Étiquette : Noir et blanc

  • Valeur de gris

    Valeur de gris

    Photographiez à l’aide d’un smartphone ou d’un appareil photo numérique une composition révélant l’arrangement d’objets du gris le plus clair au plus foncé.

    #challenge #photographie en noir et blanc

    La composition en photographie est l’art d’arranger les différents éléments (les couleurs, les formes, les lignes, les différents plans) qui entrent dans le cadre photographié. Elle doit être simple pour être efficace et attirer très vite le regard du spectateur. 

    Les conseils suivants à appliquer lors de la prise de vue vous permettront d’obtenir de meilleurs résultats :

    • suivre la règle des tiers (https://fr.wikipedia.org/wiki/Règle_des_tiers), construire l’image à partir les lignes directrices et la perspective pour diriger l’oeil humain ;
    • penser la lumière, son contraste ;
    • remplir le cadre (se rapprocher du sujet), utiliser l’espace négatif pour mettre en avant le sujet ;
    • jouer l’encadrement, la symétrie ;
    • montrer la répétition à votre avantage ;
    • composer selon le point de vue, la profondeur de champ ;
    • montrer un nombre impair de sujets ;
    • simplifier votre composition ;
    • casser les règles.

    You don’t take a photographyou make it.

    Ansel Adams

    Les valeurs de gris sont toutes les nuances qui peuvent exister entre le noir et le blanc. Autrement dit, il en existe une infinité.

    Pour aborder les valeurs, l’outil incontournable reste le crayon à papier. Il offre une large et suffisante gamme de nuances. Par ailleurs, ses mines graphites se déclinent en différents degrés de dureté pour s’adapter à vos besoins :  

    • Les plus couramment utilisées sont de dureté moyenne (HB et B). 
    • Les mines tendres, plus foncées, sont idéales pour le travail de détail ou de croquis (2B ou 4B). 

    Avec la craie, le fusain est l’un des instruments à dessin les plus anciens, à la fois simple d’usage et économique ! Le bâtonnet est parfait pour réaliser les croquis et les travaux d’ombre et de lumière, car contrairement à la mine graphite, il est mat et ne reflète pas la lumière.

    Comme le graphite, il se décline en différents degrés de dureté. Pour commencer, préférez un fusain à la mine tendre et au diamètre large, plus facile à manier. Selon la pression que vous exercerez sur lui, vous obtiendrez une large palette de nuances, du gris léger au noir intense.

    Igor OVSYANNYKOV, Stylish wardrobe, 2017, photographie en noir et blanc

    Références artistiques possibles

    • Nicéphore NIÉPCE, Point de vue du Gras, 1827, héliographie
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Point_de_vue_du_Gras
    • Jacques DAGUERRE, Composition avec fossiles et coquillages, 1837, daguerréotype
    • Hippolyte BAYARD, Jardin, 1842, photographie
    • James Abbott McNeill WHISTLER, Arrangement en gris et noir no 1, dit aussi Portrait de la mère de l’artiste, 1871, huile sur toile, 144,3 x 163 cm, Musée d’Orsay
    • Edouard STEICHEN, Le Flat-Iron, Soir, 1906, photographie
    • Alfred STIEGLITZ, À ma fenêtre, NY, 1907, photographie
    • Hein GORNY, Sans titre (Cols de chemise), 1928, photographie
    • Irving PENN, Frozen Foods, NY, 1977, photographie
    • Peter FISCHLI et David WEISS, La Masturbine de la série « Un après-midi tranquille », 1984-1985, photographie
    Irving PENN, Collapse, NY, 1980, photographie

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    W. CARTER, Nine Steps Stair in Lysekil, Sweden, 5 décembre 2017, photographie en noir et blanc, Creative Commons – CC0 – Détail en bandeau

  • Fantasmagorique monde en noir et blanc

    Fantasmagorique monde en noir et blanc

    L’expression « noir et blanc » désigne des genres techniques en photographie, au cinéma, à la télévision, ainsi que des types de représentations esthétiques. Elle peut se rapporter à :

    • une œuvre comportant outre le noir et le blanc, tous les gris intermédiaires (par exemple une photographie en niveau de gris) ;
    • une œuvre ne comportant que le noir utilisé comme encre sur le papier blanc.

    Par le dessin d’un monde fantasmagorique*, vous mettrez en évidence dans la réalisation d’un monotype**, les qualités du noir, notamment sa capacité à faire ressentir la lumière.

    * Fantasmagorique : adj. de fantasmagorie + -ique ; du latin phantasma, « image de l’esprit ». Qui appartient à l’imaginaire.
    ** Le monotype est une estampe obtenue par un procédé non reproductible et de ce fait ne peut être classé dans la catégorie des gravures. Le terme de gravure induit que la surface de la plaque ne soit creusée, gravée. Or pour réaliser un monotype, l’artiste enduit directement sur sa plaque de métal ou de verre une fine couche d’encre, puis, avant que celle-ci ne sèche, il dessine avec un outil (stylet, pointe, pinceau…) sur la surface. Le dessin achevé, il dépose une feuille de papier qu’il presse sur la plaque ; l’encre est alors transférée sur la feuille. Avec cette technique, l’artiste ne peut réaliser qu’un seul exemplaire.

    Références artistiques possibles :

    • Edgar DEGAS, Le Tub, 1876-1877, monotype, 42×54 cm, Bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art, Paris (détail dans la bandeau)
    • Edgar DEGAS, Le Foyer (La Cheminée), 1880-1885, monotype sur papier, 42,5×58,6 cm, The Metropolitan Museum of Art, NY
    • Ernst Ludwig KIRCHNER, Five Cocottes, gravure sur bois, 1914, Museum of Modern Art, NY
    • Erich HECKEL, Strahlsund, 1913, gravure sur bois, 21×46 cm
    • Frans MASEREEL, Planche extraite de La Ville, gravure, Paris, 1925
    • Ludwig MEIDNER, Rue, encre, 1913
    • Giacomo BALLA, Profondeurs dynamiques, fusain, 1912
    • Mark ROTHKO, Untitled (Black, Red over Black on Red), 1964, huile sur toile, 205×193 cm
    • Pierre SOULAGES, Peinture 202×453 cm 29 juin 1979, diptyque, huile sur toile (http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-soulages/ENS-soulages.html)
    • Robert RYMAN, Chapter, 1981, huile sur toile de lin, 4 attaches métalliques, 223,5×213,5 cm

    Les techniques de l’estampe

    La gravure désigne l’ensemble des techniques artistiques qui utilisent l’incision ou le creusement pour produire une image ou un texte. Le principe consiste à inciser ou à creuser à l’aide d’un outil ou d’un mordant une matrice. Après encrage, celle-ci est imprimée sur du papier ou sur un autre support. L’œuvre finale ainsi obtenue s’appelle une estampe.
    Par abus de langage, les termes « gravure », « estampe » et « tirage » sont souvent confondus.

    Procédés de gravure

    La gravure en taille d’épargne :
    La planche est creusée partout où l’impression ne doit pas avoir d’effet ; le dessin seul est conservé au niveau initial de la surface de la planche, il est épargné. L’impression d’une gravure en taille d’épargne peut se faire à la main, ou sur une presse typographique. C’est la technique employée pour la gravure sur bois et la linogravure.

    La gravure en taille-douce :
    La gravure en taille-douce, ou gravure en creux, se pratique le plus souvent sur du cuivre. Contrairement à la taille d’épargne, l’encre va se déposer dans les creux gravés par l’artiste. L’impression de la plaque se fait sur une presse à taille-douce.

    La gravure à plat :
    Certains ajoutent la gravure à plat (ou impression à plat, ou planographie) aux deux précédentes catégories. C’est le cas de la lithographie ou du monotype qui ne nécessitent pas de reliefs, et ne sont donc pas des gravures au sens strict du terme, mais assimilés comme tels. Cependant, la première forme de la lithographie, inventée et lentement mise au point par Aloys Senefelder à partir de 1796, était une technique d’impression basée sur un très faible relief.

    Jodi Hauptman, curateur du MoMA et  Karl Buchberg, conservateur explore le procédé des monotypes d’Edgar DEGAS avec les imprimeurs Andrew Mockler et Jennifer Marshall des Éditions Jungle Press :

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    • Questionnement(s) :
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :  la matérialité et la qualité de la couleur.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
      Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine