Étiquette : Feminisme

  • Tiré par les cheveux

    Tiré par les cheveux

    La chevelure des modèles photographiques mis à disposition prend des libertés. Crêpés, ondulés, annelés, teints, tressés, bouclés, poudrés, échevelés, en pétard, rasés, triturés… les cheveux se déploient dans tous les sens.

    #broderie #trait #fil #hybridation

    Pour cette réalisation, les cheveux seront travaillés en utilisant des brins de de laine ou de coton de couleur que vous broderez ou collerez sur l’image photographique.

    Au cours de la séquence, vous vous interrogerez sur comment s’approprier aujourd’hui la broderie sur photographie et sur ce que ça signifie. Dans quelle mesure l’artisanat peut-il participer au renouvellement de pratiques artistiques ? Comment se saisir des relations entre broderie et féminité, mais aussi comment renouveler une telle pratique pour l’inscrire dans une véritable contemporanéité ? Comment la matérialité du fil change-t-elle l’image ? Par quels moyens plastiques la chevelure (de la photographie) se donne-t-elle à voir ? En quoi les potentialités graphiques et plastiques du fil permet-elle de questionner le trait ?

    Broderie sur photographie de Maurizio ANZERI

    Références artistiques possibles

    • Sandro BOTTICELLI, La naissance de Vénus, 1485–1486, tempera, 172 x 278 cm, Musée des Offices, Florence.
    • Gregor ERHART, Sainte Marie-Madeleine, vers 1515-1520, statue polychrome, bois de tilleul, 177 x 44 x 43 cm, Musée du Louvre, Paris.
    • Auguste RENOIR, Jeune fille se coiffant les cheveux, 1894, huile sur toile, 53 x 44 cm, Metropolitan Museum of Art, NY.
    • Mona HATOUM, Pull, 1995, installation, moniteur vidéo et tresse de cheveux.
    • Javier PÉREZ, Mascara cérémonial, 1998, crin de cheval blanc, tissu, résine polyester 145 x 55 x 45 cm.
    • Petros CHRISOSTOMOU, Forever, 2008, photographie couleur, 150 x 120 cm.
    • Lauren DiCIOCCIO, NYT Saturday July 4, 2009, broderie – https://laurendicioccio.com
    • Valérie BLASS, L’homme souci,  2009, polystyrène extrudé, bois, cheveux artificiels, pigment, 167 x 50 x 50 cm.
    • Debbie SMYTH, Stag Head, 2011, silhouette, fil, 52,5 x 52,5 cm.
    • Maurizio ANZERI, I will be with you the night of your wedding, 2013, photographie brodée, 21 x 15,5 cm – http://maurizioanzeri.com
    • Hinke SCHREUDERS, Works on paper #36, 2014, photos vintage des années 50 et broderie à la main, 26 x 18 x 5,5 cm – http://www.sudsandsoda.com
    • Juana GOMEZ, Constructal 4, 2015, diptyque de deux photographies brodées, 118 x 55 cm – https://www.juanagomez.com
    • Marie DROUET, Grande chevelure en trois parties, 2016, pierre noire sur papier, 78 x 315 cm.

    Exemples de broderies sur photographie, auteurs anonymes

    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art ; les images artistiques et leur rapport à la fiction, notamment la différence entre ressemblance et vraisemblance
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • 1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
  • À vos aiguilles !

    À vos aiguilles !

    À la fin du XIXe siècle, les travaux d’aiguille s’extraient de la sphère domestique et émergent peu à peu dans le monde de l’art : au sein du mouvement Arts and Crafts, puis dans des avant-gardes européennes. Principalement utilisés par des artistes femmes, ils vont nourrir de nombreux travaux plastiques.
    Son usage dans l’art s’impose à partir des années 1970, en écho aux mouvements féministes. Détournant les usages des travaux d’aiguille, des artistes réalisent des œuvres soulevant une réflexion sur la condition des femmes et les rôles qui leur sont traditionnellement assignés.

    À vos aiguilles ! Piquez, percez, rayez, cousez, brodez, tricotez…

    #aiguille

    Malgré la caricature toujours actuelle du genre suggéré sous l’appellation de travaux d’aiguille, votre réalisation révélera un engagement artistique fort.

    Questions

    En quoi le choix et l’utilisation de l’outil déterminent-il la manière de créer ? Dans quelle mesure le geste et l’outil peuvent-ils être expressifs ?

    Références artistiques possibles

    • Johannes VERMEER, La Dentellière, peinture à l’huile, 24 × 21 cm, 1669-1670, Musée du Louvre, Paris
    • Milvia MAGLIONE, Dédicacé à L., 1973, objets cousus sur toile de lin brodée à la soie et peinte au pochoir par endroit, 239 × 155 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Annette MESSAGER, Ma collection de proverbes, 1974. Ma collection de proverbes consiste en une anthologie d’idées reçues sur la femme, brodées à la main par l’artiste sur des pièces de coton blanc.
    • Isa MELSHEIMER, Hyperboloïde, 2007, installation, fil à coudre, clous, dimensions variables. L’installation s’articule autour d’une forme hyperboloïde. Cette forme générée par la rotation de lignes parallèles autour d’un axe se déploie dans l’espace, créant un nouvel espace et suggérant une barrière légère et fragile.
    • Ilaria MARGUTTI, Mend faces V, 2008-2009, broderie sur coton, 50 × 50 cm
    • Muriel BAUMGARTNER, Corset rouge n°1 (série Mes Broderies), 2009, dessin et broderie sur papier, 33 × 33 cm. « Mon travail est à la fois biologique et autobiographique. Il s’agit d’une transcription graphique d’une expérience de corps, de mon propre corps. »
    • Julien SALAUD, Constellation du Faon, 2012, trophée de chevrette, clous, perles de rocaille, fil de coton, 60 × 25 × 35 cm.
    • Eliza BENNETT, A Woman’s Work Is Never Done, 2012/ 2014, série photographique. « Comme support d’un canevas, je brode la couche supérieure de la peau de ma propre main à l’aide de fil pour créer l’apparence d’une main incroyablement usée. En utilisant la technique de la broderie traditionnellement employée pour représenter la féminité et l’appliquer à l’expression de son contraire, j’espérais remettre en question la notion préconçue selon laquelle le travail des femmes est léger et facile. »
    • Rebecca HARRIS, Untilted (body modification), 2013, dimensions variables, cercle à broder, tissu imprimé et fil
    • Hinke SCHREUDERS, Works on paper #36, 2014, broderie sur papier marouflé sur toile de lin, 26 × 18 × 5,5 cm
    • Ghada AMER, Ma lune noire-RFGA, 2016, acrylique et broderie sur toile, 127,0 × 106,7 × 5,1 cm
    • Claire MORGAN, Murmurations, 2016, installation, polythène, nylon, plomb, acrylique, 500 × 1650 × 660 cm, Claire Morgan (claire-morgan.co.uk)
    • Sylvie SELIG, Abortion #1., 2018, feutre, broderie et poupée sur lin brut, 81 × 103 cm
    • Sylvie SELIG, Blindfold fall, 2018, feutre et broderie sur lin, 162,5 × 91,5 cm

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • la transformation de la matière : les relations entre matières, outils, gestes
    • les qualités physiques des matériaux : les matériaux et leur potentiel de signification dans une intention artistique, leur nature et leurs caractéristiques, les notions de fini et non fini

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Aiguilles et fils, photographie de Dan Cristian Pădureț, unsplash.com

  • Randa Maroufi

    Randa Maroufi

    Née en 1987 à Casablanca (Maroc), vit et travaille à Paris.
    Randa MAROUFI est diplômée de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan, Maroc (2010), de l’École Supérieure des Beaux-Arts d’Angers, France (2013) ainsi que du Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains, Tourcoing, France (2015).

    La pratique artistique de Randa Maroufi se situe entre le reportage, le cinéma et l’étude sociologique. Elle s’intéresse principalement à l’occupation de l’espace public, à la question du genre et à ses mécanismes de construction. Une démarche souvent politique, qui revendique l’ambiguïté pour questionner le statut des images et les limites de la représentation.

    Les Intruses – Place Houwaert, photographie, 80×120 cm

    Les Intruses, 2018-2019, photographies en couleur et vidéo

    La série Les Intruses est un projet interrogeant les représentations archétypales. Des femmes occupent, le temps d’une mise en scène, l’espace public. Elles empruntent les mêmes gestes, les mêmes postures que ceux des hommes dans pareils lieux : elles jouent aux cartes, regardent un match de foot, elles occupent les terrasses…

    Le genre est au centre de la série Les Intruses qui donne aux femmes une place dans l’espace public à laquelle elles n’ont habituellement pas accès. L’œuvre donne à penser une scène habituelle de café, mais une impression d’étrangeté demeure pourtant. Le spectateur ne la comprend que dans un second temps : seules des femmes occupent ce lieu. Ce simple constat étonne en mettant en avant la persistance de la présence masculine dans l’espace public.

    La question de l’appropriation de l’espace public par des femmes est primordiale dans cette œuvre. D’ailleurs, le titre Les Intruses laisse entendre que les femmes n’ont pas leur place dans la rue, qu’elles ne devraient pas être là et qu’elles ne sont pas les bienvenues, tant les hommes occupent une place prédominante dans l’espace public. Les Intruses met en évidence cette réalité et par cette œuvre, l’artiste enjoint les femmes à se réapproprier ces lieux publics.

    Ce projet, porté par l’artiste et l’Institut des Cultures d’Islam, a été lauréat du prix Embellir Paris en 2018. Durant les 7 et 8 juin 2018, Randa Maroufi a réalisé le film sur la place de la Charbonnière à Paris. Pendant le tournage, des femmes sont venues remplacer les hommes. Elle a ensuite extrait des images de ce film, qui ont été imprimées et installées à différents endroits du quartier.

    Sources :
    Dossier de presse Fonds d’Art Contemporain – Paris Collections
    https://www.paris.fr/pages/decouvrez-les-premieres-realisations-d-embellir-paris-7120
    https://www.randamaroufi.com/works/les-intruses-2/

    Interview L’atelier A | Arte

  • L’œuvre d’un combat

    L’œuvre d’un combat

    Dans quelle mesure l’Art du 20e siècle témoigne-t-il des combats des femmes ? Qu’est-ce qu’une œuvre féministe ?

    Au cours d’ateliers transdisciplinaires, vous concevrez puis créerez l’exposition « Mur de femmes ».

    Thèmes transdisciplinaires retenus :

    • la femme et la citoyenneté
    • le droit au vote (1944 pour la France)
    • l’égalité dans le travail
    • la parité en politique (2000)
    • l’égalité des chances, des droits
    • le corps de la femme (disposer de son corps)

    Objectifs

    – Identifier les artistes et les œuvres artistiques patrimoniales liés à un territoire, une
    période ou une société.

    – Appréhender le parcours de ces artistes et mettre en relation
    la réalité des différentes cultures, leurs dimensions imaginaires et leur interprétation,
    dans le cadre du parcours d’éducation artistique et culturelle.

    – S’éprouver dans une démarche de création afin d’associer la dimension sensible de la
    pratique à la compréhension des œuvres et des langages artistiques et numériques.

    Références culturelles et artistiques possibles

    Femme au 20e siècle

    • Frida KAHLO, The Frame, 1938, huile sur aluminium, 28,5 x 20,7 cm, Centre Pompidou, Paris. L’œuvre est constituée en deux parties : l’autoportrait peint sur une fine plaque d’aluminium ; le fixé sous verre, peinture sous verre de production artisanale réalisée dans le village de Juquila au Mexique. Le fixé sous verre désigne la plaque de verre peinte et sert à encadrer le portrait, donnant ainsi le titre à l’œuvre
    • J. Howard MILLER, We Can Do It!, 1942, affiche créée pour Westinghouse Electric Company en 1942 utilisant Rosie la riveteuse (Rosie the Riveter) : icône de la culture populaire américaine, symbolisant les six millions de femmes qui travaillèrent dans l’industrie de l’armement.
    • Martha ROSLER, Semiotic of the Kitchen, 1975, vidéo, 6’09. « Je voulais dire alors que les signes imposés aux femmes étaient extrêmement réducteurs. La femme est impliquée dans un système de réduction extrême par rapport à ce qu’elle est en tant qu’être… »
    • Margaret ATWOOD, La Servante écarlate (The Handmaid’s Tale), 1985, roman féministe de science-fiction dystopique
    • Marjane SATRAPI, Persepolis, 2000-2003, bande dessinée autobiographique en 4 volumes. L’autrice y retrace les étapes marquantes qui ont rythmé sa vie, de son enfance à Téhéran pendant la révolution islamique à son entrée difficile dans la vie adulte en Europe.
    • Niki De SAINT PHALLE, La Mariée ou Eva Maria, 1963, grillage, plâtre, dentelle, jouets divers, 222 x 200 x 100 cm, Centre Pompidou, Paris
    • ORLAN, Le baiser de l’artiste, 1977, performance au Grand Palais (week-end de la FIAC)
    • GUERRILLA GIRLS, Do Women Have To Be Naked To Get Into the Met. Museum? 1989, sérigraphie sur papier, 28 x 71 cm, guerrillagirls.com (en bandeau)
    • Shadi GHADIRIAN, Like everyday, 2001-2002, série de photographies. Like everyday explore les attentes formulées des femmes mariées dans les sociétés traditionnelles, les condamnant à une vie de ménage, de repassage et de cuisine. Dans cette série la photographe n’utilise pas le tchador noir que l’on voit dans les images de l’Iran, mais plutôt les tchadors aux riches motifs, colorés, féminins et doux que les femmes portent traditionnellement à l’intérieur de leurs maisons pour recevoir des invités. Shadi Ghadirian superpose à ses sujets sans visage qui portent ces tchadors d’intérieur un équipement domestique : un fer à repasser, un balai, une bouilloire, une tasse de thé, des pots et des casseroles, des gants pour la vaisselle ou d’autres accessoires. Avec cette série, elle a commencé à être ouvertement critiquée par certains établissements publics iraniens, qui ont trouvé le travail trop critique. Plutôt que de confronter directement ses critiques, une fois de plus, elle a utilisé la réalité et l’humour en montrant les restrictions, y compris la censure. Cf. S Ghadarian
    • Randa MAROUFI, Les Intruses, 2018-2019, photographies et vidéo (6 min)

    Le sexe féminin

    • Gustave COURBET, L’Origine du monde, 1866, huile sur toile, 46,3 x 55,4 cm, Musée d’Orsay
    • Georgia O’KEEFFE, Red, Yellow and Black Streak (Stries rouge, jaune et noir), 1924, huile sur toile appartenant à la série de paysages du lac George, 101,3 x 81,3 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Marcel DUCHAMP, Feuille de vigne femelle (Female Fig Leaf), 1950-1951, plâtre peint en vert, 8,5 x 13 x 11,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Valie EXPORT, Aktionhose: Genitalpanik, 1969, photographie d’un happening réalisé dans un cinéma munichois en 1968, tirage offset sur papier, 69,8 x 49, 8 cm, photographie de Peter Hassmann, Centre Pompidou, Paris
    • Casey JENKINS, Casting Off My Womb (‘Vaginal knitting‘), octobre 2013, performance de 28 jours
    • Megumi IGARASHI (aka Rokudenashiko), Vagina Kayak, 2014, kayak conçu à partir d’un scan 3D. Son travail, insolite et non dénué d’humour, vise à casser le tabou de la représentation du sexe féminin.

    Les Intruses de Randa MAROUFI

    Des femmes occupent le temps d’une mise en scène l’espace public. Elles empruntent les mêmes gestes, les mêmes postures que ceux des hommes dans pareils lieux : elles jouent aux cartes, regardent un match de foot dans l’indifférence de l’écoulement du temps. Elles occupent les terrasses, se mettent en vitrines dans l’étrangeté d’un espace public d’exclusion, celle de genre.

    Site de l’artiste : https://www.randamaroufi.com/
    Fiche de Randa Maroufi

    Manifesto of fragility, 16e Biennale de Lyon
    Usines Fagor, Lyon (France)
    14.09.22 > 31.12.22

    Randa MAROUFI, Barbès, photographie couleur, 150×80 cm

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son auto référenciation – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine