Étiquette : Échelle

  • Minuscule

    Minuscule

    Vraiment minuscule !

    #minuscule #mise en scène #point de vue #échelle

    Proposez une photographie numérique d’un point de vue singulier, d’une mise en scène particulière, afin d’affirmer le sens de la proposition suivante : « vraiment minuscule ! ». Accompagnez votre réalisation de croquis préparatoires et d’une note explicative.

    En quoi la mise en scène de votre sujet modifie-t-elle la perception du spectateur ? Comment le point de vue peut-il modifier l’échelle des choses ?

    Vocabulaire

    • Mise en scène : organisation préméditée d’objets, de personnages, de mouvements dans un espace et un temps choisis.
    • Échelle : rapport entre les dimensions réelles d’un objet et celles de sa représentation , ce qui permet, par comparaison, d’évaluer un ordre de grandeur.
    SLINKACHU, The Stream (Royal Victoria Dock, Londres), 2014, photographie

    Références possibles

    • Francisco De GOYA, Le Colosse, 1810, huile sur toile, 116 x 105 cm, Musée du Prado, Madrid 
    • René MAGRITTE, La Chambre d’écoute, 1952, huile sur toile, 45 cm x 54.7 cm, Menil Collection, Houston, Texas (en bandeau)
    • Claes OLDENBURG, Spoonbridge and Cherry, 1988, acier inoxydable et aluminium, peinture émail polyuréthane, 8,8 x 7,9 x 14,9 m, Minneapolis Sculpture Garden, Walker Art Center.
    • Ron MUECK, Boy, 1999, sculpture hyperréaliste de 4,5 m de haut et 500 kg, Biennale de Venise
    • Gilbert GARCIN, Le Poids des nuages, 2000, Je me Souviens des Jours, 2004, Icare Contrecarré, 2012, photographies
    • Do-Ho SUH, Floor, 1997-2000 et Karma, 2003, installations interrogeant les notions conventionnelles d’échelle
    • SLINKACHU, The Little People Project, photographies, depuis 2006, https://slinkachu.com
    • Robert THERRIEN, No title (Folding table and chairs, green), 2008, table : 2,44 x 3,04 x 3,04 m, 4 chaises : 2,64 x 1,62 x 1,83 m chacune
    • Tomoaki SUZUKI, exposition au CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux, sculptures réalisées entre 1999-2014
    • Patrick TOSANI, Le Piéton, 2014, photographie, 98 x 133 cm
    • Tatsuya TANAKA, Miniature Life, exposition 2018 à Nagoya, Japon

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – la narration visuelle – la mise en regard et en espace.
    • Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace : l’hétérogénéité et la cohérence plastiques – l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Enfoncement

    Enfoncement

    Par répétition d’une même forme, vous réaliserez une composition abstraite donnant à voir au spectateur un effet de profondeur.  

    #perspective

    Questionnement

    Comment l’effet de profondeur peut-il être représenté sans autres possibilités que d’utiliser une forme préétablie ? Quels subterfuges allez-vous devoir opérer ? Quelles sont les qualités produites par les superpositions et juxtapositions des formes ?

    Méthodologie

    À partir des variations de la forme que vous aurez choisie (éventuellement obtenues par agrandissement ou étirement), créez une collection de papiers découpés et colorés.

    Ensuite, organisez-les sur votre support peint ou non afin de créer un effet de profondeur, un effet d’enfoncement de la surface. Pour cela, rassemblez les formes, juxtaposez-les, superposez-les pour observer les effets produits. Faites plusieurs tentatives, jusqu’à trouver l’organisation qui vous permet d’exprimer au mieux l’effet recherché tout en produisant une composition abstraite de qualité.

    Vous êtes dans une phase d’expérimentation, vous permettant de faire apparaitre la profondeur par plans colorés. Notez dans votre bloc-notes les effets de la lumière, de la couleur, de l’étalement des plans, de l’échelle des objets, de l’organisation de la surface…

    Temps de travail indicatif : 40 min.

    Perspective

    La perspective est l’ensemble de techniques graphiques et picturales destinées à représenter l’effet de profondeur d’un objet ou d’une scène dans une image réalisée sur une surface plane (feuille, tableau, mur, écran).

    La complexité des procédés de représentation de la profondeur sur une surface dépend des suppositions de départ de la construction. Les plus simples, comme la perspective cavalière, présentent un résumé des vues en plan et en élévation, plutôt qu’une représentation réaliste. La perspective cavalière suppose un observateur placé à une distance et une hauteur infinies dans une direction oblique par rapport au sujet, capable cependant d’en voir parfaitement tous les détails. La volonté de susciter une illusion de profondeur aboutit à des techniques plus complexes, parentes de la géométrie descriptive. Source Wikipédia

    Références artistiques

    • Jean ARP, Sans titre, 1916-17, collage papiers couleur arrangés au hasard, 46,5 x 34,6, MoMA
    • Lioubov POPOVA, Composition architectonique, 1916, huile sur panneau, 59,5 x 39,5 cm
    • Piet MONDRIAN, Broadway Boogie Woogie, 1942-1943, huile sur toile, 127 x 127 cm. Le peintre condense sur la toile les aspects sonores et visuels de New York des années 40. Il codifie les éléments du paysage urbain pour en saisir la quintessence. L’agencement des rues, des buildings et son climat visuel et sonore font écho à ses préoccupations plasticiennes.
    • Robert DELAUNAY, Disque relief, 1936, gouache, sable et crayon sur papier, 55,2 x 96,8 cm
    • M.C. ESCHER, Two Birds, 1938, gravure sur bois. Regular Division of the Plane  est une série de dessins commencée en 1936. Les images sont basées sur le principe de la réflexion glissée du pavage : des formes ou des combinaisons de formes irrégulières s’imbriquent parfaitement pour couvrir toute la surface d’un plan.
    • Henri MATISSE, La Tristesse du roi, 1952, papiers gouachés, découpés, marouflés sur toile, 292 x 386 cm, MNAM, Paris
    • Frank STELLA,Tomlinson Court Park I, 1959, peinture émaillée noire sur toile, 220 x 280 cm. À la fin des années 50, avec ses Black Paintings, motifs symétriques constitués de larges bandes noires, Frank Stella rechercha les lois objectives de la perception. Partant de là, il commença à redéfinir les conditions de la peinture : comment pouvait-on par exemple accroître l’expressivité des formes géométriques fondamentales en rompant avec la forme classique du tableau défini par le châssis ?
    • Bridget RILEY, Movement in Squares, 1961, tempera sur panneau, 123 x 121 cm (portrait de l’artiste en bandeau). L’exposition The Responsive Eye en 1965 à New York au Museum of Modern Art, et à laquelle elle prend part avec Josef Albers, Victor Vasarely, Yaacov Agam et Richard Anuszkiewicz, attirera l’attention sur ce qui deviendra l’Op Art.
    • ERRÓ, Foodscape, 1962, peinture glycérophtalique sur toile, 201 x 302 cm, Moderna Museet, Stockholm
    • Pierre BURAGLIO, Agrafage, 1966, chutes de toile agrafées, 220 x 110 cm, collection Gilles et Nadège Blanckaert
    • Louis CANE, Papier découpé et collé, 1967, huile sur papier découpé et collé, 235 x 155 cm
    • Louis CANE, Toile tamponnée, 1967, encre sur toile de drap, 300 x 228 cm
    • Josef ALBERS, Homage to the Square, Open outwards, 1967, huile sur masonit, 121 x 121 cm
    • Pierre BURAGLIO, Gauloises bleues, 1978, assemblage de paquets de cigarettes, 239 x 198 cm, collection MAC VAL – Musée d’art contemporain du Val-de-Marne
    • Andreas GURSKY, 99 Cent, 1999, photographie couleur sous Diasec, 206,5 x 337 x 5,8 cm
    • Claude VIALLAT, Sans titre – 2009/371, 2009, acrylique sur toile, 727 x 595 cm
    • Damián ORTEGA, Champ de vision, 2008, installation, 6000 plaques translucides acryliques de couleur (jaune, magenta, cyan) et fil d’acier, 12 x 5 x 5 m
    • Kumi YAMASHITA, Origami, 2011, installation, papiers de couleur, 366 x 366 cm

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.
    • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : la réalité concrète d’une production ou d’une œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :

    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Jeu d’échelle

    Jeu d’échelle

    Proposez en photographie une mise en scène créant un effet d’échelle particulier, une disproportion importante entre les éléments présents.
    Pour cela, utilisez un personnage découpé d’une photographie et placez-le judicieusement dans un décor réel ou fabriqué.
    Attention, placez le personnage de telle sorte que, photographié ainsi dans son espace, le cliché crée pour le spectateur du sens.

    #miniature #geant

    Trouvez des photographies de personnages à découper sur ces sites :
    _ https://skalgubbar.se
    _ http://www.nonscandinavia.com

    Comment mettez-vous en scène votre personnage dans l’espace en créant une situation étonnante, insolite par un effet d’échelle ? Comment celui-ci s’insère-t-il dans le décor ? Comment créez-vous une effet de disproportion ?

    Échelle : rapport entre les dimensions réelles d’un objet et celles de sa représentation, ce qui permet, par comparaison, d’évaluer un ordre de grandeur.

    Références artistiques

    • Les voyages de Gulliver, roman de Jonathan SWIFT, 1721
    • Alice au pays des merveilles, roman de Lewis CARROLL, 1865
    • L’Attaque de la femme de 50 pieds, film de Nathan JURAN, 1958
    • Le Voyage fantastique, de Richard FLEISCHER, 1966
    • L’homme qui rétrécit, film de Jack ARNOLD, 1957
    • Chérie, j’ai rétréci les gosses, film de Joe JOHNSTON, 1989
    • Downsizing, film d’Alexander PAYNE, 2018

    • Joseph CORNELL, Object (Abeilles), 1940, boîte
    • Charles SIMONDS, Dwellings et Dwellings Winter, 1972-1974, installation 
    • Duane MICHALS, Things are Queer (Les choses sont bizarres), 1973, photographies
    • Pierrick SORIN, Théâtre optique, 2001, mange-disque, vinyle, miroir, vidéo – personnage homme courant sur disque vinyle
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, La bicyclette ensevelie, 1990, sculpture monumentale, parc de la Villette, Paris 
    • Anne et Patrick POIRIER, Domus Aurea, 1999, maquette de 19 m de long par 7 m de large 
    • Ron MUECK, A Girl, 2006-2007, sculpture monumentale reproduisant un nouveau né dans ses plus minutieux détails grâce au silicone, à la résine polyester et à la peinture à l’huile, 1,10 x 5,01 x 13,45 m 
    • Ron Mueck, In Bed, 2005, technique mixte, 162 × 650 × 395 cm
      https://www.fondationcartier.com/
    • Gilbert GARCIN, Le Poids des nuages, 2000, Je me Souviens des Jours, 2004, Icare Contrecarré, 2012, photographies
      C’est à l’occasion d’un stage aux Rencontres d’Arles que Gilbert Garcin s’enthousiasme pour la technique du photomontage. Il s’en inspire alors pour élaborer, sur une simple table, des décors minimalistes dans lesquels il dispose des figurines cartonnées (: photographies minutieusement découpées). Tour à tour scénariste, metteur en scène et (avec la complicité de son épouse Monique) acteur de ce mini-théâtre, Gilbert Garcin invente un monde en noir et blanc où se côtoient l’humour, le pathétique et l’absurde.
    • SLINKACHU, The Little People Project, photographies, depuis 2006, https://slinkachu.com
    • Tomoaki SUZUKI, exposition au CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux, sculptures réalisées entre 1999-2014
      Tomoaki Suzuki réalise des portraits minutieusement détaillés de divers jeunes urbains à une échelle réduite au tiers de leur taille réelle. Saisissantes silhouettes hiératiques, ces sculptures évoquent les modes de vie et les styles vestimentaires contemporains tout en réactualisant les traditions millénaires orientales de la sculpture sur bois.
      https://vimeo.com/92146664
    • Tatsuya TANAKA, Miniature Life, exposition 2018 à Nagoya, Japon,
      https://www.instagram.com/tanaka_tatsuya/ (en bandeau)
    Gilbert GARCIN, Lorsque le vent viendra, 2007, Photographie

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – la narration visuelle – la mise en regard et en espace.
    • Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace : l’hétérogénéité et la cohérence plastiques – l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.
    • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Question d’échelle

    Question d’échelle

    1) Dispositif : photographies de mobiliers d’une taille unique et connue à coller.
    En prélevant et collant tous les éléments, recréez l’espace d’une chambre – faites en sorte que l’espace de cette pièce soit réaliste : perspective, rapport d’échelle. 

    2) Un géant s’échappe de la chambre !
    Soyez attentif dans votre travail de dessin à montrer la perturbation occasionnée par la taille inhabituelle du géant, pensez également à l’hypertrophie des détails, à dépasser les limites du cadre. 

    Références possibles : 

    • Les voyages de Gulliver, roman de Jonathan SWIFT, 1721
      Alice au pays des merveilles, roman de Lewis CARROLL, 1865
    • L’Attaque de la femme de 50 pieds, film de Nathan JURAN, 1958
      Le Voyage fantastique
      , de Richard FLEISCHER, 1966
      L’homme qui rétrécit, film de Jack ARNOLD, 1957
      Chérie, j’ai rétréci les gosses, film de Joe JOHNSTON, 1989
      Downsizing, film d’Alexander PAYNE, 2018
    • Vincent VAN GOGH, La Chambre de Van Gogh à Arles, 1888, huile sur toile, 72×90 cm 
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, La bicyclette ensevelie, 1990, sculpture monumentale, parc de la Villette, Paris 
    • Anne et Patrick POIRIER, Domus Aurea, 1999, maquette de 19 m de long par 7 m de large 
    • Charles SIMONDS, Dwellings et Dwellings Winter, 1972-1974, installation 
    • Ron MUECK, A Girl, 2006-2007, sculpture monumentale reproduisant un nouveau né dans ses plus minutieux détails grâce au silicone, à la résine polyester et à la peinture à l’huile, 1,10×5,01×13,45 m 
    Ron MUECK, Boy, exposé au ARoS Aarhus Kunstmuseum (Danemark)

    • Questionnement(s) : La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance – la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) : Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) : Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Perspective centrale
  • S213

    S213

    Après avoir choisi un endroit singulier de la salle d’arts plastiques (S213), vous interviendrez sur le lieu même et le donnerez à voir différemment.

    Pour se faire, il vous faudra :

    1. Observer les caractéristiques intrinsèques du lieu :
      matériaux, formes, dimensions, organisation des éléments construits et/ou naturels, couleurs, incidence de la lumière (artificielle et naturelle), autres.
    2. Dessiner un plan et réalisez un croquis du point de vue le plus significatif.
    3. Intervenir sur le lieu choisi (sans le dégrader).
    4. Photographier la réalisation afin de documenter le travail

    In situ : en art contemporain, in situ désigne une méthode artistique qui dédie l’œuvre à son site d’accueil (c’est-à-dire qu’elle ne peut être transportée en un autre lieu). In situ qualifie également une œuvre qui tient compte du lieu où elle est installée.

    Dwelling, Charles Simonds, 1971
    Dwelling, Charles Simonds, 1971

    Dwelling, Charles Simonds, 1971
    L’artiste new-yorkais Charles Simonds a créé une civilisation fictive, des lutins, dont il a imaginé l’histoire, un système de croyances et un mode de vie. De ce petit peuple Charles Simonds ne nous laisse entrevoir que les vestiges architecturaux centrés « autour de croyance envers la nature, vers la terre ». Leurs bâtiments sont faits de minuscules briques d’argile et d’autres éléments naturels tels que brindilles, os et sable. Ces bâtiments ne sont pas finis ou ils sont en ruines, abandonnés, s’érodant lentement.

    Visualiseur d'images mentales, Pierrick Sorin, 2004

    Visualiseur d’images mentales, Pierrick Sorin, vidéo, théâtre optique, 2004

    Les théâtres optiques de Pierrick Sorin
    Depuis 1995, dans un dispositif de fabrication artisanale, l’artiste se met en scène sous forme d’hologramme virtuel faisant son apparition au milieu de décors miniatures et d’objets réels. « Le petit Sorin » se donne inlassablement en spectacle dans des saynètes ironiques et graves à la fois, en référence au cinéma muet.
    Ses théâtres optiques sont comparables aux boîtes d’optiques du XVIIIe siècle montrées dans les rues par des bonimenteurs. Des formes brèves basées sur les effets de répétition, les effets comiques, la reconnaissance de formes familières à travers l’imitation et la caricature ou le dédoublement et le travestissement. L’effet doit être instantané sur le spectateur.
    Le dispositif de trucage (: système de miroir, inspiré du professeur John Pepper) mis en place par Pierrick Sorin est pris dans une double fonction : produire de l’illusion et montrer ses principes de production. Offrir de l’enchantement et du désenchantement en faisant entrer le procédé mystificateur au cœur de la représentation.

    L'île dans l'île, Gabriel Orozco, photographie, 1993

    L’île dans l’île, Gabriel Orozco, photographie, 1993
    Comparaison visuelle entre le proche et le lointain qui place New York dans un jeu d’échelle architectural et social en redoublant l’image du World Trade Center par des planches de bois.

    En bandeau : Tadashi KAWAMATA, Cathédrale de chaises, 2007, installation in situ, chaises en bois, Reims, 2007.


    • Questionnement(s) :
      La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la mise en regard et en espace.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :
      Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
      Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Géant ou minuscule, changement de monde

    Géant ou minuscule, changement de monde

    Proposez une photographie numérique (ou vidéo) de l’objet que vous avez choisi d’un point de vue singulier, afin de donner un sens tout personnel à la proposition suivante : « géant ou minuscule, mon objet change de monde ».
    Accompagnez votre réalisation de croquis préparatoires et d’une note explicative.

    Problématique :
    En quoi la mise en scène de l’objet modifie-t-elle la perception du spectateur ?

    Références artistiques possibles :

    • René MAGRITTE, La chambre d’écoute, 1952, huile sur toile, 45×55 cm, The Menil Collection, Houston
    • Charles SIMONDS, Abandoned Observatory (Observatoire abandonné), 1975, argile et sable, 25x76x76 cm, Centre Georges Pompidou, Paris
    • Claes OLDENBURG, Chothes Pin, (Épingle à linge), 1976, acier, 13,70×3,70×1,40 m, Center Square Plaza, Philadelphie, USA
    • Jeff KOONS, Balloon Dog, 1994-2000, acier inoxydable, 3,07×3,63×1,14 m, Centre Georges Pompidou, Paris
    • Robert THERRIEN, No Title (Table and Four Chairs), 2003, aluminium, acier, bois et matière plastique, chaise : 2,86×1,43×1,73 m , table : 2,69×4,68×3,62 m, Tate/ National Galeries of Scotland
    • ROYAL de LUXE, La Géante du Titanic et le Scaphandrier, juin 2009, événement, Nantes – La Petite Géante est une marionnette de 5,5 m pour 800 kg et Le Géant, 10 m pour 2500 kg
    • Joana VASCONCELOS, Call Center, 2014-2015, téléphones analogiques, acier métallisé et thermo-laqué, système sonore et oscillateurs pilotés par microcontrôleurs, 10×0,80×2,99 m, The Tia Collection
    Robert THERRIEN, No title (Folding table and chairs, green), 2008, table : 2,44×3,04×3,04 m, 4 chaises : 2,64×1,62×1,83 m chacune

    • Questionnements :
      La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la mise en regard et en espace – la prise en compte du spectateur, de l’effet recherché.
      Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace : l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
      Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.
      Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :
      Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :
      Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.
      Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • The Incredible Shrinking Man

    The Incredible Shrinking Man

    L’Homme qui rétrécit (The Incredible Shrinking Man) est un film américain réalisé par Jack Arnold, sorti en 1957.
    À quelques semaines d’intervalle, Scott Carey (Grant Williams) entre en contact direct avec un pesticide, puis avec un mystérieux brouillard radioactif lors d’une sortie en bateau. Peu de temps après, il constate qu’en plus de perdre du poids, il perd significativement en taille.
    Les semaines passent, et Scott ne mesure plus que quelques centimètres.

    Dessinez le contenu de votre trousse en rendant compte de la vision de Scott – adoptez son point de vue, signifiez le rapport d’échelle inhabituel.


    Photogramme du film, Scott face à l’araignée du sous-sol

  • Caché en S213

    Caché en S213

    Après avoir choisi un endroit singulier de la salle d’arts plastiques (S213), vous interviendrez sur le lieu et le donnerez à voir différemment en y intégrant…

    Pour se faire, il vous faudra :
    Observez les caractéristiques plastiques intrinsèques du lieu : les matériaux utilisés, les formes, les dimensions, l’organisation des éléments construits et/ ou naturels, les couleurs, la lumière, etc. Relevez (croquis) les points de vue les plus significatifs du lieu.

    Incitation :

    « On m’a rétréci et maintenant je vis caché à cet endroit dans la salle S213. »

    L’évaluation portera sur :
    la capacité à expliquer,
    la capacité à interroger le lieu où se réalise la production,
    la capacité à montrer la relation entre le lieu et la production.

    L’artiste new-yorkais Charles Simonds a créé une civilisation fictive, des lutins, dont il a imaginé l’histoire, un système de croyances et un mode de vie. De ce petit peuple Charles Simonds ne nous laisse entrevoir que les vestiges architecturaux centrés « autour de croyance envers la nature, vers la terre ». Leurs bâtiments sont faits de minuscules briques d’argile et d’autres éléments naturels tels que brindilles, os et sable. Ces bâtiments ne sont pas finis ou ils sont en ruines, abandonnés, s’érodant lentement.


    Pierrick Sorin : Titre variable n° 1  » le cousin », 2008, vidéo, théâtre optique, bois, miroir , tourne-disque, écran de télé

    Les théâtres optiques de Pierrick Sorin
    Depuis 1995, dans un dispositif de fabrication artisanale, l’artiste se met en scène sous forme d’hologramme virtuel faisant son apparition au milieu de décors miniatures et d’objets réels. « Le petit Sorin » se donne inlassablement en spectacle dans des saynètes ironiques et graves à la fois, en référence au cinéma muet.
    Ses théâtres optiques sont comparables aux boîtes d’optiques du XVIIIe siècle montrées dans les rues par des bonimenteurs. Des formes brèves basées sur les effets de répétition, les effets comiques, la reconnaissance de formes familières à travers l’imitation et la caricature ou le dédoublement et le travestissement. L’effet doit être instantané sur le spectateur.
    Le dispositif de trucage (: système de miroir, inspiré du professeur John Pepper) mis en place par Pierrick Sorin est pris dans une double fonction : produire de l’illusion et montrer ses principes de production. Offrir de l’enchantement et du désenchantement en faisant entrer le procédé mystificateur au cœur de la représentation.