Étiquette : Matérialité

  • Faire trace

    Faire trace

    Pour la réalisation de 9 croquis rapides de l’objet proposé en modèle, utilisez successivement – en recherchant à obtenir des effets artistiques différents – le stylo, le pinceau fin et la brosse plate sur alternativement divers supports apportés, par exemples : feuille de papier, de carton, coupon de toile (coton, synthétique), plaque de mousse polyester, de bois, film plastique, galet, carreau de faïence…

    #expérimentation #trace

    Pensez le tracé comme une ligne sensible : sinueuse, ondoyante, heurtée, déliée… , le gribouillage rageur et spontané, la ligne réfléchie, appliquée, maîtrisée, épaisseur et intensité du trait possiblement rehaussé, appuyé, finesse de lignes délicates, prégnance de l’outil choisi, empreinte de l’outil, effacement du trait, respiration de la surface, persistance de tracés incrustés dans la chair du papier, menus accidents…

    Questions abordées

    En quoi les caractéristiques physiques du support et de l’outil influencent-elles le geste de l’artiste ? Dans quelle mesure le choix de l’instrument aura une incidence sur le résultat et le geste ? En quoi l’outil, le support et le geste conditionnent-ils la création ?

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • prendre en compte l’influence des outils et du geste dans la représentation en deux dimensions,
    • saisir les relations entre la matérialité du support, le geste, le médium, l’outil,
    • choisir les outils et à en comprendre le geste et en observer la trace.

    Références artistiques possibles

    • Bernard BUFFET, La Rochelle 30/100, 1954, pointe sèche sur vélin BFK de Rives, 56 × 77 cm, Lacourière et Frélaut Imprimeur, Paris
    • Zao WOU-KI, Sans titre, 1968, aquarelle sur papier, 75,5 × 56,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Roman OPALKA, Opalka 1965/1 à l’infini, détail 3666937-3669842, encre de Chine sur papier sous coffret de plexiglas, 33,9 × 24,8 × 2,6 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Philippe FAVIER , Sans titre, 1987, peinture sur verre dans une boîte de sardines, 12 × 9,5 × 3 cm, Galerie Yvon Lambert, Paris
    • Olivier DEBRÉ, Sans titre, 1990-1991, huile sur toile, 380 × 915 cm
    • Judith BRAUN, FINGERING #4, 2010, dessin au charbon avec les doigts sur un mur, 304 × 460 cm
    • The KID, As water reflects the face, so one life respects the hear, 2015, stylo Bic sur papier, 182 x 182 cm
    • Emil FERRIS, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, 2018, roman graphique, Éd. Monsieur Toussaint Louverture
    • Yan PEI-MING, Portrait de Gustave Courbet, 2019, huile sur toile, 120 × 150 cm. Le travail pictural du peintre se distingue avant tout par les très grands formats qu’il utilise, créant ainsi un rapport physique entre le spectateur et ses œuvres. Sa peinture est constituée de larges touches entrecroisées et superposées, exécutées dans un geste énergique, voire violent, dans une sorte de corps à corps entre le peintre et sa toile. De plus, sa production artistique est essentiellement monochrome : utilisant du blanc, du noir, d’innombrables nuances de gris et parfois aussi des couleurs. Il s’affirme comme peintre de l’ombre et de la lumière par excellence. Enfin, en raison de son parcours et des sources d’inspiration, sa peinture crée des ponts entre l’Orient et l’Occident, entre la tradition et la modernité.
    L’artiste Yan PEI-MING réalisant le portrait de Gustave Courbet à Ornans le 5 avril 2019 (Photo AFP/S.Bozon)

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent

    J’ai du mal à faire des choix pertinents pour créer des effets artistiques.

    Je commence à explorer différents gestes, outils et matériaux, mais le résultat est souvent imprévisible.

    +-

    Je fais les bons choix et parviens à créer les effets artistiques prévus dans mon projet.

    +

    Je fais preuve d’une réelle maîtrise dans le choix, l’organisation et l’utilisation de gestes, d’outils et de matériaux pour créer des effets artistiques variés et convaincants.

    ++

    2.1 – Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique

    Je ne parviens pas à identifier les outils et les compétences nécessaires pour réaliser mon projet artistique.

    Je commence à reconnaître certains outils et compétences nécessaires, mais fais encore des erreurs.

    +-

    J’identifie avec assurance les principaux outils et compétences requis pour mener à bien mon projet artistique.

    +

    Je distingue facilement les principaux outils et comprends les compétences essentielles pour réaliser mon projet artistique, en les adaptant de manière efficace aux caractéristiques spécifiques de celui-ci.

    ++

    3.2 – Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation

    J’ai du mal à expliquer les choix artistiques dans mon projet et le cheminement de ma réflexion.

    Je commence à fournir des explications pour justifier mes choix artistiques, mais celles-ci manquent de cohérence et de clarté.

    +-

    Je justifie clairement mes choix artistiques en expliquant le cheminement qui m’a conduit à la réalisation finale.

    +

    Je fournis des justifications convaincantes, approfondies et bien liées à mes choix artistiques, mettant en évidence une réflexion critique et un cheminement réfléchi.

    ++


    Références au programme du cycle 3


    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural : ses incidences sur la représentation, sur l’unicité de l’œuvre, son lien aux notions d’original, de copie, de multiple et de série,

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’hétérogénéité et la cohérence plastiques : les questions de choix et de relations formelles entre constituants plastiques divers, la qualité des effets plastiques induits ; le sens produit par des techniques mixtes dans les pratiques bidimensionnelles et dans les fabrications en trois dimensions,

    La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre :

    • les effets du geste et de l’instrument : les qualités plastiques et les effets visuels obtenus par la mise en œuvre d’outils, de médiums et de supports variés ; par l’élargissement de la notion d’outil — la main, les brosses et pinceaux de caractéristiques et tailles diverses, les chiffons, les éponges, les outils inventés, etc. — ; par les dialogues entre les instruments et la matière — touche, trace, texture, facture, griffure, traînée, découpe, coulure, etc. — ; par l’amplitude ou la retenue du geste, sa maîtrise ou son imprévisibilité,

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

    • 3.2 – Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art


    *Photographie de Ksenia Chernaya – pexels.com

  • Cadre ou œuvre ?

    Cadre ou œuvre ?

    Réalisez le cadre* pour un objet choisi et présenté. Entre l’objet et le cadre à matérialiser, créez des liens plastiques, iconiques, sémantiques ou symboliques, conformément aux éléments constituant le cadre et à leur mise en espace.

    #cadre #objet #liens plastiques

    *Le cadre désigne deux éléments distincts :
    – la limite, le bord de l’image, d’un espace d’énonciation. Il est alors immatériel,
    – un objet qui vient souligner cette limite.

    Objectifs

    Les objectifs de cette séquence sont d’amener les élèves à :

    • réaliser un objet (le cadre) à partir d’éléments matériels les plus divers y compris d’autres objets, afin de s’interroger sur les notions d’hétérogénéité et de cohérence plastique
    • faire prendre conscience de l’espace de l’œuvre

    Problèmes

    Dans quelle mesure le dispositif de présentation peut-il être objet d’un questionnement artistique ?
    Comment le cadre peut-il transformer les conditions de réception d’une œuvre ? Où commence le cadre, où finit-il ? Quelles interactions avec l’œuvre présentée ? En quoi la mise en espace et le point de vue imposé au spectateur peuvent-ils faire sens ?

    Références artistiques possibles

    • Vincent VAN GOGH, La courtisane (d’après Eisen), 1887, huile sur toile, 100 × 60 cm, Musée Van Gogh, Amsterdam
    • Pablo PICASSO, Nature morte à la chaise cannée, 1912, huile sur toile, 29 × 37 cm, Musée national Picasso, Paris
    • Salvador DALÍ, Couples avec leurs têtes pleines de nuages, 1936, huile sur contreplaqué, ensemble 156,4 × 98,5 cm, Museum Boijmans van Beuningen, Rotterdam
    • Robert DELAUNAY, Fenêtres simultanées sur la ville, 1912, 40 × 46 cm, Kunsthalle, Hamburg
    • Martial RAYSSE, Soudain l’été dernier, 1963, peinture acrylique sur toile et photographie, chapeau de paille, serviette éponge, 106 × 227 × 58 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Pierre ALECHINSKY, Central Park, 1965, acrylique sur papier marouflé sur toile avec remarques marginales à l’encre de Chine, 162 × 193 cm
    • Daniel DEZEUZE, Châssis avec feuille de plastique tendue, 1967, bois, plastique transparent, 194,5 × 130 × 2 cm
    • Giulio PAOLINI, L’Origine della pittura, 1982-1983, châssis en bois, toiles montées sur châssis, moulage en plâtre sur base en bois peint et peinture fluorescente, 240 × 390 × 100 cm, MACM, Montréal
    • KOLKOZ, La Chevauchée, 2008, moulures, encadrement, feuille d’or, 153 × 255 cm, Galerie Emmanuel Perrotin, Paris
    • PIERRE et GILLES, La Vierge à l’Enfant, 2009, Hafsia Herzi et Loric, photographie imprimée par jet d’encre sur toile et peinte, pièce unique, avec cadre : 260,5 × 194,5 cm, Collection des artistes, Galerie Templon, Paris
    • Babak GOLKAR, série Parergon, 2011

    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • la mise en regard et en espace : ses modalités (présence ou absence du cadre, du socle, du piédestal, etc.), ses contextes (l’espace quotidien privé ou public, l’écran individuel ou collectif, la vitrine, le musée, etc.), l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres (lieux : salle d’exposition, installation, in situ, l’intégration dans des espaces existants, etc.),

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’hétérogénéité et la cohérence plastiques : les questions de choix et de relations formelles entre constituants plastiques divers, la qualité des effets plastiques induits ; le sens produit par des techniques mixtes dans les pratiques bidimensionnelles et dans les fabrications en trois dimensions,
    • l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets : création d’objets, intervention sur des objets, leur transformation ou manipulation à des fins narratives, symboliques ou poétiques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Composantes théoriques

    – Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.
    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Lot de Mirroirs encadrés, photographie de Terje SOLLIE – pexels.com

  • Avec du ruban adhésif

    Avec du ruban adhésif

    Utilisez du ruban adhésif pour réaliser une œuvre personnelle dans laquelle il ne vous servira ni à fixer ni à coller, mais il devra jouer de manière évidente un rôle primordial, à votre choix celui de support, matériau, outil…

    #scotch

    Enjeu

    Dans cette séance, vous allez utiliser du ruban adhésif de manière à ce qu’il devienne artistique. Pour cela, il vous faudra explorer les qualités physiques de ce matériau (brillance, transparence, souplesse, plasticité, capacité à coller, à modifier l’effet de matière, à capturer des poudres, à masquer, à recouvrir, etc.) et in fine détourner le scotch de sa fonction initiale pour s’en servir à autre chose que ce pour quoi il est fait au départ.

    Les questions et les références artistiques ci-après proposées, vous permettront de vous interroger sur les changements possibles de statut du ruban adhésif.

    Questionnement

    Comment prendre en compte les caractéristiques d’un matériau pour l’utiliser à des fins artistiques ? Quelles incidences et caractéristiques ce matériau a-t-il sur la pratique plastique en deux dimensions et en volume ? Comment la qualité physique d’un matériau induit-elle une pratique ? Comment tirer parti d’un matériau et l’exploiter pour lui donner une valeur expressive ? Comment les caractéristiques d’un matériau, sa transformation, son altération, constituent-elles l’œuvre ?

    Références artistiques possibles

    • Tatiana TROUVÉ, Fantômes, 1996-97, ruban adhésif transparent dimensions variables. Du scotch transparent utilisé dans les objets fantômes, Tatiana Trouvé dit que « ces matériaux fonctionnent comme l’épiderme de ces pièces ».
    • Olivier BLANCKART, The Remix Saigon, 1998, installation de 3 personnages, kraft, carton et scotch, 300 x 400 x 350 cm. Le plasticien réalise ses sculptures au moyen de matériaux d’emballage détournés : carton, papier kraft et scotch d’emballage qui donnent à ses sculptures un aspect caractéristique. Ses sculptures sont généralement une réinterprétation d’icônes de la photographie d’art ou de reportage.
    • Douglas GORDON, Monster, photographie couleur, 1997. Dans cet autoportrait, il s’exhibe selon une double image : au naturel et défiguré, du moins déformé à l’aide de rubans adhésif.
    • Maurizio CATTELAN, A perfect day, 1999, photographie couleur, plexiglas, aluminium, 258 x 192 cm. Cette pièce n’exista que le soir du vernissage et présentait au public le galeriste Massimo De Carlo de Milan complètement attaché au mur par de l’adhésif, le recouvrant presque entièrement, comme une grotesque mais non moindre saisissante crucifixion.
    • Mark JENKINS, Tape Men, 2003, corps en ruban adhésif. Ce street artiste américain est principalement connu pour ses installations de rue, commencées en 2003. Il a en particulier développé une technique qui consiste à mouler des formes (le plus souvent des corps) avec du ruban adhésif transparent.
    • Mark JENKINS, Traffic-Go-Round , 2007, cette installation a été faite sur le rond-point Thomas Circle, dans la capitale américaine. L’artiste a installé des moulages de petits chevaux sur les lampadaires autour de la place, dans le sens inverse de celui de la circulation, pour donner l’impression aux automobilistes que les chevaux tournaient comme dans un carrousel.
      http://xmarkjenkinsx.com
    • Mark KHAISMAN, You See I Know All About You From Your File, 2019, ruban adhésif brun sur panneau rétro éclairé, 91,4 x 121,9 x 15,2 cm. Mark Khaisman crée ses œuvres en appliquant des couches translucides de scotch brun d’emballage sur des panneaux en plexiglas rétro-éclairé afin de créer des zones d’ombre et de lumière qui, vues dans leur ensemble, composent des images de personnes ou d’objets reconnaissables provenant de diverses sources, notamment de l’histoire de l’art, de vieux films, de l’art de la propagande du XXe siècle et de ses propres photographies. (détail en bandeau)
    • Rebecca WARD, Rip and pull, 2009, installation, ruban adhésive isolant rouge
    • Santiago SIERRA, Passerelle obstruée par du ruban d’emballage, 1996, Mexico, Calzada Churubusco, épreuves noir et blanc (la deuxième : 150×277 cm), la passerelle piétonne permettant de passer au-dessus de l’autoroute étant obstruée, le passant se retrouve comme face à un défi de l’autorité.
    Monika GRZYMALA, Raumzeichnung, 2011, installation, ruban adhésif noir

    Sujet proposé sur le site académique de Grenoble


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux – l’objet comme matériau en art.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Éloge de la mollesse

    Éloge de la mollesse

    Éloge : paroles ou écrit à la louange de quelqu’un, de quelque chose.
    Mollesse : état, caractère de quelque chose, de quelqu’un qui est mou.

    En utilisant un matériau inhabituel, vous produirez un travail plastique tridimensionnel : sculpture ou installation, faisant l’éloge de la mollesse, c’est-à-dire, témoignant du remplacement des matériaux traditionnellement durs (: bois, fer, pierre, etc.) par d’autres plus lâches, malléables, inconsistants (: textile, corde, caoutchouc, film plastique, etc.).

    Lors de la verbalisation, les élèves seront amenés à s’interroger sur le dispositif de présentation, sur l’installation de leurs travaux.

    Références proposées en recherche :

    • ÉTIENE-MARTIN, Demeure V, 1962, tissu, cordages variés, cuir
    • Claes OLDENBURG, Typewriter, 1963, toile, kapok, bois et ficelle
    • CÉSAR, Expansion, 1968, polyuréthane
    • Robert MORRIS, Wall Hanging, 1969-1970, feutre lacéré, 250 x 372 x 30 cm (reproduit ci-dessus)
    • Eva HESSE, Contingent, 1969, fibre de verre et latex sur gaze, 350 x 630 x 109 cm
    • Robert SMITHSON, Glue Pour, 1970
    Glue Pour de Robert Smithson, 1970
    Contingent d’Eva Hesse, 1969

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Palimpseste contemporain

    Palimpseste contemporain

    Peut-on empiler du temps comme on empile des briques ?
    Donner à voir la matérialité du temps, restituer ce processus d’agrégation et de désagrégation, œuvrer par séquences, stratifications, dépôts successifs…

    • Éditer un champ lexical (: désigne un ensemble de noms, d’adjectifs et de verbes appartenant à une même catégorie syntaxique et liés de branches par leur sémantique) relevant de l’usure du temps ou des traces du temps.
      Exemple : rouille, oxydation, vermoulure, corrosion, craquelure, fissure, abrasion, patine, etc.
    • Lister des actions qui pourraient reproduire cette usure ou ces traces sur des matériaux habituellement utilisés en arts plastiques (: peinture, vernis, médium, papier, toile, bois, pierre, métal, etc.).
    • Proposer un mode d’emploi détaillé (: croquis, texte, échantillon) permettant de réaliser une œuvre présentant cette usure ou ces traces.

    Références artistiques possibles :

    • Kurt SCHWITTERS, Sans titre, collage signé pour Henry Cowel, 1928
    • Jacques VILLEGLÉ, ABC – 04 mars 1959, affiches lacérées marouflées sur toile 150,4 x 188,7 cm, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne
    • Raymond HAINS, Sans titre, affiches déchirées sur tôle, 1963, collection Frac Nord-Pas-de-Calais (détail ci-dessus)
    • Ernest PIGNON-ERNEST, Naples, sérigraphies d’après dessins originaux au fusain et à la pierre noire, 1988-1995
      « L’histoire de Naples ne s’efface pas ; s’y superposent mythologies grecque, romaine, chrétienne. »
    Ernest PIGNON-ERNEST, Épidémies, Naples, sérigraphie, 1988-1995

    Un palimpseste est un parchemin manuscrit dont la première écriture a été effacée afin d’écrire un nouveau texte. 
    Gérard Genette emploie le mot Palimpsestes comme titre d’un ouvrage de théorie littéraire sur La littérature au second degré (Paris : Seuil, 1982). Il s’agit pour lui d’étudier sous cette catégorie un type de transtextualité qu’il baptise hypertextualité. Il comprend donc le terme palimpseste au sens figuré, métaphorique, pour montrer qu’un texte littéraire peut toujours en cacher un autre, mais que, comme dans les palimpsestes anciens, il le dissimule rarement tout à fait, de sorte que le texte se prête souvent à une double lecture où se superposent, au moins, un hypertexte et son hypotexte.
    Source Wikipédia


    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine