Étiquette : Emboîtement

  • Jeu de cadre(s)

    Jeu de cadre(s)

    Faites une œuvre dont le cadre sera le sujet. Vos choix iconiques, plastiques ou symboliques seront induits par la représentation ou l’objet encadrés.

    #cadre #limite #lien #emboîtement

    Questionnement

    Comment le dispositif de présentation peut-il être objet d’un questionnement artistique ?
    Comment le cadre peut-il transformer les conditions de réception d’une œuvre ?
    Où commence le cadre, où finit-il ? Quelles interactions avec l’œuvre présentée ?

    Références artistiques possibles

    • Pere BORRELL DEL CASO, Escapando de la crítica, 1874, huile sur toile, Banco de Espana, Madrid
    • Robert DELAUNAY, Les Fenêtres simultanées sur la ville, 1912, huile sur toile et cadre, 40 x 46 cm, Kunsthalle, Hambourg
    • Pablo PICASSO, Nature morte à la chaise cannée, 1912, huile et toile cirée sur toile encadrée de corde, 29 x 37 cm, Musée national Picasso, Paris
    • Salvador DALÍ, Couple avec leur tête pleine de nuages, 1937, huile sur panneau de bois personnage masculin : 92,5 x 69,5 cm, personnage féminin : 82,5 x 62,5 cm, Museum Boijmans van Beuningen, Rotterdam
    • Pierre ALECHINSKY, Central Park, 1965, acrylique sur papier marouflé sur toile avec remarques marginales à l’encre de Chine, 162 x 193 cm
    • Louis CANE, Toile découpée, 1971, huile vaporisée et appliquée au pinceau sur toile, 240 x 189 x 98 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Frank STELLA, Mas o Menos (Plus ou moins), 1964, poudre métallique dans émulsion acrylique sur toile, 300 x 418 cm
    • Claude RUTAULT, Toiles à l’unité, 1973 / légendes, 1985, 1973-1985, peinture acrylique sur toile, Centre Pompidou, Paris
    • Esther FERRER, Perfile (Profil), 1984, installation, Fondation Joan Miró, Barcelone
    • Annette MESSAGER, Mes Vœux, 1989, photographies, cadres suspendus, 320 x 160 cm, Centre Pompidou, Paris. Mes vœux, composés de dizaines de photographies de détails de corps, met en scène une identité fragmentée qui se décompose et se recompose comme les éclats d’un kaléidoscope. Le dispositif qui en résulte, les photographies étant suspendues par une multitude de longues ficelles apparentes, rappelle les ex-voto, ces images ou ces objets qui invoquent une guérison
    • Giulio PAOLINI, Mnemosine (Les Charmes de la Vie/8), 1981-1990, toile peinte, huit châssis, toile préparée, 315 x 450 x 240 cm
    Allan Mc COLLUM , 60 Plaster Surrogates (No. 3), 1982-1990, 223.5 x 569 cm
    The Museum of Contemporary Art, Los Angeles
    • Gilbert GARCIN, Flash Back, photographie, 2001
    • KOLKOZ, La Chevauchée, 2008, moulures, encadrement, feuille d’or. 153 x 255 cm, Galerie Emmanuel Perrotin
    Chiharu SHIOTA, A Room of Memory, 2009, installation, vielles fenêtres (cadre en bois), dimensions variables
     
    • Studio Babak GOLKAR, Untitled (Azadi Square) – Parergon, 2011, plaquage acrylique, bois, laque, 147 x 137 x 12,7 cm, Parergon / — Studio Babak Golkar
    • BANKSY, Love Is in the Bin, 2018, pochoir déchiqueté, cadre, 101 x 78 cm. Love is in the Bin est une intervention artistique de 2018 de Banksy chez Sotheby’s London, avec une autodestruction inattendue de son tableau de 2006 de Girl with Balloon immédiatement après sa vente aux enchères pour un montant record de 1 042 000 £ (en bandeau)

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : l’objet comme matériau en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Sculpture démontable

    Sculpture démontable

    Concevez et réalisez la maquette d’une sculpture démontable et composée d’une douzaine de pièces simples aux dimensions variables ou identiques.

    #module

    Après avoir dessiné quelques croquis de votre projet, vous chercherez une solution fiable pour imbriquer les différents éléments de la maquette en n’utilisant ni colle ni agrafe…

    Dans un deuxième temps, votre travail consistera à imaginer la mise en place de la sculpture dans l’espace public (rue, place, parc, jardin…). Afin de donner une idée plus précise de votre projet, vous réaliserez un photomontage réaliste (maquette/ espace urbain).

    Inspirations artistiques


    L’Homme (Man, Three Discs), Alexander CALDER, stabile en acier inoxydable, 22×16,25×21,30 m, 1967, Montréal


    Daphné, Julio GONZALEZ, bronze, 142 x 71 cm, 1937/1966, Centre Pompidou, Paris, www.centrepompidou.fr/


    Steel Row, Carl ANDRÉ, 10 dalles en acier posées au sol de 1x100x100 cm, 1968, Pinakothek der Moderne, Munich, http://www.pinakothek.de/


    Early One Morning, Anthony CARO, acier et aluminium peint en rouge, 2,89×6,19×3,35 m, 1962, Tate, Collection, Londres, http://www.tate.org.uk/


    Quick, Richard DEACON, chêne et acier, 180 × 622 × 231 cm, 2009, Strasbourg http://www.musees-strasbourg.org/


    Untitiled (Three Dancing Figures) Version A, Keith HARING, aluminium peint, 1989, San Francisco


    Questionnement(s) :

    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    * Tony SMITH, The Fourth Sign, 1974, bronze patiné en noir, 57 x 141 x 96 cm.
    Dans les années 1960 et 1970, Tony Smith (1912-1980) est connu pour ses sculptures abstraites créées à partir d’un assemblage unique de formes géométriques modulaires combinées intuitivement.

  • Rythme

    Rythme

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    Proposez une peinture murale destinée à agrémenter l’escalier ouest (image à télécharger). Votre projet exclusivement abstrait emploie le langage plastique développé par Sonia et Robert DELAUNAY : simplification à l’extrême des formes géométriques, notamment le cercle et le triangle, variations rythmiques des enchevêtrements circulaires et hélicoïdaux grâce à la couleur qui s’opposent en complémentaires.

    #couleurscomplémentaires #abstraction #rythme

    À propos de Robert DELAUNAY

    Peintre français né le 12 avril 1885 à Paris et mort le 25 octobre 1941 à Montpellier. Avec sa femme Sonia Delaunay et quelques autres, il est le fondateur et le principal artisan du mouvement orphiste, branche du cubisme et important mouvement d’avant-garde du début du 20e siècle.

    Rythme n°1, Robert DELAUNAY, 1938, huile sur toile, 529 x 592 cm, décoration pour le Salon des Tuileries,
    Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, photographie de @matchwithart (Art Lover living in Paris)

    À la suite des théories de la couleur du 19e siècle, Robert DELAUNAY poursuit, avant la première guerre mondiale la recherche d’une peinture fondée sur la loi des contrastes de couleurs se développant dans le temps et se percevant simultanément. Cette tendance du cubisme, dénommé « Orphisme » par Apollinaire, donnant l’illusion du mouvement, se met au service d’une thématique d’un monde moderne en plein essor : Tour Eiffel, hélices d’avions en rotation, sport.

    En 1930, Delaunay renoue avec l’art « inobjectif » dans les Rythmes et les Rythmes sans fin où s’exprime la couleur seule qui, par son organisation, sa dimension, ses rapports dans l’espace, détermine les rythmes des formes. Les possibilités dynamiques des disques colorés qui entrent en mouvement par la seule action physique du regard, sont exploitées pour donner leur rythme à la composition. Par un effet simultané, la vision est activée par les jeux de courbes et de contre-courbes, des disques aux cercles concentriques de diverses épaisseurs qui se contrarient, et surtout par les couleurs qui s’opposent en complémentaires (rouge/vert, bleu/orangé) et en dissonances (rouge/bleu ; rose/rouge, etc.). Ces toiles dont le musée possède également les maquettes, constituent l’aboutissement des recherches de Delaunay avant sa disparition précoce en 1941.

    Sonia DELAUNAY, Prisme électriques, 1914, huile sur toile, 250 x 250 cm, MNAM, Paris

    Références artistiques

    • Sonia DELAUNAY, Prisme électriques, 1914, huile sur toile, 250 x 250 cm, MNAM, Paris
    • Robert DELAUNAY, Rythme n°1, 1938, huile sur toile, 529 x 592 cm, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
    • Piet MONDRIAN, Composition avec rouge, jaune et bleu, 1942, huile sur toile, 72 x 69 cm, Tate Modern, Londres
    • Ellsworth KELLY, Red Blue Green, 1963, huile sur toile, 345 x 212 cm, Musée d’art contemporain de San Diego
    • Josef ALBERS, Homage to the Square: Broad Call, 1967, 121,9 x 121,9 cm, MoMA, NY
    • Bridget RILEY, Red with red triptych, 2010, huile sur lin, 570 x 169,4 cm. Réalisés à partir de structures géométriques et, progressivement, de couleurs, ses immenses tableaux donnent une impression de mouvement et d’espace. En replaçant la perception au cœur de l’expérience esthétique, elle invite tout un chacun à s’interroger sur ce qu’il voit ou ce qu’il pense voir.

    Palier escalier ouest

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine