Étiquette : Miniature

  • Jeu d’échelle

    Jeu d’échelle

    Proposez en photographie une mise en scène créant un effet d’échelle particulier, une disproportion importante entre les éléments présents.
    Pour cela, utilisez un personnage découpé d’une photographie et placez-le judicieusement dans un décor réel ou fabriqué.
    Attention, placez le personnage de telle sorte que, photographié ainsi dans son espace, le cliché crée pour le spectateur du sens.

    #miniature #geant

    Trouvez des photographies de personnages à découper sur ces sites :
    _ https://skalgubbar.se
    _ http://www.nonscandinavia.com

    Comment mettez-vous en scène votre personnage dans l’espace en créant une situation étonnante, insolite par un effet d’échelle ? Comment celui-ci s’insère-t-il dans le décor ? Comment créez-vous une effet de disproportion ?

    Échelle : rapport entre les dimensions réelles d’un objet et celles de sa représentation, ce qui permet, par comparaison, d’évaluer un ordre de grandeur.

    Références artistiques

    • Les voyages de Gulliver, roman de Jonathan SWIFT, 1721
    • Alice au pays des merveilles, roman de Lewis CARROLL, 1865
    • L’Attaque de la femme de 50 pieds, film de Nathan JURAN, 1958
    • Le Voyage fantastique, de Richard FLEISCHER, 1966
    • L’homme qui rétrécit, film de Jack ARNOLD, 1957
    • Chérie, j’ai rétréci les gosses, film de Joe JOHNSTON, 1989
    • Downsizing, film d’Alexander PAYNE, 2018

    • Joseph CORNELL, Object (Abeilles), 1940, boîte
    • Charles SIMONDS, Dwellings et Dwellings Winter, 1972-1974, installation 
    • Duane MICHALS, Things are Queer (Les choses sont bizarres), 1973, photographies
    • Pierrick SORIN, Théâtre optique, 2001, mange-disque, vinyle, miroir, vidéo – personnage homme courant sur disque vinyle
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, La bicyclette ensevelie, 1990, sculpture monumentale, parc de la Villette, Paris 
    • Anne et Patrick POIRIER, Domus Aurea, 1999, maquette de 19 m de long par 7 m de large 
    • Ron MUECK, A Girl, 2006-2007, sculpture monumentale reproduisant un nouveau né dans ses plus minutieux détails grâce au silicone, à la résine polyester et à la peinture à l’huile, 1,10 x 5,01 x 13,45 m 
    • Ron Mueck, In Bed, 2005, technique mixte, 162 × 650 × 395 cm
      https://www.fondationcartier.com/
    • Gilbert GARCIN, Le Poids des nuages, 2000, Je me Souviens des Jours, 2004, Icare Contrecarré, 2012, photographies
      C’est à l’occasion d’un stage aux Rencontres d’Arles que Gilbert Garcin s’enthousiasme pour la technique du photomontage. Il s’en inspire alors pour élaborer, sur une simple table, des décors minimalistes dans lesquels il dispose des figurines cartonnées (: photographies minutieusement découpées). Tour à tour scénariste, metteur en scène et (avec la complicité de son épouse Monique) acteur de ce mini-théâtre, Gilbert Garcin invente un monde en noir et blanc où se côtoient l’humour, le pathétique et l’absurde.
    • SLINKACHU, The Little People Project, photographies, depuis 2006, https://slinkachu.com
    • Tomoaki SUZUKI, exposition au CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux, sculptures réalisées entre 1999-2014
      Tomoaki Suzuki réalise des portraits minutieusement détaillés de divers jeunes urbains à une échelle réduite au tiers de leur taille réelle. Saisissantes silhouettes hiératiques, ces sculptures évoquent les modes de vie et les styles vestimentaires contemporains tout en réactualisant les traditions millénaires orientales de la sculpture sur bois.
      https://vimeo.com/92146664
    • Tatsuya TANAKA, Miniature Life, exposition 2018 à Nagoya, Japon,
      https://www.instagram.com/tanaka_tatsuya/ (en bandeau)
    Gilbert GARCIN, Lorsque le vent viendra, 2007, Photographie

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – la narration visuelle – la mise en regard et en espace.
    • Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace : l’hétérogénéité et la cohérence plastiques – l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Caché en S213

    Caché en S213

    Après avoir choisi un endroit singulier de la salle d’arts plastiques (S213), vous interviendrez sur le lieu et le donnerez à voir différemment en y intégrant…

    Pour se faire, il vous faudra :
    Observez les caractéristiques plastiques intrinsèques du lieu : les matériaux utilisés, les formes, les dimensions, l’organisation des éléments construits et/ ou naturels, les couleurs, la lumière, etc. Relevez (croquis) les points de vue les plus significatifs du lieu.

    Incitation :

    « On m’a rétréci et maintenant je vis caché à cet endroit dans la salle S213. »

    L’évaluation portera sur :
    la capacité à expliquer,
    la capacité à interroger le lieu où se réalise la production,
    la capacité à montrer la relation entre le lieu et la production.

    L’artiste new-yorkais Charles Simonds a créé une civilisation fictive, des lutins, dont il a imaginé l’histoire, un système de croyances et un mode de vie. De ce petit peuple Charles Simonds ne nous laisse entrevoir que les vestiges architecturaux centrés « autour de croyance envers la nature, vers la terre ». Leurs bâtiments sont faits de minuscules briques d’argile et d’autres éléments naturels tels que brindilles, os et sable. Ces bâtiments ne sont pas finis ou ils sont en ruines, abandonnés, s’érodant lentement.


    Pierrick Sorin : Titre variable n° 1  » le cousin », 2008, vidéo, théâtre optique, bois, miroir , tourne-disque, écran de télé

    Les théâtres optiques de Pierrick Sorin
    Depuis 1995, dans un dispositif de fabrication artisanale, l’artiste se met en scène sous forme d’hologramme virtuel faisant son apparition au milieu de décors miniatures et d’objets réels. « Le petit Sorin » se donne inlassablement en spectacle dans des saynètes ironiques et graves à la fois, en référence au cinéma muet.
    Ses théâtres optiques sont comparables aux boîtes d’optiques du XVIIIe siècle montrées dans les rues par des bonimenteurs. Des formes brèves basées sur les effets de répétition, les effets comiques, la reconnaissance de formes familières à travers l’imitation et la caricature ou le dédoublement et le travestissement. L’effet doit être instantané sur le spectateur.
    Le dispositif de trucage (: système de miroir, inspiré du professeur John Pepper) mis en place par Pierrick Sorin est pris dans une double fonction : produire de l’illusion et montrer ses principes de production. Offrir de l’enchantement et du désenchantement en faisant entrer le procédé mystificateur au cœur de la représentation.