS TIC, Femmes passives, femmes faciles elles ont bon dos, 2014, street-art, pochoir
@rosesparrow, Remake Violon d’Ingres, tatouage
Références artistiques
Man RAY, Le Violon d’Ingres (d’après La Baigneuse de Valpinçon d’INGRES), 1924, photographie, Musée national d’Art moderne, Paris La photographie nous montre Kiki de Montparnasse, alors la maîtresse de Man Ray, avec ses bras croisés si loin devant elle que son dos ressemble à la table d’un violon. Cette association est encore accentuée par les deux ouïes qui ont été rajoutées après coup à l’aide d’un pochoir. Cette photographie qui a été publiée en 1924 dans la revue Littérature était parmi les premières images qui ont apportées la preuve que le procédé photographique, apparemment lié pour toujours au réalisme, était suffisamment souple pour réaliser des images surréalistes. Source Centre Pompidou
Salvator DALÍ, Métamorphose de Narcisse, 1937, huile sur toile, 51,2 cm x 78,1 cm, Tate Modern, London
Joel-Peter WITKIN, Las Meninas(Self-Portrait after Velázquez), 1987, photographie, https://www.museoreinasofia.es/
PIERRE et GILLES, Sainte-Agathe, 1989, photographie peinte
Douglas GORDON, 24 Hour Psycho (à partir du film Psycho d’Alfred HITCHCOCK), 1993, installation vidéo, 24h
Douglas GORDON, Self Portrait as Kurt Cobain as Andy Warhol as Myra Hindley as Marilyn Monroe, 1996, photographie colorée à la main
Vik MUNIZ, Double Mona Lisa after Warhol (Peanut Butter + Jelly), 1999, cibachrome
Marcos LÓPEZ, Asado en Mendiolaza, Córdoba (d’après la Cène de Léonard DE VINCI), 2001, photographie
Julie HOLCOMBE, Self as Narcissus (d’après LE CARAVAGE) 2003, C-print, 114 x 110 cm
Julie HOLCOMBE, Babel Revisited (d’après La Tour de Babel de Brueghel l’Ancien, 1563), 2004, C-print, 110 x 114 cm
Idris KHAN, Every… Bernd and Hilla Becher Gable Side Houses, 2004, photographie
Vik MUNIZ, Narcissus, after Caravaggio, 2005, cibachrome Vik Muniz sonde la nature et les traditions de la création d’images en utilisant des matériaux improbables pour créer des images avant finalement d’être prise en photo. La série Pictures of Junk est construite sur des peintures de dieux ou héros de la mythologie classique des maîtres anciens. Sur cette photographie, inspirée du célèbre tableau du Caravage, le héros grec Narcisse regarde son reflet dans une mare d’eau, absorbé par sa propre beauté. L’image, assemblée sur le sol d’un hangar de la taille d’un terrain de basket à la périphérie de Rio de Janeiro, est composée de décombres industriels tels que des écrous, des boulons, des bouchons de bouteilles, des canettes de soda, des pneus jetés, des brouettes, des panneaux rouillés, une voiture portes et ferraille. Vik Muniz a dirigé ses assistants – des étudiants en art des quartiers pauvres à proximité – à partir d’une plate-forme à quarante pieds au-dessus du sol. Cette traduction fantaisiste d’une image vénérable en matériaux improbables est encore plus compliquée qu’il n’y paraît à première vue.
Corinne VIONNET, Photo Opportunities, à partir de 2005, photographies
Charle WHITE, David (Everything is American), 2005, photographie
Bernard PRAS, La Vague (d’après HOKUSAI), 2007, anamorphose photographique
Gérard RANCINAN, The Big Supper (d’après la Cène de Léonard DE VINCI), 2008, photographie
Bernard ARCE, Narcissus – Trapped in Carravaggio, 2011, vidéo
Marcos VILARIÑO, The Steerage after Alfred Stieglitz1907, photographie, figurines Lego
Richard UNGLIK, Le radeau de la Méduse (d’après Théodore GÉRICAULT, 1819), photographie de figurines Playmobil, exposition « L’Histoire en Playmobil », Espace Richaud, Versailles, 2019, détail en bandeau
Questionnement(s) :
La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.
Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.
Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :
Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.
Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.
D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine
Remakes*, réappropriations, remix, répliques, samples ou réassorts… L’ampleur du champ lexical qui renvoie à ces pratiques multiples témoigne d’une mutation profonde du statut de l’œuvre d’art. La reprise et la popularisation du détournement** semblent devoir précipiter la disparition de la pièce unique – comme la domination des logiciels dans la création contemporaine (Photoshop ou After Effect) entérine la perte de l’aura de l’œuvre d’art. Dans les années passées, au lieu d’accumuler toujours plus de représentations d’une réalité sans cesse interrogée, l’artiste retravaille, combine et analyse les matériaux accumulés, voire reproduit les œuvres antérieures dans une attitude caractéristique d’un certain postmodernisme. *Remake : n.m. (mot anglais), nouvelle version d’un film, d’une œuvre littéraire, théâtrale, etc. Genre cinématographique, le remake apparaît, depuis les années 90, dans l’art contemporain, essentiellement dans la vidéo, témoignant ainsi de la place grandissante du cinéma dans les arts plastiques. **Détournement : démarche artistique, liée à l’art moderne et contemporain, qui consiste à réutiliser les images, objets et textes préexistants au profit d’une nouvelle œuvre.
Proposez une version photographique d’une peinture classique en vous mettant en scène rejouant l’action du tableau. Votre prestation suppose une étude préalable de l’œuvre, mais également l’écriture d’un court script, voire le dessin de quelques croquis pour une meilleure prise en compte de la prise de vue de l’action. La mise en scène et la photographie devront se faire à votre domicile lors du confinement.
En quoi refaire, rejouer, réinterpréter interrogent-ils notre relation au réel ? De quelle manière évoquer l’œuvre ? Comment mettez-vous en scène cette action ou performance ? Jusqu’à quel point utilisez-vous l’infographie (: retouche d’image sur ordinateur) pour accentuer l’idée retenue ?
Cindy SHERMAN, Untitled film stills (images de plateau sans titre), 1977-1980, photographies en noir et blanc
Joel-Peter WITKIN, Las Meninas, self-portrait, 1987, photographie en noir et blanc, 66 x 66 cm
Yasumasa MORIMURA, Mona Lisa in its origin, 1988, impression couleur d’un photomontage numérique, 290 x 200 cm, Galeria Luhring Augustine, New-York
Cindy SHERMAN, History Portraits, Untitled, 1989, photographie couleur, 136 x 102 cm, Metro Pictures, New-York
Douglas GORDON, 24 Hour Psycho, 1993, vidéo
Pierre JOSEPH, Little Democraty, 1997, 20 sérigraphies en quadrichromie (: 20 personnages vivants à réactiver : Plongeur ; Cow-boy ; Superman ; La Fée ; Moine ; Paintballer ; Policier ; Guerrier médiéval ; Lépreuse ; Convalescent ; Oogie ; Pilote auto ; Motard ; Catwoman ; Toréador ; Virginie ; Répliquante ; Sorcière & Voleurs de couleurs ; Cupidon ; Blanche-Neige)
Gérard RANCINAN, Raft of Illusions (Le Radeau des illusions), 2008, photographies de la série des Métamorphoses
Gérard RANCINAN, Freedom Unveiled (La Liberté dévoilée), 2008, photographies de la série des Métamorphoses
Gérard RANCINAN, Métamorphosis IV, Big Supper(La Cène), Los Angeles, septembre 2008, photo couleur, impression argentique montée sur plexiglas dans un cadre, 180 x 300cm https://vimeo.com/76121996
Gérard RANCINAN, Before the Birth of Venus, 2017, photographie de la série Jadis et Naguère, détail en bandeau
Gilles BARBIER, L’Hospice, 2002, installation
Robert WILSON, Portrait de Lady Gaga en Mademoiselle Rivière, 2013, vidéo-portrait (images animées aux mouvements imperceptibles) projeté au Louvre sur écran plasma, exposition « Le Louvre invite Robert Wilson – Living Rooms », novembre 2013 – février 2014, Musée du Louvre, Paris
PIERRE & GILLES, Le Désespéré, 2013, modèle Olivier Theyskens, photographie peinte à la main, 100 cm, Galerie Daniel Templon, Paris
Gérard RANCINAN, Hommage à Hopper, 2013, photographie de la série All look-alikes Edward Hopper, Nighthawks, 1942, huile sur toile, 84,1 x 152,4 cm, Art Institute of Chicago
Pablo MUÑOZ GOMEZ s’est inspiré de Summer Evening (1947) pour en tirer un court métrage de fiction : le couple immortalisé par Edward HOPPER panique alors que la lumière de la véranda est sur le point de s’éteindre.
À propos du re-enactment
Le re-enactment est un jeu de rôle grandeur nature, dans lequel les participants recréent une période historique donnée ou plus particulièrement un événement passé. Le re-enactment met en scène la plupart du temps des batailles et faits d’armes. La base historique est cependant interprétée par les re-enactors qui n’hésitent pas à inventer des saynètes plausibles et à broder autour de leurs connaissances. Nous ne sommes pas en présence de ce qui pourrait s’apparenter à un spectacle. Le phénomène tel qu’il est pratiqué aujourd’hui, dans son acception moderne, débute avec les commémorations en 1960 du centenaire de la Guerre civile américaine (1860-1865) aux États-Unis. On pourrait cependant remonter les origines du re-enactment jusqu’au temps de l’Empire romain. Les Romains reconstituaient en effet des batailles navales fameuses dans le Colisée, appelées Naumachiae, en inondant celui-ci.
Questionnements : La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation. L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.
Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) : Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique. Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique. Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.
Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) : Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) : Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.
Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) : Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine
Au CDI, recherchez ce qui, dans l’histoire de l’art, relève de la citation. Comprenez comment des artistes empruntent à l’art du passé pour nourrir leur démarche plasticienne.
Puis choisissez une œuvre peinte (œuvre emblématique) d’un artiste connu, procédez à une analyse sur le sens de l’œuvre et la démarche de l’artiste, de situer celle-ci dans son contexte historique et d’effectuer une analyse des composantes plastiques.
En classe, provoquez un questionnement autour des œuvres trouvées, par exemple, en projetant simultanément la Vénus d’Urbino du TITIEN (1538), l’Olympia d’Édouard MANET (1863) et I Like Olympia in Black Face (1970) de Larry RIVERS.
« Dans le vif du sujet »
En s’appuyant sur l’œuvre retenue et sur son analyse, répondez par prise de vue photographique à l’incitation « dans le vif du sujet ».
La photographie numérique sera privilégiée.
Artistes référents : Cindy SHERMAN, David BUCKLAND, Alain JACQUET, PIERRE et GILLES, STURTEVANT, Andy WARHOL, Joel-Peter WITKIN, Ernest PIGNON-ERNEST, Gérard RANCINAN, Bernard PRAS, Martial RAYSSE…
Chloé Raysse, Cécile Warhol, Cécile Magritte,
Virginie Magritte, Lise Van Gogh et Yannick Bellini.
*The Destroyed Room, Jeff WALL, 1978, photographie, caisson lumineux, 159 x 234 cm, détail en bandeau.
Questionnement(s) :
La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.
Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.
Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.
Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine
Proposez une nouvelle version d’une œuvre préalablement choisie et analysée.
Appropriation : Dans le sens le plus étroit, on parle d’appropriation si « les artistes copient consciemment et avec une réflexion stratégique » les travaux d’autres artistes. Dans ce cas, l’acte de copier et son résultat doivent être compris également comme de l’art (sinon, on parle de plagiat ou de faux), cf. emprunt. Remake : (mot anglais), nouvelle version d’un film, d’une œuvre littéraire, théâtrale, etc. Détournement : Le détournement est la réutilisation par un artiste de slogans, d’images publicitaires, de campagnes de marketing pour créer une nouvelle œuvre portant un message différent, souvent opposé au message original. C’est une sorte de parodie satirique, qui réutilise ou imite l’œuvre originale. Le détournement le plus connu est le détournement publicitaire. Le terme fut d’abord employé par l’Internationale situationniste. Le détournement diffère de la récupération dans laquelle les œuvres sont destinées aux médias dominants. L’utilisation faite par Barbara Kruger du détournement popularisa la technique. (source Wikipédia) Parodie : Imitation consciente et volontaire d’une œuvre littéraire ou artistique dans une intention moqueuse ou simplement comique.
« Quiconque n’a pas commencé par imiter ne sera jamais original ». Théophile Gautier
D’après La Grande Odalisque, Jean-Auguste-Dominique Ingres, 1814 :
La Grande Odalisque, dessin réalisé avec un Télécran®, Stéphane Lallemand, 1989-1992
La Grande Odalisque, Stéphane Lallemand, photographie, 2007
Les critiques se sont longtemps acharnés sur cette œuvre maîtresse d’Ingres. Elle avait des proportions qui laissaient supposer qu’elle avait des vertèbres en trop.
Après le sourire de la Joconde, le dos de la Grande Odalisque. Les peintres ont décidément l’art de se jouer de la réalité pour créer d’improbables canons de beauté. Si le corps de cette femme de harem peinte en 1814 par Ingres fascine tant l’œil du spectateur, c’est qu’il est beaucoup trop long : la jeune femme a trois lombaires et deux vertèbres sacrées de trop.
La position de la Grande Odalisque, son inclinaison, la rotation de son bassin, ne serait pas possible sans ces centimètres supplémentaires. L’un de ses bras a lui aussi été allongé. La volupté du corps contraste ainsi encore plus fortement avec l’expression du visage.