Étiquette : Copie

  • nième

    nième

    The reason I’m painting this way is that I want to be a machine, and I feel that whatever I do and do machine-like is what I want to do.

    What Is Pop Art? Interview de Gene SWENSON d’Andy WARHOL,
    Art News, novembre 1963

    À partir d’un motif de votre choix, réalisez une production plastique cohérente procédant des notions de série et de répétition.

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • s’approprier de manière personnelle un motif
    • anticiper la création, réfléchir à ses modalités de réalisation
    • utiliser le vocabulaire associé à l’art sériel.

    Questions abordées

    Est-ce qu’il faut que l’œuvre soit unique pour faire œuvre ? En quoi la série amène-t-elle à une relecture du motif, du sujet ? Quelles sont les relations entre production et reproduction dans l’acte artistique ? Dans quelle mesure le mode de production d’une image peut-il en changer la perception de celle-ci ? En quoi le moyen technique utilisé peut-il donner un statut particulier à l’œuvre ?

    Vocabulaire

    • Copie : imitation, reproduction, plagiat.
    • Démarche : manière employée pour aboutir à un résultat ; ensemble des choix successifs qui accompagnent la conception, la réalisation et la création.
    • Estampe : art permettant de reproduire un dessin mécaniquement, en un certain nombre d’exemplaires appelés épreuves, à partir d’une plaque – qui sera encrée – de bois creusée (estampe japonaise), de cuivre (gravure : pointe sèche, taille douce, eau-forte, aquatinte), de pierre calcaire (lithographie).
    • Impression : marque laissée par un objet ou un matériau sur un autre devenant support (en peinture) ou par de la lumière sur une surface photosensible (photographie, cinéma) ; opération qui consiste à répéter un motif sur un support (tissu).
    • Mème : élément culturel reconnaissable, reproduit et transmis par l’imitation du comportement d’un individu par d’autres individus.
    • Motif : thème ou ornement qui, le plus souvent, se répètent, mais peuvent également varier (couleurs, tailles, effets).
    • Multiple : se dit d’une œuvre produite en série comme une sérigraphie, une gravure, une lithographie, une photographie, un moulage ou un bronze.
    • Original : œuvre unique, contraire de multiple.
    • Pochoir : outil fabriqué par évidement d’une surface plane pour délimiter une zone d’intervention avec de la peinture ou reproduire une même forme en plusieurs exemplaires. L’usage du pochoir (stencil en anglais) se développe dans le cadre du street-art.
    • Polyptyque : œuvre réalisée sur plusieurs panneaux assemblés pour former une suite.
    • Réplique : copie plus ou moins fidèle d’une œuvre d’art, anciennement exécutée dans la tradition de l’original.
    • Reproduction : copie à l’identique ou ressemblante d’un original (peinture, image, sculpture, etc.) en un ou plusieurs exemplaires.
    • Séquence : série d’éléments hiérarchisés et ordonnés chronologiquement (alors que l’ordre des éléments d’une série peut être parfois modifiable).
    • Série : ensemble ou suite d’éléments de même nature ou possédant des points communs ; émission télévisée diffusée en plusieurs épisodes formant chacun une unité.
    • Sérigraphie : procédé mécanique de reproduction d’images, dérivé du pochoir. Impression par report photosensible sur toile émulsionnée.
    • Suite : ensemble d’éléments ordonnés en relation cohérente et logique (: mêmes caractéristiques ou le même sujet).
    • Suite de Fibonacci : en mathématiques, la suite de Fibonacci est une suite d’entiers dans laquelle chaque terme est la somme des deux termes qui le précèdent.
    • Variation : procédé qui consiste à utiliser un même motif en le transformant de diverses manières, de façon qu’il demeure toutefois identifiable.

    Références artistiques possibles

    • Georges DE LA TOUR, Madeleine à la veilleuse, 1638-1640 et 1642-1645, deux versions existent,  Musée d’Art du comté de Los Angeles  et Musée du Louvre, Paris
    • HOKUSAI, Trente-six vues du Mont Fuji, 1760-1849, série de 46 estampes, https://fr.wikipedia.org/wiki/Trente-six_vues_du_mont_Fuji
    • Claude MONET, Cathédrale de Rouen, 1892-1894, série de 30 tableaux, https://fr.wikipedia.org/wiki/Série_des_Cathédrales_de_Rouen
    • Claude MONET, Cycle des Nymphéas, 1897-1926, huile sur toile, surface d’environ 200m2, Musée de l’Orangerie, Paris
    • Henri MATISSE, Les Nus Bleus, 1952, papiers gouachés, découpés et collés sur papier marouflé sur toile, Centre Pompidou, Paris
    • Roman OPALKA,  Détail – 1965 / 1 – ∞ , détail 3324388-3339185, peinture acrylique sur toile, 196 × 135 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Andy WARHOL, Campbell’s Soup Cans, 1962, acrylique et liquide peint en sérigraphie sur toile, série de 32 toiles de 50,8 × 40,6 cm chacune, ensemble de l’accrochage env. 246,4 × 414 cm, MoMA, NY
    • Andy WARHOL, Ten Lizes, 1963, encre sérigraphique et peinture à la bombe sur toile, 201 × 564,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Bernd et Hilla BECHER, Châteaux d’eau, 1970-1997, photographies, typologie d’une architecture industrielle
    • Richard Paul LOHSE, 6 rangées de couleurs verticales systématiques, 1972, huile sur toile, Musée de Grenoble. L’organisation de la grille répond aux contraintes d’un carré latin de 6 lignes et colonnes (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Carré_latin).
    • Sol LEWITT, Incomplete Open CubeSeven Part Variation n° 3 (7-3), 1973, peinture laquée sur aluminium, 105 × 105 × 105 cm, MAMCO, Genève
    • Allan McCOLLUM, Over Ten Thousand Individual Works, 1987-1988, émail sur plâtre, chaque élément mesure 5,1 cm de diamètre, installation d’environ 122 m2, MoMA, NY
    • Damien HIRST, The Complete Medicine Cabinets, 1988-1997, installation
    • Gabriele Di MATTEO, Le peintre salue la mer, 2005, ensemble de 176 peintures de mimosa et de 140 peintures de vagues, 50 × 70 cm, 70 × 50 cm, MAMCO, Genève
    • Kader ATTIA, Ghost, 2009, aluminium compressé, chaque élément mesure 100 × 50 × 70 cm, Centre Pompidou, Paris

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : l’autonomie de l’œuvre vis-à-vis du monde visible ; inclusion ou mise en abyme de ses propres constituants
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : l’appréhension et la compréhension de la diversité des images ; leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre
    • la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique : les relations entre intentions artistiques, médiums de la pratique plastique, codes et outils numériques.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • les métissages entre arts plastiques et technologies numériques : les croisements entre arts plastiques et les sciences, les technologies, les environnements numériques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Détail de Ten Lizes (1963) d’Andy WARHOL, Centre Pompidou

  • Copier/ créer

    Copier/ créer

    Sujet inspiré du cédérom ArtPla, enseignement des arts plastiques au collège, Éd. CNDP Réseau.
    « Copier/ créer, une question ».

    Réappropriation, réinterprétation ou relecture d’un même thème, copier est-ce créer ?

    Suite à l’échange oral en classe autour de cette question, proposez une version toute personnelle d’une peinture classique. Votre réalisation suppose une étude préalable de l’œuvre et le dessin de quelques croquis préparatoire.

    #copie #emprunt #appropriation #original

    Références artistiques possibles

    • Marcel DUCHAMP, L.H.O.O.Q, 1919, mine graphite sur héliogravure, 61,5 x 49,5 cm. Sur un portrait reproduit de La Joconde de Léonard De VINCI, Marcel DUCHAMP a ajouté une moustache, un bouc et un titre provocateur L.H.O.O.Q.
    • Andy WARHOL, Ten Lises, 1963, sérigraphie et acrylique sur toile, 201 x 564,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Alain JACQUET, Déjeuner sur l’herbe, 1964, sérigraphie en trichromie sur toile
    • Joel-Peter WITKIN, Las Meninas, self-portrait, 1987, photographie en noir et blanc, 66 x 66 cm
    • Yasumasa MORIMURA, Mona Lisa in its origin, 1988, impression couleur d’un photomontage numérique, 290 x 200 cm, Galeria Luhring Augustine, New-York
    • Ernest PIGNON-ERNEST, Naples, 1988-1994, sérigraphies. « Aujourd’hui encore, les peintures caravagesques ont une parenté directe, physique, avec Naples. La lumière qui y circule en est le signe le plus évident. C’est la même qui descend, comme un projecteur, dans les viccoli étroits. (…) »
    • Pierre JOSEPH, Little Democraty, 1997, 20 sérigraphies en quadrichromie (: 20 personnages vivants à réactiver : Plongeur ; Cow-boy ; Superman ; La Fée ; Moine ; Paintballer ; Policier ; Guerrier médiéval ; Lépreuse ; Convalescent ; Oogie ; Pilote auto ; Motard ; Catwoman ; Toréador ; Virginie ; Répliquante ; Sorcière & Voleurs de couleurs ; Cupidon ; Blanche-Neige)
    • Gérard RANCINAN, Raft of Illusions (Le Radeau des illusions), 2008, photographies de la série des Métamorphoses
    • Robert WILSON, Portrait de Lady Gaga en Mademoiselle Rivière, 2013, vidéo-portrait (images animées aux mouvements imperceptibles) projeté au Louvre sur écran plasma, exposition « Le Louvre invite Robert Wilson – Living Rooms », novembre 2013 – février 2014, Musée du Louvre, Paris
    • PIERRE & GILLES, Le Désespéré, 2013, modèle Olivier Theyskens, photographie peinte à la main, 100 cm, Galerie Daniel Templon, Paris

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Détournement

    Détournement

    Peindre, dessiner, découper, coller, recomposer, rajouter, supprimer, mettre en scène, rejouer… Faites vôtre l’œuvre en référence !
    Vous détournerez Narcisse du CARAVAGE de son sens premier (le mythe) vers une nouvelle signification plus personnelle.

    LE CARAVAGE, Narcisse, 1598-1599, huile sur toile, 110 x 92 cm, Galerie nationale d’art ancien, Palais Barberini, Rome

    « Un jour, après la chasse, le jeune homme veut se désaltérer à une source d’eau pure, et s’éprend de son propre reflet dans l’eau. Éperdument amoureux de l’être qu’il aperçoit, il tente désespérément de saisir sa propre image, incapable de s’arracher à sa propre contemplation. »

    Ovide, Métamorphoses, livre III (légendes thébaines)

    Narcisse est un jeune homme fou amoureux de son image reflétée dans l’eau, il ne survivra pas à cet amour… Dans cette interprétation picturale, Narcisse se contemple effectivement dans l’eau, à genoux, les bras ouverts marquant les bords droit et gauche du tableau, en une composition formant un cercle avec son reflet en double inversé et dont un genou marque le centre : son genou joue un rôle de pivot dans cette composition élaborée. Bien que le mythe de Narcisse soit très ancien, les habits du personnage correspondent plutôt à l’époque du peintre qu’à l’Antiquité. Caravage s’oppose ainsi à ses prédécesseurs en faisant de Narcisse un contemporain.

    John William Waterhouse, Echo and Narcissus, 1903, huile sur toile, 109,2 cm x 189,2 cm

    Appropriation vs détournement

    L’appropriation, c’est le fait de rendre quelque chose propre à quelqu’un. « Propre », c’est-à-dire à soi, comme dans « propriété », mais aussi « approprié » comme convenable, c’est-à-dire adapté à soi. S’approprier quelque chose, c’est d’abord le prendre puis le faire sien en lui ménageant une place dans son monde, en ayant un usage, souvent exclusif, voire excluant, en le gardant, quelque part avec ou en soi.
    Opérer un détournement est une action encore plus volontaire, qui est souvent réprouvée car jugée illégitime : détournements d’avion, de fonds publics, de mineurs… Il n’y a guère que le détournement d’un cour d’eau ou de la circulation qui puissent paraître légitimes. Mais, quoi qu’il en soit, cette action « détourne du droit chemin », au propre comme au figuré, et dirige ce qui a été détourné dans un sens qui n’était pas prévu, ou souhaité, initialement.
    En art, les termes s’appliquent en général à la démarche d’artistes qui se sont appropriés des objets (ou des idées) et les ont détournés de leur fonctions. Soit pour leur donner une valeur artistique qu’ils n’avaient pas avant. Soit pour faire évoluer leur valeur artistique, par exemple quand un artiste s’appuie sur une œuvre antérieure pour élaborer son œuvre.
    Source Ludovia #12 – Célio Paillard, 2015

    18 propositions inspirées de La Baigneuse de Valpinçon (de gauche à droite, de haut en bas)

    Agrandir l’image
    1. Jean-Auguste-Dominique INGRES, La Baigneuse de Valpinçon, 1808, huile sur toile, 146 x 97 cm, Musée du Louvre, Paris
    2. Jean-Auguste-Dominique INGRES, La petite baigneuse, huile sur toile, 1828, 35 x 27 cm, Musée du Louvre, Paris
    3. Jean-Auguste-Dominique INGRES, Le bain turc, 1862, huile Toile marouflée sur bois, 108 x 108 cm, Musée du Louvre, Paris
    4. Armand Cambon, Galel, 1864, huile sur toile, 189 x 105 cm, Musée Iingres Bourdelle, Montauban
    5. Man RAY, Le Violon d’Ingres, 1924, photographie, Musée national d’Art moderne, Paris
    6. Hans Peter FELDMANN, Untitled (Alte Meister), 1978, lithographie colorée à la main
    7. Jean-Luc, GODARD, Passion, 1982, film français, 88 min
    8. Joel-Peter WITKIN, La Femme qui fut un oiseau, 1990, photographie
      « Je fis la rencontre de celle qui devint la Femme qui fut oiseau à New York. Elle assistait à un congrès d’adorateurs du corps, dénommé : s’habiller pour le plaisir.
      Je me sentais déplacé dans cette réunion puisque je n’étais vêtu ni de vinyle ni de latex. Mais j’oubliai vite mon malaise en voyant cette créature décrocher le prix du concours tailles fines et corsets.
      Lorsqu’elle et moi échangeâmes nos cartes, je lui promis une photographie qui mettrait en évidence sa taille de quarante centimètres. Elle s’engagea à poser nue. En préparant la prise de vue, je réalisai que ce modèle à la taille si fine serait encore plus mystérieux vu de dos. La montrer sans cheveux la rendrait grotesque.
      Le Violon d’Ingres de Man Ray me guida. En notre époque postromantique, ces deux clés de fa que le surréaliste appliqua sur Kiki, son modèle, pourraient devenir deux blessures, traces des ailes de la liberté qu’on lui aurait arrachées. Man Ray montre Kiki coiffée d’un turban de sérail comme un être irréel. Mon modèle est une prison de chair. » JP WITKIN
    9. Dany LERICHE, Ayaba, 1992, impression, diptyque, 186 x 133 and 186 x 30 cm
    10. YVES-SAINT-LAURENT, affiche publicitaire, 1999
    11. Valery KOSHLYAKOV, Baigneuse de Valpincon, 2004-08, plastique, carton et scotch d’emballage
    12. Stéphane LALLEMAND, La Baigneuse, 2007, photographie,
    13. Kristyna and Marek MILDE, Valpinçon Bather after Ingres, 2008, photographie
    14. Miryan KLEIN, Le Violon d’Ingres II, photographie, bulle, résine, 2009
    15. Jean-Luc MOERMAN, Sans titre (Epiphyte), 2011, encre sur papier, 130 x 100 cm
    16. Elizabeth KLEINVELD, Ode to Ingres’ Valpincon Bather, 2012, photographie
    17. MISS TIC, Femmes passives, femmes faciles elles ont bon dos, 2014, street-art, pochoir
    18. @rosesparrow, Remake Violon d’Ingres, tatouage

    Références artistiques

    • Man RAY, Le Violon d’Ingres (d’après La Baigneuse de Valpinçon d’INGRES), 1924, photographie, Musée national d’Art moderne, Paris
      La photographie nous montre Kiki de Montparnasse, alors la maîtresse de Man Ray, avec ses bras croisés si loin devant elle que son dos ressemble à la table d’un violon. Cette association est encore accentuée par les deux ouïes qui ont été rajoutées après coup à l’aide d’un pochoir. Cette photographie qui a été publiée en 1924 dans la revue Littérature était parmi les premières images qui ont apportées la preuve que le procédé photographique, apparemment lié pour toujours au réalisme, était suffisamment souple pour réaliser des images surréalistes.
      Source Centre Pompidou
    • Salvator DALÍ, Métamorphose de Narcisse, 1937, huile sur toile, 51,2 cm x 78,1 cm, Tate Modern, London
    • Joel-Peter WITKIN, Las Meninas (Self-Portrait after Velázquez), 1987, photographie, https://www.museoreinasofia.es/
    • PIERRE et GILLES, Sainte-Agathe, 1989, photographie peinte
    • Cindy SHERMAN, Untitled #224. (Carravaggio’s Sick Bacchus), 1990, photographie, https://www.moma.org/audio/playlist/261/3365
    • Douglas GORDON, 24 Hour Psycho (à partir du film Psycho d’Alfred HITCHCOCK), 1993, installation vidéo, 24h
    • Douglas GORDON, Self Portrait as Kurt Cobain as Andy Warhol as Myra Hindley as Marilyn Monroe, 1996, photographie colorée à la main
    • Vik MUNIZ, Double Mona Lisa after Warhol (Peanut Butter + Jelly), 1999, cibachrome
    • Marcos LÓPEZ, Asado en Mendiolaza, Córdoba (d’après la Cène de Léonard DE VINCI), 2001, photographie
    • Julie HOLCOMBE, Self as Narcissus (d’après LE CARAVAGE) 2003, C-print, 114 x 110 cm
    • Julie HOLCOMBE, Babel Revisited (d’après La Tour de Babel de Brueghel l’Ancien, 1563), 2004, C-print, 110 x 114 cm
    • Idris KHAN, Every… Bernd and Hilla Becher Gable Side Houses, 2004, photographie
    • Vik MUNIZ, Narcissus, after Caravaggio, 2005, cibachrome
      Vik Muniz sonde la nature et les traditions de la création d’images en utilisant des matériaux improbables pour créer des images avant finalement d’être prise en photo. La série Pictures of Junk est construite sur des peintures de dieux ou héros de la mythologie classique des maîtres anciens. Sur cette photographie, inspirée du célèbre tableau du Caravage, le héros grec Narcisse regarde son reflet dans une mare d’eau, absorbé par sa propre beauté. L’image, assemblée sur le sol d’un hangar de la taille d’un terrain de basket à la périphérie de Rio de Janeiro, est composée de décombres industriels tels que des écrous, des boulons, des bouchons de bouteilles, des canettes de soda, des pneus jetés, des brouettes, des panneaux rouillés, une voiture portes et ferraille. Vik Muniz a dirigé ses assistants – des étudiants en art des quartiers pauvres à proximité – à partir d’une plate-forme à quarante pieds au-dessus du sol. Cette traduction fantaisiste d’une image vénérable en matériaux improbables est encore plus compliquée qu’il n’y paraît à première vue.
    • Corinne VIONNET, Photo Opportunities, à partir de 2005, photographies
    • Charle WHITE, David (Everything is American), 2005, photographie
    • Bernard PRAS, La Vague (d’après HOKUSAI), 2007, anamorphose photographique
    • Gérard RANCINAN, The Big Supper (d’après la Cène de Léonard DE VINCI), 2008, photographie
    • Bernard ARCE, Narcissus – Trapped in Carravaggio, 2011, vidéo
    • Marcos VILARIÑO, The Steerage after Alfred Stieglitz 1907, photographie, figurines Lego
    • Richard UNGLIK, Le radeau de la Méduse (d’après Théodore GÉRICAULT, 1819), photographie de figurines Playmobil, exposition « L’Histoire en Playmobil », Espace Richaud, Versailles, 2019, détail en bandeau

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine