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  • 22 juin 2020

    22 juin 2020

    Dessinez le masque le plus dingue !

    #déconfinement

    Si le contexte nous fait de suite penser au masque chirurgical ou de protection sanitaire, vous devez aussi penser aux autres types de masque (: masque de beauté, de plongée, de carnaval, de fer, de Zorro, à gaz, masque mortuaire, etc.).

    Méthodologie

    Servez-vous d’un masque existant comme départ de votre travail dessiné. Intervenez sur cette première esquisse pour en modifier la forme, le graphisme, la couleur, y ajouter des éléments, des textures…

    Votre masque dessiné devra être le plus dingue, c’est-à-dire, le plus extravagant, le plus voyant, le plus drôle, le plus fou, le plus bizarre.

    Questionnement

    Un masque a une apparence connue, celle-ci permet-elle de modifier la réalité du visage réel ? Que montrez-vous grâce à ce masque ?
    Il peut avoir une fonction : se protéger, respirer, s’embellir, revêtir une dimension sacrée… Comment prenez-vous compte de cette fonction ? Comment pourriez-vous la rendre encore plus efficace ?
    Un masque permet de voir sans être reconnu. Comment pourriez-vous intégrer cette importance du regard dans votre travail ?

    Références artistiques possibles

    • Portrait de Jeune femme, dite « L’européenne », 2e siècle. Les portraits du Fayoum sont un ensemble de peintures remontant à l’Égypte romaine exécutés du 1er siècle, à partir de la fin du règne de l’empereur romain Tibère, jusqu’au 4e siècle. Ce sont des portraits funéraires peints sur bois insérés dans les bandelettes au niveau du visage de la momie. Le défunt y est représenté en buste le visage de face.
    • Sankôjô, le vieillard, bois sculpté et peint, crin, 30 x 16 x 11 cm, Musée du quai Branly, Paris. Né au 14e siècle, le théâtre Nô constitue une des premières formes de pratique théâtrale au Japon.
    • James ENSOR, La Mort et les masques, 1897, huile sur toile, 78,5 x 100 cm, Musée d’Art contemporain de la Ville de Liège
    • Pablo PICASSO Tête de femme (Étude pour Les Demoiselles), juin-juillet 1906, crayon sur papier, 31 x 24 cm, Musée Picasso, Paris
    • Henri MATISSE, Portrait de Madame Matisse, 1913, huile sur toile, l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
    • Marcel JANCO, Tristan Tzara, 1919, carton, toile de jute, encre et gouache, 55 x 25 cm, assemblage de papier, Centre Pompidou, MNAM, Paris
    • Anton PEVNER, Masque, 1923, verre et plexiglas, MNAM, Paris
    • Masque Ammassalik, Groenland, années 1930, 25 x 11 cm, bois, Musée du Quai Branly, Paris
    • Pablo PICASSO Autoportrait, 30 juin 1972, crayon de couleur, 65,7 x 50,5 cm, Fuji Télévision Gallery, Tokyo
    • Keith HARING, Untitled (Bill T. Jones) ou Untitled (Grace Jones), 1984, body painting, photographie
    • John STEZAKER, Mask (Film Portrait Collage), CLXXIII, 2014, collage, 20 x 17,6 cm
    Ýrúrarí, knits for bodies and spaces by Ýr, based in Iceland

    Références dans la culture populaire

    • Les masques de la Commedia dell’Arte genre de théâtre populaire italien, né au 16e siècle, où des acteurs masqués improvisent des comédies marquées par la naïveté, la ruse et l’ingéniosité) : Arlequin, Scaramouche, Colombine, Polichinellle, etc.
    • Les masques du catch mexicain (: luche libre).
    • Scream, le film de Wes CRAVEN, 1997
    • Le masque de l’anarchiste Guy FAWKES porté porté par le personnage de V dans la bande dessinée V pour Vendetta d’Alan MOORE et David LLYOD (1982-1990) puis par les hacktivistes du mouvement Anonymous (2003).
    • Le masque (visage de Salvator DALÍ) des braqueurs de La casa de papel d’Álex PINA , 2017 
    Shepard FAIREY soutient Occupy Wall Street, 2011

    Versus Big Brother

    Alors que les caméras de surveillance et la reconnaissance faciale s’immiscent dans nos vies, quelques créatifs organisent la résistance. Du concept aux prototypes fonctionnels, des artistes et des designers conçoivent les parades qui vous permettront demain de demeurer incognito.

    Depuis 2013, un artiste américain basé à Berlin, Adam HARVEY, conçoit ainsi réellement un arsenal de parades accessibles au plus grand nombre. Dans sa boutique de la vie privée, la collection de vêtement Stealth Wear comprend un sweat à capuche, une visière thermique et un foulard capables de contrer l’imagerie thermique grâce à un tissu synthétique argenté qui réfléchit la chaleur.
    Dans son kit anti-surveillance, outre ces vêtements furtifs, le CV Dazzle – l’un de ses tous premiers projets – offre une liste d’apparences à adopter pour tromper réellement les systèmes de reconnaissance faciale. Ces looks sont inspirés des camouflages des soldats de la Royal Navy pendant la Première guerre mondiale, le camouflage Razzle Dazzle* (ou camouflage disruptif). Reposant sur un motif complexe formé d’un enchevêtrement de lignes irrégulières et de couleurs très contrastées, il permettait de protéger un navire des tirs d’artillerie et de torpilles, en empêchant l’adversaire d’estimer avec précision sa position et son cap. De même, CV Dazzle utilise des coiffures et des maquillages permettant de briser la continuité d’un visage, en obscurcissant les yeux et l’arête du nez et en créant des asymétries de teint. Sachant que les algorithmes de reconnaissance faciale reposent sur la détection de caractéristiques telles que la symétrie et les contours du visage, l’idée est ainsi de créer un « anti-visage ».

    Parmi les projets critiques, Facial Weaponization Suite de Zach BLAS consiste à créer, lors d’ateliers, des masques en plastique 3D modelés d’après les données faciales agrégées de tous les participants. Le résultat évoque une sorte de face collective, globuleuse et informe, une figure inhumaine et paranoïaque, illisible par les algorithmes, qui a pour vocation d’interpeller le public sur les dérives de la biométrie et de fournir un abri anti-yeux numériques.

    À Chicago, l’artiste Leo SELVAGGIO vend à prix coûtant son propre visage, sous la forme d’un masque en résine hyperréaliste, à quiconque veut se promener incognito, dans son projet URME Surveillance (U R Me pour « tu es moi »). Le masque, garantit son auteur, est capable de leurrer les sophistiqués algorithmes de reconnaissance de Facebook ou d’applis, comme la controversée NameTag qui permet, à partir d’une simple photo prise avec un smartphone, de connaître l’identité numérique d’un anonyme croisé dans la rue.

    Source cnetfrance.fr et next.liberation.fr/culture

    CV Dazzle

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • De l’idée à la réalisation

    De l’idée à la réalisation

    « Au cours des années précédentes, le souci pédagogique de se centrer sur l’élève par des situations ouvertes, au sein desquelles il effectue des choix, est de nature à permettre de passer des choix à l’initiative. »

    La proposition intitulée « Empreintes lumineuses » vous invite à réaliser un travail de projet. Ce dernier, sous la forme d’une affiche ou fiche-projet, doit impérativement contenir les éléments suivants :

    1. Titre de la réalisation et note d’intention.
    2. Illustration du projet : croquis, schémas annotés ou photomontages.
    3. Échantillons.
    4. Plan de travail, afin de formaliser le suivi du projet, mais tout en laissant la possibilité de faire le point.
    5. Texte de quelques lignes soulignant les points importants de votre projet et argumentant le choix de l’œuvre pouvant être mise en relation avec le travail en cours.
    6. Présentation pertinente de la réalisation en situation (: accrochage, installation…).

    Prenez soin d’utiliser un vocabulaire adéquat.

    Le projet Le Grand Éléphant, Les Machines de l’île, Nantes
    https://www.lesmachines-nantes.fr/decouvrir/le-grand-elephant/

    Wrapped Reichstag, Berlin, Christo et Jeanne Claude, 1971-95
    http://christojeanneclaude.net/projects/wrapped-reichstag


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2Les méthodes et outils pour apprendre – D3La formation de la personne et du citoyen – D4Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Respire, le nouveau dessin animé

    Respire, le nouveau dessin animé

    Cette année, la classe de sixième 5 du collège Théodore Monod travaille sur un nouveau dessin animé : Respire, basé sur la célèbre chanson du groupe Mickey 3D.
    Vous pouvez télécharger pour imprimer le story-board préparatoire en cliquant le lien du fichier : storyboard_respire.pdf.

    Planche du storyboard
  • Projet vidéo

    Projet vidéo

    eCRAN, le festival de la Céation Artistique Numérique de l’Académie de Grenoble propose cette année comme thème « Top secret ». Vous retrouverez les réalisations numériques – photographies, animations, diaporamas, vidéos, net-art, à partir de cette page.

    Le lien vers la page officiel d’eCran : http://www.ac-grenoble.fr/disciplines/artpla/eCRAN/

    _Confidence par Roxane, Anaïs et Clément

    Semaine du 8 au 12 octobre, la réalisation du story-board

    Le story-board (souvent appelé continuité dessinée, scénarimage) est généralement utilisé au cinéma en préproduction afin de planifier l’ensemble des plans qui constitueront le film.
    On y décrit l’ensemble des détails du film, avec la plus grande exactitude possible, afin de visualiser et planifier le tournage du dit film. Il constitue donc un outil de référence lors de la production du film.

    Modèle de storyboard

    Semaine du 15 au 19 octobre, le filmage

    Les élèves ayant pour projet un plan-séquence* seront amenés à sonoriser la vidéo puis à la mettre en ligne.
    * Au cinéma, un plan-séquence est une séquence (ou éventuellement un morceau important de séquence) filmée en un seul plan, et restituée telle quelle dans le film final, c’est-à-dire sans montage ou interruption de point de vue (sans plan de coupe, fondu, volet ni champ-contrechamp). Le plan-séquence a une unité sur le plan narratif (c’est une séquence) et sur le plan technique (c’est un plan), d’où son nom.

    Semaine du 22 au 26 octobre, le filmage fini, le montage

    La plupart des téléphones mobiles produisent des vidéos 3GP. Ce format a été inventé par Apple. Le 3GP est le nom commun donné à la vidéo tournée avec le téléphone mobile. Il s’agit d’un conteneur, qui contient de la vidéo et du son, qui peuvent être encodés de diverses manières à l’intérieur de ce conteneur. Les fichiers portent l’extension .3gp. Par exemple : mon_film.3gp.
    Ce format n’est pas pris en charge par le logiciel de montage vidéo du collège. Vous devrez donc le convertir avec MP4Cam2AVI au format .avi. Avec Windows Movie Maker, vous décomposerez votre travail en cinq étapes :
    1/ le montage séquentiel,
    2/ l’ajout des enchaînements,
    3/ l’ajout des effets,
    4/ la finition en montage chronologique,
    5/ l’ajout de titres.

    Semaine du 12 au 16 octobre, le montage et la mise en ligne

    « Je suis le ciné-oeil. Je suis l’oeil mécanique. Moi, machine, je vous montre le monde comme seul je peux le voir. (…) C’est là que nous travaillons, nous maîtres de la vue, organisateurs de la vie visible (…), maîtres des mots et des sons, les virtuoses du montage de la vie. »
    Dziga Vertov, l’Homme à la caméra, 1929