Étiquette : Graphisme

  • The Tempest

    The Tempest

    Il pleut… Il vente… Tout se brouille…

    #graphisme #trait #expression #narration #animation

    Représentez le tumulte de la tempête en animation image par image en n’utilisant que le stylo à bille pour la partie dessinée.

    Le dessin englobe une grande pluralité de pratiques. L’usage du stylo à bille aura ici, ainsi que le format et le geste, une incidence sur votre production. C’est pourquoi dans un premier temps, vous devrez expérimenter les variations possibles avec cet outil unique.

    Objectifs

    Les élèves seront amenés à partir de la contrainte de l’outil graphique :

    • d’expérimenter les qualités expressives du stylo à bille (un outil de l’écriture plus que du dessin)
    • de choisir, d’organiser, de composer la représentation à des fins d’expression en s’éloignant des stéréotypes
    • de travailler les questions liées à l’image à des fins narratives, symboliques, poétiques, sensibles, imaginaires… au travers la création d’une animation image par image.

    Qu’est-ce que l’animation image par image ?

    Il s’agit d’une forme d’animation de type folioscope (: https://fr.wikipedia.org/wiki/Folioscope) : l’affichage d’une série de dessins successifs crée l’illusion du mouvement.

    L’animation image par image est une technique dont le secret réside entre chaque image constitutive de l’action. D’une extrême simplicité dans sa forme finale, la fluidité et la richesse de l’animation ne laissent pas transparaître l’attention minutieuse portée aux détails entre chaque prise de vue.

    Méthodologie

    Plusieurs éléments nécessitent une certaine attention pour la certitude d’obtenir un résultat optimal :

    1. Veillez à ce que la suite de dessins représente correctement les différentes phases de mouvement : la pluie, le vent, etc.
    2. Lors de la captation numérique des dessins, photographiez tour à tour les dessins sans qu’aucun élément indésirable ne soit présent dans le champ.
    3. Réalisez vos prises de vue à un endroit où vous maîtrisez totalement la lumière, par exemple sous une lampe. Les changements d’éclairage au fil du temps peuvent provoquer une incohérence dans les niveaux à mesure que la séance progresse.
    4. Stabilisez vos prises de vue. Une fois l’iPad correctement installé et réglé, évitez dans la mesure du possible de le bouger.
    5. Utilisez l’application dédiée à l’animation (iMotion ou iStopMotion ou iMovie) pour la captation des images et l’export en vidéo.
    6. Choisissez la vitesse d’animation (12 images par seconde) et la bande sonore avant l’export au format .mp4.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dessin_animé

    Références artistiques possibles

    • HOKUSAÏ, Le coup de vent dans les rizières d’Ejiri dans la province de Suruga, vers 1829-1833, estampe no18 de la série Trente-six vues du mont Fuji
    • William TURNER, Tempête de neige en mer, 1842, huile sur toile, 91,4×121,9 cm, Tate Britain, Londres
    • Georges SEURAT, La Zone, Fillette dans la neige, 1883, crayon Conté sur papier, 31,5×4,2 cm
    • Claude MONET, Tempête sur les côtes de Belle-Île, 1886, huile sur toile, 65,4×81,5 cm, Musée d’Orsay, Paris
    • Alighiero BOETTI, Vice Versa, 1980, stylo à bille sur papier, 70×100 cm
    • Robert MORRIS, The Miyuki Bridge (Firestorm Series), 1982, encre, fusain et graphite sur papier, 224×193,5 cm
    • Thomas MÜLLER, Sans titre, 2013, 160×115 cm, collection particulière, El Paso
    • Il LEE, MBL 1302, 2013, stylo à bille sur papier, 84,5×63,5 cm
    • The KID, As water reflects the face, so one life respects the hear, 2015, stylo Bic sur papier, 182×182 cm
    • Emil FERRIS, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, 2018, roman graphique, Éd. Monsieur Toussaint Louverture, Fauve d’or – Prix du Meilleur album 2019, Festival d’Angoulême
    • Exposition La Collection d’art contemporain BIC® au CENTQUATRE-PARIS-2018 – https://youtu.be/JDbcp1LqbSU
    • William SHAKESPEARE, The Tempest, 1610-1611, pièce de théâtre
    • Ludwig Van BEETHOVEN, Sonate pour piano no 17 en ré mineur, op. 31 nº 2, La Tempête, 1802.
    Thomas MUELLER, Sans titre, 2021, stylo à bille sur Arches, 160×115 cm,
    collection particulière, Hambourg – source : thomas-mueller-drawings.com

    Références au programme du cycle 3


    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural : ses incidences sur la représentation, sur l’unicité de l’œuvre, son lien aux notions d’original, de copie, de multiple et de série,
    • la narration visuelle : les compositions plastiques, en deux et en trois dimensions, à des fins de récit ou de témoignage, l’organisation des images fixes et animées pour raconter,

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.3 – Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.
    • 1.4 – Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • 2.2 – Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.
  • Le diable se cache dans les détails

    Le diable se cache dans les détails

    Réalisez une proposition visuelle à l’expression : « le diable se cache dans les détails ».

    #cacher #camoufler #dissimuler

    Par différents moyens plastiques, faites que la figure du diable devient l’élément de votre réalisation le moins voyant.

    Questions

    Quelle est notre expérience de l’image entre ce que nous voyons et ce que nous regardons ? Comment rendre invisible une figure ? En quoi les effets graphiques peuvent-ils faire disparaître une forme, tout en conservant son dessin ? Quelle est notre expérience de l’image entre ce que nous voyons et ce que nous regardons ?

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • travailler la ligne, le trait, faire des graphismes
    • faire la différence entre la forme et le fond,
    • appréhender les notions de concret et d’abstrait

    Le diable se cache dans les détails

    « Le diable* se cache dans les détails » est un idiome qui fait référence à un élément mystérieux caché et signifie qu’il ne faut jamais négliger les détails, car ils peuvent être source de désagréments importants.

    S’il n’est pas directement fait référence à la religion, l’image renvoie à un être maléfique, le diable, qui s’immisce discrètement dans le détail pour agir.

    * Le diable (en latin : diabolus, du grec διάβολος / diábolos, issu du verbe διαβάλλω / diabállô, signifiant « celui qui divise » ou « qui désunit » ou encore « trompeur, calomniateur ») est un nom propre général personnifiant l’esprit du mal. Le mot peut aussi être un nom commun désignant des personnages mythologiques malfaisants.

    Pour se cacher

    Le camouflage disruptif, aussi connu sous le nom de Razzle Dazzle aux États-Unis (Dazzle signifiant « embrouiller » en anglais), était une technique de camouflage destinée à protéger un navire des tirs d’artillerie et de torpilles, en empêchant l’adversaire d’estimer avec précision sa position et son cap. Attribué à l’artiste Norman Wilkinson, ce camouflage repose sur un motif complexe formé d’un enchevêtrement de lignes irrégulières et de couleurs très contrastées, afin de briser la silhouette du navire.

    Shigeki MATSUYAMA, Dazzle Room, 2016

    Peu à peu les images sont devenues plus nettes, puis elles se sont mêlées, camouflées l’une dans l’autre comme la passion des caméléons ; ça devenait trop complexe.

    Alain Jacquet, www.alain-jacquet.fr

    Références artistiques possibles

    • Jan VAN EYCK, Les époux Arnolfini, 1434, 82 x 60 cm, National Gallery, Londres. Dans cette œuvre se cache un autoportrait de l’artiste. Avez-vous une idée d’où il se trouve ? https://www.museumtv.art/artnews/articles/zoom-sur-les-epoux-arnolfini-de-jan-van-eyck/
    • Hans Holbein (1497-1543), Les Ambassadeurs, 1533, huile sur bois, 209×207 cm, Londres, National Gallery
    • Salvador DALÍ, Marché d’Esclaves (avec le buste invisible de Voltaire), 1940, huile sur toile, 47 x 66 cm, The Dali Museum, St Petersburg, Floride, USA
    • Alain JACQUET, Camouflage Botticelli, Naissance de Vénus III, 1964, sérigraphie.
      Dans la série Camouflages (1961-1964), des formes abstraites recouvrent le sujet : l’image devient ambiguë, indéterminée. Elle se fend, se déguise, entre formes abstraites et figures identifiables. Alain Jacquet joue avec l’image et s’en amuse, avec un humour évident, à la transformer, à la détourner. Comme le veut le Pop Art, il mélange des images populaires et familières et des emprunts à l’art classique. Les superpositions, le jeu de mots et l’homonymie dissimulent – et révèlent – le regard de Jacquet, parfois critique, souvent très drôle.
    • Martin HANDFORD, Où est Charlie ? (Where’s Wally? Where’s Waldo?), série de livres-jeux britannique où le lecteur doit réussir à retrouver un personnage, Charlie, à l’intérieur d’une image. La difficulté vient du fait que les endroits où se trouve Charlie sont très colorés, et surtout remplis de personnages et d’objets divers. Il y a également d’autres personnages déguisés comme Charlie, ce qui augmente encore la difficulté.
    • Liu BOLIN, Hiding in the city (Se cachant dans la ville), 2010. Artiste chinois, Liu BOLIN utilise la technique du camouflage pour disparaître dans l’environnement. Il disparaît pour qu’on puisse mieux le voir ! À travers son action artistique, il dénonce également le pouvoir chinois qui fait disparaître les gens qui ne sont pas d’accord avec lui.
      Détail de Supermarket No1, 2009, en bandeau
      http://www.artnet.fr/artistes/liu-bolin/?type=photographies
      https://www.mep-fr.org/event/liu-bolin-ghost-stories/
    • Desiree PALMEN, Interior camouflage, 2004, peinture acrylique sur combinaison coton.
      L’artiste photographe, à partir de 1999, décide, en réaction à l’installation de caméras de surveillance à Rotterdam d’entamer son impressionnante série « Camouflage ». Elle photographie alors les endroits surveillés, puis peint un camouflage unique sur les habits des personnes qui seront ensuite mis en scène dans l’espace surveillé. Par la suite, elle réalisera aussi des camouflages en intérieur.
    • Shigeki MATSUYAMA, Dazzle Room, 2016, installation, technique mixte.
      Shigeki Matsuyama s’inspire directement d’une technique de camouflage utilisée lors de la Première Guerre mondiale.
      https://www.sgk7.net/

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++

    1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique

    Je ne tiens pas compte des conditions de réception de ma production et ne prête pas suffisamment attention à la présentation, y compris numérique.

    Je commence à prendre en compte les conditions de réception de ma production, mais ai besoin d’aide en ce qui concerne les modalités de présentation.

    +-

    Je prends en compte de manière satisfaisante les conditions de réception dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de présentation, y compris numérique.

    +

    Je considère avec soin les conditions de réception de ma production, en adaptant la présentation, y compris numérique, pour renforcer l’impact artistique de ma réalisation.

    ++

    2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci

    Je ne confronte pas mon projet à ma réalisation et ne parviens pas à l’adapter ou à le réorienter en conséquence.

    Je commence à confronter mon intention artistique avec la réalisation de mon projet, mais ai besoin de plus de pratique pour l’adapter ou le réorienter de manière satisfaisante.

    +-

    Je confronte mon intention artistique avec la réalisation de mon projet et ajuste ou réoriente ma démarche pour assurer la dimension artistique de celui-ci.

    +

    J’articule avec maîtrise la confrontation entre mon intention artistique et la réalisation de mon projet, en adaptant ou en réorientant ma démarche avec justesse pour garantir une dimension artistique convaincante.

    ++

    3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées

    J’ai des difficultés à établir des liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    Je commence à percevoir certains liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe, mais ceux-ci restent évidents ou imprécis.

    +-

    J’établis des liens pertinents entre mon travail et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    +

    J’établis des liens complexes et nuancés entre mon travail, les œuvres et les démarches artistiques observées en classe, démontrant une compréhension approfondie.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
  • Au Bic

    Au Bic

    Dessinez sur un grand format (A3+, format raisin) au stylo à bille la barbe de Compère Gredin et tout ce que l’on peut y trouver. Vous n’utiliserez pas votre crayon de papier.

    #geste #ecriture #bic #ressemblance

    Le dessin englobe une grande pluralité de pratiques. L’usage du stylo à bille aura ici, ainsi que le format et le geste, une incidence sur votre production. C’est pourquoi dans un premier temps, vous devrez expérimenter les variations possibles avec cet outil unique.

    Questions

    Qu’est-ce que cela change de dessiner au stylo à bille ? Est-ce l’outil que vous auriez choisi représenter la barbe de ce personnage et pour travailler sur ce support ? En quoi l’écart entre le référent et sa représentation peut-il
    être source de valeur expressive ?

    Temps de réalisation : de 60 à 80 minutes

    Une barbe dégoûtante

    « Tout le monde le sait, un visage sans barbe, comme le vôtre ou le mien, se salit si on ne le lave pas régulièrement. La chose n’a rien d’étonnant. Mais pour un barbu, le problème est différent. Tout reste collé à ses poils, surtout la nourriture. La sauce, par exemple. Vous et moi, nous pouvons nous débarbouiller la figure avec un gant de toilette et avoir vite l’air plus ou moins présentable. Impossible pour les barbus. Nous pouvons aussi, avec un peu d’attention, manger sans nous faire des moustaches. Impossible pour les barbus. Observez bien un barbu manger, et vous verrez que, même s’il ouvre grand la bouche, il lui est difficile d’avaler du ragoût, de la glace ou de la crème au chocolat sans en laisser des traces sur sa barbe. Compère Gredin, lui, ne prenait même pas la peine d’ouvrir grand la bouche quand il mangeait. Et comme il ne se lavait jamais, les restes de ses repas se collaient à sa barbe. Soyons justes, il s’agissait de petits restes, car, en mangeant, il s’essuyait la barbe du revers de la manche ou du plat de la main. Mais si l’on y regardait de plus près (ce qui n’avait rien d’agréable !) on découvrait de petites taches d’œufs brouillés, d’épinards, de ketchup, de poisson, de hachis de foie de volaille. Bref, de toutes les choses dégoûtantes que Compère Gredin aimait ingurgiter. Si l’on s’approchait encore plus près (attention ! attention ! mesdames et messieurs, bouchez-vous le nez !) et si l’on examinait bien sa moustache en bataille, on apercevait des rogatons plus consistants qui avaient échappé au revers de sa manche depuis des mois et des mois : du fromage vert grouillant de vers, un vieux cornflake moisi et même la queue visqueuse d’une sardine à l’huile. Avec cette barbe dégoûtante, Compère Gredin n’était jamais mort de faim. Il lui suffisait d’explorer sa jungle poilue d’un coup de langue pour trouver de quoi grignoter çà et là un morceau de choix. Vous voyez que Compère Gredin était un vieux bonhomme sale et malodorant. Mais ce que vous allez découvrir bientôt, c’est qu’il était aussi affreusement méchant. »
    Extrait de Les deux gredins de Roald DAHL, Éd. Folio junior

    Références artistiques

    • Alighiero BOETTI, Vice Versa, 1980, stylo à bille sur papier, 70 x 100 cm
    • Robert MORRIS, The Miyuki Bridge (Firestorm Series), 1982, encre, fusain et graphite sur papier, 224 x 193,5 cm
    • Jan FABRE, Les années de l’heure bleue, 1977-1992, exposition à Saint-Étienne 2012, détail d’un Bic Art en bandeau
    • Thomas MÜLLER, Sans titre, 2013, 160 x 115 cm
    • Il LEE, MBL 1302, 2013, stylo à bille sur papier, 84,5 x 63,5 cm
    • Karl BEAUDELERE, KXB7, Entité jaune, 2015, stylo-bille sur papier, 29,5 x 21 cm, collection de l’Art Brut, Lausanne
    • The KID, As water reflects the face, so one life respects the hear, 2015, stylo Bic sur papier, 182 x 182 cm
    • Emil FERRIS, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, 2018, roman graphique, Éd. Monsieur Toussaint Louverture, Fauve d’or – Prix du Meilleur album 2019, Festival d’Angoulême
    • Exposition La Collection d’art contemporain BIC® au CENTQUATRE-PARIS-2018
      https://youtu.be/JDbcp1LqbSU

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • C’est la tempête !

    C’est la tempête !

    Il pleut… Il vente… Tout se brouille… C’est la tempête !

    Réalisez le paysage de tempête décrit en ces termes en n’utilisant que le stylo à bille (encre bleue ou noire).

    Le dessin englobe une grande pluralité de pratiques. L’usage du stylo à bille aura ici, ainsi que le format et le geste, une incidence sur votre production. C’est pourquoi dans un premier temps, vous devrez expérimenter les variations possibles avec cet outil unique.

    Les termes météorologiques annoncés au fil du déroulement de la séance invitent les élèves à reprendre et accentuer régulièrement le travail du stylo sur leur support.

    La tempête peut être envisagée comme un objet d’étude, riche d’enjeux culturels, plastiques, artistiques. Elle constitue également un temps et un espace particulier qui change notre regard sur la nature avec tout ce qui s’y rapporte qui nous entoure.

    Objectifs

    Les élèves seront amenés à partir de la contrainte de l’outil graphique :

    • d’expérimenter les qualités expressives du stylo à bille (un outil de l’écriture plus que du dessin)
    • de choisir, d’organiser, de composer la représentation à des fins d’expression
    • à travailler les questions liées à l’image à des fins narratives, symboliques, poétiques, sensibles, imaginaires…

    Références artistiques possibles

    • HOKUSAÏ, Le coup de vent dans les rizières d’Ejiri dans la province de Suruga, vers 1829-1833, estampe no18 de la série Trente-six vues du mont Fuji
    • William TURNER, Tempête de neige en mer, 1842, huile sur toile, 91,4 x 121,9 cm, Tate Britain, Londres
    • Georges SEURAT, La Zone, Fillette dans la neige, 1883, crayon Conté sur papier, 31,5 x 4,2 cm
    • Claude MONET, Tempête sur les côtes de Belle-Île, 1886, huile sur toile, 65,4 x 81,5 cm, Musée d’Orsay, Paris
    • Alighiero BOETTI, Vice Versa, 1980, stylo à bille sur papier, 70 x 100 cm
    • Robert MORRIS, The Miyuki Bridge (Firestorm Series), 1982, encre, fusain et graphite sur papier, 224 x 193,5 cm
    • Thomas MÜLLER, Sans titre, 2013, 160 x 115 cm, collection particulière, El Paso
    • Il LEE, MBL 1302, 2013, stylo à bille sur papier, 84,5 x 63,5 cm
    • Karl BEAUDELERE, KXB7, Entité jaune, 2015, stylo-bille sur papier, 29,5 x 21 cm, collection de l’Art Brut, Lausanne
    • The KID, As water reflects the face, so one life respects the hear, 2015, stylo Bic sur papier, 182 x 182 cm
    • Emil FERRIS, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, 2018, roman graphique, Éd. Monsieur Toussaint Louverture, Fauve d’or – Prix du Meilleur album 2019, Festival d’Angoulême

    Exposition La Collection d’art contemporain BIC® au CENTQUATRE-PARIS-2018
    https://youtu.be/JDbcp1LqbSU

    Thomas MUELLER, Sans titre, 2021, stylo à bille sur Arches, 160 × 115 cm, collection particulière, Hambourg
    source : thomas-mueller-drawings.com
     

    Questionnement(s)

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les effets du geste et de l’instrument – la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • La nuit

    La nuit

    La nuit sert aussi à rêver, à voir autrement ou à ne plus voir… 

    #clair/obscur #lumière #graphisme

    Par la seule utilisation de votre stylo à bille, vous créerez sur feuille un travail graphique expressif (: la peur de la nuit, le trouble, l’angoisse, etc.) et narratif (: ça se passe la nuit !).

    La nuit peut ou doit être envisagée comme un objet d’étude, riche d’enjeux culturels, plastiques, artistiques. La nuit est également un temps et un espace particulier qui change notre regard sur les objets les plus banals du quotidien.

    L’objectif de cette séquence est d’expérimenter les qualités expressives d’un outil (d’écriture plus que de dessin) et de vous amener à travailler les questions liées à la représentation à des fins narratives, symboliques, poétiques, sensibles, imaginaires.

    Sources : FRAC des Pays de la Loire et InSitu, site académique de Nantes

    Parodie de Nighthawks de E Hopper, source inconnue

    Références artistiques possibles

    • Georges DE LA TOUR, L’apparition de l’ange à Saint Joseph dit le Songe de Saint Joseph, vers 1628-1645, huile sur toile, 93,0 x 82,2 cm, Musée des Beaux Arts de Nantes
    • Vincent VAN GOGH, Terrasse du café le soir, 1888, huile sur toile, 80,7 x 65,3 cm, Musée Kröller-Müller
    • Vincent VAN GOGH, Nuit étoilée, 1889, 73 cm x 92 cm, MoMA, NY
      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nuit_étoilée_(1889)
    • Léon SPILLIAERT, Digue et plage, Chalet Royal et galeries d’Ostende, 1908-1909, encre de Chine et aquarelle sur papier, 64 x 48 cm (détail en bandeau)
    • Georg SCHOLZ, Nächtliche Strassenszene, 1923, aquarelle, 32 x46 cm, Staatliche Kunsthalle Karlsruhe
    • Paul KLEE, Fire, Full moon, 1933, huile sur toile, 65 x 50 cm, Museum Folkwang
    • Edward HOPPER, Nighthawks, 1942, 84 x 152 cm, The Art Institute of Chicago.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nighthawks
      https://www.artic.edu/artworks/111628/nighthawks
    • René MAGRITTE, Empire des lumières II, 1950-1951, 78,8 x 99,1 cm, MoMA, NY
      https://www.moma.org/collection/works/78456
    • Gerhard RICHTER, Sternbild 255-4 (Constellation), 1969, huile sur toile, 92 x92 cm, Museum Frieder Burda, Allemagne

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • MOИ NOM

    MOИ NOM

    Sur mes cahiers d’écolier
    Sur mon pupitre et les arbres
    Sur le sable sur la neige
    J’écris ton nom

    Sur toutes les pages lues
    Sur toutes les pages blanches
    Pierre sang papier ou cendre
    J’écris ton nom

    Sur les images dorées
    Sur les armes des guerriers
    Sur la couronne des rois
    J’écris ton nom

    Extrait de Liberté, Paul Éluard (Poésie et vérité – 1942)

    « MOИ NOM » est typographiquement pictural.
    Proposez une production plastique dans laquelle l’écrit de votre nom ou prénom devient le sujet de la peinture.
    _Typographie : Ensemble des procédés de composition et d’impression en utilisant des caractères et des formes en relief. Agencement esthétique des éléments d’un texte.
    _Pictural : adj. Qui a rapport ou appartient à la peinture.

    Remarques :

    « La lettre a pour particularité de n’avoir aucune signification, de même elle n’est pas un son qui fait sens. Graphie sans lien avec le visuel ou l’expérience, au contraire des idéogrammes, elle n’existe que comme élément d’une chaîne. La lettre est liée à l’écriture et non au langage. »

    http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Lettre_image/index.html

    Vocabulaire : composition, organisation, lettre, écriture, signature, calligraphie, typographie, calligramme, idéogramme, hiéroglyphe, enluminure, tag, graff.

    Références artistiques possibles :

    • René MAGRITTE, La clé des songes, 1930, huile sur toile 81 x 60 cm.
    • Cy TWOMBLY, Untitled – Rome, June 1960, peinture à l’huile, graphite et pastel gras sur toile, 95,7 x 101,8 cm.
    • Jean DEGOTTEX, Aware I, 03 janvier 1961, huile sur toile, 200,5 x 349,6 cm, Centre Pompidou, Paris.
    • Joseph KOSUTH, Four Colors Four Words, 1966, quatre mots en néon orange, violet, vert et bleu, 10,8 x 198 x 6,4cm.
    • Robert INDIANA, LOVE, 1967, 86,3 x 86,3 cm, sérigraphie, MoMA, New York.
    • John BALDESSARI, I will not make any more boring art, 1971, lithographie, 57 x 76,4 cm, MoMA, NY.
    • Ben VAUTIER, Vrai Ben, 1971, 38 x 46 cm, acrylique sur toile ; Mots ou peinture ? 2018, 50 x 61 cm, acrylique sur toile.
    • Lawrence WEINER, TO SEE AND BE SEEN, 1972, installation :texte sur mur.
    • Alighiero BOETTI, Seguire il filo del discorso (Suivre le fil du discours), 1977, stylo à bille sur toile.
    • Jenny HOLZER, Truisms, 1977-1979, 250 phrases sur écrans LED.
    • Roman OPALKA, 1965/1 à ∞, détail 3324388-3339185, 1982, peinture acrylique sur toile, 196 x 135 cm.
    • Jean-Michel BASQUIAT, 50 cent Piece, 1983, acrylique, charbon, crayon, pastel et crayon sur toiles, 57 x 76,5 cm.
    • Andy WARHOL et Jean-Michel BASQUIAT, Untitled (Zenith ½), 1984, acrylique, huile, sérigraphie sur toile, 294 x 419 cm.
    • Tania MOURAUD, WHAT YOU SEE IS WHAT YOU GET (WYSIWYG), 1989, mur peint réalisé in situ, peinture acrylique noire satinée et peinture acrylique blanche, Centre Pompidou, Paris.
    • Edward RUSCHA, Industrial Strength Sleep, 1989, peinture acrylique et vernis sur toile, 150 x 369,5 cm
    • Barbara KRUGER, Your Body is a battleground. 1989, photomontage.
    • Richard BAQUIÉ, FIXER, 1994, 4 tirages cibachromes sous plexiglas sur châssis métallique, zinc plié et soudé, boulons et écrous de fixations 200 x 420 cm.
    • Ján MANČUŠKA, Oedipus, 2006, installation, lettrines en aluminium, fil de fer, hauteur des lettres : 3 cm. Textes en anglais portant sur trois variations d’un épisode
      décrivant le rapport entre un personnage et sa mère.
    Ben VAUTIER, Mots ou peinture ? 2018
    Andy WARHOL et Jean-Michel BASQUIAT, Untitled (Zenith ½), 1984
    The survival series, Protect me from what I want, Jenny Holzer, 1985-1986

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural – les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Ligne claire

    Ligne claire

    Choisissez une photographie d’un objet sur fond neutre (recherche Google images) et réalisez, en utilisant un logiciel de création graphique vectorielle, un dessin superposé à la photographie :
    – vous n’utiliserez que les outils crayon, pinceau, plume libre ;
    – vous dessinerez sur toute la surface ;
    – le dessin devra être ressemblant, mais simplifié.
    Vous supprimez l’image de fond pour ne conserver que le dessin avant d’enregistrer.

    Pour répondre à ce sujet, vous prendrez soin de respecter les deux caractéristiques suivantes de la ligne claire (: graphisme élaboré par Hergé, le dessinateur de Tintin)
    – contour systématique : trait noir, d’épaisseur régulière, identique pour tous les éléments du dessin (personnages, vêtements, décors) ;
    – couleurs en aplats : pas d’effets d’ombre et lumière (même de nuit, cf. par exemple L’Affaire Tournesol, p.7-10 : la direction de la lampe de poche n’influe pas sur l’éclairage des éléments du dessin). Les effets d’ombre par hachures sont également évités.

    _ Inkscape est un logiciel libre d’édition de graphismes vectoriels (: un outil de dessin puissant et simple d’utilisation), doté de capacités similaires à Illustrator, Freehand ou CorelDraw, utilisant le format de fichiers Scalable Vector Graphics (SVG) standard du W3C.
    _ Adobe Illustrator est un logiciel de création graphique vectorielle. Il fait partie de la gamme Adobe et peut être utilisé indépendamment ou en complément de Photoshop, il offre des outils de dessin vectoriel puissants. L’un des outils principaux d’Illustrator étant « la plume » qui permet de tracer des courbes à l’aspect parfait grâce au placement de points d’ancrage et de tangentes qui vont en modifier la courbure. Un des avantages des images vectorielles est qu’elles sont indépendantes de la résolution, c’est-à-dire qu’elles ne perdent pas en qualité lorsqu’on les agrandit. Adapté aussi bien à la création de document papier qu’à celle d’illustrations pour Internet (logos, affiches, etc.) ce logiciel est orienté vers le marché professionnel.

    Objectifs : Que vont découvrir, apprendre, et connaitre les élèves ?
    – mesurer les écarts entre les outils traditionnels et les outils numériques ;
    – prendre conscience de l’aspect immatériel du support numérique.

    Références possibles :

    • Beauties of the Common Tool, Walker EVANSphotographies, Fortune magazine, 1955
    • L’Affaire Tournesol, HERGÉ, album Tintin, 1956
    • La Marque jaune, Edgar P. Jacobs, album Blake et Mortimer, 1956
    • Les Bijoux de la Castafiore, HERGÉ, album Tintin, 1963
    • L’art moderne, Joost SWARTE, 1980,  Éd.Les Humanoïdes Associés
    • La Comète de Carthage, Yves CHALAND, avec Yann (scénario), album Les Aventures de Freddy Lombard , Éd. Humanoïdes Associés, 1986
    • Secret Life of Heroes, Greg « Léon » GUILLEMIN, créations digitales (Photoshop et Illustrator), 2013
    • Wakfu, Ankara Animations, animation diffusée de 2008 à 2017 sur France Télévisions

    • Questionnements :
      La représentation plastique et les dispositifs de présentation : les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.
      La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les effets du geste et de l’instrument.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Chocs émotifs !

    Chocs émotifs !

    « Le fauvisme est venu du fait que nous nous placions tout à fait loin des couleurs d’imitation et qu’avec des couleurs pures nous obtenions des réactions plus fortes. »
    « La couleur surtout et peut-être plus encore que le dessin est une libération. » Henri Matisse, Écrits et propos sur l’Art.

    Régulièrement accrochés dans les premières salles du Musée national, les artistes fauves annoncent par la couleur la modernité et les bouleversements artistiques du début du XXe siècle.
    En donnant aux chocs émotifs, selon le mot d’Henri Matisse, une palette franche et pure, le fauvisme prête à la couleur la tonalité d’une émotion et d’une sensation. Il se caractérise par l’audace et la nouveauté de ses recherches chromatiques. Les peintres ont recours à de larges aplats de couleurs violentes, pures et vives, et revendiquent un art fondé sur l’instinct. Ils séparent la couleur de sa référence à l’objet, afin d’accentuer l’expression, et réagissent de manière provocatrice contre les sensations visuelles et la douceur de l’impressionnisme : ce courant est à rattacher à celui de l’expressionnisme.

    Comment interagissent les couleurs ?
    Réalisez une peinture qui provoquera chez le spectateur — en raison du choix des couleurs et de leur agencement — un effet visuel des plus forts.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fauvisme
    http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Fauvisme

    Références artistiques possibles :
    Le talisman, Paul SÉRUSIER, 1888
    La cuisine, 1904, Maurice DE VLAMINCK, 1904
    La joie de vivre, Henri MATISSE, 1906
    Trois personnages assis dans l’herbe, André DERAIN, 1906
    L’Estaque, Route tournante, André DERAIN, 1906
    Joie de vivre, Robert DELAUNAY, 1930
    Interaction of Color, Josef ALBERS, publication, 1963


    Le joie de vivre, Henri MATISSE, 1906, huile sur toile, 176,5 x 240,7 cm.

    * Le port de pêche – Collioure (détail), André DERAIN, 1905, huile sur toile, 81,5 x 100 cm.


    • Questionnements :
      La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance.
      La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
      Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :
      Formuler une expression juste de ses émotions, en prenant appui sur ses propres réalisations plastiques, celles des autres élèves et des œuvres d’art.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine