Étiquette : Peinture

  • Ce que peint le peintre, c’est la peinture elle-même

    Ce que peint le peintre, c’est la peinture elle-même

    Parce que le geste pictural porte en lui l’acte de représentation du visible, il y a une relation avec cette notion de l’incarnation. La peinture met en chair, réincarne les choses déjà existantes peut-être, mais en incarne assurément de nouvelles. Cette relation matérielle, physique, qu’elle établit avec ses médiums : pigments, textures, liants, supports sont ce qui la relie avec elle-même son objet même, et non avec son sujet.

    « Ce que peint le peintre, c’est la peinture elle-même. » Hegel
    « Le sujet est un prétexte. Je crois que le sujet n’a jamais été une œuvre. » Jean-Pierre Raynaud

    Rendez palpable le pigment, l’eau et la lumière dans votre peinture en accentuant le geste.

    #pigment #eau #geste

    Questions

    En quoi le choix et l’utilisation de l’outil déterminent-ils la manière de peindre ? Dans quelle mesure le geste peut-il être expressif ? En quoi conditionne-t-il la création ? En quoi la nature du geste a-t-il des répercussions dans la production plastique ?

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre que le geste peut être la signification même d’une œuvre d’art
    • saisir que le geste engendre un ressenti représentatif, expressif, symbolique, sensoriel
    • découvrir que le geste peut suggérer autre chose que ce qu’il est et se libérer du référent réel
    • se rendre compte que les artistes font émerger des émotions par le biais de leurs gestes

    Références artistiques possibles

    • Jackson POLLOCK, One: Number 31, 1950, peinture à l’huile et peinture émaillée sur toile, 269,5 × 530,8 cm, MoMA, NY
    • Morris LOUIS, Russet, 1958, peinture polymère sur toile, 235,6 × 441,1 cm, MoMA, NY
    • Helen FRANKENTHALER, Mauve District, 1966, acrylique sur toile, 261,5 × 241,2 cm, MoMA, NY
    • Mark ROTHKO, Untitled, 1968, acrylique sur papier contrecollé sur bois, 45,4 × 60,8 cm, MoMA, NY
    • Claude VIALLAT, Sans titre (n°40), 1968, teintures d’éosine et bleu de méthylène sur toile, 280 × 194 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Sam GILLIAM, 10/27/69, 1969, acrylique sur toile, 355,6 × 469,9 × 40,6 cm, MoMA, NY
    • Simon HANTAÏ, Untitled [Suite « Blancs »], 1973, acrylique sur toile, 305,3 × 466,5 cm, MoMA, NY
    • Pierre SOULAGES, Peinture 324 × 362 cm, 1985, huile sur toile, Centre Pompidou, Paris
    • Craig COSTELLO (KRINK), Untitled (Roma), 2016, installation pour Outdoor Festival

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++

    2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifsJ’ai du mal à concevoir, réaliser et à mener à bien mon projet.

    Je conçois et réalise en partie mon projet artistique, et rencontre des difficultés dans sa présentation.

    +-

    Je conçois, réalise et présente de manière fiable mon projet artistique en le menant à son terme.

    +

    Je conçois, réalise et présente mon projet artistique abouti, en le mettant en valeur avec maîtrise et assurance.

    ++

    3.3 – Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires

    J’ai du mal à expliciter ma pratique artistique, à écouter et à accepter les avis divers et contradictoires des autres.

    Je m’ouvre aux échanges artistiques, mais ai besoin de plus de pratique pour expliquer clairement ma pratique et être réceptif aux opinions variées.

    +-

    J’explicite ma pratique individuelle ou collective, écoute et accepte les avis divers et contradictoires.

    +

    Je confirme une maîtrise à communiquer clairement sur ma pratique artistique, à écouter et à accepter de manière constructive les avis divers et contradictoires, favorisant ainsi une amélioration continue de mon travail.

    ++


    Références au programme du cycle 3


    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural : ses incidences sur la représentation, sur l’unicité de l’œuvre, son lien aux notions d’original, de copie, de multiple et de série,

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’hétérogénéité et la cohérence plastiques : les questions de choix et de relations formelles entre constituants plastiques divers, la qualité des effets plastiques induit,

    La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre :

    • les effets du geste et de l’instrument : les qualités plastiques et les effets visuels obtenus par la mise en œuvre d’outils, de médiums et de supports variés ; par l’élargissement de la notion d’outil — la main, les brosses et pinceaux de caractéristiques et tailles diverses, les chiffons, les éponges, les outils inventés, etc. — ; par les dialogues entre les instruments et la matière — touche, trace, texture, facture, griffure, traînée, découpe, coulure, etc. — ; par l’amplitude ou la retenue du geste, sa maîtrise ou son imprévisibilité,

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • 1.3 – Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Composantes théoriques

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

    • 3.3 – Formuler une expression juste de ses émotions, en prenant appui sur ses propres réalisations plastiques, celles des autres élèves et des œuvres d’art.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.
    • 4.3 – Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    *Photographie de Nicolas DeSarno – pexels.com

  • Oh, la trace !

    Oh, la trace !

    Alors que je viens de fabriquer ma propre peinture (cf. Fabriquer sa peinture à l’eau), une drôle de créature l’a renversée et a laissé sur ma feuille la trace de son passage.

    #trace #empreinte #macule #trainée

    À quoi donc ressemble la feuille après le passage de la créature ? Proposez une réponse en choisissant, mobilisant et adaptant des moyens plastiques variés dans une intention artistique en restant attentif à une part d’inattendu.

    Fabriquer sa peinture à l’eau

    Le port d’un masque antipoussière est indispensable dans la mesure où vous aurez à travailler avec des poudres colorées finement broyées : les pigments.

    1. Versez le pigment coloré brut sur une surface lisse et plane (plaque de plexiglas, de verre, de marbre…). 
    2. Ajoutez quelques gouttes d’eau et utilisez un couteau à palette pour obtenir un mélange sans grumeaux. S’il n’est pas complètement lisse, la peinture peut avoir des grumeaux lorsque vous l’utiliserez plus tard.
    3. Ajoutez le médium à peindre au pigment. Le médium que vous choisirez dépendra du type de peinture que vous souhaitez fabriquer : médium acrylique pour de la peinture acrylique, médium vinylique pour de la peinture vinylique, un jaune d’œuf pour de la tempera.
    4. Mélangez et ajoutez progressivement plus de médium. Vérifiez régulièrement la consistance afin de ne pas en ajouter de trop. Mélangez le médium et le pigment à l’aide d’une spatule ou d’un couteau à palette. Lorsque la peinture a la bonne consistance, elle présentera un aspect lisse et légèrement brillant.

    Notions abordées

    • Le geste : mouvement du corps, des bras, des mains. Ample, rapide, saccadé, violent, minutieux, le geste de l’artiste induit un sentiment, une émotion, un caractère…
    • La trace peut être celle laissée par le geste ou celle laissée par l’outil, même si elles peuvent parfois se confondre.
    • L’empreinte : trace laissée par un élément ou quelqu’un, sous l’action du poids, d’un déplacement ou d’un frottage.
    • L’espace : deux types d’espaces sont à distinguer en arts plastiques. L’espace littéral est l’espace matériel, physique, réel du support. L’espace suggéré est l’espace de la représentation en volume, en profondeur et/ou en perspective sur un support.
    Gyotaku

    Références artistiques possibles

    • Gyotaku (ichtyogramme) est un art japonais consistant à reproduire des empreintes de poissons sur différents supports tels que du papier ou du tissu. Cette méthode était utilisée par les pêcheurs pour immortaliser leurs plus belles prises. Ils pouvaient ainsi prouver leur valeur de pêcheur à leurs pairs.
    • Max ERNST. Les Mœurs des feuilles (The Habit of Leaves) d’Histoire Naturelle, 1926, portfolio de 34 collotypes après frottage.
    • Jackson POLLOCK at work, filmé et photographié dans son atelier par Hans Namuth, 1950
    • Yves KLEIN, Anthropométrie de l’époque bleue (ANT 82), 1960, pigment pur et résine synthétique sur papier monté sur toile, 155 x 281 cm.
    • Henri MICHAUX, Sans titre, 1960, encre de chine sur papier, 75 x 105 cm.
    • Jasper JOHNS, Study for skin, 1962, charbon sur papier, 55,9 x 86,4 cm, Collection de l’artiste, MoMA, NY.
    • Richard LONG, A Line Made by Walking, 1967, photographie, 37,5 x 32,4 cm, MoMA, NY.
    • ARMAN, Ange déchu, 1977, statuette et trace sur papier dans une boîte en Plexiglas, 7,5 x 10,9 x 1 cm.
    • Janine ANTONI, Loving Care, performance, Londres, 1993
    • Judith BRAUN, FINGERING #4, 2010, dessin au charbon avec les doigts sur un mur, 304 x 460 cm.
    • Bryan Nash GILL, Willow (Woodcuts), 2011, empreinte d’une coupe de tronc sur papier, 97,5 x 126 cm. 

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural – la narration visuelle.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les qualités physiques des matériaux – les effets du geste et de l’instrument.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

    Empreinte géante de dinosaure, source Reuters/ David Mercado
  • MOИ NOM

    MOИ NOM

    Sur mes cahiers d’écolier
    Sur mon pupitre et les arbres
    Sur le sable sur la neige
    J’écris ton nom

    Sur toutes les pages lues
    Sur toutes les pages blanches
    Pierre sang papier ou cendre
    J’écris ton nom

    Sur les images dorées
    Sur les armes des guerriers
    Sur la couronne des rois
    J’écris ton nom

    Extrait de Liberté, Paul Éluard (Poésie et vérité – 1942)

    « MOИ NOM » est typographiquement pictural.
    Proposez une production plastique dans laquelle l’écrit de votre nom ou prénom devient le sujet de la peinture.
    _Typographie : Ensemble des procédés de composition et d’impression en utilisant des caractères et des formes en relief. Agencement esthétique des éléments d’un texte.
    _Pictural : adj. Qui a rapport ou appartient à la peinture.

    Remarques :

    « La lettre a pour particularité de n’avoir aucune signification, de même elle n’est pas un son qui fait sens. Graphie sans lien avec le visuel ou l’expérience, au contraire des idéogrammes, elle n’existe que comme élément d’une chaîne. La lettre est liée à l’écriture et non au langage. »

    http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Lettre_image/index.html

    Vocabulaire : composition, organisation, lettre, écriture, signature, calligraphie, typographie, calligramme, idéogramme, hiéroglyphe, enluminure, tag, graff.

    Références artistiques possibles :

    • René MAGRITTE, La clé des songes, 1930, huile sur toile 81 x 60 cm.
    • Cy TWOMBLY, Untitled – Rome, June 1960, peinture à l’huile, graphite et pastel gras sur toile, 95,7 x 101,8 cm.
    • Jean DEGOTTEX, Aware I, 03 janvier 1961, huile sur toile, 200,5 x 349,6 cm, Centre Pompidou, Paris.
    • Joseph KOSUTH, Four Colors Four Words, 1966, quatre mots en néon orange, violet, vert et bleu, 10,8 x 198 x 6,4cm.
    • Robert INDIANA, LOVE, 1967, 86,3 x 86,3 cm, sérigraphie, MoMA, New York.
    • John BALDESSARI, I will not make any more boring art, 1971, lithographie, 57 x 76,4 cm, MoMA, NY.
    • Ben VAUTIER, Vrai Ben, 1971, 38 x 46 cm, acrylique sur toile ; Mots ou peinture ? 2018, 50 x 61 cm, acrylique sur toile.
    • Lawrence WEINER, TO SEE AND BE SEEN, 1972, installation :texte sur mur.
    • Alighiero BOETTI, Seguire il filo del discorso (Suivre le fil du discours), 1977, stylo à bille sur toile.
    • Jenny HOLZER, Truisms, 1977-1979, 250 phrases sur écrans LED.
    • Roman OPALKA, 1965/1 à ∞, détail 3324388-3339185, 1982, peinture acrylique sur toile, 196 x 135 cm.
    • Jean-Michel BASQUIAT, 50 cent Piece, 1983, acrylique, charbon, crayon, pastel et crayon sur toiles, 57 x 76,5 cm.
    • Andy WARHOL et Jean-Michel BASQUIAT, Untitled (Zenith ½), 1984, acrylique, huile, sérigraphie sur toile, 294 x 419 cm.
    • Tania MOURAUD, WHAT YOU SEE IS WHAT YOU GET (WYSIWYG), 1989, mur peint réalisé in situ, peinture acrylique noire satinée et peinture acrylique blanche, Centre Pompidou, Paris.
    • Edward RUSCHA, Industrial Strength Sleep, 1989, peinture acrylique et vernis sur toile, 150 x 369,5 cm
    • Barbara KRUGER, Your Body is a battleground. 1989, photomontage.
    • Richard BAQUIÉ, FIXER, 1994, 4 tirages cibachromes sous plexiglas sur châssis métallique, zinc plié et soudé, boulons et écrous de fixations 200 x 420 cm.
    • Ján MANČUŠKA, Oedipus, 2006, installation, lettrines en aluminium, fil de fer, hauteur des lettres : 3 cm. Textes en anglais portant sur trois variations d’un épisode
      décrivant le rapport entre un personnage et sa mère.
    Ben VAUTIER, Mots ou peinture ? 2018
    Andy WARHOL et Jean-Michel BASQUIAT, Untitled (Zenith ½), 1984
    The survival series, Protect me from what I want, Jenny Holzer, 1985-1986

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural – les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Walk on the wilde side

    Walk on the wilde side

    En utilisant le portrait photographique proposé en référence, vous produirez un travail plastique témoignant d’une transformation allant du « photographique au pictural ».
    Attention, la couleur est obligatoire.

    Publicity Still of Elizabeth Taylor, 1957, Collection of The Andy Warhol Museum

    Verbalisation à partir d’une lecture des qualités et des notions plastiques présentes dans le document (: pose, cadrage, frontalité, grain, noir et blanc, etc.), afin de définir les écarts entre le photographique et le pictural.

    • Yan PEI-MING, Crâne, 2003, huile sur toile, 150×150 cm.
      Bien que chinois, Yan Pei-Ming s’inscrit dans une grande tradition picturale occidentale. Puissants et massifs ses portraits tracés à larges coups de brosse témoignent d’une maîtrise du geste exceptionnelle.
    • Arnulf RAINER, Untitled (Death Mask), 1978, pastel à l’huile sur photographie en noir et blanc, 60,9 x 50,5 cm.
    • Arnulf RAINER, Spuk und Speib, peinture à l’huile et gouache sur photographie en noir et blanc, 59,8 x 49,5 cm (détail dans le bandeau).
      Arnulf RAINER présente des photographies dans lesquelles il retravaille les portraits. Travaillant essentiellement sur le corps au travers du médium photographique, Arnulf Rainer opère scarifications, retouches, ajouts sur ces photographies retravaillées. Souvent proche d’un rituel religieux et morbide, ses interventions sont souvent violemment expressives.
    • Gérard FROMANGER, Bouge (de la série Questions), 1976, huile sur toile, 162 x 130 cm.
    • Jacques MONORY, Meurtre no10/2, 1968, peinture acrylique sur toile, 160 x 400 cm, Centre Pompidou, Paris.
    • John BALDESSARI, The Studio, 1987, peinture vinylique sur photographie noir et blanc, 122 x 160 cm.
    • Andy WARHOL, Silver Liz, diptyque, 1965, 101,6 x 203,2 cm, peinture synthétique émaillée et encre sérigraphique sur toile

    .


    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction :  la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Craig Costello aka KR

    Craig Costello aka KR

    Craig COSTELLO, Spray Paint the Walls, 8 avril 2016, NY

    Pour l’événement organisé le 8 avril 2016 à New York par G-Shock & KRINK, le street artist Craig COSTELLO a pulvérisé des galons de peinture sur les murs blancs remplissant ainsi l’espace de peinture du plafond au sol. La peinture diluée goutte et coule dans les lignes verticales. La couleur et les formes créent une sensation organique qui contraste avec les lignes dures de l’architecture du lieu. D’autres murs comportaient de petits dessins monochromes encadrés créés en utilisant l’encre « Krink » et affichés comme une gamme vibrante de couleur.
    À cette occasion, le duo CREEP et les sirènes jumelles new-yorkaises Nina Sky ont diverti une foule influente d’artistes et de designers.

  • Yan Pei-Ming

    Yan Pei-Ming

    « Quand je fais un visage, il est tout à fait autonome et ne représente pas un personnage précis. Je travaille sur l’anti-portrait. »
    À partir de 1988, Yan Pei-Ming décide de ne plus peindre que des portraits. Il est en effet surtout connu pour ses toiles de format monumental, portraits de personnalités célèbres tels Mao ou Bruce Lee, mais aussi de son père. Ses portraits sont réalisés en noir et blanc (ou rouge et blanc), par de larges et rapides coups de brosse ou de rouleaux qui structurent fortement les formes. Les visages peints par Yan Pei-Ming sont représentés en gros plan, ce qui leur confère une présence étonnamment vivante, tout en les dépersonnalisant.


    Yan Pei-Ming travaille sur de grands et très grands formats ; avec de grosses brosses, il crée des saturations de noir, de blanc, de gris, parfois de rouge. Il travaille surtout sur le survivant, la guerre et la mort.