Étiquette : Portrait

  • Portrait sans visage

    Portrait sans visage

    1. Concevez et créez une cagoule ou un masque artistique (: attention, un masque enveloppant). Son port doit exprimer une idée forte qui donne à voir son porteur autrement.
    2. Ensuite, réalisez Portrait à la cagoule ou Portrait au masque, un portrait photographique modifiant (voire perturbant) – de par la présence de la cagoule ou du masque, mais aussi par la mise en scène – la perception que le spectateur a habituellement du modèle. Votre projet (notes et croquis), réalisation de la cagoule ou du masque et prise de vue s’inspireront à votre gré du physique ou du psychique. 
      • physique : aspect extérieur général de quelqu’un, 
      • psychique : relatif à la pensée.
    #autoportrait #portrait #ressemblance #écart #masque #visage

    Portrait, cagoule et masque

    Un portrait est une œuvre picturale, sculpturale, photographique ou littéraire représentant une personne réelle ou fictive, d’un point de vue physique ou psychologique.

    Le portrait a différentes fonctions, au-delà de la volonté de perpétuer le souvenir d’une personne et de vouloir créer une image historique du commanditaire, il a souvent une fonction immédiate de représentativité. Il exprime souvent le désir d’ubiquité, à usage politique ou religieux. Pendant longtemps, il a été entendu que le portrait devait être l’exercice de figuration le plus mimétique, mais l’étude attentive de son histoire a pour le moins modéré ce jugement.

    La cagoule et le passe-montagne sont des couvre-chefs descendant en dessous du menton, masquant ainsi presque toute la tête et une partie du cou, à l’exception d’une ou plusieurs ouvertures réservées aux yeux et parfois à la bouche. La façon dont ils couvrent le visage garantissant un certain anonymat à celui qui la porte.

    Le masque assure de nombreuses fonctions, variables selon les lieux et l’époque. Simple protection, divertissement ou associé à un rite, œuvre d’art ou produit normalisé, il se retrouve sur tous les continents. Même lorsqu’il n’y exerce pas son rôle principal, le masque constitue lui-même une œuvre d’art en tant qu’il est fait de recherches formelles. Des artistes comme Auguste Rodin en sculptent ainsi sans leur impartir une autre fonction. Des masques originellement dévolus à des pratiques magiques ou mystiques inspirent également des peintres comme Georges Braque et Pablo Picasso au début du 20e siècle. Néanmoins, le masque apparaît souvent comme l’élément d’un costume, un accessoire destiné à changer l’allure de son porteur. Sa signification se précise alors à la lumière d’événements particuliers, comme le théâtre ou la fête.

    Questions

    En quoi le port d’un masque révèle-t-il une part d’invisible ? Dans quelle mesure le masque confectionné et le portrait photographique interrogent-ils notre rapport au réel ? En quoi la mise en scène opérée à la prise de vue participe-t-elle à la représentation de l’expression recherchée par la présence de l’accessoire ?

    Guillaume WEILER (designer), Dazzle Camouflage, 2015

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques
    • comprendre que l’écart peut être source d’expression
    • tirer parti de l’écart entre réalité et fiction.

    Références artistiques possibles

    • Gustave COURBET, Le Désespéré, 1844-1845, huile sur toile, 45 × 55 cm
    • Sonia DELAUNAY, costume pour les « Ballets Russes », 1909-1911
    • Sophie TAEUBER-ARP, costumes dada d’inspiration Hopi, 1922
    • Frida KAHLO, Les Deux Fridas, 1939, huile sur toile, 173 × 173,5 cm, Musée d’art moderne de Mexico
    • Francis BACON, Selfportrait, 1971, huile sur toile, 35,5 × 30,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Jean-Michel JOURNIAC, Hommage à Freud, 1972, photographies
    • Erwin WURM, One Minute Sculpture, 1998, photographie
    • Nicole TRAN BA VANG, Collection Printemps/Été, 2001, photographies numériques
    • Cindy SHERMAN, Clowns, 2003-2004, photographies
    • Daniel FIRMAN, Esther, 2004, installation
    • Sascha NORDMEYER, Hyperlip, prothèse de communication, 2009, objet de design en matière plastique rouge
    • Ben HEINE, Pencil vs Camera, depuis 2010, série de photographies. Les œuvres Pencil Vs Camera représentent des dessins réalisés, photographiés et tenus par Ben Heine dans un endroit spécifique. Elles marient la photographie et le dessin et ajoutent à des scènes ordinaires de nouveaux éléments surréels, visionnaires ou romancés.
      https://benheine.com/fr/art/pencil-vs-camera/
    • Hideki KUWAJIMA, Euphoria 100320 et Euphoria 100701, divers objets en matière plastiques, 2010
    • John STEZAKER, Mariage (Portrait cinématographique – collage) LXXXVIII, 2013
    • Willie COLE, Zebratown Mask 1, chaussures en cuir, 2013
    • Cf. bookface ou sleveface (: phénomène internet qui consiste pour une ou plusieurs personnes à être pris en photographie en posant avec une pochette de disque vinyle représentant des parties du corps, de façon à prolonger l’image de la pochette et ainsi créer une illusion)

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifsJ’ai du mal à concevoir, réaliser et à mener à bien mon projet.

    Je conçois et réalise en partie mon projet artistique, et rencontre des difficultés dans sa présentation.

    +-

    Je conçois, réalise et présente de manière fiable mon projet artistique en le menant à son terme.

    +

    Je conçois, réalise et présente mon projet artistique abouti, en le mettant en valeur avec maîtrise et assurance.

    ++

    2.2 – Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur

    Je ne mène pas à terme ma production, même avec l’accompagnement du professeur.

    Je commence à m’engager dans mon projet individuel, mais ai besoin de plus de soutien pour le mener à son terme.

    +-

    Je mène à terme ma production individuelle dans le cadre du projet accompagné par le professeur.

    +

    Je montre une réelle capacité à mener à bien une production individuelle souvent de manière autonome.

    ++

    3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques

    Je ne porte aucun regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel. Je ne sais pas apprécier la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Je commence à développer un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, mais ai besoin d’être guidé dans l’appréciation de la diversité des images.

    +-

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en reconnaissant la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    +

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en saisissant avec acuité la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques, et en tirant des influences pertinentes pour mes créations artistiques.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art ; les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • les qualités physiques des matériaux : les matériaux et leur potentiel de signification dans une intention artistique, leur nature et leurs caractéristiques, les notions de fini et non fini
    • l’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • 1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • 2.2 – Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.4 – Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.
  • Rencontre singulière

    Rencontre singulière

    Dans un montage photographique d’au minimum deux prises de vue, vous révélerez aux spectateurs une rencontre singulière entre vous et vous-même.

    #mise en scène #montage #séquence #récit #planche #polyptyque #portrait

    Méthodologie

    1. Analysez rapidement Chance Meeting de Duane MICHALS (1970) : une suite de 6 photographies nous permettant de regarder deux hommes se croiser dans une rue latérale, et au passage échanger un regard.
    2. Mise en commun : l’intérêt ici est de pointer un vocabulaire inhérent au médium photographique : cadrage, plan, angle de vue, mais aussi de fond, d’arrière-plan. En quoi y a-t-il une possible rencontre ? Qu’est-ce qui crée ce possible ?
    3. Analysez Bonjour, Monsieur Courbet de Gustave COURBET (1854) : tableau mettant en scène l’artiste rencontrant son mécène Alfred Bruyas sur le chemin vers Montpellier, avec son valet et son chien. 
    4. Mise en commun. En quoi y a-t-il une rencontre ? Quels codes sociaux représentés vous permettent de l’affirmer ? En quoi la composition du tableau aide-t-elle à cette lecture ?
    5. Définissez la singularité de la proposition, pour rappel une suite photographique montrant une rencontre entre vous et vous-même. Proposez sous forme de croquis « cette rencontre singulière » et listez vos besoins spécifiques pour la prise de vue et son traitement : accessoires, vêtements, autres photos pour la réalisation d’un photomontage, etc.
    6. À l’aide de l’iPad, réalisez les prises de vue, puis réunissez-les sur une même planche en utilisant une application de type PicFrame. Remarque : il est toujours d’utiliser le logiciel GIMP sur ordinateur si vous avez envisagé un photomontage.
    7. Mise en commun et verbalisation des travaux.
    Duane MICHALS, Chance Meeting, 1970

    Références artistiques possibles

    Le CARAVAGE, Narcisse, 1598, huile sur toile, 110 x 92 cm, Galerie nationale d’art ancien, Rome.

    Louis LE NAIN, La Visite à la grand-mère, 1640, huile sur toile, 58 x 73 cm, musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg.

    Gustave COURBET, La Rencontre ou Bonjour Monsieur Courbet, 1854, huile sur toile, 132 x 150,5 cm, Musée Fabre de Montpellier.

    Duane MICHALS, Chance Meeting, 1970, photographies. L’artiste utilise des séquences de photographies pour suggérer un récit. Dans cette séquence, deux hommes passent dans une ruelle, mais la rencontre laisse apparaître une hésitation. Les photographies sont encadrées de manière cohérente, et les figures se déplacent à l’intérieur et à l’extérieur de la prise de vue, comme dans un film.

    Virgil WIDRICH, Copy Shop, 2001, court-métrage expérimental, 12 min. Un homme travaillant dans un magasin de reprographie fait accidentellement une copie de sa main. C’est alors que la machine se met à produire des photocopies montrant le début de journée tel que l’a vécu l’homme en question. Intrigué, il décide de débrancher l’appareil, mais le travail de copie de la réalité est en marche. Lorsqu’il revient le jour suivant, il rencontre des copies de lui-même et celles-ci ont envahi la ville.

    Édouard LÉVÉ, Rugby, 2003, série photographique.

    D’autres références pourront être convoquées en fonction des réalisations.

    Copy Shop de Virgil WIDRICH, 2001

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


  • Portrait de groupe… Chaotique

    Portrait de groupe… Chaotique

    Le portrait de groupe est, dans la peinture, la photographie, une scène de genre représentant plusieurs personnes – une famille, un groupe d’amis, etc. –, incluant ou non l’artiste lui-même, en suivant pour chacune les règles du portrait individuel.

    1ère partie

    Découvrez ci-après sur Wikipédia des œuvres caractéristiques de ce genre :

    En quoi ces tableaux relèvent-ils du genre du portrait ? Quelle est la place du sujet photographié, ou, plutôt, comment apparaît-il, dans l’espace de l’image ?

    Composition

    « La composition est une opération de la peinture par laquelle, dans une œuvre, on réunit les différentes parties. » — Alberti, De pictura, 1435
    La composition est l’organisation des éléments visuels à l’intérieur des limites d’une image. Elle s’envisage comme pratique et réflexion au moment de la réalisation de l’image ou comme sujet de l’analyse d’une image existante.

    Les éléments visuels pris en considération pour composer l’image :

    • la forme du cadre et ses proportions ;
    • la ligne : le chemin visuel qui permet à l’œil de se déplacer dans le tableau ;
    • la direction : les itinéraires visuels ;
    • la forme : un espace géométrique ou organique ;
    • la couleur et le ton : avec leurs diverses valeurs et intensités,
    • les lumières et ombres ;
    • les dimensions et proportions des formes les unes avec les autres ;
    • la perspective : l’expression de la profondeur.

    ATTENTION !
    ORGANISER : combiner, disposer, arranger des éléments d’un ensemble dans l’espace. 
    COMPOSER : former un tout par assemblage ou combinaison de divers éléments ou parties.

    En respectant la définition et en tenant compte des exemples donnés, proposez la photographie d’un portrait de groupe.
    Pensez la composition de l’image, travaillez sur l’espace dans lequel les personnages sont mis en scène. Pour cela, réalisez quelques croquis préparatoires.
    Lors de la prise de vue, soyez attentif à votre cadrage, à la mise au point, à la profondeur de champ, à l’éclairage.

    2ème partie

    Le dictionnaire définit le chaos de la manière suivante : confusion ou néant des éléments de la matière qui précède la création du monde (chaos originel) ; grand désordre, confusion générale.

    Tout d’un coup, un événement extérieur à la scène produit un très grand désordre. C’est le chaos. Proposez dès lors une nouvelle photographie de votre portrait de groupe en tenant compte de cette circonstance.
    Présentez les deux clichés sous la forme d’un diptyque comme une réponse possible à « ordre/ désordre » ou « composition/ organisation ».

    En quoi l’image relève-t-elle encore du genre du portrait ? Comment organisez-vous les corps photographiés entre eux et dans un même cadre ? Cette photographie fait-elle partie du domaine artistique ? Ne présente-t-elle pas les conditions pour rentrer dans la catégorie des « ratages » ? En quoi le diptyque nous incite-t-il à ne pas la classer dans la catégorie des images ratées ?

    • Jérôme BOSCH, Le Portement de Croix, 1515-1516, huile sur bois, 76,7 x 83,5 cm
    • Giulio ROMANO, La salle des Géants, 1525-1536, plafond de la salle des Géants du Palais Te, Mantoue, Italie
    • Caspar-David FRIEDRICH, La Mer de Glace (Le Naufrage), 1824, huile sur toile, 97 x 127 cm
    • Eugène DELACROIX, La Mort de Sardanapale, 1827 huile sur toile, 392 x 496 cm, Musée du Louvre, Paris,
      https://www.louvre.fr/oeuvre-notices/la-mort-de-sardanapale
    • Jeff WALL, The Destroyed Room, 1978, photographie cibachrome, 158,8 x 229 cm
      Dans Photographie Arte, documentaire vidéo de présentation de son travail, Jeff Wall explique le rapprochement de The Destroyed Room à La Mort de Sardanapale (1827) d’Eugène Delacroix.
    • Bernard FAUCON, Le Banquet, 1978, photographie
    • Jeff WALL, A sudden Gust of Wind (after Hokusai), 1993, photographie cibachrome, caisson lumineux, 229 x 377 cm
    • Annette MESSAGER, Articulés-désarticulés, 2001-2002, installation, pantins automatisés en tissu, cordes, poulies, moteurs, bois, câbles métalliques, ordinateur et logiciel informatique, 3 piques en bois, 6 colonnes en tissu, 20 lampes et 4 projecteurs, enclos avec piquets métalliques, 560 x 1500 x 1400 cm
    • Édouard LÉVÉ, Rugby, 2003, série photographique
    • Ryan SCHUDE, Photo Camp, 2009, photographie
    • Gérard RANCINAN, Le Festin des barbares, 2013, photographie de la série La trilogie des Modernes, tirage argentique sous Diasec® encadré d’un aluminium noir, 235 x 350 cm

    En appui sur des références artistiques, cette séquence vous a invité à engager une réflexion sur les représentations du corps dans l’art.
    Elle vous a permis de comprendre que, selon les actions plastiques engagées – performance, couleurs, rapport au réel, l’œuvre véhicule sens et message.
    Elle vous a amené à vous interroger sur l’identité ou le portrait en tant que tel et sur ce qu’il peut donner à voir au spectateur.


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la narration visuelle – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Vidéo-moi

    Vidéo-moi

    Cette vidéo, c’est tout moi !

    Montrez-vous dans une très courte vidéo en utilisant la démultiplication de l’image, par exemple, en ayant recours à l’incrustation ou en ayant recours à plusieurs écrans.  
    Des instants fugitifs pris sur le vif seront à privilégier.  Dans ce projet, il n’y a pas réellement d’écriture, essayez tout de suite de répondre à l’incitation en faisant de petites séquences dans le genre journal filmé – regarde ce que je vois, regarde ce que je fais – qu’on envoie à l’autre.

    Cependant cette réalisation nécessite un réel travail de groupe et une rigueur dans la captation des images et le montage. Soyez attentif aux explications de prise en main de l’iPad et du fonctionnement de l’application iMovie.

    Rédigez un cahier des charges pour encadrer votre projet :
    – une fiche précisant votre intention, la signification de votre travail et comportant les noms des membres de l’équipe (3 élèves), Quel sens donnez-vous à votre séquence au delà du fait qu’il s’agisse d’un portrait ?
    – votre storyboard*, (plan**, cadrage, mouvement, mise au point, lumière, etc.)
    – liste des accessoires, costumes, etc.

    Votre vidéo n’excédera pas 50 secondes.

    * Storyboard : Un storyboard est un document sur papier ou fichier numérique, utilisé au cinéma avant le tournage afin de planifier les besoins de l’ensemble des plans qui constitueront le film, aussi bien au niveau technique (cadrages, mouvements de caméra, effets spéciaux) qu’au niveau artistique (décors construits, décors virtuels). Sa mise en page ressemble à celle d’une bande dessinée dont chaque vignette représente un plan, décrit parfois en plusieurs dessins. L’ordre proposé est celui du montage final.
    ** Plan : Un plan est une prise de vue, comprise entre la mise en marche de l’enregistrement de la caméra et son arrêt. Pour simplifier, le plan est le jeu de scène filmé entre les deux mots magiques du tournage, « Action ! » et « Coupez ! »
    Séquence : Un ensemble de plans situés dans le même temps et dans le même lieu est une séquence. Une ou plusieurs séquences se rapportant à une même action, se déroulant en plusieurs lieux et en plusieurs temps, forment ce que l’on appelle une scène,
    Source Wikipédia

    Commentaires audio de Gus Van Sant : les non-moments dans le cinéma,
    On aura tout vu, émission du 19 octobre 2007 sur France Inter.

    Films marquants de Gus Van Sant : Promised Land (2013), Paranoid Park (2007), Last Days (2004), Elephant, Palme d’or et Prix de la mise en scène au Festival de Cannes (2003), Gerry (2002), A la rencontre de Forrester (2000), Psycho (1998), Will Hunting (1997).

    Références artistiques possibles :

    • Andy WARHOL, Andy eating a burger, 4min27
    • Pierrick SORIN, les Réveils, 1988.
    • Pipilotti RIST, Open My Glade (Flatten), 2000, vidéo projections de 1 min (en bandeau).
    • Bill VIOLA, The Quintet of the Unseen, 2000, installation vidéo. 15-19 min.
    • Tony OURSLER, Man She She, sculpture, dispositif de vidéo projection, 1997
    • Catherine IKAM, L’Autre, 1992, installation numérique
    • Nancy BURSON, Human Race Machine, 2000, dispositif numérique.
    • Gary HILL, Inasmuch As It Is Always Already Taking Place, 1990, installation vidéo, 16 moniteurs dans une niche murale, 40,6 x 136,5 x 172,7 cm (reproduction ci-dessous).
    Gary HILL, source moma.org

    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
      Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Me, Myself & I

    Me, Myself & I

    Réalisez votre portrait (autoportrait) avec l’appareil photo numérique ou l’iPad de la classe puis démultipliez-le 3 fois. Retravaillez-le numériquement ou sur impression papier.
    Votre production Me, Myself & I soutient une intention que vous expliquerez et questionnera éventuellement les limites de la ressemblance, les écarts entre le portrait et son modèle.

    Lors de la mise en commun, vous exprimerez à l’oral avec un vocabulaire approprié vos intentions artistiques de votre réalisation et établirez des liens entre votre travail et les œuvres ou démarches rencontrées en classe.

    Vocabulaires : ressemblance, représentation, écart, figuration, dé-figuration, portrait, identité, etc.

    BnF portraits / visages : http://expositions.bnf.fr/portraits/

    Portraits
    Portraits, Léa et Marion

    Références artistiques possibles :

    • Hippolyte BAYARD, Autoportrait en noyé, 1840, photographie.
    • Roman OPALKA, 1965/1 – ∞ – Détail photographique, photographie.
    • Lee FRIEDLANDER, New York City, 1966, photographie.
    • Michel JOURNIAC, Hommage à Freud – Constat critique d’une mythologie travestie, 1972, quatre photographies.
    • Lucas SAMARAS, Photo-Transformation, 1973-1976, Polaroid SX-70.
    • Roman CIESLEWICZ, Fernando Arrabal, 1974, photographie.
    • Cindy SHERMAN, Untitled Film Still, 1975, photographie.
    • Dieter APPELT, Autoportrait au miroir, 1978, photographie.
    • Jeff WALL, Picture for women, 1979, photographie.
    • Nancy BURSON, Second composite (Jane Fonda, Jacqueline Bisset, Diane Keaton, Brook Shields and Meryl Streep), 1982, photographie.
    • Thomas RUFF, Portrait Ralph Müller, 1986, photographie.
    • Yves TRÉMORIN, Jean-Claude, 1986, photographie.
    • Pierre HUYGHE, Chantier à Barbès-Rochechouart, 1994, photographie.
    • Duane MICHALS, Dr Heisenberg’s Magic Mirror of Uncertainty, 1998, photographies.

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

    Duane MICHALS, Andy Warhol, 1972
  • Illusion d’un autre

    Illusion d’un autre

    « Il y a du toi et il y a du moi ! »
    Proposez une image photo numérique qui soit à la fois vous et un autre.
    Si le travail sur votre propre image vous gêne trop, vous êtes autorisé à travailler à partir de deux portraits photographiques de célébrités (portraits frontaux, plan buste ou serré, fond neutre).

    • Suivre la présentation et participer à l’échange verbal.
    • Concevoir votre projet : carte mentale, croquis.
    • Réaliser vos prises de vue numériques en prenant soin au cadrage, à la lumière, à la mise au point…
    • Téléverser vos photographies sur l’ordinateur.
    • Retoucher-les en utilisant le programme The GIMP.
      Pour aller plus loin : https://www.gimp.org/tutorials/

    Objectifs de la séquence :

    • être capable de reconnaître différents types de portraits : officiels, d’apparat, psychologiques, mythologiques, d’artistes, autoportraits, caricatures, etc.
    • connaître différentes œuvres artistiques ayant pour sujet le genre du portrait,
    • être capable de créer des images diverses de portraits en fonction d’une intention,
    • être capable de créer des images à l’aide de logiciels.

    Illusion n.f. : du latin illusio (« ironie », « illusion, tromperie ») dérivé de illudere (« jouer avec, se jouer », « railler »)

    Au XIIIe siècle, erreur de perception causée par une fausse apparence. Aberration. Les illusions de sens. Une illusion de fraîcheur. Donner l’illusion de.
    Interprétation erronée de la perception sensorielle de faits ou d’objets réels. Illusions visuelles, tactiles. Illusion d’optique, provenant des lois de l’optique ; illusion du bâton brisé, etc. Fig. Illusion d’optique : erreur de point de vue.
    Apparence dépourvue de réalité. Mirage, vision. « Ce n’est pas une illusion ni des choses qu’on dit en l’air ; c’est une vérité » (Madame de Sévigné). « L’illusion comique » (théâtrale), de Corneille. Illusion due au trucage, à la prestidigitation (illusionnisme).

    Ulric COLLETTE, Portraits génétiques – Roxane-Jill

    Portraits génétiques est un travail de recherche photographique d’Ulric Collette sur les ressemblances génétiques entre les membres d’une même famille.

    Simple et original, le photographe prend en photo deux membres d’une même famille et à l’aide d’un logiciel de traitement d’image rassemble la moitié gauche d’un des deux portraits avec la moitié droite de l’autre afin d’en reconstituer un seul.

    *Portraits génétiques, Catherine-Véronique, en bandeau

    À propos des Métaportraits
    de Friederike VAN LAWICK et Hans MÜLLER

    Hohenbüchler – La Folie à Deux, 1992-1996, photographie numérique contre-collée sur PVC, ensemble de seize photographies, 150 x 110 cm.

    Depuis 1990, Friederike VAN LAWICK et Hans MÜLLER, deux artistes allemands qui travaillent ensemble, examinent la situation de couple d’artistes qui est la leur. Loin de juxtaposer simplement leurs portraits, ils effectuent une synthèse par ordinateur de ces portraits pour aboutir à une personnalité unique fictive qu’ils baptisent métaportrait.

    Le travail se décompose en de nombreuses poses isolées, sur le modèle du photomaton. L’identité du visage de chaque membre du couple aboutit, par imperceptibles glissements, à une fusion qui annihile la personnalité propre de chacun des modèles, à une sorte de synthèse indistincte qui rend leur identité identique et parfaitement semblable.

    L’intérêt du travail de van Lawick et Müller consiste à mettre en évidence des différences très subtiles que la répétition donne à voir ; le procédé du photomaton (la répétition de l’image) permet encore mieux de révéler toute la subtilité de ces différences.

    La transition et la transformation de l’homme à la femme, ou inversement de la femme à l’homme passent forcément par l’androgynie. La photographie se révèle extrêmement troublante. Les points de repères se brouillent et la confusion devient telle qu’on ne sait plus si on a affaire à une ou deux personnes et s’ils sont hommes ou femmes.

    Yach (portraits de Yegya Arman & Christine Hunold) – La folie à deux, 1992-1996, photographie numérique sur cibachrome contre-collée sur aluminium.

    MinkoffOlesen – La folie à deux, 1992-1996, photographie numérique sur cibachrome contre-collée sur aluminium.


    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.
    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • P_RTR__T

    P_RTR__T

    Olympe Aguado, Autoportrait dans l’atelier à Paris, 1853-1857, tirage sur papier albuminé,
    Paris Bibliothèque Natiinale de France

    Étienne Souriau dans son Vocabulaire d’esthétique propose une définition très complète :

    « Au sens général, représentation d’une personne ; mais la définition du portrait comme concept esthétique appelle quelques précisions.
    Dans les arts plastiques, on n’emploie pas le terme de portrait pour la sculpture, et pourtant la chose y existe, mais on dit tête, buste ou statue ; portrait se dit pour une œuvre en deux dimensions, peinture ou dessin. Le portrait est donc déjà une interprétation et transcription, donc choix, pour rendre l’apparence extérieure d’une personne, quel que soit le degré de réalisme. Bien qu’uniquement visuel, le portrait peut rendre très sensible la personnalité intérieure du modèle, par de nombreux indices tels que la pose, l’expression de la physionomie, etc.
    Définition du portrait, Étienne SOURIAU, Vocabulaire d’esthétique, Paris : P.U.F., 1990, pp.1161-1162.

    En vous interrogeant sur le regard que l’on porte aujourd’hui au portrait (: notamment aux selfies, aux publications sur les réseaux sociaux), vous réaliserez un portrait photographique singulier, car paradoxal : un portrait caché. À l’oral, vous aurez à répondre aux questions suivantes : en quoi est-ce encore un portrait ? Qu’apportent à votre travail la partie cachée, l’effacement ou la disparition du sujet photographié ?

    • Portrait : L’ancien français a forgé le terme de portrait à partir de pour (préfixe à valeur intensive) et de traire (tirer) dans le sens de dessiner. Cette remarque étymologique indique le lien qui existe entre le désir de fixer les traits d’une personne et la production des images.
    • Trait : Marque caractéristique distinctive ; élément qui permet de reconnaître, d’identifier. Les traits : ensemble des lignes caractéristiques du visage de quelqu’un.
    • Caché : Qu’on ne voit pas à cause d’un obstacle. Difficile à connaître.
    • Paradoxal : Dont les caractéristiques s’opposent. Contradictoire.

    Objectifs d’apprentissage :

    • Questionner la réalité de l’image.
    • Aborder les codes, les conventions, les normes, la nature, les fonctions ou finalités d’une image.
    • Développer un regard critique sur une pratique photographique normalisée et banalisée.

    Références artistiques possibles :


    Planche extraite du Mécanisme de la physionomie humaine ou analyse électrophysiologie de l’expression des passions (1862) du Docteur G.B. Duchenne, photographie d’A.Tournachon.
    Portrait de la Comtesse Castiglione de Pierre-Louis Pierson, atelier Mayer et Pierson, 1860.


    The Photojournalist (1951) et Portrait of a woman wearing a scuba diving mask (1955) d’Andreas Fininger


    Like Every Day de Shadi Ghadirian, 2000-2001
    Fiche PDF présentant la démarche de Shadi Ghadirian

    Liu Bolin, Hiding in the City 110, Puffed Food, 2013 63 x 80 cm

    « J’ai décidé de me fondre dans l’environnement. Certains diront que je disparais dans le paysage ; je dirais pour ma part que c’est l’environnement qui s’empare de moi ».
    Liu Bolin



    Oliver Jeffers, Dipped Paintings, 2015, Oil on canvas dipped in enamel, 42 x 38 cm


    John STEZAKER, Mask XIV, 2006

    Mask XIV est un collage créé en superposant une carte postale sur une photographie en noir et blanc. La photographie est un portrait publicitaire d’un acteur non identifiable réalisé dans les années 1940 ou 1950. La carte postale est une image couleur montée sur le visage de l’acteur. Elle montre une caverne rocheuse dans laquelle une piste sablonneuse se courbe autour d’un pilier central.
    Stezaker a positionné la carte sur le visage de l’acteur afin que la silhouette sombre des ouvertures rocheuses et la courbure de la caverne s’alignent avec les contours du visage de l’acteur provoquant une lecture anthropomorphique de l’image de la carte postale : les deux ouvertures de la lumière suggèrent des yeux séparés par la colonne centrale rocheuse qui recouvre le visage de l’acteur dans la position de son nez.

    Lancée vers 1980, la série de collages de masques fut élaborée à partir des collages de photographies de plateau. Les collages suivent tous un format similaire et trompeusement simple : un portrait promotionnel d’une étoile dont le visage est recouvert d’une carte postale – ostensiblement un masque – qui ouvre une fenêtre sur un autre espace. Initialement, les cartes postales étaient des images de ponts et de grottes qui, dans certains cas, réunissaient deux protagonistes ou plus. Au fil des ans, Stezaker a élargi sa gamme d’images pour inclure des tunnels, des cavernes, des formations rocheuses telles que stalactites et stalagmites, voies ferrées, ruines et monuments historiques, des clairières et des chemins ruisseaux, cascades, les lacs et la mer.

    Source : https://www.tate.org.uk/art/artworks/stezaker-mask-xiv-t12347


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Wonder Woman

    Wonder Woman

    La redécouverte de Sacha Goldberger de ces personnages héroïques a donné naissance à un désir de se les ré-approprier, de les ramener à un temps crucial de l’art occidental. Avec Super Flemish, le photographe confronte ces icônes de la culture américaine aux peintres contemporains de l’École flamande. La collection valorise l’utilisation des techniques du 17ème siècle (: travail de la lumière) pour illustrer la noblesse et la fragilité du super puissant de tous les temps. Par la perturbation temporelle qu’elles produisent, ces images nous permettent de découvrir, sous la patine du temps, une mélancolie inattendue des héros invincibles.


    Wonder Woman, photographie de la série Super Flemish, 2014

  • Les portraits de Hendrik Kerstens

    Les portraits de Hendrik Kerstens

    Hendrick Kerstens pense le portrait comme un art pictural. Le photographe ne se cache pas de son influence des grands peintres hollandais (Johannes Vermeer), dans la rigueur des cadrages, des lumières, auquel il ajoute son regard contemporain et son lot d’accessoires pour le moins déconcertant.


    Portraits de Paula Kerstens* photographiés par Hendrik Kerstens
    – Refuse veil, 2008
    – Doily, 2011
    – Cosy, 2012
    – Bubble Wrap, 2008

    * fille du photographe