Étiquette : Gravure

  • Anatomie

    Anatomie

    _L’anatomie est l’étude scientifique, par la dissection ou d’autres méthodes, de la structure et de la forme des sujets organisés ainsi que des rapports entre leurs différents organes.
    Cadrer, agrandir, utiliser des opérations spécifiques aux arts plastiques et à partir du document proposé en référence, vous produirez un travail témoignant de l’anatomie de l’image.

    Figure anatomique, env. 1530

    Les termes suivants peuvent aider à votre réflexion : blow up*, texture, trame, trait, point, pixel, grain…

    Quelques œuvres d’Alain JACQUET argumenteront le propos lors des échanges.
    Mec Art, abréviation de l’anglais Mechanical Art, désigne un courant apparu en Europe dans les années soixante, consacré par l’expo à la galerie J, intitulée Hommage à Nicéphore Niepce. Il consiste en reportant ou sérigraphiant une image photographique existante sur un autre support, et cela à plusieurs reprises, à faire apparaître sa structure photographique : apparition du grain, effets de moirage par la superposition de trames… Le cliché agrandi et reporté donne à voir une image floue, des couleurs sans contour, des éléments figuratifs non reconnaissables (effet de blow up*).

    *Blow up : agrandissement photographique.
    Fait surtout référence aux premiers travaux de Joseph KOSUTH dont l’œuvre est classée en Investigations, la première (65-68) étant constituée de définitions du dictionnaire photographiées et agrandies. « Je voulais éliminer toute référence sensible à l’œuvre. Partant dans cette série de l’abstraction d’une chose concrète (l’eau, l’air), j’en vins à présenter des abstractions d’abstractions (signification, vide, universel, rien, temps). »

    Références artistiques possibles :

    • Andy WARHOL, Most Wanted Men No. 6, Thomas Francis C, 1964, sérigraphie, 121,92 x 198,12 cm
    • Alain JACQUET, Le déjeuner sur l’herbe, 1964, sérigraphie sur papier maroufflée sur toile formant un diptyque, 172,5 x 196 cm (172,5 x 98 cm chaque panneau)
    • Alain JACQUET, Portrait d’Homme bleu, rouge, jaune, 1964, sérigraphie sur toile montée sur châssis, 162 x 114 cm
    • Roy LICHTENSTEIN, Explosion, 1965, lithographie sur papier, 56,2 x 43,5 cm
    • Sigmar POLKE, Girlfriends (Freundinnen), 1965/66, huile sur toile, 100 x 104 cm
    • Sol LEWITT, Lines in Four Directions, 1976, rubber stamp print, 20,3 x 20,3 cm

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Gravure

    Gravure

    L’apprentissage des arts plastiques demande du temps. L’approche pédagogique de la « classe inversée » peut aider à retrouver ce temps si précieux essentiel à la pratique.

    5 raisons pour instaurer une approche de classe inversée :

    • Offre la possibilité aux élèves d’écouter autant de fois qu’ils le désirent les contenus théoriques nécessaires à leur travail en classe d’art.
    • Favorise une responsabilisation des élèves en les impliquant davantage dans leur apprentissage.
    • Permets d’accorder plus de soutien aux élèves en difficulté.
    • Autorise davantage d’interactions positives et centrées sur les apprentissages.
    • Permets une meilleure utilisation du langage plastique disciplinaire.

    Les techniques de l’estampe

    La gravure désigne l’ensemble des techniques artistiques qui utilisent l’incision ou le creusement pour produire une image ou un texte. Le principe consiste à inciser ou à creuser à l’aide d’un outil ou d’un mordant une matrice. Après encrage, celle-ci est imprimée sur du papier ou sur un autre support. L’œuvre finale ainsi obtenue s’appelle une estampe.
    Par abus de langage, les termes « gravure », « estampe » et « tirage » sont souvent confondus.

    Vidéo de 4min30 (source : Artisanales de Chartres 2011)

    Procédés de gravure

    • La gravure en taille d’épargne :
      La planche est creusée partout où l’impression ne doit pas avoir d’effet ; le dessin seul est conservé au niveau initial de la surface de la planche, il est épargné. L’impression d’une gravure en taille d’épargne peut se faire à la main, ou sur une presse typographique. C’est la technique employée pour la gravure sur bois et la linogravure.
    • La gravure en taille-douce :
      La gravure en taille-douce, ou gravure en creux, se pratique le plus souvent sur du cuivre. Contrairement à la taille d’épargne, l’encre va se déposer dans les creux gravés par l’artiste. L’impression de la plaque se fait sur une presse à taille-douce.
    • La gravure à plat :
      Certains ajoutent la gravure à plat (ou impression à plat, ou planographie) aux deux précédentes catégories. C’est le cas de la lithographie ou du monotype qui ne nécessitent pas de reliefs, et ne sont donc pas des gravures au sens strict du terme mais assimilés comme tels. Cependant, la première forme de la lithographie, inventée et lentement mise au point par Aloys Senefelder à partir de 1796, était une technique d’impression basée sur un très faible relief.

    A. La reproduction A est le détail d’une gravure :

    1. en taille d’épargne.
    2. en taille-douce.
    3. à plat.

    B. La reproduction B est le détail d’une gravure :

    1. en taille d’épargne.
    2. en taille-douce.
    3. à plat.

    C. La reproduction C est le détail d’une gravure :

    1. en taille d’épargne.
    2. en taille-douce.
    3. à plat.