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  • De l’œuvre à l’objet

    De l’œuvre à l’objet

    « Partir d’une œuvre d’art pour la revisiter et en faire un objet. « 

    Les arts plastiques, le design, la mode, l’architecture s’influencent, mais surtout peuvent être au même degré de réflexion. Le Bauhaus et le groupe De Stijl en sont, sans doute, les exemples les plus connus.

    #EPI #Design

    Exemples à partir de l’œuvre de Piet MONDRIAN

    En 1965, Yves Saint-Laurent célèbre la peinture de Mondrian à travers ses collections de robes, voulant tisser des liens entre la peinture et le vêtement, persuadé qu’un peintre est toujours de notre époque et peut accompagner la vie de chacun, explique-t-il.

    Gerrit Thomas Rietveld était un designer, architecte et ébéniste néerlandais. La légende veut qu’il ait commencé à imaginer du mobilier dès l’âge de douze ans. En 1911, Rietveld lança sa propre entreprise d’ameublement alors qu’il était encore étudiant en architecture. Rietveld dessina la Chaise rouge et bleue en 1918, sous l’influence du mouvement De Stijl qu’il intégra en 1919. C’est là où il fit la connaissance, entre autres, de Piet Mondrian. C’est aussi l’année où il devint architecte. En 1924 il construisit à Utrecht la Maison Schröder pour Truus Schröder-Schräder, avec qui il collabora. La maison, bien qu’obéissante à des formes radicalement géométriques, se singularise par une forte asymétrie. Rietveld quitta le mouvement De Stijl en 1928 et s’intéressa au Nieuwe Zakelijkheid (Neue Sachlichkeit, Nouvelle Objectivité). La même année il rejoignit les CIAM. En 1932 il commença la conception du musée Van Gogh à Amsterdam.

    Chaise rouge et bleue, 1918

    Avant-gardiste, Rietveld est l’un des premiers à s’intéresser à la production industrielle du meuble et à réaliser des produits en tubes d’acier. En 1932, il conçoit sa fameuse chaise Zig Zag qu’il déclinera dans des formes différentes dans les années 1930 et 1940.

    Maison Schröder, 1924

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • acquérir une culture de projet
    • développer esprit de synthèse et et d’anticipation utile à la démarche de projet
    • faire preuve de capacités d’organisation et d’autonomie, mais également des dispositions au travail en équipe.

    Questions

    Qu’est-ce qui distingue une œuvre d’art d’un objet quelconque ? Dans quelle limite une œuvre d’art peut-elle être décontextualisée et associée comme composante d’un objet ? En quoi les relations, les interactions, les incidences entre art et artisanat renouvellent-elles les questions artistiques sur la création ?

    Références artistiques possibles

    • Marcel DUCHAMP, L.H.O.O.Q, 1919, mine graphite sur héliogravure, 61,5×49,5 cm. Sur un portrait reproduit de La Joconde de Léonard De VINCI, l’artiste a ajouté une moustache, un bouc et un titre provocateur L.H.O.O.Q.
    • Gerrit RIETVELD, Chaise rouge et bleue, 1918 – https://fr.wikipedia.org/wiki/Chaise_rouge_et_bleue
    • Gerrit RIETVELD, Maison Schröder, 1924 – https://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_Schröder_de_Rietveld
    • Yves SAINT LAURENT, La Robe Mondrian, 1965 – https://fr.wikipedia.org/wiki/Robe_Mondrian
    • L’Oréal, Look Cycle, 1980, emballage des produits de la gamme
    • Andy WARHOL, Brillo Boxes, 1964, boîtes en contre-plaqué avec sérigraphie et acrylique, 43,2×43,2×35,6 cm chacune
    • Keith HARING, Mickey Mouse, 1981, vue de l’exposition Mickey: The True Original Exhibition, 2018
    • Jeff KOONS, Rabbit, 1986, acier inoxydable, 105,4×48,3×30,2 cm
    • Bertrand LAVIER, Alfa Romeo Giulietta, 1993, automobile accidentée sur socle, 166×420×142 cm
    • NIKE, SB Dunk Low ‘Piet Mondrian‘, 2008, sneakers
    SB Dunk Low ‘Piet Mondrian‘, 2008

    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : l’autonomie de l’œuvre vis-à-vis du monde visible
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • 1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
  • Copier/ créer

    Copier/ créer

    Sujet inspiré du cédérom ArtPla, enseignement des arts plastiques au collège, Éd. CNDP Réseau.
    « Copier/ créer, une question ».

    Réappropriation, réinterprétation ou relecture d’un même thème, copier est-ce créer ?

    Suite à l’échange oral en classe autour de cette question, proposez une version toute personnelle d’une peinture classique. Votre réalisation suppose une étude préalable de l’œuvre et le dessin de quelques croquis préparatoire.

    #copie #emprunt #appropriation #original

    Références artistiques possibles

    • Marcel DUCHAMP, L.H.O.O.Q, 1919, mine graphite sur héliogravure, 61,5 x 49,5 cm. Sur un portrait reproduit de La Joconde de Léonard De VINCI, Marcel DUCHAMP a ajouté une moustache, un bouc et un titre provocateur L.H.O.O.Q.
    • Andy WARHOL, Ten Lises, 1963, sérigraphie et acrylique sur toile, 201 x 564,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Alain JACQUET, Déjeuner sur l’herbe, 1964, sérigraphie en trichromie sur toile
    • Joel-Peter WITKIN, Las Meninas, self-portrait, 1987, photographie en noir et blanc, 66 x 66 cm
    • Yasumasa MORIMURA, Mona Lisa in its origin, 1988, impression couleur d’un photomontage numérique, 290 x 200 cm, Galeria Luhring Augustine, New-York
    • Ernest PIGNON-ERNEST, Naples, 1988-1994, sérigraphies. « Aujourd’hui encore, les peintures caravagesques ont une parenté directe, physique, avec Naples. La lumière qui y circule en est le signe le plus évident. C’est la même qui descend, comme un projecteur, dans les viccoli étroits. (…) »
    • Pierre JOSEPH, Little Democraty, 1997, 20 sérigraphies en quadrichromie (: 20 personnages vivants à réactiver : Plongeur ; Cow-boy ; Superman ; La Fée ; Moine ; Paintballer ; Policier ; Guerrier médiéval ; Lépreuse ; Convalescent ; Oogie ; Pilote auto ; Motard ; Catwoman ; Toréador ; Virginie ; Répliquante ; Sorcière & Voleurs de couleurs ; Cupidon ; Blanche-Neige)
    • Gérard RANCINAN, Raft of Illusions (Le Radeau des illusions), 2008, photographies de la série des Métamorphoses
    • Robert WILSON, Portrait de Lady Gaga en Mademoiselle Rivière, 2013, vidéo-portrait (images animées aux mouvements imperceptibles) projeté au Louvre sur écran plasma, exposition « Le Louvre invite Robert Wilson – Living Rooms », novembre 2013 – février 2014, Musée du Louvre, Paris
    • PIERRE & GILLES, Le Désespéré, 2013, modèle Olivier Theyskens, photographie peinte à la main, 100 cm, Galerie Daniel Templon, Paris

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Remake

    Remake

    Remakes*, réappropriations, remix, répliques, samples ou réassorts…
    L’ampleur du champ lexical qui renvoie à ces pratiques multiples témoigne d’une mutation profonde du statut de l’œuvre d’art. La reprise et la popularisation du détournement** semblent devoir précipiter la disparition de la pièce unique – comme la domination des logiciels dans la création contemporaine (Photoshop ou After Effect) entérine la perte de l’aura de l’œuvre d’art.
    Dans les années passées, au lieu d’accumuler toujours plus de représentations d’une réalité sans cesse interrogée, l’artiste retravaille, combine et analyse les matériaux accumulés, voire reproduit les œuvres antérieures dans une attitude caractéristique d’un certain postmodernisme.
    *Remake : n.m. (mot anglais), nouvelle version d’un film, d’une œuvre littéraire, théâtrale, etc.
    Genre cinématographique, le remake apparaît, depuis les années 90, dans l’art contemporain, essentiellement dans la vidéo, témoignant ainsi de la place grandissante du cinéma dans les arts plastiques.
    **Détournement : démarche artistique, liée à l’art moderne et contemporain, qui consiste à réutiliser les images, objets et textes préexistants au profit d’une nouvelle œuvre.

    Proposez une version photographique d’une peinture classique en vous mettant en scène rejouant l’action du tableau. Votre prestation suppose une étude préalable de l’œuvre, mais également l’écriture d’un court script, voire le dessin de quelques croquis pour une meilleure prise en compte de la prise de vue de l’action.
    La mise en scène et la photographie devront se faire à votre domicile lors du confinement.

    #ContinuitePedagogique #tussenkunstenquarantaine #gettymuseumchallenge

    En quoi refaire, rejouer, réinterpréter interrogent-ils notre relation au réel ? De quelle manière évoquer l’œuvre ? Comment mettez-vous en scène cette action ou performance ? Jusqu’à quel point utilisez-vous l’infographie (: retouche d’image sur ordinateur) pour accentuer l’idée retenue ?

    Musées en ligne

    Références possibles

    • Cindy SHERMAN, Untitled film stills (images de plateau sans titre), 1977-1980, photographies en noir et blanc
    • Joel-Peter WITKIN, Las Meninas, self-portrait, 1987, photographie en noir et blanc, 66 x 66 cm
    • Yasumasa MORIMURA, Mona Lisa in its origin, 1988, impression couleur d’un photomontage numérique, 290 x 200 cm, Galeria Luhring Augustine, New-York
    • Cindy SHERMAN, History Portraits, Untitled, 1989, photographie couleur, 136 x 102 cm, Metro Pictures, New-York
    • Douglas GORDON, 24 Hour Psycho, 1993, vidéo
    • Pierre JOSEPH, Little Democraty, 1997, 20 sérigraphies en quadrichromie (: 20 personnages vivants à réactiver : Plongeur ; Cow-boy ; Superman ; La Fée ; Moine ; Paintballer ; Policier ; Guerrier médiéval ; Lépreuse ; Convalescent ; Oogie ; Pilote auto ; Motard ; Catwoman ; Toréador ; Virginie ; Répliquante ; Sorcière & Voleurs de couleurs ; Cupidon ; Blanche-Neige)
    • Gérard RANCINAN, Raft of Illusions (Le Radeau des illusions), 2008, photographies de la série des Métamorphoses
    • Gérard RANCINAN, Freedom Unveiled (La Liberté dévoilée), 2008, photographies de la série des Métamorphoses
    • Gérard RANCINAN, Métamorphosis IV, Big Supper (La Cène), Los Angeles, septembre 2008, photo couleur, impression argentique montée sur plexiglas dans un cadre, 180 x 300cm
      https://vimeo.com/76121996
    • Gérard RANCINAN, Before the Birth of Venus, 2017, photographie de la série Jadis et Naguère, détail en bandeau
    • Gilles BARBIER, L’Hospice, 2002, installation
    • Robert WILSON, Portrait de Lady Gaga en Mademoiselle Rivière, 2013, vidéo-portrait (images animées aux mouvements imperceptibles) projeté au Louvre sur écran plasma, exposition « Le Louvre invite Robert Wilson – Living Rooms », novembre 2013 – février 2014, Musée du Louvre, Paris
    • PIERRE & GILLES, Le Désespéré, 2013, modèle Olivier Theyskens, photographie peinte à la main, 100 cm, Galerie Daniel Templon, Paris
    Gérard RANCINAN, Hommage à Hopper, 2013, photographie de la série All look-alikes
    Edward Hopper, Nighthawks, 1942, huile sur toile, 84,1 x 152,4 cm, Art Institute of Chicago

    Pablo MUÑOZ GOMEZ s’est inspiré de Summer Evening (1947) pour en tirer un court métrage de fiction : le couple immortalisé par Edward HOPPER panique alors que la lumière de la véranda est sur le point de s’éteindre.

    À propos du re-enactment

    Le re-enactment est un jeu de rôle grandeur nature, dans lequel les participants recréent une période historique donnée ou plus particulièrement un événement passé. Le re-enactment met en scène la plupart du temps des batailles et faits d’armes. La base historique est cependant interprétée par les re-enactors qui n’hésitent pas à inventer des saynètes plausibles et à broder autour de leurs connaissances. Nous ne sommes pas en présence de ce qui pourrait s’apparenter à un spectacle.
    Le phénomène tel qu’il est pratiqué aujourd’hui, dans son acception moderne, débute avec les commémorations en 1960 du centenaire de la Guerre civile américaine (1860-1865) aux États-Unis. On pourrait cependant remonter les origines du re-enactment jusqu’au temps de l’Empire romain. Les Romains reconstituaient en effet des batailles navales fameuses dans le Colisée, appelées Naumachiae, en inondant celui-ci.


    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
      Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
      Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Dans le vif du sujet

    Dans le vif du sujet

    « L’art se nourrit de l’art. »
    André MALRAUX

    Cindy Sherman, Untitled n°224 et n°209, 1990

    Untitled n°224 et n°209, Cindy SHERMAN, 1990

    Au CDI, recherchez ce qui, dans l’histoire de l’art, relève de la citation. Comprenez comment des artistes empruntent à l’art du passé pour nourrir leur démarche plasticienne.
    Puis choisissez une œuvre peinte (œuvre emblématique) d’un artiste connu, procédez à une analyse sur le sens de l’œuvre et la démarche de l’artiste, de situer celle-ci dans son contexte historique et d’effectuer une analyse des composantes plastiques.

    En classe, provoquez un questionnement autour des œuvres trouvées, par exemple, en projetant simultanément la Vénus d’Urbino du TITIEN (1538), l’Olympia d’Édouard MANET (1863) et I Like Olympia in Black Face (1970) de Larry RIVERS.

    « Dans le vif du sujet »
    En s’appuyant sur l’œuvre retenue et sur son analyse, répondez par prise de vue photographique à l’incitation « dans le vif du sujet ».
    La photographie numérique sera privilégiée.

    Notions abordées : modèle, copie, parodie, détournement, citation, emprunt, appropriation et interprétation.

    Artistes référents : Cindy SHERMAN, David BUCKLAND, Alain JACQUET, PIERRE et GILLES, STURTEVANT, Andy WARHOL, Joel-Peter WITKIN, Ernest PIGNON-ERNEST, Gérard RANCINAN, Bernard PRAS, Martial RAYSSE…

    Chloé and Co

    Chloé Raysse, Cécile Warhol, Cécile Magritte,
    Virginie Magritte, Lise Van Gogh et Yannick Bellini.

    *The Destroyed Room, Jeff WALL, 1978, photographie, caisson lumineux, 159 x 234 cm, détail en bandeau.


    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Autoréférencé

    Autoréférencé

    Proposez une nouvelle version d’une œuvre préalablement choisie et analysée.

    Appropriation : Dans le sens le plus étroit, on parle d’appropriation si « les artistes copient consciemment et avec une réflexion stratégique » les travaux d’autres artistes. Dans ce cas, l’acte de copier et son résultat doivent être compris également comme de l’art (sinon, on parle de plagiat ou de faux), cf. emprunt.
    Remake : (mot anglais), nouvelle version d’un film, d’une œuvre littéraire, théâtrale, etc.
    Détournement : Le détournement est la réutilisation par un artiste de slogans, d’images publicitaires, de campagnes de marketing pour créer une nouvelle œuvre portant un message différent, souvent opposé au message original. C’est une sorte de parodie satirique, qui réutilise ou imite l’œuvre originale. Le détournement le plus connu est le détournement publicitaire. Le terme fut d’abord employé par l’Internationale situationniste. Le détournement diffère de la récupération dans laquelle les œuvres sont destinées aux médias dominants. L’utilisation faite par Barbara Kruger du détournement popularisa la technique.
    (source Wikipédia)
    Parodie : Imitation consciente et volontaire d’une œuvre littéraire ou artistique dans une intention moqueuse ou simplement comique.

    Notions abordées : détournement, modèle, copie, citation, emprunt, appropriation, interprétation…

    En quoi l’art devient-il, en quelque sorte, conscient de lui-même, c’est-à-dire autoréférentiel et réflexif ?

    Références possibles :

    • Vénus d’Urbino du TITIEN (1538)/ Olympia d’Édouard MANET (1863)/ I Like Olympia in Black Face de Larry RIVERS (1970)
    • Les Ménines de Diego VÉLASQUEZ (1656)/ Las Meninas de Pablo PICASSO (1957)
    • La Joconde de Léonard DE VINCI (1503)/ L.H.O.O.Q. de Marcel DUCHAMP (1919)
    • La Grande odalisque de Jean-Auguste-Dominique INGRES (1814)/ Made in Japan de Martial RAYSSE (1964)
    • Le Cri d’Edvard MUNCH (1893)/ Le Cri d’ERRÓ (1967)
    • Gilles BARBIER, L’Hospice, 2002, installation


    Concert champêtre du TITIEN (1508-1509)
    Le Jugement de Pâris, gravure de RAIMONDI (1514-1518)
    Déjeuner sur l’herbe d’Édouard MANET (1863)


    David avec la tête de Goliath du CARAVAGE (1606)/ Intervention d’Ernest PIGNON-ERNEST à Naples (1993)


    *Détail de Made in Japan – La Grande Odalisque (1964) de Martial RAYSSE

  • Remake, reprise, répétition

    Remake, reprise, répétition

    La Baigneuse Valpinçon, du nom de l’un de ses propriétaires au XIXe siècle, également désignée sous le titre de Grande Baigneuse, est un tableau du peintre français Jean-Auguste-Dominique Ingres, daté de 1808 et conservé au Musée du Louvre à Paris.

    • La Baigneuse de Valpinçon, Jean-Auguste-Dominique Ingres, huile sur toile, 1808
    • Modèle nu de dos, Eugène Durieu, photographie, 1854
    • Galel, Armand Cambon, huile sur toile, 1864
    • Violon d’Ingres, Man Ray, photographie rehaussée à la mine de plomb, 1924
    • Woman once a Bird, Joël Peter Witkin, photographie, 1990
    • Femmes passives femmes faciles elles ont bon dos, Miss Tic, pochoir, 2000
  • Faire du neuf avec du vieux

    Faire du neuf avec du vieux

    « Quiconque n’a pas commencé par imiter ne sera jamais original ». Théophile Gautier

    D’après La Grande Odalisque, Jean-Auguste-Dominique Ingres, 1814 :


    La Grande Odalisque, dessin réalisé avec un Télécran®, Stéphane Lallemand, 1989-1992


    La Grande Odalisque, Stéphane Lallemand, photographie, 2007

    Les critiques se sont longtemps acharnés sur cette œuvre maîtresse d’Ingres. Elle avait des proportions qui laissaient supposer qu’elle avait des vertèbres en trop.
    Après le sourire de la Joconde, le dos de la Grande Odalisque. Les peintres ont décidément l’art de se jouer de la réalité pour créer d’improbables canons de beauté. Si le corps de cette femme de harem peinte en 1814 par Ingres fascine tant l’œil du spectateur, c’est qu’il est beaucoup trop long : la jeune femme a trois lombaires et deux vertèbres sacrées de trop.
    La position de la Grande Odalisque, son inclinaison, la rotation de son bassin, ne serait pas possible sans ces centimètres supplémentaires. L’un de ses bras a lui aussi été allongé. La volupté du corps contraste ainsi encore plus fortement avec l’expression du visage.