Étiquette : Geste

  • Course d’escargots

    Course d’escargots

    Matérialisez à l’intérieur de la surface définie par votre feuille le mouvement d’un escargot qui va vite et celui d’un qui va doucement. Faites attention à votre choix des couleurs et à la traduction graphique du mouvement (: lecture dans la représentation du mouvement d’une approche analytique (répétition) ou synthétique (trace).

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • penser que les choix plastiques d’une production artistique expriment les intentions de l’artiste
    • comprendre que l’implication du corps et la gestuelle de l’auteur sont des signifiants de l’œuvre.

    Questions

    Comment rendre compte du mouvement dans une image fixe ? Dans quelle mesure les traces et l’implication physique de l’artiste peuvent-elles se donner à voir dans une production artistique ? En quoi la touche, la trace, l’empreinte sont-elles source d’expression pour l’artiste ?

    Références artistiques possibles

    • Eadweard MUYBRIDGE, Le Cheval en mouvement « Sallie Gardner », 1878, planche cartonnée, tirée des négatifs originaux
    • Étienne-Jules MAREY, Pélican volant, 1887, chronophotographie sur plaque fixe
    • Edgar DEGAS, Danseuses sur un banc, 1898, pastel sur papier, 53,7×75,6 cm
    • Jacques-Henri LARTIGUE, Bouboute à Rouzat, août 1908, photographie
    • Giacomo BALLA, Dynamisme d’un chien tenu en laisse, 1912, huile sur toile, 110×91 cm
    • Jackson POLLOCK, Number 26 A, « Black and White », 1948, peinture glycérophtalique sur toile, 205×121,7 cm
    • Giuseppe PENONE, Souffle 6 [Soffio 6], 1978, terre cuite, 158×75×79 cm
    • Heather HANSEN, Live Performance at Ochi Gallery – The Value of a Line – group show. Dec. 31, 2013

    Références au programme du cycle 4


    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.1 – Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
  • Ce que peint le peintre, c’est la peinture elle-même

    Ce que peint le peintre, c’est la peinture elle-même

    Parce que le geste pictural porte en lui l’acte de représentation du visible, il y a une relation avec cette notion de l’incarnation. La peinture met en chair, réincarne les choses déjà existantes peut-être, mais en incarne assurément de nouvelles. Cette relation matérielle, physique, qu’elle établit avec ses médiums : pigments, textures, liants, supports sont ce qui la relie avec elle-même son objet même, et non avec son sujet.

    « Ce que peint le peintre, c’est la peinture elle-même. » Hegel
    « Le sujet est un prétexte. Je crois que le sujet n’a jamais été une œuvre. » Jean-Pierre Raynaud

    Rendez palpable le pigment, l’eau et la lumière dans votre peinture en accentuant le geste.

    #pigment #eau #geste

    Questions

    En quoi le choix et l’utilisation de l’outil déterminent-ils la manière de peindre ? Dans quelle mesure le geste peut-il être expressif ? En quoi conditionne-t-il la création ? En quoi la nature du geste a-t-il des répercussions dans la production plastique ?

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre que le geste peut être la signification même d’une œuvre d’art
    • saisir que le geste engendre un ressenti représentatif, expressif, symbolique, sensoriel
    • découvrir que le geste peut suggérer autre chose que ce qu’il est et se libérer du référent réel
    • se rendre compte que les artistes font émerger des émotions par le biais de leurs gestes

    Références artistiques possibles

    • Jackson POLLOCK, One: Number 31, 1950, peinture à l’huile et peinture émaillée sur toile, 269,5 × 530,8 cm, MoMA, NY
    • Morris LOUIS, Russet, 1958, peinture polymère sur toile, 235,6 × 441,1 cm, MoMA, NY
    • Helen FRANKENTHALER, Mauve District, 1966, acrylique sur toile, 261,5 × 241,2 cm, MoMA, NY
    • Mark ROTHKO, Untitled, 1968, acrylique sur papier contrecollé sur bois, 45,4 × 60,8 cm, MoMA, NY
    • Claude VIALLAT, Sans titre (n°40), 1968, teintures d’éosine et bleu de méthylène sur toile, 280 × 194 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Sam GILLIAM, 10/27/69, 1969, acrylique sur toile, 355,6 × 469,9 × 40,6 cm, MoMA, NY
    • Simon HANTAÏ, Untitled [Suite « Blancs »], 1973, acrylique sur toile, 305,3 × 466,5 cm, MoMA, NY
    • Pierre SOULAGES, Peinture 324 × 362 cm, 1985, huile sur toile, Centre Pompidou, Paris
    • Craig COSTELLO (KRINK), Untitled (Roma), 2016, installation pour Outdoor Festival

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++

    2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifsJ’ai du mal à concevoir, réaliser et à mener à bien mon projet.

    Je conçois et réalise en partie mon projet artistique, et rencontre des difficultés dans sa présentation.

    +-

    Je conçois, réalise et présente de manière fiable mon projet artistique en le menant à son terme.

    +

    Je conçois, réalise et présente mon projet artistique abouti, en le mettant en valeur avec maîtrise et assurance.

    ++

    3.3 – Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires

    J’ai du mal à expliciter ma pratique artistique, à écouter et à accepter les avis divers et contradictoires des autres.

    Je m’ouvre aux échanges artistiques, mais ai besoin de plus de pratique pour expliquer clairement ma pratique et être réceptif aux opinions variées.

    +-

    J’explicite ma pratique individuelle ou collective, écoute et accepte les avis divers et contradictoires.

    +

    Je confirme une maîtrise à communiquer clairement sur ma pratique artistique, à écouter et à accepter de manière constructive les avis divers et contradictoires, favorisant ainsi une amélioration continue de mon travail.

    ++


    Références au programme du cycle 3


    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural : ses incidences sur la représentation, sur l’unicité de l’œuvre, son lien aux notions d’original, de copie, de multiple et de série,

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’hétérogénéité et la cohérence plastiques : les questions de choix et de relations formelles entre constituants plastiques divers, la qualité des effets plastiques induit,

    La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre :

    • les effets du geste et de l’instrument : les qualités plastiques et les effets visuels obtenus par la mise en œuvre d’outils, de médiums et de supports variés ; par l’élargissement de la notion d’outil — la main, les brosses et pinceaux de caractéristiques et tailles diverses, les chiffons, les éponges, les outils inventés, etc. — ; par les dialogues entre les instruments et la matière — touche, trace, texture, facture, griffure, traînée, découpe, coulure, etc. — ; par l’amplitude ou la retenue du geste, sa maîtrise ou son imprévisibilité,

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • 1.3 – Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Composantes théoriques

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

    • 3.3 – Formuler une expression juste de ses émotions, en prenant appui sur ses propres réalisations plastiques, celles des autres élèves et des œuvres d’art.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.
    • 4.3 – Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    *Photographie de Nicolas DeSarno – pexels.com

  • Faire trace

    Faire trace

    Pour la réalisation de 9 croquis rapides de l’objet proposé en modèle, utilisez successivement – en recherchant à obtenir des effets artistiques différents – le stylo, le pinceau fin et la brosse plate sur alternativement divers supports apportés, par exemples : feuille de papier, de carton, coupon de toile (coton, synthétique), plaque de mousse polyester, de bois, film plastique, galet, carreau de faïence…

    #expérimentation #trace

    Pensez le tracé comme une ligne sensible : sinueuse, ondoyante, heurtée, déliée… , le gribouillage rageur et spontané, la ligne réfléchie, appliquée, maîtrisée, épaisseur et intensité du trait possiblement rehaussé, appuyé, finesse de lignes délicates, prégnance de l’outil choisi, empreinte de l’outil, effacement du trait, respiration de la surface, persistance de tracés incrustés dans la chair du papier, menus accidents…

    Questions abordées

    En quoi les caractéristiques physiques du support et de l’outil influencent-elles le geste de l’artiste ? Dans quelle mesure le choix de l’instrument aura une incidence sur le résultat et le geste ? En quoi l’outil, le support et le geste conditionnent-ils la création ?

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • prendre en compte l’influence des outils et du geste dans la représentation en deux dimensions,
    • saisir les relations entre la matérialité du support, le geste, le médium, l’outil,
    • choisir les outils et à en comprendre le geste et en observer la trace.

    Références artistiques possibles

    • Bernard BUFFET, La Rochelle 30/100, 1954, pointe sèche sur vélin BFK de Rives, 56 × 77 cm, Lacourière et Frélaut Imprimeur, Paris
    • Zao WOU-KI, Sans titre, 1968, aquarelle sur papier, 75,5 × 56,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Roman OPALKA, Opalka 1965/1 à l’infini, détail 3666937-3669842, encre de Chine sur papier sous coffret de plexiglas, 33,9 × 24,8 × 2,6 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Philippe FAVIER , Sans titre, 1987, peinture sur verre dans une boîte de sardines, 12 × 9,5 × 3 cm, Galerie Yvon Lambert, Paris
    • Olivier DEBRÉ, Sans titre, 1990-1991, huile sur toile, 380 × 915 cm
    • Judith BRAUN, FINGERING #4, 2010, dessin au charbon avec les doigts sur un mur, 304 × 460 cm
    • The KID, As water reflects the face, so one life respects the hear, 2015, stylo Bic sur papier, 182 x 182 cm
    • Emil FERRIS, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, 2018, roman graphique, Éd. Monsieur Toussaint Louverture
    • Yan PEI-MING, Portrait de Gustave Courbet, 2019, huile sur toile, 120 × 150 cm. Le travail pictural du peintre se distingue avant tout par les très grands formats qu’il utilise, créant ainsi un rapport physique entre le spectateur et ses œuvres. Sa peinture est constituée de larges touches entrecroisées et superposées, exécutées dans un geste énergique, voire violent, dans une sorte de corps à corps entre le peintre et sa toile. De plus, sa production artistique est essentiellement monochrome : utilisant du blanc, du noir, d’innombrables nuances de gris et parfois aussi des couleurs. Il s’affirme comme peintre de l’ombre et de la lumière par excellence. Enfin, en raison de son parcours et des sources d’inspiration, sa peinture crée des ponts entre l’Orient et l’Occident, entre la tradition et la modernité.
    L’artiste Yan PEI-MING réalisant le portrait de Gustave Courbet à Ornans le 5 avril 2019 (Photo AFP/S.Bozon)

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent

    J’ai du mal à faire des choix pertinents pour créer des effets artistiques.

    Je commence à explorer différents gestes, outils et matériaux, mais le résultat est souvent imprévisible.

    +-

    Je fais les bons choix et parviens à créer les effets artistiques prévus dans mon projet.

    +

    Je fais preuve d’une réelle maîtrise dans le choix, l’organisation et l’utilisation de gestes, d’outils et de matériaux pour créer des effets artistiques variés et convaincants.

    ++

    2.1 – Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique

    Je ne parviens pas à identifier les outils et les compétences nécessaires pour réaliser mon projet artistique.

    Je commence à reconnaître certains outils et compétences nécessaires, mais fais encore des erreurs.

    +-

    J’identifie avec assurance les principaux outils et compétences requis pour mener à bien mon projet artistique.

    +

    Je distingue facilement les principaux outils et comprends les compétences essentielles pour réaliser mon projet artistique, en les adaptant de manière efficace aux caractéristiques spécifiques de celui-ci.

    ++

    3.2 – Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation

    J’ai du mal à expliquer les choix artistiques dans mon projet et le cheminement de ma réflexion.

    Je commence à fournir des explications pour justifier mes choix artistiques, mais celles-ci manquent de cohérence et de clarté.

    +-

    Je justifie clairement mes choix artistiques en expliquant le cheminement qui m’a conduit à la réalisation finale.

    +

    Je fournis des justifications convaincantes, approfondies et bien liées à mes choix artistiques, mettant en évidence une réflexion critique et un cheminement réfléchi.

    ++


    Références au programme du cycle 3


    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural : ses incidences sur la représentation, sur l’unicité de l’œuvre, son lien aux notions d’original, de copie, de multiple et de série,

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’hétérogénéité et la cohérence plastiques : les questions de choix et de relations formelles entre constituants plastiques divers, la qualité des effets plastiques induits ; le sens produit par des techniques mixtes dans les pratiques bidimensionnelles et dans les fabrications en trois dimensions,

    La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre :

    • les effets du geste et de l’instrument : les qualités plastiques et les effets visuels obtenus par la mise en œuvre d’outils, de médiums et de supports variés ; par l’élargissement de la notion d’outil — la main, les brosses et pinceaux de caractéristiques et tailles diverses, les chiffons, les éponges, les outils inventés, etc. — ; par les dialogues entre les instruments et la matière — touche, trace, texture, facture, griffure, traînée, découpe, coulure, etc. — ; par l’amplitude ou la retenue du geste, sa maîtrise ou son imprévisibilité,

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

    • 3.2 – Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art


    *Photographie de Ksenia Chernaya – pexels.com

  • C’est la tempête !

    C’est la tempête !

    Il pleut… Il vente… Tout se brouille… C’est la tempête !

    Réalisez le paysage de tempête décrit en ces termes en n’utilisant que le stylo à bille (encre bleue ou noire).

    Le dessin englobe une grande pluralité de pratiques. L’usage du stylo à bille aura ici, ainsi que le format et le geste, une incidence sur votre production. C’est pourquoi dans un premier temps, vous devrez expérimenter les variations possibles avec cet outil unique.

    Les termes météorologiques annoncés au fil du déroulement de la séance invitent les élèves à reprendre et accentuer régulièrement le travail du stylo sur leur support.

    La tempête peut être envisagée comme un objet d’étude, riche d’enjeux culturels, plastiques, artistiques. Elle constitue également un temps et un espace particulier qui change notre regard sur la nature avec tout ce qui s’y rapporte qui nous entoure.

    Objectifs

    Les élèves seront amenés à partir de la contrainte de l’outil graphique :

    • d’expérimenter les qualités expressives du stylo à bille (un outil de l’écriture plus que du dessin)
    • de choisir, d’organiser, de composer la représentation à des fins d’expression
    • à travailler les questions liées à l’image à des fins narratives, symboliques, poétiques, sensibles, imaginaires…

    Références artistiques possibles

    • HOKUSAÏ, Le coup de vent dans les rizières d’Ejiri dans la province de Suruga, vers 1829-1833, estampe no18 de la série Trente-six vues du mont Fuji
    • William TURNER, Tempête de neige en mer, 1842, huile sur toile, 91,4 x 121,9 cm, Tate Britain, Londres
    • Georges SEURAT, La Zone, Fillette dans la neige, 1883, crayon Conté sur papier, 31,5 x 4,2 cm
    • Claude MONET, Tempête sur les côtes de Belle-Île, 1886, huile sur toile, 65,4 x 81,5 cm, Musée d’Orsay, Paris
    • Alighiero BOETTI, Vice Versa, 1980, stylo à bille sur papier, 70 x 100 cm
    • Robert MORRIS, The Miyuki Bridge (Firestorm Series), 1982, encre, fusain et graphite sur papier, 224 x 193,5 cm
    • Thomas MÜLLER, Sans titre, 2013, 160 x 115 cm, collection particulière, El Paso
    • Il LEE, MBL 1302, 2013, stylo à bille sur papier, 84,5 x 63,5 cm
    • Karl BEAUDELERE, KXB7, Entité jaune, 2015, stylo-bille sur papier, 29,5 x 21 cm, collection de l’Art Brut, Lausanne
    • The KID, As water reflects the face, so one life respects the hear, 2015, stylo Bic sur papier, 182 x 182 cm
    • Emil FERRIS, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, 2018, roman graphique, Éd. Monsieur Toussaint Louverture, Fauve d’or – Prix du Meilleur album 2019, Festival d’Angoulême

    Exposition La Collection d’art contemporain BIC® au CENTQUATRE-PARIS-2018
    https://youtu.be/JDbcp1LqbSU

    Thomas MUELLER, Sans titre, 2021, stylo à bille sur Arches, 160 × 115 cm, collection particulière, Hambourg
    source : thomas-mueller-drawings.com
     

    Questionnement(s)

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les effets du geste et de l’instrument – la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Oh, la trace !

    Oh, la trace !

    Alors que je viens de fabriquer ma propre peinture (cf. Fabriquer sa peinture à l’eau), une drôle de créature l’a renversée et a laissé sur ma feuille la trace de son passage.

    #trace #empreinte #macule #trainée

    À quoi donc ressemble la feuille après le passage de la créature ? Proposez une réponse en choisissant, mobilisant et adaptant des moyens plastiques variés dans une intention artistique en restant attentif à une part d’inattendu.

    Fabriquer sa peinture à l’eau

    Le port d’un masque antipoussière est indispensable dans la mesure où vous aurez à travailler avec des poudres colorées finement broyées : les pigments.

    1. Versez le pigment coloré brut sur une surface lisse et plane (plaque de plexiglas, de verre, de marbre…). 
    2. Ajoutez quelques gouttes d’eau et utilisez un couteau à palette pour obtenir un mélange sans grumeaux. S’il n’est pas complètement lisse, la peinture peut avoir des grumeaux lorsque vous l’utiliserez plus tard.
    3. Ajoutez le médium à peindre au pigment. Le médium que vous choisirez dépendra du type de peinture que vous souhaitez fabriquer : médium acrylique pour de la peinture acrylique, médium vinylique pour de la peinture vinylique, un jaune d’œuf pour de la tempera.
    4. Mélangez et ajoutez progressivement plus de médium. Vérifiez régulièrement la consistance afin de ne pas en ajouter de trop. Mélangez le médium et le pigment à l’aide d’une spatule ou d’un couteau à palette. Lorsque la peinture a la bonne consistance, elle présentera un aspect lisse et légèrement brillant.

    Notions abordées

    • Le geste : mouvement du corps, des bras, des mains. Ample, rapide, saccadé, violent, minutieux, le geste de l’artiste induit un sentiment, une émotion, un caractère…
    • La trace peut être celle laissée par le geste ou celle laissée par l’outil, même si elles peuvent parfois se confondre.
    • L’empreinte : trace laissée par un élément ou quelqu’un, sous l’action du poids, d’un déplacement ou d’un frottage.
    • L’espace : deux types d’espaces sont à distinguer en arts plastiques. L’espace littéral est l’espace matériel, physique, réel du support. L’espace suggéré est l’espace de la représentation en volume, en profondeur et/ou en perspective sur un support.
    Gyotaku

    Références artistiques possibles

    • Gyotaku (ichtyogramme) est un art japonais consistant à reproduire des empreintes de poissons sur différents supports tels que du papier ou du tissu. Cette méthode était utilisée par les pêcheurs pour immortaliser leurs plus belles prises. Ils pouvaient ainsi prouver leur valeur de pêcheur à leurs pairs.
    • Max ERNST. Les Mœurs des feuilles (The Habit of Leaves) d’Histoire Naturelle, 1926, portfolio de 34 collotypes après frottage.
    • Jackson POLLOCK at work, filmé et photographié dans son atelier par Hans Namuth, 1950
    • Yves KLEIN, Anthropométrie de l’époque bleue (ANT 82), 1960, pigment pur et résine synthétique sur papier monté sur toile, 155 x 281 cm.
    • Henri MICHAUX, Sans titre, 1960, encre de chine sur papier, 75 x 105 cm.
    • Jasper JOHNS, Study for skin, 1962, charbon sur papier, 55,9 x 86,4 cm, Collection de l’artiste, MoMA, NY.
    • Richard LONG, A Line Made by Walking, 1967, photographie, 37,5 x 32,4 cm, MoMA, NY.
    • ARMAN, Ange déchu, 1977, statuette et trace sur papier dans une boîte en Plexiglas, 7,5 x 10,9 x 1 cm.
    • Janine ANTONI, Loving Care, performance, Londres, 1993
    • Judith BRAUN, FINGERING #4, 2010, dessin au charbon avec les doigts sur un mur, 304 x 460 cm.
    • Bryan Nash GILL, Willow (Woodcuts), 2011, empreinte d’une coupe de tronc sur papier, 97,5 x 126 cm. 

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural – la narration visuelle.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les qualités physiques des matériaux – les effets du geste et de l’instrument.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

    Empreinte géante de dinosaure, source Reuters/ David Mercado
  • Iconoclaste

    Iconoclaste

    Dans un premier temps, définir avec la classe le tableau type, le tableau idéal en utilisant le sondage de KOMAR et MELAMID (Cf. L’Art par les masses, page 68, Beaux Arts n°167, avril 1998). Puis esquisser une peinture proche de cette définition.

    À quoi ressemblerait un tableau, une peinture qui plaît à tous ? Définissons ses critères.
    La culture d’une société pourrait-elle être régie par les sondages d’opinion ? Pourrait-elle ne répondre qu’aux « likes » des réseaux sociaux ? Que produirait-elle alors ?

    À partir de ce premier tableau, modifier votre travail en répondant à l’incitation : iconoclaste ! ( « Je détruis donc je crée »)

    Iconoclaste n. et adj. – n. 1. Partisan de l’iconoclasme. 2. Celui qui veut supprimer, qui mutile ou détruit volontairement les images saintes, les oeuvres d’art, les édifices. Les iconoclastes de la Révolution mutilèrent les statues des cathédrales. Par ext. Celui qui détruit, par modernisme ou ignorance, les œuvres du passé. – adj. 1. Qui concerne l’iconoclasme. La crise, la querelle iconoclaste. 2. Par ext. Réformateurs animés d’une rage iconoclaste.

    Retina VI, Shinro Ohtake
    Shinro OHTAKE, Retina VI, 1988-1990, encre, ruban adhésif, plâtre et plastique sur photographie

    L’échange à l’oral portera sur le paradoxe de l’acte destructeur devenant dans certaines pratiques contemporaines un acte créateur.
    Termes relevés lors la verbalisation : ajout, collage, trace, stigmate, cicatrice, macule, éclaboussure, brûlure, coupure, […] et les verbes correspondant aux actions : gratter, racler, gommer, effacer, recouvrir, éclabousser, brûler, dissoudre, couper, coller, découper, scarifier, user, écraser, …

    • Utopie : représentation d’une société idéale sans défaut. C’est un genre d’apologue (: petite fable) qui se traduit, dans les écrits, par un régime politique idéal, une société parfaite ou encore une communauté d’individus vivant heureux et en harmonie, souvent écrites pour dénoncer les injustices et dérives de leurs temps.
    • Dystopie : récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée, entre autres, comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie. Source Wikipédia

    Artistes référents :

    • Raphael Montañez ORTIZ ET Paul PIERROT, Piano Destruction Concert, performance at the Destruction in Art Symposium, London 1966 (photographie en bandeau)
    • Sigmar POLKE, Sans titre (Hannelore Kunert), 1970-1980, photographie
    • Wolf VOSTEL, Endogen Depression, 1980, installation, 40 postes de télévision, 40 tables, béton, dimensions variables
    • Bertrand LAVIER, Giulietta, 1993, voiture accidentée, 166 x 420 x 142 cm
    • CÉSAR, Compression « Ricard », 1962, tôle d’acier laquée compressée, 153 x 73 x 65 cm
    • Christian JACCARD, Anonyme calciné (flagellation du 17e), 1980, combustion et technique mixte sur toile, 228 x 151 cm, FRAC Auvergne
    • Jean-Pierre RAYNAUD, La Maison, 1969-1993
    • ARMAN, Chopin’s Waterloo, 1962, piano détruit fixé sur panneau, 186 x 302 x 48 cm
    • Robert RAUSCHENBERG, Erased de Kooning Drawing, 1953, 64,1 x 55,2 x 1,3 cm
    • Alain JACQUET, Bulldozer 2, 8, 9 et 11, 1973, 4 sérigraphies sur papier montées sur panneau et titrées au crayon au dos, issues d’une série initialement de 12 variations, 27 x 32 cm

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux..

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Extrait des résultats de l’enquête de KOMAR et MELAMID

    If you had to put a painting in your home, which colour would you like to see mainly?
    Blue: 39%
    No answer: 21%
    Green: 17%

    And which other colours would you like to see?
    Green: 30%
    Blue: 18%
    Yellow: 18%
    Red: 16%

    When you choose a painting, a photograph or an object for your home, do you prefer a traditional or modern style?
    Traditional: 60%
    Modern: 22%
    Both/it depends: 15%
    No answer: 3%

    Do you prefer paintings with outdoor or indoor scenes?
    Outdoor scenes: 69%
    Both, it depends: 17%
    Indoor scenes: 10%

    Which of the following subjects do you like best?
    Paintings of:
    Lakes, rivers, oceans: 42%
    Fields & rural scenes: 24%
    Forests: 10%

    Which season would you like to see in this painting?
    Fall: 39%
    Spring: 33%
    Summer: 14%

    Which of these two sentences describes how you feel the best?
    I prefer paintings that represent reality.The more they look like photographs, the better.: 69%
    I prefer abstract paintings that do not look like reality, otherwise, you may as well look at photographs.: 21%

    Source : http://awp.diaart.org/km/fra/fra.html

  • Griffonnez, biffez, grattez, […]

    Griffonnez, biffez, grattez, […]

    Griffonnez, biffez, grattez, […], agissez sur la photographie publicitaire à votre disposition pour lui offrir un nouveau sens.

    En quoi le geste et l’instrument sur une image pré existante modifient-ils son statut ? Références artistiques possibles :

    • Arnulf RAINER, Müde Posern (Pose fatiguée), 1973, lavis d’encre de Chine, crayon gras et encre de couleur sur épreuve gélatino-argentique, 47,2×59,5 cm.
      En 1955, Arnulf Rainer recouvre un autoportrait de peinture et l’intitule Représentation de l’artiste par lui-même en tant que mort. En 1973, dans Müde Pose, c’est une photographie de lui-même, dénudé et languissant à terre, qu’il voile littéralement d’un lavis d’encre, dont le dessin évoque une couronne d’épines – allusion à l’iconographie d’une Déposition christique. Le processus du recouvrement, désormais déterminant dans l’œuvre de Rainer – au cours de ces années 1970, les peintures et dessins sur photographies vont y prendre une place prépondérante. Extraits du catalogue Collection art graphique – La collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, sous la direction de Agnès de la Beaumelle, Paris, Centre Pompidou, 2008
    • Lucas SAMARAS, Self-portrait, Photo-Transformation, Polaroid SX-70 print, 1973, Getty Museum
    • Daniele BUETTI, Untitled from Goodfellows/ Looking For Love, 1996-1998, C-print on aluminium


    Daniele BUETTI, Untitled from Goodfellows, 1996


    Questionnement :

    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les effets du geste et de l’instrument.

    Compétences travaillées :

    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine