Étiquette : Équilibre

  • Silence, ça pousse

    Silence, ça pousse

    Ça pousse… Ça pousse jusqu’à donner à voir une sensation de déséquilibre.

    #équilibre #croissance #chaos #végétal

    Votre réalisation nécessairement tri dimensionnelle proposera une interprétation plastique de la croissance et du déséquilibre.
    Vous utiliserez des feuilles de carton, des bandes de papier et tout autre matériau de récupération.

    • Équilibre : distribution égale des forces, des éléments, des masses ; répartition des lignes, des formes, des masses.
    • Déséquilibre : perte ou absence d’équilibre, d’une position stable.
    • Pousser : 1/ exercer une pression sur ; 2/ croître, se développer.

    Questions abordées

    En quoi l’œuvre en trois dimensions se présente-t-elle comme un espace sensoriel ? Dans quelle mesure l’évocation visuelle de la croissance et du déséquilibre intègre-t-elle une dimension temporelle ? Une dimension narrative ? En quoi la narration modifie-t-elle le dispositif de présentation ?  

    Objectifs pédagogiques

    Les objectifs de la séquence sont d’amener les élèves à :

    • comprendre que l’espace de l’œuvre peut aussi être celui du spectateur,
    • prendre conscience que l’œuvre est aussi surfaces ou espaces pensés, composés, recouverts, assemblés…
    • explorer le volume, le plein et le vide ; explorer les possibilités d’assemblage,
    • comprendre les relations entre hauteur, volume, équilibre, déséquilibre et d’engager des choix en relation avec son projet.

    Références artistiques possibles

    • Vladimir TATLINE, Maquette du Monument à la Troisième Internationale, 1919/ 1979, bois et métal, hauteur : 420 cm, diamètre : 300 cm, base : 80 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Karl BLOSSFELDT, Cucurbita, 1928, photographie argentique, 25,9 × 20,3 cm, Getty Museum, Los Angeles
    • Alexander CALDER, Spider, 1939, tôle d’aluminium peinte, tige d’acier et fil d’acier, 203,5 × 224,5 × 92,6 cm, Calder Foundation, NY
    • Alberto GIACOMETTI, L’homme qui chavire, 1950, bronze peint, 59,1 × 26,5 × 27,5 cm, Coll. Fondation Louis Vuitton
    • Andy GOLDSWORTHY, Woven branch circular arch, Langholm, Dumfriesshire, UK, avril 1986, branches
    • Richard SERRA, Snake (Sugea), 1994–1997, acier, trois unités, composées chacune de deux sections coniques, dimensions variables (env. 4 × 31,7 × 7,84 m), Musée Guggenheim, NY
    • Peter FISCHLI et David WEISS, Natural Grace, from A Quiet Afternoon, 1985, photographie
    • Giuseppe PENONE, Sentier de Charme, 1986, bronze, charme, Coll. Fonds régional d’art contemporain de Bretagne
    • Philippe RAMETTE, Lévitation de chaise, 2007, sculpture en bronze, 170 × 150 × 150 cm
    • Daniel FIRMAN, Würsa (à 18 000 km de la Terre), 2008, sculpture – taxidermie d’éléphant, 570 × 250 × 140 cm
    • Franck GEHRY, Musée Guggenheim de Bilbao, 2010, architecture
    • Ai WEIWEI (né en 1957), Bang, 2013, 886 tabourets traditionnels ‘ »bang » (dynastie Qing) en bois, vue de l’installation, Biennale de Venise, 2013
    • Henrique OLIVEIRA, Transarquitetonica, 2014, installation, bois, briques, boue, bambou, PVC, contreplaqué, branches d’arbres et autres matériaux, 5 × 18 × 73 m, Musée d’Art Contemporain de São Paulo, Brésil
    • Emmanuel FOURCADE, alias Manu TOPIC, Equilibrium, film de 3 min de Patrick FOCH, 2017, pierres en équilibre/ stone balance – https://500px.com/p/manutopic

    Questionnement(s)

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation :
      • la mise en regard et en espace : ses modalités, ses contextes, l’exploitation des présentations des productions plastiques et des œuvres.
    • Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :
      • l’espace en trois dimensions : découvert et expérimentation du travail en volume ; les notions de forme fermée et forme ouverte, de contour et de limite, de vide et de plein, d’intérieur et d’extérieur, d’enveloppe et de structure, de passage et de transition ; les interpénétrations entre l’espace de l’œuvre et l’espace du spectateur.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Composantes théoriques

    – Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Vue de l’exposition Baitogogo d’Henrique OLIVEIRA au Palais de Tokyo, Paris, 2013

  • En suspens, équilibre improbable

    En suspens, équilibre improbable

    Proposez une photographie numérique de votre travail tridimensionnel répondant à la proposition incitative suivante : en suspens, équilibre improbable. Les termes utilisés par Daniel Firman expliquant sa démarche devront être pris en compte.

    Références artistiques :
    Würsa, 2008, Attitudes, 2007, Suspension, 2006, Daniel Firman
    Equilibres series, David Weiss & Peter Fischli, 1984

    « Au cours du mouvement pulmonaire, il existe un court instant de pause entre expiration et inspiration, moment particulier où le flux respiratoire ralentit à l’extrême avant de reprendre à nouveau. Les oeuvres de Daniel Firman semblent se nicher dans cette qualité de durée, non pas au sein d’un temps aboli, mais plutôt suspendu. Si l’artiste met en jeu la sculpture, ce qu’il donne à voir n’est pas figé, rendu inerte par l’immobilité, mais révèle plutôt des mouvements en mode pause. » http://www.danielfirman.com/

    Würsa (18000 km de la terre), Daniel Firman, résine polyester, mousse polyuréthane, bois, acier et peau, 2008

    Un impossible équilibre. À 18 000 km de la terre, l’éléphant Würsa pourrait tenir en équilibre sur sa trompe.
    C’est à partir de savants calculs scientifiques que Daniel Firman est arrivé à ce constat, et surtout à la réalisation de cette oeuvre extraordinaire qui met à mal toutes nos certitudes sur la gravitation des corps.
    En pénétrant dans un grand espace blanc et vide, le visiteur se trouve face à cette créature de taille réelle, dont l’équilibre précaire semble le mettre en danger à qui osera s’approcher de Würsa ?
    Cette hypothèse se pose par le seul intermédiaire de la sculpture, une sculpture hyperréaliste empruntant aux talents d’un taxidermiste et qui nous propose de basculer entre un phénomène scientifique prouvé et la mise en perspective réelle et physique du monde.
    Würsa, au nom évocateur de Spoutnik russe et de conquête de l’espace, est figé dans sa position comme si l’une de ses acrobaties avait été mise sur pause ; cette vision permettant à l’artiste de proposer une expérience physique et psychologique inédite et spectaculaire.

    En savoir plus
    Daniel Firman est l’une des figures importantes de la scène artistique française.
    Participant régulièrement à de nombreuses expositions tant personnelles que collectives, en France aussi bien qu’à l’étranger, il a su en plus d’une décennie déployer un langage formel unique, s’intéressant tout particulièrement à la question des corps et de leur équilibre. Explorant sans cesse le territoire de la sculpture, Daniel Firman met en scène des personnages anonymes et des éléments du quotidien dans des situations à l’équilibre précaire. La société de consommation est évoquée à travers des empilements hétéroclites sur des personnages qui n’ont pour identité que leurs prénoms et dont le visage est systématiquement caché. Oeuvres souvent spectaculaires, ses sculptures se sont allégées avec le temps, parallèlement à son intérêt croissant pour la danse et la gestuelle. Les corps apparaissent dans ses oeuvres en équilibre précaire, proches de la chute, mais n’y succombant jamais.
    « Le corps se trouve au coeur du travail de Daniel Firman. […] Une filiation forte apparaît avec des pratiques issues des années 1960 et 1970, utilisant le corps non plus comme sujet, mais comme médium. » (Marion Guilmot)

    Voir également le travail des suisses Peter Fischli et David Weiss.

    Die Magd (la Servante), Peter Fischli et David Weiss, photographie, 1984-1985