Étiquette : Jeu

  • Boîte de JE

    Boîte de JE

    À partir de mots qui vous caractérisent et vous définissent, concevez puis fabriquez une boîte de « JE » représentant votre égo.

    #égo #autoportrait #boîte #lettre #écriture #symbole
    Ben VAUTIER (dit BEN), La jungle de l’art, 1988

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • s’engager dans une réalisation en volume
    • s’éloigner des stéréotypes de l’autoportrait
    • jouer de l’écart entre réalité et fiction
    • comprendre que l’œuvre peut être un support ouvert à la perception, à l’interprétation.

    Questions

    En quoi le dispositif peut-il participer à la compréhension de l’œuvre ? Dans quelle mesure l’interprétation du spectateur peut-elle rendre autonome l’œuvre ? En quoi les interactions entre l’œuvre et le spectateur renouvellent-t-elles les questions artistiques sur la création ?

    Références artistiques possibles

    • Raoul HAUSSMANN (1886-1971), Tête mécanique (Mechanischer Kopf), 1919, marotte de coiffeur en bois et divers objets fixés dessus : gobelet télescopique, un étui en cuir, tuyau de pipe, carton blanc portant le chiffre 22, un morceau de mètre de couturière, un double décimètre, rouage de montre, un rouleau de caractère d’imprimerie, 32,5×21×20 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Marcel DUCHAMP (1887-1968), Boîte-en-valise, 1936-1941, carton, bois, papier, plastique, 40×37,5×8,2 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Joseph CORNELL, Penny Arcade Portrait of Lauren Bacall, 1945-1946, construction de boîte en bois, bois, verre, peinture, verre teinté, miroir, papier d’aluminium, ficelle, fil et collage de papier, 52×17,7×8,8 cm
    • Robert MORRIS (1931-2018), Untitled, Box for standing, 1961, performance
    • Piero MANZONI (1933-1963), Merda d’artista (Merde d’artiste), 1961, fer-blanc, papier, 5 cm de diamètre et 6,5 cm de haut
    • Andy WARHOL (1928-1987), Boîtes de savon Brillo, 1964, boîtes de contre-plaqué avec sérigraphie et acrylique, 43,2×43,2×35,6 cm chacune, installation dimension variables
    • Robert MORRIS (1931-2018), I-Box, 1962, armoire en contreplaqué peint, porte découpée en « i » majuscule, tirage gélatino-argentique, 48,3×33 ×3,8 cm
    • Tetsumi KUDO (1935-1990), Sans titre, 1963, boîte peinte avec collage, thermomètre, éléments en plastique enroulés de fils végétaux, 25×25×45 cm
    • Ben VAUTIER (dit BEN) (1935), Attention cette boîte contient Dieu en tant qu’œuvre d’art, 1966, boîte en bois et toile peinte, 22×18,5×19 cm
    • Ben VAUTIER (dit BEN) (1935), La jungle de l’art, 1988, boîte en bois peint, jeu sur papier et sérigraphie sur papier intissé, 36×25,5×8,5 cm
    Ben VAUTIER, Attention cette boîte contient Dieu en tant qu’œuvre d’art, 1966

    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : l’autonomie de l’œuvre vis-à-vis du monde visible
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.3 – Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • 4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
  • Caché.e.s

    Caché.e.s

    Faites une proposition photographique d’un endroit de votre maison, où, si on regarde bien, on vous voit, mais au premier regard on ne voit pas que vous êtes là.

    #cache #camouflage #miseenscene

    Cette séance est proposée par le groupe « ressources » de l’académie de Grenoble.

    Comment être présent dans une photographie sans être vu ? Quelle est notre expérience de l’image entre ce que nous voyons et ce que nous regardons ?

    Méthodologie

    Vous explorerez votre intérieur, et vous chercherez comment faire une photographie où vous soyez en même temps présent.e.s mais aussi caché.e.s. Vous pourrez jouer sur la mise en scène, sur la composition : déplacer les objets, modifier votre tenue, votre position, construire l’espace…
    Le corps devra cependant être présent dans l’image – il n’est pas nécessaire de voir le visage, le corps suffit.

    Une fois le dispositif mis en place, soit vous calez votre téléphone pour faire la photo à l’aide du retardateur, soit vous demandez à quelqu’un de prendre la photographie. Vous réaliserez plusieurs prises de vue et conservez celle qui répond le mieux à votre attente.

    Références artistiques

    Jan VAN EYCK, Les époux Arnolfini, 1434, 82 x 60 cm, National Gallery, Londres. Dans cette œuvre, se cache un autoportrait de l’artiste. Avez-vous une idée d’où il se trouve ? https://www.museumtv.art/artnews/articles/zoom-sur-les-epoux-arnolfini-de-jan-van-eyck/

    Gilles BARBIER, Planqué dans l’atelier, 2015, photographie

    Gilles BARBIER, Planqué dans l’atelier, 1996-2015, photographies couleur. Dans la série Planqué dans l’atelier, Gilles BARBIER s’amuse à se cacher dans la photographie. Il utilise un espace désordonné, plein de détails qui font que son corps se perd dans l’espace et il nous faut regarder longuement la photographie pour trouver l’artiste caché dans son atelier. http://www.documentsdartistes.org/artistes/barbier/repro13.html

    Liu BOLIN, Hiding in the city (Se cachant dans la ville), 2010. Artiste chinois, Liu BOLIN utilise la technique du camouflage pour disparaître dans l’environnement. Il disparaît pour qu’on puisse mieux le voir ! À travers son action artistique, il dénonce également le pouvoir chinois qui fait disparaître les gens qui ne sont pas d’accord avec lui.
    Détail de Supermarket No1, 2009, en bandeau
    http://www.artnet.fr/artistes/liu-bolin/?type=photographies
    https://www.mep-fr.org/event/liu-bolin-ghost-stories/

    Choisissez, parmi les références proposez ci-dessus, celle qui vous semble être la plus proche de votre production. Vous expliquerez le lien que vous faites entre votre production et l’œuvre choisie.


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • #tetrischallenge

    #tetrischallenge

    Début septembre, la police de Zurich (Suisse) décide de publier sur son compte Facebook le premier cliché de ce qui va devenir le « Tertris* Challenge ». Le principe consistait initialement à vider les véhicules d’intervention de leurs hommes et de leur matériel, à les disposer au sol méthodiquement de façon à former des motifs géométriques rappelant le jeu vidéo et à faire une photo. Mais le challenge devient désormais viral sur tous les réseaux sociaux où civils et militaires affichent d’étonnants inventaires photographiques.

    #tetrischallenge, police de Zurich (Suisse), sept. 2019
    #tetrischallenge, pompiers volontaires de Zoug (Suisse)

    *Tetris est un jeu vidéo de puzzle conçu par Alekseï Pajitnov.
    Il met le joueur au défi de réaliser des lignes complètes en déplaçant des pièces de formes différentes, les tétrominos, qui défilent depuis le haut jusqu’au bas de l’écran. Les lignes complétées disparaissent tout en rapportant des points et le joueur peut de nouveau remplir les cases libérées. Le jeu n’a pas de fin : le joueur perd la partie lorsqu’un tétromino reste bloqué en haut. Il doit donc résister le plus longtemps à la chute continue des tétrominos, afin de réaliser le meilleur score.
    Source Wikipédia

  • Jouons !

    Jouons !

    Chloé RUCHON, Barbie-foot, 2009, fabrication Bonzini, mélaminé, hêtre naturel, acier peint, métal, plastique, liège, tissu.

    Dans quelle mesure le jeu peut-il influencer la création artistique ?

    S’emparer d’un jeu célèbre et revisiter-le pour l’utiliser comme un élément constitutif de votre réalisation plastique, proposant ainsi une réflexion sur les liens entre notre monde pratique et quotidien et le champ de l’art.
    Présenter oralement votre projet ou production en prenant appui sur vos recherches, croquis, photomontages numériques, analyser votre pratique, celle de vos pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5).

    Références artistiques possibles :

    • Wim DELVOYE, Saint Stephanus II, 1990, vitrail, acier et émail, 211 x 316 x 110 cm.
    • Marurizio CATTELAN, Stadium, 1991, baby-foot pour 22 joueurs, bois, métal et verre.
    • Chris BURDEN, Another World, 1992, métal, plastique, bois, verre et moteur électrique 110 volts avec transformateur, 220x 150 x 150 cm.
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, Shuttlecocks, 1992, aluminium et plastique renforcé ; émail polyuréthane, 5,5 m de haut x 4,6 m de diamètre.
    • Pierrick SORIN, Pierrick et Jean-Loup font du foot, 1994, vidéo.
    • Gabriel OROZCO, Ping Pond Table, 1998., tables de ping-pong modifiées, eau, matériaux divers.
    • Fabrice Hyber, P.O.F. n°65 – Ballon carré, 1998–2006, cuir cousu.
    • Pierre HUYGHE, Atari Light, 1999, installation du jeu Pong, plafond lumineux de 12×12 dalles, deux manettes.
    • Laurent PERBOS, Le plus long ballon du monde, 2003, ballon de football en cuir, 175 x 25 x 25 cm.
    • Carsten HÖLLER, Unilever Series, 2006, tobogans installés à la Tate Gallery de Londres.
    • Benedetto BUFALINO, Le stade de foot dans le ciel, 2010, photomontage.
    • Belu-Simion FAINARU, Ping-Pong, 2010, table de ping-pong, filet, deux raquettes, balle, carte Israël/Palestine.
    • François CURLET, GoGolf, 2014, œuvre collective, parcours de mini-golf.
    Wim DELVOYE, Saint Stephanus II, 1990, https://wimdelvoye.be/work/goals/

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique – la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

    Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, Shuttlecocks, 1992
  • Autoportrait, faites votre je/ jeu

    Autoportrait, faites votre je/ jeu

    Réalisez une production plastique qui donne sens à la proposition : faites votre « je/ jeu ».
    Effectuez préalablement une recherche Internet sur le genre de l’autoportrait ; n’oubliez pas de les accompagner de croquis.

    Life is so complex, Martial Raysse, 1966, plexiglas coloré opaque ou transparent découpé et moulé sur contreplaqué, 150,2 x 250 cm, Musée de Grenoble
    Life is so complex, Martial Raysse, 1966, plexiglas coloré opaque ou transparent découpé et moulé sur contreplaqué, 150,2×250 cm, Musée de Grenoble.

    Évaluation

    • prise en compte du caractère ludique du projet (faites votre je/ jeu) ;
    • capacité orale à expliquer sa réalisation ;
    • capacité à élaborer une réponse complexe (existence de plusieurs niveaux de lecture).

    • Questionnement(s) : La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
      Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Guillaume-Benjamin Duchenne de Boulogne et son patient,
    Analyse électro-physiologique de l’expression des passions des arts plastiques

    Repères sur l’art contemporain

    Les évolutions technologiques et créatives, le miroir, la photographie (et son principe de reproduction), la vidéo.

    Références artistiques possibles

    • Autoportrait aux gants (représentation distincte de soi, fin XVe), Albrecht DÜRER, peinture sur bois, 1498
    • L’Homme qui bâille, Franz Xaver MESSERSCHMIDT, buste en bronze, 1771-1781
    • Stimulation électrique, Guillaume DUCHENNE  DE BOULOGNE, photographies, 1854
    • Autoportrait dans le camp (détail), Felix NUSSBAUM, huile sur toile, 1940
    • Life is so complex, Martial RAYSSE, plexiglas coloré, 1966
    • Big self-portrait, Chuck CLOSE, acrylique sur toile, 273×212 cm, 1967-1968
    • Self-Portrait, Andy WARHOL, acrylique and sérigraphie sur toile, 1966
    • The Singing Sculpture, GILBERT & GEORGE, performance, 1971
    • Dix portraits de Christian Boltanski, Christian BOLTANSKI, photographies, 1972
    • Hommage à Freud, Jean-Michel JOURNIAC, photographies, 1972
    • Saynètes comiques, La tache d’encre, Christian BOLTANSKI, montage de 5 épreuves et textes à l’encre blanche sur carton noir, 1974
    • Untitled Film Still, Cindy SHERMAN, photographie, 1978
    • Autoportrait en travesti, Andy WARHOL, polaroid, 1981
    • Second composite (Jane Fonda, Jacqueline Bisset, Diane Keaton, Brook Shields and Meryl Streep), Nancy BURSON, photographie, 1982
    • Self-Portrait, Andy WARHOL, polaroid, 1986
    • Les réveils, Pierrick SORRIN, vidéo, 1988
    • La folie à deux, méta-portrait, LAWICK et MÜLLER, photographies, 1992
    • Monster, Gordon DOUGLAS, diptyque photographique, 1997
    • Vanité, Gilbert GARCIN, photographie, 1998
    • Self-hybridation, ORLAN, 1999
    • Autoportrait de l’artiste, Mask II, Ron MUECK, technique mixte, 77,2×118,1×85,1 cm, 2001
    • L’ombre de moi-même, Philippe RAMETTE, installation, 2007
    • Autoportraits 1965/ 1 – ∞, Roman OPALKA, photographies, 1965-2011

    Voir aussi la culture du selfie (: autoportrait photographique réalisé avec un appareil photographique numérique, un téléphone mobile puis téléversé sur les réseaux sociaux).

    Lavatory Self-Portraits in the Flemish Style, Nina Katchadourian, photographies, 2010
    Nina Katchadourian, en mars 2010, lors d’un vol long-courrier, a l’idée de se coiffer de papier hygiénique et de s’enfermer dans les toilettes de l’avion pour se prendre en photo. Le résultat : des autoportraits au style proche des peintures flamandes du XVe siècle. Depuis, Nina Katchadourian a multiplié les autoportraits : http://www.ninakatchadourian.com

    Portrait, autoportrait, autobiographie et identité à travers l’art vidéo

    imagespassages propose dans le cadre de son action d’éducation à l’image et aux nouveaux médias une initiation à l’art vidéo en classe par la présentation de monobandes d’artistes issues de son centre ressources sur le portrait, l’autoportrait, l’autobiographie et l’identité.
    Aujourd’hui, de nombreux artistes continuent de perpétuer la tradition du portrait et de l’autoportrait à travers le médium vidéo, utilisant l’autofiction, l’autodérision ou la narration autobiographique, comme autant d’outils affichés d’une profonde quête identitaire. L’autofiction vidéo leur sert bien souvent à exhiber des fantasmes, des histoires personnelles ou des tragédies, tout en se parant d’un masque romanesque emprunté à la littérature.

    Objectif cette intervention
    Favoriser l’esprit critique : prise de conscience des différents systèmes médiatiques (monobandes, exposition avec découverte d’une installation), la capacité à distinguer réalité et représentation de cette réalité.
    Analyser et décrypter une image :
    Développer l’imaginaire et la sensibilité : montrer aux élèves différentes œuvres ou s’expriment des discours différents (contemplatif, narratif, descriptif)
    Repères sur l’art contemporain dans l’histoire.

    Introduction du portrait dans l’histoire de l’art classique
    Le portrait et ses différents médiums : peinture, dessin, sculpture.
    L’évolution du portrait : le portrait religieux qui représente le divin donc le non visible, les portraits royaux, les portraits bourgeois.
    Les liens avec l’autobiographie et son développement au XIXe siècle en relation avec les sciences humaines.
    Les évolutions technologiques et créatives, la photographie et son principe de reproduction, la vidéo.
    Le portrait questionne l’identité et interroge le concept de la représentation.

    En quête de soi
    Les avant-gardes ont œuvré à l’édification d’un monde nouveau et ont relégué au second plan le sujet : le motif autant que l’individu. Dans l’après-guerre, temps des failles et de la désillusion, on tente de reconstruire le monde autour de l’homme, celui qui s’exprime comme celui qu’on représente. On constate un retour dans les œuvres à des formes qui révèlent un rapport au monde individualisé.
    Photographie et psychanalyse transforment radicalement les enjeux du portrait, interrogent la fonction d’identité et exhibant les conflits internes qui tiraillent l’individu et menacent son intégrité.

    Autoportrait
    Apparu à la fin du Moyen-Âge, ce genre obéit pour l’artiste à des motivations diverses : pallier l’absence d’autre modèle, se présenter dans une position sociale, sonder le mystère de son être.
    Dans le prolongement de cette tradition, Picasso multiplie les représentations du peintre au travail face à son modèle, mêlant souvent l’autoportrait professionnel à l’intimité de la relation amoureuse.
    Francis Bacon tente de saisir la matière mouvante de son propre visage.
    Beckmann avec ses 80 autoportraits réalisés entre 1899 et 1950 se situe dans la filiation de Rembrandt : la vision qui se dégage de l’ensemble est celle d’une existence frappée de discontinuité, d’un individu aux prises avec les aléas de l’histoire et avec ses propres troubles.
    En 1948-49 Warhol se dessine avec un doigt dans le nez, corrigeant ironiquement ce visage qu’il n’a pas choisi.  » Si vous voulez tout savoir sur Andy Warhol, vous n’avez qu’à regarder la surface de mes peintures, de mes films, de moi. Me voilà. Il n’y a rien dessous. « .
    ORLAN et sa pratique artistique : transformation de son corps, prothèses (lien avec la performance et le corps de l’artiste).

    Double « je »
    S’inventer un double et s’observer peut fournir un moyen d’assumer les multiples facettes de sa personnalité.
    Chez Ernst dans un cycle de collage au début des années 30, il représente la figure de Loplop alias Hornebom alias Max Ernst. Par ce jeu d’identification, les frontières du sujet s’estompent.
    Le dédoublement, l’artifice seul permet encore le portrait par une mise à distance. L’artiste est dans son œuvre, sans toutefois y être totalement.
    Les artistes Gilbert & Georges cultivent également l’ambiguïté avec leurs ressemblances vestimentaires et physiques et multiplient les effets de permutation dans leurs compositions photographies fondées sur la répétition et la symétrie.

    Jeux de genres et jeux de rôles
    Duchamp s’invente un double féminin Rrose Sélavy et affuble La Joconde de moustaches.
    Pierre Molinier dans la mouvance surréaliste poursuit avec ses photographies une identité morcelée : il s’y compose un personnage androgyne.
    Dans ce travail sur soi passant par la métamorphose du corps : dès lors ce n’est plus tant l’identité qui est questionnée (quoique le visage soit recouvert de peinture comme chez Bruce Nauman) mais l’existence physique.
    L’œuvre de Cindy Sherman prise dans son ensemble se présente comme une vaste galerie de personnage et de rôle qu’elle-même campe au prix de déguisements qui la rendent plus ou moins méconnaissable. Caméléon, elle arpente les scènes de la peinture ancienne, les films hollywoodiens, suggérant des bribes de narration laissées en suspens. Ce goût du travestissement ramène aux déguisements de l’enfance n’en est pas moins inquiétant par la scission de la personnalité qu’il suggère.
    Bruce Nauman quand il se filme en train de faire des grimaces, se moque autant de lui même que de la croyance dans le pouvoir de transformation de l’art.
    Les vidéos de Pierrick Sorrin le montrent dans des situations inconfortables voir grotesques et dénigrent la figure de l’artiste.

    Mythologies personnelles et enquêtes de soi
    Le nouveau roman est un nouveau type de narration où l’auteur ancre son récit dans le quotidien et se consacre à traduire une réalité psychologique que le personnage classique est devenu incapable de contenir.
    Des artistes s’approchent de cette conception du récit, comme on le voit dans les biographies fictives construites de Boltanski ou d’Annette messager. Ils travaillent sur des données personnelles si communes que chacun peut y reconnaître une part de lui-même (enfance, image sociale de la femme).
    Valérie Mréjen réalise des films, elle fait des portraits en demandant à des personnes de raconter leurs histoires qui font écho à la sienne (en lien avec ses origines).

    Auto-fictions
    Sophie Calle et son œuvre plus évidemment autobiographique fonctionnent sur des transferts d’intimité (Douleur exquise, No sex last night).
    La photographe Nan Goldin rassemble depuis 1969 les pièces d’une autobiographie photographique : ses images documentent crûment sa vie intime et celle de son entourage.
    Joel Bartoloméo enregistre en vidéo ses relations avec sa famille et son quotidien.
    La distance entre l’art et le réel s’amenuise jusqu’à disparaître (relation également avec la littérature française actuelle : Angot)
    Liens également avec les vidéos faites par des amateurs en ligne (Dailymotion, YouTube).

    Le portrait et la réalité
    Le réalisme du portrait interroge ce qui nous nous détermine ? Notre physique, notre nom, l’endroit où nous sommes nés, là où l’on vit ?
    Les sérials portraits de Sigrid Coggins (artiste vidéaste d’Annecy).
    Écart entre ce que nous croyons être, ce que nous voulons être, ce qu’autrui perçoit de nous : histoire de voir et d’être vu.

    Le portrait dans notre société
    Photographie d’identité nécessaire sur nos papiers pour nous « reconnaître ».
    Le portrait robot.
    L’identité personnelle et collective : aujourd’hui nous vivons dans un système de surveillance : vidéosurveillance avec les caméras dans les espaces publics, le fichage avec les téléphones portables et cartes bancaires.
    Relation au voyeurisme et son retentissement dans les médias (la télé-réalité).

    (Voir également les vidéos de Jans Peters, Carine Doerflinger qui met en scène son corps, les photographies de Valérie Belin, Florence Lambert, Euxyseme, Anne Katrin Dolven…)

    Source imagespassage


    Détail de Do it Yourself (Violin) signé et daté au dos Andy WARHOL / 62′
    crayon graphite et crayons de couleur sur papier, 76,2 x 101,6 cm, 1962.

  • Jeu d’association

    Jeu d’association

    Au cours de votre année en sixième, plusieurs œuvres vous ont été présentées. Sauriez-vous, sans vous tromper, associer les légendes aux différentes reproductions ?

    Fiche à compléter – œuvres de 6e

  • Générique

    Générique

    Les œuvres utilisées dans le générique de Desperate Housewives sont :

    Adam et Eve de Lukas Cranach,
    Le Temple de Philae de David Roberts et une reproduction détourée de Nefertari,
    Les Époux Arnolfini de Jan Van Eyck,
    American Gothic de Grant Wood,
    Pin Up certainement de Gil Elvgren,
    Am I Proud de Dick Williams,
    Campbell’s Soup d’Andy Warhol,
    Romantic Couple et Couple Arguing (inspirés de l’oeuvre de Roy Lichtenstein) de Robert Dale.


    American Gothic de Grant Wood, 1930.