Étiquette : Présentation

  • Lieu unique

    Lieu unique

    La forme du lieu d’exposition d’art change, de même que nous constatons le rapprochement, l’attachement des œuvres à des lieux artistiques de natures bien diverses. D’ailleurs, ces nouveaux lieux renouvellent la manière de regarder et d’apprécier les œuvres d’art tout en modifiant l’expérience de la « visite ».

    Concevez, dessinez, réalisez un lieu unique pour réceptionner un objet artistique préalablement choisi. Remarquez que le lieu sera essentiel dans la compréhension de l’œuvre.

    #exposition #réception #scénographie #muséographie #installation

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre que le dispositif d’exposition donne lieu à un déploiement de l’œuvre dans l’espace et engendre un nouveau rapport au corps du spectateur,
    • saisir que la compréhension de l’œuvre peut s’établir à partir de différents points de vue,
    • voir que les caractéristiques du lieu (sens, forme) peuvent dialoguer avec l’œuvre qui y est
    • comprendre les intentions de l’artiste dans sa stratégie d’organisation d’une installation,
    • comprendre qu’un lieu peut agir en résonnance avec l‘artiste, l’œuvre, sa démarche et être source de création,
    • saisir que l’œuvre peut révéler le lieu et inversement (aspects historiques, sociologiques, sensibles).

    Questions abordées

    En quoi le lieu d’exposition d’une œuvre contemporaine participe-t-il à l’appréciation et au jugement que l’on s’en fait ? Quelle relation entretient l’œuvre avec son environnement d’exposition ? En quoi une production artistique peut-elle interagir avec son espace d’exposition ? Comment se construit la relation entre l’œuvre et l’espace qui l’accueille ?

    Vocabulaire

    • Cabinet de curiosités : pièce ou parfois meuble où sont entreposées et exposées des « choses rares, nouvelles, singulières ».
    • Dispositif de présentation : manière de présenter une œuvre artistique.
    • Mise en scène : présentation arrangée et organisée de différents éléments dans un espace donné : personnages, objets, costumes, accessoires, décors, mouvements, lumières pour créer un nouvel espace.
    • In situ : œuvre qui prend en compte le lieu où elle est installée.
    • Installation : mise en scène d’objets ou d’éléments constituant un environnement artistique.
    • White cube : type d’espace d’exposition (1970) qui a la forme d’une pièce aux murs blancs, généralement refermée sur elle-même.

    Méthodologie

    Avant de commencer à travailler par petits groupes (2 ou 3 élèves), posez-vous cette question essentielle :
    Qu’est-ce qui (quel processus*) peut changer le regard que l’on a habituellement sur un objet ?

    *Processus : suite continue d’opérations aboutissant à un résultat ; procédé

    1. La question de la présentation de l’objet est la plus souvent mise en avant. Celle-ci l’isole de son environnement par le biais d’un socle, d’un écrin. La présence d’un cartel près de l’objet attarde le regard du spectateur. Ces codes liés à l’univers des musées, galeries, accordent à l’objet un nouveau statut, plus précieux, et en changent immédiatement notre appréhension.
    2. Les sculptures mettant en scène des associations surréalistes attirent notre regard par leur étrangeté, on s’y attarde… Elles n’ont pas toujours de sens, mais elles ont suscité notre attention.
    3. Par définition, on accorde à un objet une fonction, mais que se passe-t-il si celle-ci est bousculée, supprimée, inversée ? Lorsque l’objet change de fonction, c’est son identité qui est touchée. Confronté à cette nouvelle fonction le spectateur est bousculé dans ses habitudes.

    Références artistiques possibles

    • Jean DUBUFFET, Le jardin d’hiver, 1968-1970, polyuréthane sur époxy, 480 × 960 × 550 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Robert SMITHSON, Spiral Jetty, 1970, boue, cristaux de sel, rochers, bois, eau, 457 × 4,5 m, Grand Lac Salé, Salt Lake City, Utah
    • David MACH, Aquarium, 1983, 924 bouteilles en verre, eau, colorant, 29 × 442 × 206 cm, lAC-FRAC Rhône Alpes
    • Christian BOLTANSKI, Théâtre d’ombres, 1984, installation, figurines en carton, papier, laiton, fil de fer, projecteur et ventilateur
    • Tony CRAGG, Palette, 1985, objets en plastiques déposés au mur, 186 × 178 cm. FRAC Bourgogne
    • Daniel BUREN, Les Deux Plateaux, 1986, marbre blanc et noir, plan d’eau, Cour d’honneur du Palais-Royal, Paris
    • Allan Mc COLLUM, Perfect vehicles, 1988, installation de 30 pots de 50 × 22 × 22 cm, acrylique sur plâtre. Musée de Grenoble
    • Jean-Pierre RAYNAUD, Container Zéro, 1988, carrelage blanc (joints noirs), acier peint, éclairage, 330 × 330 × 330 cm, surface au sol : 10 m2, Centre Pompidou, Paris
    • Daniel BUREN, Arguments topique, Dominant-Dominé, 1465 m2 à 11°28’42, mai 1991, travail in situ, capc Musée d’art contemporain de Bordeaux, Bordeaux
    • Barbara KRUGER, All violence is an illustration of a Pathetic Stereotype, 1991, installation, Mary Boone Gallery, NY
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, La bicyclette ensevelie, 1995, sculpture en acier
    • aluminium et plastique (roue : 2,8 × 16,3 × 3,2 m, guidon et sonnette : 7,2 × 6,2 × 4,7 m, selle : 3,5 × 7,2 × 4,1 m, pédale : 5,0 × 6,1 × 2,1 m). Parc de La villette, Paris
    • Jesús Rafael SOTO, Cube pénétrable, 1996, cadre aluminium laqué, tiges de résine, 450 × 500 × 400 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Cai GUO-QIANG, Inopportune: Stage One, 2004, neufs voitures et tubes lumineux multicolores, 487,7 × 182,9 cm, Seattle Art Museum
    • Claude LÉVÈQUE, Le Grand Sommeil, 2006, installation in situ de 1 350 m2, MAC/VAL, Vitry-sur-Seine
    • Anish KAPOOR, Cloud Gate, 2006, sculpture, acier inoxydable polie, 10 × 20 × 13 m, 99,8 tonnes, Millenium Park, Chicago, États-Unis
    • George ROUSSE, Vitry, 2007, épreuve pigmentaire, photographie, 115 × 146 cm
    • Tadashi KAWAMATA, Cathédrale de chaises, 2007, installation, exposition «L’Emprise du Lieu», Expérience Pommery # 4, Domaine Pommery, Reims
    • Carlos AMORALES, Carlos Amorales Remix, 2010-2011, installation, Palazzo delle Espozioni, Rome

    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • la mise en regard et en espace : ses modalités (présence ou absence du cadre, du socle, du piédestal, etc.), ses contextes (l’espace quotidien privé ou public, l’écran individuel ou collectif, la vitrine, le musée, etc.), l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres (lieux : salle d’exposition, installation, in situ, l’intégration dans des espaces existants, etc.),
    • la prise en compte du spectateur, de l’effet recherché : découverte des modalités de présentation afin de permettre la réception d’une production plastique ou d’une œuvre (accrochage, mise en espace, mise en scène, frontalité, circulation, parcours, participation ou passivité du spectateur, etc.).

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’espace en trois dimensions : les interpénétrations entre l’espace de l’œuvre et l’espace du spectateur.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.
    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Composantes théoriques

    – Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.
    • Identifier et assumer sa part de responsabilité dans un processus coopératif de création.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.
    • Formuler une expression juste de ses émotions, en prenant appui sur ses propres réalisations plastiques, celles des autres élèves et des œuvres d’art.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.
    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.
    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Couleur en soi

    Couleur en soi

    « J’ai choisi cette couleur et je le montre bien ! »

    #monochrome #contraste #dispositif #présentation

    Réalisez un dispositif* plastique porteur de sens qui fera clairement comprendre la couleur que vous avez sélectionnée.

    *Ensemble des moyens mis en œuvre dans un but particulier.

    Questions

    Comment pouvons-nous créer du sens en mettant en regard et en espace une couleur ? De quelle manière pouvez-vous prendre en compte le spectateur dans l’effet recherché ? Dans quelle mesure la sensation colorée, les qualités physiques de la matière colorée, les effets induits par les usages influent-ils la perception du spectateur ?

    Philippe RAMETTE, Objet à voir le monde en détail, 2007,
    photographie couleur, 150 x 120 cm

    Références artistiques possibles

    • Pablo PICASSO, La Tragédie, 1903, huile sur panneau, 105 x 69 cm
    • Kasimir MALEVITCH, Carré blanc sur fond blanc, 1918, huile sur toile, 79,4 x 79,4 cm
    • Josef ALBERS, Affectionate (Homage to the Square), 1954, huile sur Isorel, 81 x 81 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Yves KLEIN, IKB 79, 1959, acrylique sur panneau, 139,7 x 119,7 x 3,2 cm, Tate Modern, Londres
    • Dan FLAVIN, Greens crossing greens (to Piet Mondrian who lacked green), 1966, installation, tubes fluorescents verts, Solomon R. Guggenheim Museum, NY
    • Tony CRAGG, Blue Horn (Axt), 1982, installation d’une quarantaine d’objets peints, dimensions variables : 175 x 360 x 470 cm
    • Anish KAPOOR, Mother as Mountain, 1985, bois, gesso et pigment, 140 x 275 x 105 cm
    • Pierre SOULAGES, Peinture, 1985, huile sur toile, 324 x 362 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Daniel BUREN, Le temps d’une œuvre, installation, Biennale de Lyon, 2005
    • Ann Veronica JANSSENS, Rose, 2007, 7 projecteurs de lumière, brume artificielle, dimensions variables : 360-400 cm
    • Philippe RAMETTE, Objet à voir le monde en détail, 2007, photographie couleur, 150 x 120 cm
    • Ann Veronica JANSSENS, Rose, 2007, installation, projecteurs, machine à brouillard, dimensions variables, MNAM, Paris
    • Olafur ELIASSON, Colour Activity House, 2010, installation à Kanazawa, Japon
    • James TURRELL, Breathing Light, 2013, installation, LED, dimensions variables, Los Angeles County Museum of Art
    • Wolfgang LAIB, Pollen de pin, installation in situ, 120 x 130 cm, Buchmann Galerie, Basel 2018
    Ann Veronica JANSSENS, Rose, 2007, installation

    Questionnement(s)

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la mise en regard et en espace – la prise en compte du spectateur, de l’effet recherché.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    À propos des contrastes colorés

    Johannes Itten, professeur au Bauhaus, définit 7 effets de contrastes différents :

    1. Le contraste de la couleur en soi : il a lieu lorsque les couleurs pures sont utilisées dans une composition de couleurs. Le blanc et le noir peuvent intensifier l’effet vivace.
    2. Le contraste clair-obscur : il s’applique à l’utilisation des différentes couleurs claires et valeurs de tons. Toutes les couleurs peuvent être éclaircies par le blanc et obscurcies par le noir. Pour commencer, il faut fabriquer des échelles de tons, pour chaque couleur qui correspond à l’échelle clair-obscur.
    3. Le contraste chaud-froid : on obtient le plus grand effet avec les couleurs rouge-orangé et vert-bleu. Toutes les autres couleurs apparaissent froides ou chaudes selon qu’elles sont en contraste avec des tons chauds ou froids.
    4. Le contraste des complémentaires : dans son cercle chromatique, les couleurs complémentaires s’opposent. Lorsqu’on mélange des couleurs complémentaires, il en résulte un noir-gris neutre. Les couleurs complémentaires, placées les unes à côté des autres, parviennent à leur plus grande luminosité et, mélangées, se détruisent pour donner un noir-gris.
    5. Le contraste simultané : son effet repose sur la loi des complémentaires, selon laquelle chaque couleur pure attire physiologiquement la couleur opposée. Si cette couleur n’existe pas, l’œil crée simultanément la couleur complémentaire. Un vert intense transformera un gris neutre situé à côté de lui en un gris rougeâtre, le même gris neutre situé à côté d’un rouge intense apparaîtra gris verdâtre.
    6. Le contraste de qualité : il consiste en une opposition de couleurs brillantes et mates. On les rend opaques avec du noir, du blanc, du gris ou des couleurs complémentaires.
    7. Le contraste de quantité : il repose sur l’opposition de différentes grandes surfaces de couleur.
  • Mettre un monde en boîte

    Mettre un monde en boîte


    Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, film réalisé par Jean-Pierre Jeunet avec Audrey Tautou
    Amélie découvre une vieille boîte en métal

    Qu’elle soit vide ou pleine, cette boîte contient tout un monde !

    #miniature #mise en scène #espace-lieu

    Élaborez en premier lieu une carte mentale, afin d’analyser la proposition. Dessinez ensuite une planche comportant les parties importantes du projet avant de réaliser la « mise en boîte de ce monde »…

    Mythologie

    Selon la mythologie grecque, Pandore était la première femme créée par le dieu Zeus. Elle a été créée pour punir l’humanité après que Prométhée eut volé le feu.

    Zeus offrit la main de Pandore à Épiméthée, frère de Prométhée. Pandore apporta dans ses bagages une boîte mystérieuse que Zeus lui interdit d’ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l’humanité, notamment la vieillesse, la maladie, la guerre, la famine, la misère, la folie, le vice, la tromperie, la passion, l’orgueil ainsi que l’espérance.

    Une fois installée comme épouse, Pandore céda à la curiosité et ouvrit la boîte, libérant ainsi les maux qui y étaient contenus. Elle voulut refermer la boîte pour les retenir ; hélas, il était trop tard. Seule l’espérance, plus lente y resta enfermée.


    La boîte, symbole de la curiosité, de la dissimulation et du mystère

    Symbole féminin, interprété comme une figure de l’inconscient et du corps maternel , la boîte contient toujours un secret : elle enferme et sépare du monde ce qui est précieux , fragile ou redoutable . Elle protège, mais risque aussi d’étouffer.

    La boîte de Pandore est restée le symbole de ce qu’il ne faut pas ouvrir. Cette boîte, au fond de laquelle reste l’espérance, c’est l’inconscient à toutes ces possibilités inattendues, excessives, destructives ou positives, mais irrationnelles, si elles sont laissées à elles-mêmes. Ce symbole peut être relié à l’exaltation imaginative qui prête à l’inconnu, recelé dans la boîte, toutes les richesses de nos désirs et voit en lui le pouvoir illusoire de les réaliser : origine de tant de malheurs !

    La boîte est aussi à rapprocher des cassettes de nombreux contes et légendes. Les deux premières contiennent biens et richesses, la troisième tempêtes, ruines, mort. Les trois cassettes correspondent aux trois parts de la vie humaine, deux étant favorable, une adverse.

    Bref, que la boîte soit richement ornée ou simple, elle n’a pas de valeur symbolique que par son contenu, et ouvrir une boîte, c’est toujours prendre un risque.

    Synonymes de boîte

    Ballotin, benne, boîtier, bonbonnière, carton, cartouchière, caissette, cassette, coffre, coffret, conserve, conteneur, étui, flaconnier, minaudière (nécessaire de maquillage), pilulier, poudrier, reliquaire, tabatière, Tetra Pak, tire-lire.

    Familier – lieu de travail (entreprise, lycée), bouche, discothèque.

    Charles MATTON
    Charles MATTON, Reconstitution de lieux : atelier de Giacometti, 1987
    Damien HIRST, Love Lost, 1999

    Références artistiques possibles

    Marcel DUCHAMP, Air de Paris50cc de Paris, 1919, verre, bois, 14,5 x 8,5 x 8,5 cm, ampoule pharmaceutique vidée de son contenu et ressoudée. C’est en 1919 que Marcel Duchamp offre cette « précieuse ampoule de 50 cm3 d’Air de Paris – visible ici dans sa réplique de 1964 – à des collectionneurs américains, Louise et Walter Arensberg. Dans cette capsule protectrice, l’air de Paris, vital et précieux mais aussi ironique et léger, quitte une Europe marquée par la guerre, passe les frontières, traverse l’océan.

    Marcel DUCHAMP, La Boîte-en-valise, 1936-1941, boîte en carton recouverte de cuir rouge contenant des répliques miniatures d’œuvres, 69 photos, fac-similés ou reproductions de tableaux, collées sur chemise noire, 41,7 x 38,5 x 9,7 cm, boîte déployée pour présentation : 102 x 92 x 40 cm, Centre Pompidou, Paris.

    Joseph CORNELL, Soap Bubble Set, 1949, verres, pipes, papier imprimé et autres supports dans une boîte en bois vitrée, 37,5 x 47,6 x 10,7 cm, Smithsonian American Art Museum, Washington.
    Dans ses boîtes, l’artiste élabore des microcosmes où s’entremêlent rêve et réalité. Ces petits lieux ne ressemblent en rien à des lieux réels mais évoquent davantage des théâtres poétiques selon ses propres termes. Nostalgique d’un monde passé, les boîtes qu’il réalise sont constituées d’objets divers (verres, pipes, coquillages, dés à coudre, papillons, cartes du ciel, sphères de bois, oiseaux de papier, etc.) vestiges et témoins d’un passé révolu.
    https://americanart.si.edu/artwork/soap-bubble-set-41412

    Piero MANZONI, Le socle du monde (hommage à Galilée), acier corten, 82 x 100 x 100 cm, 1961, Herning.

    Jérôme BASSERODE, Hécatée/Bateau-Mémoire (maquette) ou {création de matière à penser}, PVC, bois, plastique, nylon, acier, aluminium, 244 x 606 x 70 cm, 1988-1995, collection Frac Provence-Alpes-Côte d’AzurHerning Kunstmuseum.

    Charles MATTON, Reconstitution de lieux : atelier de Giacometti, 1987, construction composée de bois, résine, papier, plâtre, verre, œuvre présentée sur un socle en métal : 48,5 x 33,5 x 36,5 cm (hors socle).

    Damien HIRST, Love Lost, 1999, verre, acier peint, silicone, eau, système d’aquarium, poissons d’eau douce vivants, gravier, chaise de gynécologue, table en acier inoxydable, clavier et moniteur d’ordinateur, tabouret, tasse, montre, lunettes et anneaux en étain, 274 x 213 x 213 cm,

    Saâdane AFIF, Power Chords, (vue de l’installation à la Biennale de Lyon, « 11 electrical guitars, 11 amplifiers, 11 automatons, Apple computer, software Unique piece », 2005.

    Tomas SARACENO, Flying Garden, 220 cm, 2006, jardin suspendu où croissent des plantes hors sol, alimenté en lumière, eau et air grâce à des câbles reliés à des panneaux solaires. Flying Garden est autosuffisant et permet la survie des plantes subtropicales qu’il accueille. Le système mis en place constitue un étrange laboratoire où la beauté de l’idée de départ – des plantes vivent quasiment de l’air du temps – fait place à la technique qui recrée savamment ce que la nature réalise automatiquement.


    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Death by PowerPoint

    Death by PowerPoint

    Dans le cadre de l’EPI Smartphone, (r)évolution, vous présenterez votre réalisation (: une installation multi écran) en vous appuyant sur un diaporama.

    #EPI #PowerPoint #Keynote
    Life After Death by PowerPoint – Don McMillan
    Ce qu’il ne faut pas jamais faire, si vous souhaitez réussir votre diaporama…

    10 conseils à suivre pour créer un diaporama efficace et convaincant

    1. Rester simple : une diapositive, une idée.
    2. Réaliser une mise en page claire. Hiérarchiser visuellement l’information.
    3. Utiliser des mots clés et non des phrases. Jamais de paragraphes.
    4. Écrire moins de six mots par ligne, moins de six lignes par diapositive.
    5. Garder une charte graphique minimale.
    6. Utiliser les polices sans sérif.
    7. Employer une taille de police supérieure à 24 pt.
    8. Éviter les effets de style.
    9. Choisir les bonnes images.
    10. Se rappeler que les diapositives à l’écran ne sont qu’une partie de la présentation et non pas la partie principale. 

    7 erreurs fatales

    1. Utiliser les transitions de diapositives et effets sonores.
    2. Garder les cliparts standards.
    3. Utiliser les modèles de présentation par défaut.
    4. Afficher des diapositives contenant beaucoup de texte.
    5. Sous-dimensionner la qualité des images.
    6. Lire le contenu à l’écran.
    7. Avoir une trop grande foi en la technologie.

    À propos de la police

    • Sélectionner une seule police sans empattement telle que Verdana ou Helvetica. Éviter les polices sérif plus difficiles à lire.
    • N’utiliser aucune taille de police inférieure à 24 points.
    • Utiliser la même police pour tous vos titres, une grande police (env. 45 pt) ou une couleur différente.
    • Sélectionner une police pour la copie du corps et une autre pour les titres.
    • Utiliser des tailles grasses et différentes de ces polices pour les légendes et les sous-titres.
    • Ne pas utiliser plus de quatre polices dans une même composition.
    • Utiliser des polices plus grandes pour indiquer l’importance.
    • Utiliser différentes couleurs, tailles et styles (par exemple, gras) pour créer un impact visuel.
    • Éviter les polices en italique car elles sont difficiles à lire rapidement.
    • N’écrire aucune longue phrase.
    • Éviter les abréviations et les acronymes.
    • Limiter les signes de ponctuation.
    • Pas plus de 6 à 8 mots par ligne
    • Pour les puces, utiliser la règle 6 x 6. Une pensée par ligne avec pas plus de 6 mots par ligne et pas plus de 6 lignes par diapositive.
    • Utiliser du texte sombre sur fond clair ou du texte clair sur fond sombre. Cependant, les arrière-plans sombres empêchent parfois certaines personnes de lire le texte.
    • Ne pas écrire tout en majuscule sauf pour les titres.
    • Placer les éléments répétitifs (comme les numéros de page ou les logos) au même emplacement.
    • Pour tester la police, se placer à 2 m du moniteur et voir si vous pouvez lire la diapositive.
    Logiciels et services pour créer une présentation :
    PowerPoint, Keynote, Google Slides, Impress, prezi.com et canva.com

    Conception et images graphiques

    • Utiliser des modèles simples de conception.
    • Standardiser la position, les couleurs et les styles.
    • N’inclure que les informations nécessaires.
    • Limiter les informations aux éléments essentiels.
    • Le contenu doit être évident.
    • Utiliser des couleurs qui contrastent et se complètent.
    • Trop de diapositives peuvent perdre votre audience.
    • Garder le fond cohérent et subtil.
    • Limiter le nombre de transitions utilisées. Il est souvent préférable d’en utiliser qu’une seule pour que le public sache à quoi s’attendre.
    • Utiliser un seul style de puces sur toute la page.
    • Utiliser la même règle graphique en haut de toutes les pages du diaporama.
    • Utiliser une ou deux grandes images plutôt que plusieurs petites images.
    • Donner la priorité aux images plutôt qu’à un barrage d’images pour attirer l’attention.
    • Créer des images de la même taille.
    • Utiliser la même bordure.
    • Organiser les images verticalement ou horizontalement.
    • N’utiliser que peu de texte lorsque vous utilisez des graphiques ou des images graphiques.
    • Garder le design propre et épuré. Laisser un espace vide autour du texte et des images graphiques.
    • Utiliser des cliparts de qualité et les utiliser avec parcimonie. Une image graphique doit se rapporter au sujet de la diapositive et le mettre en valeur.
    • Essayer d’utiliser le même style d’image graphique tout au long de la présentation.
    • Limiter le nombre d’images sur chaque diapositive.
    • La répétition d’une image renforce le message. 
    • Redimensionner, recolorer, inverser pour transformer une image en plusieurs. Utiliser des doublons de différentes tailles, couleurs et orientations pour multiplier l’utilité d’un seul clipart.
    • Faire ressortir une seule image avec un contraste saisissant.
    • Vérifier toutes les images sur un écran de projection avant la présentation proprement dite.
    • Éviter les images flashy et les effets d’animation.

    Couleur

    • Limiter le nombre de couleurs sur une seule diapositive.
    • Les couleurs vives font ressortir les petits objets et les lignes fines. Cependant, certaines couleurs vives sont difficiles à voir lorsqu’elles sont projetées.
    • Ne pas utiliser plus de quatre couleurs sur un graphique.
    • Vérifier toutes les couleurs sur un écran de projection avant la présentation proprement dite. Les couleurs peuvent projeter différemment de ce qui apparaît sur le moniteur.

    Présentation générale

    • Planifier soigneusement.
    • Connaitre votre public.
    • Chronométrer votre présentation.
    • Parler clairement.
    • Vérifier l’orthographe et la grammaire.
    • Ne pas lire la présentation.
    • Donner un bref aperçu au début. Présenter ensuite les informations. Enfin, passer en revue les points importants.
    • Il est souvent plus efficace de faire apparaître les points à puces un par un pour que le public écoute le présentateur plutôt que de lire l’écran.
    • Utiliser une souris sans fil ou une télécommande pour pouvoir vous déplacer pendant que vous parlez.
    • Si des effets sonores sont utilisés, attendre que le son ait fini avant de parler.
    • Ne pas tourner le dos au public. Se positionner de manière à pouvoir parler à partir de l’écran.

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Ma collec

    Ma collec

    La Révolution industrielle puis le développement de la Société de consommation depuis les années 50 ont influencé de nombreux artistes par la multiplicité des objets produits, par leurs matériaux, par leur emballage, par leur publicité, le désir et le culte qu’ils suscitent, mais également par leur obsolescence, par leur surproduction et la raréfaction des matières premières, par les délocalisations industrielles qu’ils occasionnent, par leur problème de stockage en tant que déchets et de recyclage.
    Dès lors les artistes ont collecté, classé et présenté des objets du quotidien tels quels, ou parfois, modifiés ou détournés leur octroyant ainsi le statut d’œuvre d’art.

    Constituez une collection de petits objets fabriqués ou récoltés par vos soins. Vous exposerez et photographierez cette collection. Mais faites attention : exposer, c’est choisir en fonction d’un propos. C’est prendre parti, construire un discours. Il convient de penser l’exposition en fonction de ce qu’elle est, à savoir une véritable création.

    #exposition #presentation
    Source @thingsorganizedneatly https://www.instagram.com/thingsorganizedneatly/

    Vocabulaire

    • Cabinet de curiosités : lieu où étaient entreposés et exposés des objets collectionnés, avec un certain goût pour l’hétéroclisme et l’inédit.
    • Collection : réunion d’objets ayant un intérêt esthétique, scientifique, historique, ou une valeur provenant de leur rareté.
    • Inventaire : dénombrement, comptage, liste.
    • Musée : établissement où l’on conserve et expose des objets dignes d’intérêt, notamment des œuvres d’art.
    • Objet : (du latin objectum, 1361), entité (chose) définie dans un espace à trois dimensions, soit naturelle, soit fabriquée par l’homme (un artefact ou un produit de fabrication industrielle), qui a une fonction précise, désignable par une étiquette verbale (un nom).
    • Pinacothèque : musée exposant des œuvres picturales (peintures).
    • Série : ensemble ou suite d’éléments de même nature ou possédant des points communs.
    • Typologie : démarche méthodique consistant à définir ou étudier un ensemble de types, afin de faciliter l’analyse, la classification et l’étude de réalités complexes.

    Références artistiques possibles

    • Johann Georg HINZ, Le cabinet de curiosités, 1666,  115 x 93 cm, Kunsthalle, Hambourg, Allemagne
    • Domenico REMPS, Trompe-l’œil (Cabinet de curiosités), 1690, huile sur toile, 98,5 x 135 cm, Optificio delle Pietre Dure, Florence, Italie
    • Jacques DAGUERRE, Composition avec fossiles et coquillages, daguerréotype : (procédé photographique sur métal), 1837-1839
    • Alphonse BERTILLON, Tableau synoptique d’oreilles, service d’identification de la Préfecture de Police, photographies, 1880
    • Catalogue Manufrance (Manufacture française d’armes et cycles de Saint-Étienne), 1885-1985
    • Eugène ATGET, Intérieur de M.B., collectionneur, rue de Vaugirard, photographie, 1910
      http://expositions.bnf.fr/atget/grand/760.htm
    • Marcel DUCHAMP, La boîte-en-valise, 1936-1941/1968, boîte en carton recouverte de cuir rouge contenant des répliques miniatures d’œuvres, 69 photos, fac-similés ou reproductions de tableaux collées sur chemise noire, 40 x 37,5 x 8,2 cm, boîte déployée pour présentation : env. 102 x 90 x 39,5 cm
    • Ben VAUTIER, Le Magasin de Ben, 1958-1972, matériaux divers, 350 x 500 x 350 cm, Musée National d’Art Moderne, Paris – https://www.centrepompidou.fr/
    • ARMAN, Home Sweet Home, 1960, accumulation de masques à gaz dans une boîte sous plexiglas, 160 x 140 x 20 cm
    • Claes OLDENBURG, Pastry Case I, 1961-62, sculptures en plâtre peint, vaisselle en céramique, verre et métal, vitrine au cadre métallique et plaques de verre, 52,7 x 76,5 x 37,3 cm, MoMA, New-York
      https://www.moma.org/collection/works/81721
    • Christian BOLTANSKI, Vitrine de référence, 1971, boîte en bois peinte sous plexiglas, bois, plexiglas, photos, cheveux, tissus, papier, terre, fil de fer, 59,6 x 120 x 12,4 cm
      Christian Boltanski expose des objets personnels comme des reliques ou des éléments issus de fouilles archéologiques témoignant de civilisations perdues. Avec ces œuvres, il parodie notamment le Musée de l’Homme, lequel, dit-il, l’a beaucoup marqué : on y voit, dans des vitrines un peu poussiéreuses, des objets à l’origine sans vocation esthétique, des objets qui sont des documents plutôt que des œuvres, des objets auxquels le musée a retiré leur valeur d’usage.
    • Hilla et Bernd BECHER, Châteaux d’eau, 1970-1998, 15 photographies noir et blanc, tirages argentiques, 40 x 30 cm
    • Allan Mc COLLUM, Over Ten Thousand Individual Works, 1987-1989
      10 000 objets produits en série mais tous uniques à partir de moules d’objets ménagers en caoutchouc combinés, acrylique sur hydrocal (mélange de plâtre et ciment).
    • Damien HIRST, Enemy, Medecine Cabinet, 1988-89, verre, bois mélaminé peint, ramin (bois tropical), plastique, aluminium, emballage pharmaceutique, 137,2 x 101,6 x 22,9 cm
    • Annettes MESSAGER, Mes vœux, 1989, installation murale en ovale de photographies noir et blanc, 263 épreuves gélatino-argentiques encadrées sous verre maintenu par un papier adhésif noir et suspendues au mur par de longues ficelles, 320 x 160 cm, Centre Pompidou, Paris
      Avec cette œuvre, composée de dizaines de photographies de détails de corps, Annette Messager met en scène une identité fragmentée, qui se décompose et se recompose comme les éclats d’un kaléidoscope. Bien qu’elle fasse référence au vocabulaire du minimalisme, par la forme simple dans laquelle s’inscrit cet ensemble comme par le choix du noir et blanc, l’image qui en résulte, comme suspendue par une multitude de longues ficelles apparentes, rappelle plutôt les ex-voto.
    • Tony CRAGG, Cumulus, 1998, récipients en verre sablé, sur étagères en verre soutenues par un noyau de briques, 265 x 120 x 120 cm, Tate Britain, Londres
    • Andreas GURSKY, 99 Cent Store (Magasin), 1999, photographie, épreuve chromogène, 206,5 x 337 x 5,8 cm
      L’intérieur d’un supermarché américain, dans lequel tout est proposé au prix unique de 99 ¢, est prétexte à restituer la profusion des petites surfaces colorées des produits bien alignés dans un parfait ordonnancement au chatoiement exceptionnel.
    • Thomas HIRSCHHORN, Outgrowth (Excroissance), 2005, bois, plastique, papier, ruban adhésif, Bulle Pack, 374 x 644 x 46 cm, MNAM, Paris
      131 globes terrestres avec excroissances attirent l’attention sur des faits dramatiques d’actualité évoqués par quelques photos, posés sur 7 étagères murales avec coupures de presse.
    • Jean-Luc VILMOUTH, Masques 3, ustensiles de maison, Fiac 2007, Grand Palais, Paris
    • Jim GOLDEN, Collection de matériel photographique, (série Arranged Collections), 2012, photographie couleur de collection d’objets prêtés et classés, image en bandeau
      https://jimgoldenstudio.com

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Objet(s)

    Objet(s)

    Lorsque Marcel DUCHAMP invente le concept du ready-made*, il remet fondamentalement en cause la nature même de l’œuvre d’art. Depuis nombre d’artistes jouent avec l’objet, se jouent de l’objet, le font entrer dans des espaces d’exposition, en détournent le sens, le mettent en décalage par rapport au réel, en dénoncent la finalité.

    *Un ready-made est un objet manufacturé qu’un artiste s’approprie tel quel, en le privant de sa fonction utilitaire. Il lui ajoute un titre, une date, éventuellement une inscription et opère sur lui une manipulation en général sommaire (retournement, suspension, fixation au sol ou au mur, etc.), avant de le présenter dans un lieu culturel où le statut d’œuvre d’art lui est alors conféré. Source Wikipédia

    1/ Installez le ou les objets que vous avez apportés et éventuellement retravaillés, afin qu’ils deviennent tout autre.
    2/ Objets manufacturés, usinés, utilitaires, objets détournés, récupérés, recyclés, décalés, insolites, précieux, cassés ; les objets usuels perdent ici leur caractère utile. Expliquez en quoi votre proposition fait perdre la fonction initiale de l’objet pour lui donner cette nouvelle dimension.

    Objet(s)
    Anicheval d’Amandine et Colone sans soif (et non sans faim) de Doriane

    Références artistiques possibles :

    • Marcel DUCHAMP, In Advance of the Broken Arm (En prévision du bras cassé), 1915-1964, pelle à neige, bois et fer galvanisé, 132 x 35 cm
    • Bill WOODROW, Hoover Breakdown, 1979, aspirateur et pièces détachées
    • Jean-Luc VILMOUTH, Marteau sans maître, 1980, marteau inséré dans le mur d’exposition
    • Jeff KOONS, New Shelton Wet/Dry Doubledecker, 1981, aspirateurs, plexiglass et tubes fluorescents, 245,4 x 71,1 x 71,1 cm
    • Tony CRAGG, Blue Horn, 1982, installation, objets trouvés bleus, 175 x 360 x 470 cm
    • John ARMLEDER, Furniture Sculpture 189, 1988, acrylique sur toile et batterie muette, 110 x 270 cm (toile), 91 x 86 x 66 cm (batterie) (œuvre en bandeau)
    • Daniel FIRMAN, Gathering, 2000, mannequin et divers objets en plastique
    • Bertrand LAVIER, La Bocca/Bosch, 2005, canapé sur congélateur, 85 x 212 x 87 cm (canapé), 86 x 157 x 70 cm (congélateur)
    Bertrand LAVIER, GIULIETTA, 1993, automobile accidentée sur socle, 166 x 420 x 142 cm

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : l’objet comme matériau en art – les représentations et statuts de l’objet en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Éloge de la mollesse

    Éloge de la mollesse

    Éloge : paroles ou écrit à la louange de quelqu’un, de quelque chose.
    Mollesse : état, caractère de quelque chose, de quelqu’un qui est mou.

    En utilisant un matériau inhabituel, vous produirez un travail plastique tridimensionnel : sculpture ou installation, faisant l’éloge de la mollesse, c’est-à-dire, témoignant du remplacement des matériaux traditionnellement durs (: bois, fer, pierre, etc.) par d’autres plus lâches, malléables, inconsistants (: textile, corde, caoutchouc, film plastique, etc.).

    Lors de la verbalisation, les élèves seront amenés à s’interroger sur le dispositif de présentation, sur l’installation de leurs travaux.

    Références proposées en recherche :

    • ÉTIENE-MARTIN, Demeure V, 1962, tissu, cordages variés, cuir
    • Claes OLDENBURG, Typewriter, 1963, toile, kapok, bois et ficelle
    • CÉSAR, Expansion, 1968, polyuréthane
    • Robert MORRIS, Wall Hanging, 1969-1970, feutre lacéré, 250 x 372 x 30 cm (reproduit ci-dessus)
    • Eva HESSE, Contingent, 1969, fibre de verre et latex sur gaze, 350 x 630 x 109 cm
    • Robert SMITHSON, Glue Pour, 1970
    Glue Pour de Robert Smithson, 1970
    Contingent d’Eva Hesse, 1969

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Série noire

    Série noire

    « Série noire », cette expression peut être comprise de plusieurs manières. 
    Vous mettrez en évidence dans votre réalisation et par des moyens plastiques adéquats, la lecture que vous en faites en évitant cependant d’en rester au niveau de l’illustration ou de l’anecdote. Pour cela, vous utiliserez les supports et matériaux apportés (ou trouvés dans la réserve) dans un assemblage ou un collage ou un dispositif qui reste à créer.

    Un soin tout particulier sera porté à la présentation (accrochage, installation…) de la production.

    Notions abordées :
    noir-lumière, noir-couleur, matité, brillance, contre-couleur, monochrome, dégradé, composite, série, art sériel, système.

    Références artistiques possibles :

    • Kasimir MALEVITCH, Carré noir, peinture, 1914
    • Louise NEVELSON, Shadow & Reflection I, bas-relief, 1966
    • Pierre SOULAGE, Peinture, 29 juin 1979 
    • Allan McCOLLUM, photographie de l’installation de l’exposition « Allegories of Modernism : Contemporary Drawing » au MoMA, NY, 1992 (détail en bandeau)
    • Gilles TOUYARD, Série enflures, le piano d’après Joseph Beuys, caoutchouc, 1993
    • Anish KAPOOR, Descent Into Limbo (Descente dans les Limbes), installation, 1992
    • Zhu HONG, La photographie dans l’art contemporain, crayon sur papier noir, dimensions variables, (199 pièces), 2009
      Cette œuvre en dessin est construite d’après le livre de Charlotte Cotton intitulé La photographie dans l’art contemporain (Thames & Hudson, 2004). Reproduire les images de ce livre, c’est une façon de « rendre hommage » à la matière photographique, une façon d’affirmer que l’ensemble de mon travail se fait « d’après photo ».
    • Mike NELSON, A7 (Route du Soleil), installation, pneus, 2015
    Allan McCollum, Collection of Forty Plaster Surrogates, 1982
    Vue de l’exposition – Zhu HONG,La photographie dans l’art contemporain
    2009, crayon sur papier noir, dimensions variables, (199 pièces)

    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux – la matérialité et la qualité de la couleur.
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) : Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
      Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • De l’idée à la réalisation

    De l’idée à la réalisation

    « Au cours des années précédentes, le souci pédagogique de se centrer sur l’élève par des situations ouvertes, au sein desquelles il effectue des choix, est de nature à permettre de passer des choix à l’initiative. »

    La proposition intitulée « Empreintes lumineuses » vous invite à réaliser un travail de projet. Ce dernier, sous la forme d’une affiche ou fiche-projet, doit impérativement contenir les éléments suivants :

    1. Titre de la réalisation et note d’intention.
    2. Illustration du projet : croquis, schémas annotés ou photomontages.
    3. Échantillons.
    4. Plan de travail, afin de formaliser le suivi du projet, mais tout en laissant la possibilité de faire le point.
    5. Texte de quelques lignes soulignant les points importants de votre projet et argumentant le choix de l’œuvre pouvant être mise en relation avec le travail en cours.
    6. Présentation pertinente de la réalisation en situation (: accrochage, installation…).

    Prenez soin d’utiliser un vocabulaire adéquat.

    Le projet Le Grand Éléphant, Les Machines de l’île, Nantes
    https://www.lesmachines-nantes.fr/decouvrir/le-grand-elephant/

    Wrapped Reichstag, Berlin, Christo et Jeanne Claude, 1971-95
    http://christojeanneclaude.net/projects/wrapped-reichstag


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2Les méthodes et outils pour apprendre – D3La formation de la personne et du citoyen – D4Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine