Étiquette : Masque

  • Portrait sans visage

    Portrait sans visage

    1. Concevez et créez une cagoule ou un masque artistique (: attention, un masque enveloppant). Son port doit exprimer une idée forte qui donne à voir son porteur autrement.
    2. Ensuite, réalisez Portrait à la cagoule ou Portrait au masque, un portrait photographique modifiant (voire perturbant) – de par la présence de la cagoule ou du masque, mais aussi par la mise en scène – la perception que le spectateur a habituellement du modèle. Votre projet (notes et croquis), réalisation de la cagoule ou du masque et prise de vue s’inspireront à votre gré du physique ou du psychique. 
      • physique : aspect extérieur général de quelqu’un, 
      • psychique : relatif à la pensée.
    #autoportrait #portrait #ressemblance #écart #masque #visage

    Portrait, cagoule et masque

    Un portrait est une œuvre picturale, sculpturale, photographique ou littéraire représentant une personne réelle ou fictive, d’un point de vue physique ou psychologique.

    Le portrait a différentes fonctions, au-delà de la volonté de perpétuer le souvenir d’une personne et de vouloir créer une image historique du commanditaire, il a souvent une fonction immédiate de représentativité. Il exprime souvent le désir d’ubiquité, à usage politique ou religieux. Pendant longtemps, il a été entendu que le portrait devait être l’exercice de figuration le plus mimétique, mais l’étude attentive de son histoire a pour le moins modéré ce jugement.

    La cagoule et le passe-montagne sont des couvre-chefs descendant en dessous du menton, masquant ainsi presque toute la tête et une partie du cou, à l’exception d’une ou plusieurs ouvertures réservées aux yeux et parfois à la bouche. La façon dont ils couvrent le visage garantissant un certain anonymat à celui qui la porte.

    Le masque assure de nombreuses fonctions, variables selon les lieux et l’époque. Simple protection, divertissement ou associé à un rite, œuvre d’art ou produit normalisé, il se retrouve sur tous les continents. Même lorsqu’il n’y exerce pas son rôle principal, le masque constitue lui-même une œuvre d’art en tant qu’il est fait de recherches formelles. Des artistes comme Auguste Rodin en sculptent ainsi sans leur impartir une autre fonction. Des masques originellement dévolus à des pratiques magiques ou mystiques inspirent également des peintres comme Georges Braque et Pablo Picasso au début du 20e siècle. Néanmoins, le masque apparaît souvent comme l’élément d’un costume, un accessoire destiné à changer l’allure de son porteur. Sa signification se précise alors à la lumière d’événements particuliers, comme le théâtre ou la fête.

    Questions

    En quoi le port d’un masque révèle-t-il une part d’invisible ? Dans quelle mesure le masque confectionné et le portrait photographique interrogent-ils notre rapport au réel ? En quoi la mise en scène opérée à la prise de vue participe-t-elle à la représentation de l’expression recherchée par la présence de l’accessoire ?

    Guillaume WEILER (designer), Dazzle Camouflage, 2015

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques
    • comprendre que l’écart peut être source d’expression
    • tirer parti de l’écart entre réalité et fiction.

    Références artistiques possibles

    • Gustave COURBET, Le Désespéré, 1844-1845, huile sur toile, 45 × 55 cm
    • Sonia DELAUNAY, costume pour les « Ballets Russes », 1909-1911
    • Sophie TAEUBER-ARP, costumes dada d’inspiration Hopi, 1922
    • Frida KAHLO, Les Deux Fridas, 1939, huile sur toile, 173 × 173,5 cm, Musée d’art moderne de Mexico
    • Francis BACON, Selfportrait, 1971, huile sur toile, 35,5 × 30,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Jean-Michel JOURNIAC, Hommage à Freud, 1972, photographies
    • Erwin WURM, One Minute Sculpture, 1998, photographie
    • Nicole TRAN BA VANG, Collection Printemps/Été, 2001, photographies numériques
    • Cindy SHERMAN, Clowns, 2003-2004, photographies
    • Daniel FIRMAN, Esther, 2004, installation
    • Sascha NORDMEYER, Hyperlip, prothèse de communication, 2009, objet de design en matière plastique rouge
    • Ben HEINE, Pencil vs Camera, depuis 2010, série de photographies. Les œuvres Pencil Vs Camera représentent des dessins réalisés, photographiés et tenus par Ben Heine dans un endroit spécifique. Elles marient la photographie et le dessin et ajoutent à des scènes ordinaires de nouveaux éléments surréels, visionnaires ou romancés.
      https://benheine.com/fr/art/pencil-vs-camera/
    • Hideki KUWAJIMA, Euphoria 100320 et Euphoria 100701, divers objets en matière plastiques, 2010
    • John STEZAKER, Mariage (Portrait cinématographique – collage) LXXXVIII, 2013
    • Willie COLE, Zebratown Mask 1, chaussures en cuir, 2013
    • Cf. bookface ou sleveface (: phénomène internet qui consiste pour une ou plusieurs personnes à être pris en photographie en posant avec une pochette de disque vinyle représentant des parties du corps, de façon à prolonger l’image de la pochette et ainsi créer une illusion)

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifsJ’ai du mal à concevoir, réaliser et à mener à bien mon projet.

    Je conçois et réalise en partie mon projet artistique, et rencontre des difficultés dans sa présentation.

    +-

    Je conçois, réalise et présente de manière fiable mon projet artistique en le menant à son terme.

    +

    Je conçois, réalise et présente mon projet artistique abouti, en le mettant en valeur avec maîtrise et assurance.

    ++

    2.2 – Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur

    Je ne mène pas à terme ma production, même avec l’accompagnement du professeur.

    Je commence à m’engager dans mon projet individuel, mais ai besoin de plus de soutien pour le mener à son terme.

    +-

    Je mène à terme ma production individuelle dans le cadre du projet accompagné par le professeur.

    +

    Je montre une réelle capacité à mener à bien une production individuelle souvent de manière autonome.

    ++

    3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques

    Je ne porte aucun regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel. Je ne sais pas apprécier la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Je commence à développer un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, mais ai besoin d’être guidé dans l’appréciation de la diversité des images.

    +-

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en reconnaissant la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    +

    Je porte un regard curieux et avisé sur mon environnement artistique et culturel, proche et lointain, en saisissant avec acuité la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques, et en tirant des influences pertinentes pour mes créations artistiques.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art ; les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • les qualités physiques des matériaux : les matériaux et leur potentiel de signification dans une intention artistique, leur nature et leurs caractéristiques, les notions de fini et non fini
    • l’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • 1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • 2.2 – Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.4 – Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.
  • New Skin

    New Skin

    Concevez puis réalisez une nouvelle peau (ou un habillage) à porter devant ou sur votre visage. Son port doit exprimer ou revendiquer une idée forte qui sera présentée à la classe.

    #engagement #revendication

    Remarque

    Un skin (peau en anglais) est un adhésif décoratif imprimé, permettant de personnaliser et de protéger un objet (souvent high-tech, par exemple un smartphone ou un ordinateur portable). Un skin est très souvent fabriqué avec du vinyle microstructuré et plastifié après impression.
    Les skins en terme informatique sont des images ou des données qui permettent de personnaliser un logiciel ou un jeu vidéo.

    Méthodologie

    Servez-vous du gabarit existant ou d’un masque blanc de carnaval comme support pour créer la matière de cette nouvelle peau.

    Sa forme, sa couleur, sa texture, l’ajout de divers éléments, de graphismes, etc. habilleront votre visage et donneront à voir au spectateur votre engagement à une idée forte que vous définirez par une courte présentation.

    Télécharger le gabarit

    Guillaume WEILER (designer), Dazzle Camouflage, 2015
     

    Références dans la culture populaire

    • Les masques de la Commedia dell’Arte genre de théâtre populaire italien, né au 16e siècle, où des acteurs masqués improvisent des comédies marquées par la naïveté, la ruse et l’ingéniosité) : Arlequin, Scaramouche, Colombine, Polichinellle, etc.
    • Les masques du catch mexicain (: luche libre).
    • Le masque de l’anarchiste Guy FAWKES porté porté par le personnage de V dans la bande dessinée V pour Vendetta d’Alan MOORE et David LLYOD (1982-1990) puis par les hacktivistes du mouvement Anonymous (2003).
    • Le masque (visage de Salvator DALÍ) des braqueurs de La casa de papel d’Álex PINA , 2017 

    Références artistiques possibles

    • Portrait de Jeune femme, dite « L’européenne », 2e siècle. Les portraits du Fayoum sont un ensemble de peintures remontant à l’Égypte romaine exécutés du 1er siècle, à partir de la fin du règne de l’empereur romain Tibère, jusqu’au 4e siècle. Ce sont des portraits funéraires peints sur bois insérés dans les bandelettes au niveau du visage de la momie. Le défunt y est représenté en buste le visage de face.
    • Sankôjô, le vieillard, bois sculpté et peint, crin, 30 x 16 x 11 cm, Musée du quai Branly, Paris. Né au 14e siècle, le théâtre Nô constitue une des premières formes de pratique théâtrale au Japon.
    • Pablo PICASSO Tête de femme (Étude pour Les Demoiselles), juin-juillet 1906, crayon sur papier, 31 x 24 cm, Musée Picasso, Paris
    • Marcel JANCO, Tristan Tzara, 1919, carton, toile de jute, encre et gouache, 55 x 25 cm, assemblage de papier, Centre Pompidou, MNAM, Paris
    • Anton PEVNER, Masque, 1923, verre et plexiglax, MNAM, Paris
    • Masque Ammassalik, Groenland, années 1930, 25 x 11 cm, bois, Musée du Quai Branly, Paris
    • Meret OPPENHEIM, Le Déjeuner en fourrure, 1936, une tasse, sa soucoupe et une petite cuillère recouvertes de fourrure de gazelle, MoMA, NY
    • Keith HARING, Untitled (Bill T. Jones) ou Untitled (Grace Jones), 1984, body painting, photographie
    • Douglas GORDON, Monster, 1997, portrait photographique
    • Ervin WURM, One minute sculptures, 1998, performance
    • DAMSELFRAU (Magnhild KENNEDY), iCloni (for Lisa Lie/PONR), 2016, masque – https://www.damselfrau.com/
    • STELARC, Stretched Skin, 2009, triptyque photographique, 4 x 3 m
    • John STEZAKER, Mask (Film Portrait Collage), CLXXIII, 2014, collage, 20 x 17,6 cm
    • Osang GWON, Reclining Man Drinking, 2016, sculpture, 60 x 160 x 65 cm
    • @threadstories, Untitled, 2018, parure de visage réalisée au crochet, textile (en bandeau)
    • Willie COLE, Bella Figura. 2019, exposition de masques réalisés par assemblage de chaussures
    • A.J. FOSIK : https://www.instagram.com/ajfosik/
    • Shin MURAYAMA, Mask Maker : https://www.instagram.com/synmurayama/
    • Sabine PIGALLE : https://www.instagram.com/sabinepigalle/
    • YRURARI (masque en tricot) : https://www.instagram.com/yrurari/
    • James T. MERRY (créateur des masques de la chanteuse Bjork) : https://www.instagram.com/james.t.merry/
    Stephen JOPNES pour Jean-Paul GAULTIER, collection automne-hiver 1984

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux – la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • 22 juin 2020

    22 juin 2020

    Dessinez le masque le plus dingue !

    #déconfinement

    Si le contexte nous fait de suite penser au masque chirurgical ou de protection sanitaire, vous devez aussi penser aux autres types de masque (: masque de beauté, de plongée, de carnaval, de fer, de Zorro, à gaz, masque mortuaire, etc.).

    Méthodologie

    Servez-vous d’un masque existant comme départ de votre travail dessiné. Intervenez sur cette première esquisse pour en modifier la forme, le graphisme, la couleur, y ajouter des éléments, des textures…

    Votre masque dessiné devra être le plus dingue, c’est-à-dire, le plus extravagant, le plus voyant, le plus drôle, le plus fou, le plus bizarre.

    Questionnement

    Un masque a une apparence connue, celle-ci permet-elle de modifier la réalité du visage réel ? Que montrez-vous grâce à ce masque ?
    Il peut avoir une fonction : se protéger, respirer, s’embellir, revêtir une dimension sacrée… Comment prenez-vous compte de cette fonction ? Comment pourriez-vous la rendre encore plus efficace ?
    Un masque permet de voir sans être reconnu. Comment pourriez-vous intégrer cette importance du regard dans votre travail ?

    Références artistiques possibles

    • Portrait de Jeune femme, dite « L’européenne », 2e siècle. Les portraits du Fayoum sont un ensemble de peintures remontant à l’Égypte romaine exécutés du 1er siècle, à partir de la fin du règne de l’empereur romain Tibère, jusqu’au 4e siècle. Ce sont des portraits funéraires peints sur bois insérés dans les bandelettes au niveau du visage de la momie. Le défunt y est représenté en buste le visage de face.
    • Sankôjô, le vieillard, bois sculpté et peint, crin, 30 x 16 x 11 cm, Musée du quai Branly, Paris. Né au 14e siècle, le théâtre Nô constitue une des premières formes de pratique théâtrale au Japon.
    • James ENSOR, La Mort et les masques, 1897, huile sur toile, 78,5 x 100 cm, Musée d’Art contemporain de la Ville de Liège
    • Pablo PICASSO Tête de femme (Étude pour Les Demoiselles), juin-juillet 1906, crayon sur papier, 31 x 24 cm, Musée Picasso, Paris
    • Henri MATISSE, Portrait de Madame Matisse, 1913, huile sur toile, l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
    • Marcel JANCO, Tristan Tzara, 1919, carton, toile de jute, encre et gouache, 55 x 25 cm, assemblage de papier, Centre Pompidou, MNAM, Paris
    • Anton PEVNER, Masque, 1923, verre et plexiglas, MNAM, Paris
    • Masque Ammassalik, Groenland, années 1930, 25 x 11 cm, bois, Musée du Quai Branly, Paris
    • Pablo PICASSO Autoportrait, 30 juin 1972, crayon de couleur, 65,7 x 50,5 cm, Fuji Télévision Gallery, Tokyo
    • Keith HARING, Untitled (Bill T. Jones) ou Untitled (Grace Jones), 1984, body painting, photographie
    • John STEZAKER, Mask (Film Portrait Collage), CLXXIII, 2014, collage, 20 x 17,6 cm
    Ýrúrarí, knits for bodies and spaces by Ýr, based in Iceland

    Références dans la culture populaire

    • Les masques de la Commedia dell’Arte genre de théâtre populaire italien, né au 16e siècle, où des acteurs masqués improvisent des comédies marquées par la naïveté, la ruse et l’ingéniosité) : Arlequin, Scaramouche, Colombine, Polichinellle, etc.
    • Les masques du catch mexicain (: luche libre).
    • Scream, le film de Wes CRAVEN, 1997
    • Le masque de l’anarchiste Guy FAWKES porté porté par le personnage de V dans la bande dessinée V pour Vendetta d’Alan MOORE et David LLYOD (1982-1990) puis par les hacktivistes du mouvement Anonymous (2003).
    • Le masque (visage de Salvator DALÍ) des braqueurs de La casa de papel d’Álex PINA , 2017 
    Shepard FAIREY soutient Occupy Wall Street, 2011

    Versus Big Brother

    Alors que les caméras de surveillance et la reconnaissance faciale s’immiscent dans nos vies, quelques créatifs organisent la résistance. Du concept aux prototypes fonctionnels, des artistes et des designers conçoivent les parades qui vous permettront demain de demeurer incognito.

    Depuis 2013, un artiste américain basé à Berlin, Adam HARVEY, conçoit ainsi réellement un arsenal de parades accessibles au plus grand nombre. Dans sa boutique de la vie privée, la collection de vêtement Stealth Wear comprend un sweat à capuche, une visière thermique et un foulard capables de contrer l’imagerie thermique grâce à un tissu synthétique argenté qui réfléchit la chaleur.
    Dans son kit anti-surveillance, outre ces vêtements furtifs, le CV Dazzle – l’un de ses tous premiers projets – offre une liste d’apparences à adopter pour tromper réellement les systèmes de reconnaissance faciale. Ces looks sont inspirés des camouflages des soldats de la Royal Navy pendant la Première guerre mondiale, le camouflage Razzle Dazzle* (ou camouflage disruptif). Reposant sur un motif complexe formé d’un enchevêtrement de lignes irrégulières et de couleurs très contrastées, il permettait de protéger un navire des tirs d’artillerie et de torpilles, en empêchant l’adversaire d’estimer avec précision sa position et son cap. De même, CV Dazzle utilise des coiffures et des maquillages permettant de briser la continuité d’un visage, en obscurcissant les yeux et l’arête du nez et en créant des asymétries de teint. Sachant que les algorithmes de reconnaissance faciale reposent sur la détection de caractéristiques telles que la symétrie et les contours du visage, l’idée est ainsi de créer un « anti-visage ».

    Parmi les projets critiques, Facial Weaponization Suite de Zach BLAS consiste à créer, lors d’ateliers, des masques en plastique 3D modelés d’après les données faciales agrégées de tous les participants. Le résultat évoque une sorte de face collective, globuleuse et informe, une figure inhumaine et paranoïaque, illisible par les algorithmes, qui a pour vocation d’interpeller le public sur les dérives de la biométrie et de fournir un abri anti-yeux numériques.

    À Chicago, l’artiste Leo SELVAGGIO vend à prix coûtant son propre visage, sous la forme d’un masque en résine hyperréaliste, à quiconque veut se promener incognito, dans son projet URME Surveillance (U R Me pour « tu es moi »). Le masque, garantit son auteur, est capable de leurrer les sophistiqués algorithmes de reconnaissance de Facebook ou d’applis, comme la controversée NameTag qui permet, à partir d’une simple photo prise avec un smartphone, de connaître l’identité numérique d’un anonyme croisé dans la rue.

    Source cnetfrance.fr et next.liberation.fr/culture

    CV Dazzle

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Atelier photographique

    Atelier photographique


    Atelier photographique dirigé par Pablo Fernandez et Hervé Dez, 2009, Slovénie.