Étiquette : Composition

  • D’un ordre naît le désordre

    D’un ordre naît le désordre

    En utilisant ou non une grille, montrez l’émergence progressive du désordre à partir de l’ordre apparent de votre production plastique.
    En fonction des caractéristiques plastiques de cette dernière, faites percevoir au spectateur votre intention, afin qu’il accède à la compréhension de votre démarche.

    #ordre #désordre #organisation #arrangement #chronologie #lecture #progression
    Ursus WEHRLI, Photos en Bazar, 2013, Éd. Milan

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • identifier une organisation géométrique et déduire des possibilités de sa transformation
    • interroger la lisibilité du processus de production
    • développer la prise d’initiative et l’autonomie en situation de pratique ouverte
    • s’approprier une démarche artistique en s’appuyant sur les notions d’ordre et de désordre.

    Questions

    Dans quelle mesure une composition ou organisation géométrique ordonne-t-elle une production plastique ? En quoi la matière porterait-elle en elle le désordre ? En quoi la dimension temporelle et séquentielle d’une œuvre est-elle induite par des règles ?

    Sam FRANCIS, Untitled, 1979, acrylique sur toile, 199 × 186 × 2,5 cm

    Références artistiques possibles

    • Michael NOLL, Vertical horizontal number three, 1964
    • Vera MOLNÁR, Quatre quart – B, 2012, acrylique sur toile, 80 × 80 cm
    • Jeff WALL, The destroyed room, 1978, diptyque photographique,
    • Tony CRAGG, New Stones – Newtone’s Tones, 1978, installation, morceaux de plastiques rangés au sol en un dégradé de couleurs
    • Ursus WEHRLI, The Art of Clean Up: Life Made Neat and Tidy, 2013, 48 pages, Éd. Chronicle Books
    • Armelle CARON, Montpellier / Montpellier rangé, impressions numériques sur toile // environ 90 cm x 120 cm
    • Sam FRANCIS, Untitled, 1979, acrylique sur toile, 199 × 186 × 2,5 cm
    • Richard Paul LOHSE, Six rangées de couleurs verticales systématiques, 1972
    • François MORELLET, Reflets dans l’eau déformés par le spectateur, 1964, néons, bois, textile et eau, 240 x 108 x 108 cm

    Vera MOLNÁR

    Vera MOLNÁR, Hommage à Dürer, 1990, table traçante, encre rouge sur papier, 31,5 x 32 cm

    Son art, géométrique et constructif rompt avec tout symbolisme et se centre sur des questions mathématiques, géométriques. Dans sa recherche d’un art programmé, elle se lie avec des artistes qui, tel François MORELLET, s’intéressent aux formes élémentaires et à un art fondé sur le choix d’un système. Portant, elle introduit dans la rigueur minimale de ses œuvres une certaine quantité de hasard, un soupçon de désordre venant troubler imperceptiblement ses constructions formelles.

    Sa pratique est en effet fondée sur une pratique exploratoire, expérimentale portant sur la forme, sa transformation, son déplacement, sa perception. Elle recommence sans cesse, revient sans trêve au point de départ, sans jamais considérer comme achevé, acquis et clos le développement d’un travail. Elle trouve à partir de 1968, grâce à l’outil informatique, un moyen de démultiplier les propositions et d’enrichir son processus de création. Ses recherches d’une extrême rigueur s’appuient sur des méthodes empruntées à la recherche scientifique et témoignent d’une réflexion théorique sur les mécanismes de la création.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Vera_Molná
    Hommage à Vera Molnar à Dürer par Diana Lange : https://openprocessing.org/

    Albrecht DÜRER, Melencolia I, 1514, gravure, 24,1 × 19,1 cm
    En mathématiques, un carré magique d’ordre n est composé de n2 entiers strictement positifs, écrits sous la forme d’un tableau carré.
    Ces nombres sont disposés de sorte que leurs sommes sur chaque rangée, sur chaque colonne et sur chaque diagonale principale soient égales.

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++

    1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique

    Je ne tiens pas compte des conditions de réception de ma production et ne prête pas suffisamment attention à la présentation, y compris numérique.

    Je commence à prendre en compte les conditions de réception de ma production, mais ai besoin d’aide en ce qui concerne les modalités de présentation.

    +-

    Je prends en compte de manière satisfaisante les conditions de réception dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de présentation, y compris numérique.

    +

    Je considère avec soin les conditions de réception de ma production, en adaptant la présentation, y compris numérique, pour renforcer l’impact artistique de ma réalisation.

    ++

    2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique

    J’ai du mal à faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité et d’engagement dans la conduite de mon projet.

    Je fais preuve d’autonomie, d’initiative et d’engagement dans la conduite de mon projet artistique, mais ai besoin de plus de maturité et d’esprit critique.

    +-

    Je fais preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite de mon projet artistique.

    +

    Je dirige de manière autonome et responsable mon projet artistique, en faisant preuve d’un esprit critique avancé et d’un engagement soutenu.

    ++

    4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique

    Je n’identifie pas les caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte géographique, culturel ou historique.

    Je repère certaines caractéristiques permettant de situer une œuvre dans son contexte, mais celles-ci restent peu précises.

    +-

    J’identifie de manière fiable les caractéristiques plastiques, culturelles, sémantiques et symboliques situant une œuvre dans un contexte.

    +

    J’identifie avec précision et finesse les caractéristiques inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, démontrant ainsi une connaissance approfondie et nuancée de celle-ci.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition
    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : l’autonomie de l’œuvre vis-à-vis du monde visible ; inclusion ou mise en abyme de ses propres constituants ; art abstrait, informel, concret, etc.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.3 – Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
  • Nuance de blanc

    Nuance de blanc

    À l’aide des supports, des matériaux et objets apportés, mettez en scène une collection présentant la plus grande nuance possible de blanc.

    #monochrome #nuance #valeur #luminosité

    Nuance : variation, même légère, d’une couleur. Chaque nuance se compose de la teinte, la saturation et la valeur.

    • Ton ou teinte : degré d’intensité d’une couleur, couleur considérée du point de vue de son degré de saturation et de sa valeur
    • Saturation : pureté colorimétrique
    • Valeur : luminosité ou clarté perçues (et relatives) d’une couleur

    Monochrome : qui ne comporte qu’une seule couleur. Le monochrome fait partie de ces pratiques qui ont remis en cause les manières traditionnelles d’envisager la création. Vide de représentation et de forme, il est riche de toutes les intentions.

    TSL

    Teinte, saturation, luminosité (ou valeur) sont trois paramètres de description d’une couleur utilisés en infographie. Les sigles TSL ou en anglais HSL (HueSaturationLightness) désignent de tels systèmes de description des couleurs. De nombreux logiciels de retouche et de création graphiques offrent une interface de description des couleurs TSL. Dans les autres cas, les couleurs sont toujours enregistrées comme composantes trichromes (rouge, vert, bleu : RVB).

    Objectifs pédagogiques

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • expérimenter des matériaux et médiums variés
    • jouer de la matité, la brillance, l’opacité et à la transparence des matériaux
    • rechercher une organisation, un arrangement significatifs
    • utiliser la couleur au-delà de son rôle d’identification et justifier de ses choix.

    Questions

    Dans quelle mesure les qualités physiques des matériaux, des supports et des médiums jouent-elles sur la perception de la couleur ? En quoi l’organisation plastique des éléments d’une collection peut-elle modifier la perception de celle-ci ? Dans quelle mesure l’organisation et l’agencement plastique créent-ils du sens ?

    Références artistiques

    • Claude MONET, Effet de neige à Giverny, 1893, huile sur toile, 65,4 × 92,7 cm
    • Kasimir MALEVITCH, Carré blanc sur fond blanc, 1918, huile sur toile, 79 × 79 cm
    • Piero MANZONI, Achrome, 1959, kaolin sur toile, 140 × 120,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Yves KLEIN, IKB 3, monochrome bleu sans titre, 1960, pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois, 199 × 153 cm
    • Jan SCHOONHOVEN, R 61-1, 1961, Reliefs à petits carrés, peinture acrylique sur papier et carton-pâte, 63 × 43 cm
    • Lucio FONTANA, Concetto Spaziale, Attese, 1968, peinture vinylique sur toile lacérée, 125 ×100,5 cm
    • Robert RYMAN, Chapter, 1981, huile sur toile de lin, 4 attaches métalliques, 223,5 × 213,5 cm
    • Pierre SOULAGES, Peinture 222 × 628 cm avril 1985, polyptyque, huile sur toile, Musée de Grenoble, dépôt du MNAM
    • Allan McCOLLUM, Plaster Surrogates, 1985, 20 éléments en céramique à froid sur plâtre, 51,2 × 40,9 × 4,5cm
    • Anish KAPOOR, Sister, 2011, installation, fibre de verre, bois et peinture, dimensions variables
    Claude MONET, Effet de neige à Giverny, 1893

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu

    Je choisis et mobilise avec difficultés des langages et moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique. Je ne parviens pas à exploiter l’inattendu de manière créative.

    Je commence à explorer des langages et moyens plastiques variés, mais j’exploite sans analyse l’impact de mes choix artistiques et l’utilisation de l’inattendu.

    +-

    Je choisis et adapte à profit des langages et des moyens plastiques variés pour exprimer mon intention artistique et intègre l’inattendu de manière créative dans ma démarche.

    +

    Je fais preuve d’une bonne maîtrise dans le choix, la mobilisation et l’adaptation des langages artistiques variés, en créant des effets artistiques convaincants et en utilisant l’inattendu de manière novatrice.

    ++

    3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées

    J’ai des difficultés à établir des liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    Je commence à percevoir certains liens entre mon travail artistique et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe, mais ceux-ci restent évidents ou imprécis.

    +-

    J’établis des liens pertinents entre mon travail et les œuvres ou démarches artistiques observées en classe.

    +

    J’établis des liens complexes et nuancés entre mon travail, les œuvres et les démarches artistiques observées en classe, démontrant une compréhension approfondie.

    ++

    4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre

    J’ai du mal à proposer une analyse et une interprétation cohérente d’une œuvre d’art.

    Je commence à formuler des analyses et des interprétations, mais celles-ci manquent de clarté et de précision.

    +-

    Je propose de manière fiable une analyse et une interprétation de l’œuvre d’art donnée, en fournissant des arguments probants pour soutenir mes propos.

    +

    Je propose une analyse approfondie et une interprétation de l’œuvre d’art donnée, en apportant des éclairages pertinents et convaincants. Je démontre une réelle compréhension de l’œuvre.

    ++


    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation,
    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : inclusion ou mise en abyme de ses propres constituants.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • la matérialité et la qualité de la couleur : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; les relations entre quantité et qualité de la couleur.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    *Image mise en avant : collection d’objets divers blancs générée par DALL-E 3

  • Expansion typographique

    Expansion typographique

    À partir de lettres récupérées, collectées, découpées, arrachées, photographiées, collées, dessinées, perforées, pliées, multipliées… organisez ou composez une « expansion ».

    #typo #lettre #composition #organisation

    Définitions

    • Expansion : développement en volume, en surface. Synonymes : accroissement, croissance, gonflement, dilatation, essor, propagation.
    • Typographie : 1/ ensemble des procédés de composition et d’agencement des textes avec des caractères en relief pour l’imprimerie ou pour tout autre support ; 2/ art et manière de concevoir et de se servir des caractères : choix de la police, choix de la fonte et de la mise en page, indépendamment de la technique de publication (impression, affichage sur écran, etc.).

    Références artistiques

    • Pablo PICASSO, La Bouteille de vieux marc, printemps 1913, fusain, gouache, papiers collés et épinglés sur papier, 63 x 49 cm.
    • Raoul HAUSMANN, Plakatgedicht (poème-affiche), 1918, tirage typographique sur papier vert, contrecollé sur papier, 32,5 x 47,5 cm.
    • Kurt SCHWITTERS, Merzzeichnüng 54. Fallende Werte, 1920, aquarelle, gouache, encre, mine graphite, papiers et tissu collés sur papier, 30 x 22,5 cm.
    • Raoul HAUSMANN, ABCD, 1923-1924, encre de Chine, reproduction de photographie et imprimés découpés, collés sur papier, 40,4 x 28,2 cm.
    • Affiche du film russe L’homme à la caméra (1929) de Dziga VERTOV.
    • Jacques VILLEGLÉ, Tapis Maillot, février 1959, affiches lacérées marouflées sur toile, 118 x 490 cm, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris.
    • CÉSAR (César BALDACCINI), Expansion no14, 1970, coulée de polyuréthane expansé, stratifié et laqué, 100 x 270 x 220 cm, Centre Pompidou, Paris.
    • Alighiero BOETTI, Seguire il filo del discorso, 1977, stylo à bille sur toile. Un alphabet, quelques virgules et des parties non hachurées de stylo à bille sont ordonnés sur 5 toiles accolées. Chaque virgule correspondant à une lettre de l’alphabet située sur la gauche, permettant le déchiffrement, lettre à lettre, d’une phrase. Source Wikipédia
    • Jenny HOLZER, Truisms, 1977-1979. Elle regroupe plus de 250 phrases qui nous font réfléchir sur la société occidentale. En 1982, l’arrivée des lumières LED sur les écrans publicitaires permet à Jenny Holzer de diffuser son message à une plus grande échelle. L’artiste expose ses phrases qui suscitent la réflexion auprès du public dans le quartier Times Square à New York.
    • Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, 1982, installation de 40 objets peints en bleu, 175 x 360 x 470 cm.
    • Roman OPALKA, 1965/1 à l’infini, détail 3324388-3339185, peinture acrylique, 196 x 135 cm, Centre Pompidou, Paris.
    • Tania MOURAUD, WHAT YOU SEE IS WHAT YOU GET (WYSIWYG), 1989, hauteur minimum de la cimaise 330 cm, Centre Pompidou, Paris. L’artiste joue sur le graphisme des lettres pour perdre leur pouvoir de désigner des idées. L’écriture devient une calligraphie abstraite. Pourtant le slogan est fort « Ce que vous voyez est ce que vous obtenez ».
    • Ján MANČUŠKA, Oedipus, 2006, installation de mots dans l’espace, lettres en aluminium coupé au laser, câble en acier, dimensions variables.

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent

    J’ai du mal à faire des choix pertinents pour créer des effets artistiques.

    Je commence à explorer différents gestes, outils et matériaux, mais le résultat est souvent imprévisible.

    +-

    Je fais les bons choix et parviens à créer les effets artistiques prévus dans mon projet.

    +

    Je fais preuve d’une réelle maîtrise dans le choix, l’organisation et l’utilisation de gestes, d’outils et de matériaux pour créer des effets artistiques variés et convaincants.

    ++

    1.3 – Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes

    Je reproduis simplement des clichés sans apporter de touche personnelle.

    Je commence à explorer une expression personnelle, mais elle reste limitée et peu évidente.

    +-

    Je parviens à m’éloigner des stéréotypes et à exprimer des idées personnelles à travers mon travail.

    +

    J’ai une expression artistique convaincante et personnelle, évitant complètement les stéréotypes.

    ++

    2.4 – Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur

    Je ne tiens pas compte des contraintes pratiques et des attentes du spectateur dans mon projet artistique.

    Je commence à prendre en compte certaines contraintes, mais cela reste partiel.

    +-

    J’adapte avec succès mon projet en fonction des contraintes de réalisation et des besoins du spectateur.

    +

    Je prévois, adapte et résous les contraintes de réalisation tout en tenant compte des attentes du spectateur, ce qui conduit à la réussite de mon projet artistique.

    ++

    3.1 – Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe

    J’ai des difficultés à décrire mes productions artistiques et celles des autres avec précision et à utiliser un vocabulaire spécifique.

    Je commence à utiliser un vocabulaire spécifique pour décrire ma réalisation, mais ma description reste limitée et peu précise.

    +-

    Je décris de manière fiable mes productions plastiques, celles de mes pairs et des œuvres d’art étudiées en classe en utilisant un vocabulaire spécifique adapté.

    +

    J’utilise avec maîtrise le vocabulaire artistique spécifique, offrant des descriptions détaillées, nuancées et approfondies de mes réalisations plastiques, celles de mes pairs et les œuvres d’art proposées en classe.

    ++

    4.2 – Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain

    Je n’identifie pas les caractéristiques permettant de situer une œuvre d’art dans son contexte géographique, culturel ou historique.

    Je repère certaines caractéristiques permettant de situer une œuvre d’art, mais celles-ci restent peu précises.

    +-

    J’identifie avec assurance quelques caractéristiques plastiques, culturelles, sémantiques et symboliques situant une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique donné.

    +

    J’identifie de manière fiable les caractéristiques situant une œuvre d’art dans son contexte géographique, culturel et historique, en faisant preuve d’une analyse approfondie et d’une compréhension contextuelle avancée.

    ++

    Références au programme du cycle 3


    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • la ressemblance : découverte, prise de conscience et appropriation de la valeur expressive de l’écart dans la représentation,
    • les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations : la différence entre images à caractère artistique et images scientifiques ou documentaires, l’image dessinée, peinte, photographiée, filmée, la transformation d’images existantes dans une visée poétique ou artistique,

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’hétérogénéité et la cohérence plastiques : les questions de choix et de relations formelles entre constituants plastiques divers, la qualité des effets plastiques induits.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • 1.3 – Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité

    • 3.1 – Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    En bandeau : Jaume PLENSA, Twentynine Palms, 2007, pièces en acier inoxidable, dimensions variables, vue de l’installation à Umedalen Skulptur, Umeå, Sweden 2012.
    Source : https://jaumeplensa.com/


    The Object is More, 2008, 25,4 x 38,1 cm,
    Artwork by Greg Lamarche – http://www.greglamarche.com/
  • Point et ligne sur plan

    Point et ligne sur plan

    En 1926, le peintre Vassily KANDINSKY fait paraître un petit ouvrage intitulé Point et ligne sur plan. Il y présente sa théorie des formes enseignée au Bauhaus. Son propos : poser les règles internes, dégager la grammaire picturale qui régit l’acte de peindre. La création pour Kandinsky ne suit pas des critères aléatoires, mais apparaît comme un jeu formel libre, au sein de règles strictes.

    Proposez pour votre peinture une organisation non aléatoire des éléments géométriques qui la composeront, à savoir le « point» et la « ligne2 ». 

    #abstraction

    Point, ligne, plan pour Vassily KANDINSKY

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Vassily_Kandinsky

    1. Le « point » est dans la pratique une petite tache de couleur déposée par l’artiste sur la toile. Le point qu’utilise le peintre n’est donc pas un point géométrique, il n’est pas une abstraction mathématique, il possède une certaine extension, une forme et une couleur.
    2. La « ligne » est le produit d’une force, elle est un point sur lequel une force vivante s’est exercée dans une certaine direction, la force exercée sur le crayon ou sur le pinceau par la main de l’artiste.
    3. Le « plan originel » est en général rectangulaire ou carré, il est donc composé de lignes horizontales et verticales, qui le délimitent et qui le définissent comme un être autonome, qui va servir de support à la peinture en lui communiquant sa tonalité affective.

    Questions

    Comment peut-on organiser la surface dessinée, peinte d’une œuvre non figurative ? Dans quelle mesure l’œuvre peut-elle être une auto-citation de sa propre référence ? En quoi les potentialités plastiques et artistiques des constituants de l’œuvre peuvent-elles ne pas faire image ?

    Références artistiques possibles

    • Robert DELAUNAY, Disque simultané, 1913, huile sur toile, D : 134 cm, Basel, Collection Esther Grether
    • Alexander RODCHENKO, Composition au compas, 1915, crayon et encre sur papier, 43 × 26,2 cm, Mead Art Museum at Amherst College
    • Piet MONDRIANComposition en rouge, jaune, bleu et noir, 1921, huile sur toile, 59.5 × 59.5 cm, musée d’Art de La Haye- Pays-Bas
    • Vassily KANDINSKY, Composition VIII, 1923, huile sur toile, 140 × 201 cm, New York, Solomon R. Guggenheim Museum
    • Laszlo MOHOLY-NAGY, ZII, 1925, huile sur toile, 95,4 × 75,1 cm, New York, MoMA.
    • Richard Paul LOHSE, 6 rangées de couleurs verticales systématiques, 1972, huile sur toile, Musée de Grenoble. L’organisation de la grille répond aux contraintes d’un carré latin de 6 lignes et colonnes (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Carré_latin).
    • BMPT est le nom d’un groupe de quatre artistes : Daniel Buren, Olivier Mosset, Michel Parmentier et Niele Toroni, créé en décembre 1966, et dissous en décembre 1967.
      Dans ses peintures, le groupe BMPT marque le refus de communiquer le moindre message et s’abstient de toute émotion. Il revendique une répétition de motifs choisis :
      • Daniel BUREN : sur des toiles de store à bandes verticales alternées, blanches et colorées, d’une largeur de 8,7 cm et de 2,50 × 2,50 m, Buren recouvre de blanc les deux bandes extrêmes de la toile.
      • Olivier MOSSET : sur des toiles blanches de 2,50 × 2,50 m, Mosset peint, au centre, un cercle noir (diamètre intérieur : 4,5 cm, diamètre extérieur : 7,8 cm).
      • Michel ARMENTIER : sur des toiles blanches de 2,50 × 2,50 m, Parmentier peint à la bombe des bandes horizontales, alternées gris et blanc, le blanc (en réserve) étant obtenu par le pliage horizontal de la toile avant qu’elle ne soit peinte.
      • Niele TORONI : sur des toiles blanches de 2,50x × 2,50 m, Toroni applique des traces de pinceau No 50 à intervalles réguliers de 30 cm sur toute la surface.
    • Frank STELLA, Mas o Menos, 1964, poudre métallique dans émulsion acrylique sur toile, 300 × 418 cm
      Mas o Menos fait partie des Shaped Canevas (toiles mises en forme) réalisées par Frank Stella à partir du début des années 60.
      Ces œuvres se caractérisent par l’originalité de la forme de leurs châssis qui détermine l’orientation des motifs de l’espace pictural, des bandes colorées qui scandent la surface : l’espace intérieur obéit aux limites extérieures, il est comme déduit du cadre.
    • Sol LEWITT, Wall Drawing #2. Drawing Series II (A) (24 drawings), 1968 : Organisé au sein d’une grille, le Wall Drawing #2. Drawing Series II (A) (24 drawings) présente l’une des quatre sections d’un système fini de combinaisons. Vingt-quatre ensembles de seize carrés proposent ainsi, sur le mode du miroir (Mirror), les différentes permutations possibles de ligne droite positionnée dans les quatre directions géométriques fondamentales (verticale, horizontale, diagonale à 45 degrés de gauche à droite, et diagonale à 45 degrés de droite à gauche).
      Ce système est explicité par un diagramme inscrit au mur, à côté de l’œuvre.
      La technique utilisée est le crayon à mine, appliquée directement sur le mur (traité comme une page vierge) ; les mines sont taillées de manière spécifique et assemblées en faisceaux de trois pour tracer plusieurs lignes à la fois à intervalle régulier. Les dessins muraux de LeWitt reflètent tout à la fois l’extraordinaire cohérence de ses explorations systématiques (séries et combinaisons rigoureuses d’éléments géométriques) et l’étonnante diversité de sa pratique, aussi bien dans l’évolution des formes que des matériaux utilisés.
      Les dessins conçus pour être effectués par d’autres que l’artiste sont fondés sur :
      – un vocabulaire de départ restreint, avec des formes géométriques élémentaires, ligne droite ou non droite, ligne brisée, grille, carré, cercle, arc, etc.
      – une évolution du vocabulaire vers des formes plus irrégulières et complexes telles les courbes, les boucles et une évolution du traitement avec l’emploi du crayon à mine, du pastel gras, de l’encre de Chine, de la peinture acrylique ou encore du graphite.
      (source : fiche pédagogique du Centre Pompidou-Metz : Sol LEWITT Dessins muraux de 1968 à 2007)
    • Ernest T., Peinture nulle n°70, 1989-2009, acrylique sur toile montée sur châssis déformée, 61 × 61 × 10 cm

    Sol LEWITT, Drawing Series IV (A) with India ink washes (24 Drawings), March 1984, India ink wash

    Installation de l’exposition Sol LeWitt: A Wall Drawing Retrospective | MASS, Stockholm
    http://massmoca.org/sol-lewitt/


    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural : ses incidences sur la représentation, sur l’unicité de l’œuvre, son lien aux notions d’original, de copie, de multiple et de série,
    • les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations : la différence entre images à caractère artistique et images scientifiques ou documentaires, l’image dessinée, peinte, photographiée, filmée, la transformation d’images existantes dans une visée poétique ou artistique,

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’hétérogénéité et la cohérence plastiques : les questions de choix et de relations formelles entre constituants plastiques divers, la qualité des effets plastiques induits ; le sens produit par des techniques mixtes dans les pratiques bidimensionnelles et dans les fabrications en trois dimensions,
    • l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets : création d’objets, intervention sur des objets, leur transformation ou manipulation à des fins narratives, symboliques ou poétiques ; la prise en compte des statuts de l’objet (artistique, symbolique, utilitaire, de communication) ; la relation entre forme et fonction,

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Détail de Composition VIII, Vassily KANDINSKY, juillet 1923, huile sur toile, 140 × 201 cm, Solomon R. Guggenheim Museum, New York

  • Paysage de novembre

    Paysage de novembre

    « Novembre est un beau mois. Mais il faut aimer le gris. Et l’œil en saisir la lumière. »
    _ Gilles Vigneault, extrait de La Petite Heure

    #gris #valeur #lumiere #plans

    Proposez un paysage de novembre* en révélant dans votre réalisation l’étagement des différents plans** qui structure la vue d’ensemble.

    * La perspective atmosphérique sera à privilégier dans la mesure où elle participe pleinement à l’illusion de la profondeur. Cette technique picturale consiste à marquer la profondeur de l’espace par le dégradé progressif des couleurs et l’adoucissement progressif des contours. Elle joue également sur les effets de contraste entre les plans du tableau. Ce type de mise en perspective apparaît au début au 15e siècle dans les paysages des maîtres flamands.
    Source : Perspective aérienne — Wikipédia

    ** Les plans différencient les parties de l’espace suggéré d’une représentation bidimensionnelle. Ils permettent de donner l’impression de profondeur à l’image. Le premier plan est celui qui semble être le plus près de notre regard. Le second plan est par définition celui qui se présente derrière le premier. Le dernier plan est appelé l’arrière-plan.

    Questions à se poser

    Comment rendre compte dans un paysage de la profondeur de l’étendue ? Qu’est-ce qui ne se voit pas, mais qui fait partie du paysage automnal ? Comment une œuvre plastique peut-elle rendre visible l’invisible, le sonore, l’olfactif, les sensations ?

    Essai de définition

    Dans les divers dictionnaires, le paysage est toujours défini à la fois comme une étendue
    géographique, une vue d’ensemble saisie par le regard et comme la représentation de cet
    ensemble.
    Un paysage n’existe pas en soi, c’est le spectateur qui l’invente. C’est dans le regard de celui-ci que
    s’effectue la transformation d’un espace naturel en paysage en fonction de l’interprétation culturelle qu’il en fait. Le lieu naturel est esthétiquement perçu à travers le paysage qui exerce dons la fonction d’artialisation.
    En peinture, le genre du paysage concerne tout autant la campagne, la mer (les marines) ou tout
    autre élément naturel sans oublier les villes (paysage urbain). Il peut être combiné avec d’autres
    genres et apparaît dans des scènes religieuses, des scènes de genre, dans lesquelles il prend alors le rôle de fond.

    Source dossier pédagogique Le paysage au Musée des Beaux-Arts de Nantes

    Claude MONET, La Pie, 1868

    Références artistiques possibles

    • Pieter BRUEGHEL L’ANCIEN, Paysage d’hiver, 1565, Musée des Beaux-Arts, Anvers
    • Utagawa HIROSHIGE, Nuit de neige à Kambara (estampe de la série des Cinquante-trois Stations du Tōkaidō), 25,6 x 38,3 cm, nishiki-e, 1833
    • Claude MONET, La Charrette. Route sous la neige à Honfleur, huile sur toile, 92,5 x 65 cm, vers 1867, Musée d’Orsay, Paris.
      La campagne recouverte de neige donne à Monet l’occasion d’étudier les variations de la lumière et de jouer sur les nuances. Souhaitant rénover la représentation du paysage, l’artiste utilise un nombre limité de teintes.
      Source https://www.musee-orsay.fr/
    • Claude MONET, La Pie, huile sur toile, 130 x 89 cm, région d’Étretat, 1868, Musée d’Orsay, Paris
    • Gustave COURBET, Paysage d’hiver (La Gorge aux loups, forêt de Fontainebleau), huile sur toile, 60 x 73 cm, 1870, Collection privée, François Bertin/ Granvaux/ Prolitteris
    • Alfred SISLEY, La Place du Chenil à Marly, effet de neige, huile sur toile,  61,5 x 50 cm, 1876, Musée des Beaux-Arts de Rouen

    • Robinet TESTARD, Le secret de l’histoire naturelle contenant les merveilles et choses mémorables du monde, 1480-1485, Bibliothèque Nationale de France
    • Caspar David FRIEDRICH, Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818, huile sur toile, 95 cm x 75 cm, Kunsthalle de Hambourg, Hambourg
    • Paul CÉZANNE, La montagne Sainte Victoire,  1890,65 x 95,2, Musée d’Orsay, Paris. Les peintres au 19ème siècle sortent de leur atelier pour peindre le paysage tel qu’ils le voient ou le ressentent. “Tout dans la nature se modèle sur la sphère, le cône et le cylindre, il faut apprendre à peindre sur ces figures simples, on pourra ensuite faire tout ce qu’on voudra.” a dit Cézanne.
      Montagne Sainte-Victoire (Cézanne) — Wikipédia (wikipedia.org)
    • Edward HOPPER. Essence, 1940, huile sur toile, 102,2 x 66,7 cm, Museum of Modern Art, New York. Lumière et saturation des couleurs caractérisent ses scènes souvent désertiques traduisant une ambiance de solitude et de vide existentiel.
    • David HOCKNEY, Pearblossom Highway, 11 – 18th April 1986, #2, 1986, impression photographique, 181.6 x 271.8 cm, The J. Paul Getty Museum
    • Pierre MALPHETTES, Un arbre en bois sous un soleil électrique, 2005-2007, Collection IAC, Rhône-Alpes. Une installation qui propose un pâle avenir pour la nature dépouillée où rien ne pousse sur un sol qu’on dirait de plastique.

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    En bandeau, Caspar David FRIEDRICH, La Mer de Glace, 1824, détail, huile sur toile, 96,7 × 126,9 cm, Kunsthalle de Hambourg

  • Nus bleus

    Nus bleus

    […] Dans les Nus bleus, ce sont les vides qui figurent les pleins, le gonflement des volumes (le plus d’une jambe pliée qui passe devant la cuisse). Loin de constituer des ruptures préjudiciables à l’ensemble, les vides inscrivent la figure dans son espace propre, dans une lumière unifiée. Composés stricto sensu, de morceaux, mais pas désarticulés, les Nus bleus sont peut-être l’aboutissement de la réflexion de Matisse sur la figure dans l’espace, et le point ultime de sa pratique de la sculpture : la figure ne se dessine plus, close, sur un espace abstrait, neutre et transparent, dont elle se sépare nettement (Nu couché I)’, elle n’inclut pas une quantité d’espace limitée, précisément dessinée, et qualifiée autrement que l’espace ambiant (les « vides » que dessine et contient La Serpentine). La figure, le Nu bleu, est à présent parcourue d’espace. Non isolée, elle respire dans et par l’espace. Elle fait passage, elle est lieu d’échange et de circulation de la lumière, au même titre que les fenêtres si souvent présentes dans la peinture.
    Extrait du catalogue Œuvres de Matisse, Paris, Éditions du Centre Pompidou, 1989

    À partir d’un papier préalablement gouaché (: couleur unie), vous dessinerez avec une paire de ciseaux, puis agencerez les formes découpées sur la surface de votre support (: papier, carton) en recherchant un équilibre visuel entre le plein et le vide, entre la forme et le fond.

    Références artistiques possibles :

    • Silhouettes du 17e-18e siècle.
    • Pablo PICASSO, L’Acrobate, 1930, huile sur toile, Musée National Picasso, Paris.
    • Henri MATISSE, Nu bleu II, 1952, papiers gouachés, découpés et collés sur papier marouflé sur toile, 116,2 x 88,9 cm, Centre Pompidou, Paris.
    • Jean ARP, Homme, moustache, nombril, 1960, carton peint, 40,5×40,5×2 cm, Fondation Marguerite Arp, Locarno, Suisse.
    • Keith HARING Keith (1958-1990), Boxers, 1987, acier peint, H: 480 cm, Postdamer Platz, Berlin, Allemagne.

    • Questionnements :
      La représentation plastique et les dispositifs de présentation : l’autonomie du geste graphique, pictural, sculptural – les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations.Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace : l’hétérogénéité et la cohérence plastiques – l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets – l’espace en trois dimensions.
      La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les effets du geste et de l’instrument.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Schrtchhhh

    Schrtchhhh

    « Une longue schrtchhhh blanche est surplombée d’un schrtchhhh d’un vert presque transparent. Au centre, la schrtchhhh grise, ponctuée de schrtchhhh rouges aux schrtchhhh effilées. Au premier plan, un groupe de schrtchhhh bleus s’avance sur la schrtchhhh en direction d’un grand schrtchhhh à schrtchhhh roses et vertes sous lequel on aperçoit un schrtchhhh décoré de morceaux de schrtchhhh orangés. Au loin, quelques schrtchhhh entourent des schrtchhhh. »

    À partir de ce texte énigmatique, proposez une composition en introduisant les silhouettes des schrtchhhh. Pour l’agencement des différentes formes colorées, l’idée de prendre des papiers de couleurs découpés que vous pouvez placer et déplacer à volonté vous facilitera la tâche.

    « Le papier découpé me permet de dessiner dans la couleur. Il s’agit pour moi d’une simplification. Au lieu de dessiner le contour et d’y installer la couleur – l’un modifiant l’autre –, je dessine directement dans la couleur, qui est d’autant plus mesurée qu’elle n’est pas composée. Cette simplification garantit une précision dans la réunion des deux moyens, qui ne font plus qu’un. »
    Henri MATISSE. Écrits et propos sur l’art, André Lejard, 1951 –

    Références possibles :

    • Henri MATISSE, Le lagon (Jazz), juillet 1946, papiers gouachés, découpés et collés sur papier marouflé sur toile, 43,6 x 67,1 cm.
      Publié en septembre 1947, mais élaboré dès 1943, Jazz (maquettes et livre) se situe à un moment-clé dans l’évolution de Matisse, c’est l’espace expérimental, le laboratoire qui lui permet de passer de la peinture à la pratique du papier découpé qu’il développera pendant la dernière décade de sa vie.
    • Henri MATISSE,  La Tristesse du Roi, 1952, papiers gouachés et découpés, marouflés sur toile, 292 x 386 cm (ci-dessus).
    • Gérard FROMANGER, Boulevard des italiens, Salon de thé, 1971, 100 x 100 cm.

    • Questionnement :
      La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la mise en regard et en espace.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :
      Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.
      Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Guide du regard

    Guide du regard

    « La composition est une opération de la peinture par laquelle, dans une œuvre, on réunit les différentes parties. » — Alberti, De pictura, 1435

    La composition est l’organisation des éléments visuels à l’intérieur des limites d’une image. Elle s’envisage comme pratique et réflexion au moment de la réalisation de l’image ou comme sujet de l’analyse d’une image existante.

    Les éléments visuels pris en considération pour composer l’image :

    • la forme du cadre et ses proportions ;
    • la ligne : le chemin visuel qui permet à l’œil de se déplacer dans le tableau ;
    • la direction : les itinéraires visuels ;
    • la forme : un espace géométrique ou organique ;
    • la couleur et le ton : avec leurs diverses valeurs et intensités,
    • les lumières et ombres ;
    • les dimensions et proportions des formes les unes avec les autres ;
    • la perspective : l’expression de la profondeur.

    Réalisez une composition photographique ayant pour objet de guider le regard du spectateur vers un élément emblématique de votre image. Vous devrez remettre vos croquis préparatoires établissant la composition de l’image.

    Références possibles :

    • Piero della FRANCESCA, La Flagellation du Christ, entre 1444 et 1478, tempera sur bois de peuplier, 58,4×81,5 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino (Italie)
    • École de Fontainebleau, Gabrielle d’Estrées et une de ses sœurs, 1594-1595, huile sur panneau de chêne, 96×125 cm, Musée du Louvre, Paris
    • Diego VELÁSQUEZ, Les Ménines, 1656, huile sur toile, 318×276 cm, Musée du Prado, palais du roi Philippe VI, Madrid (Espagne)
    • Théodore GÉRICAULT, Le Radeau de la Méduse, 1818-1819, peinture à l’huile, toile sur bois, 491×716 cm, Musée du Louvre, Paris
    • Eugène DELACROIX, La Liberté guidant le peuple, 1830, peinture à l’huile, 260×325 cm, Musée du Louvre, Paris

    • Questionnements :
      La représentation ; images, réalité et fiction :  le dispositif de représentation – la narration visuelle
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :
      Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Photographie mise en avant de Markus Spiske – pexels.com

  • À mettre ensemble

    À mettre ensemble

    En quoi les objets dans leur modalité de présentation peuvent-ils modifier la perception du contexte* ?

    Réalisez une mise en scène d’objets (sans valeur) qui permette de modifier la perception que l’on a d’eux.

    *Contexte : Ensemble des circonstances dans lesquelles s’insère un fait, un événement. Synonymes : situation, circonstance, climat, condition, conjoncture, cours des choses, état de choses, état de fait, paysage, position, situation, tenants et aboutissants.

    Assemblage : équivalent tridimensionnel du collage. Œuvre constituée d’éléments initialement distincts, souvent de natures différentes, rendus solidaires : objets ou fragments d’objets naturels ou manufacturés, formes façonnées, etc. C’est aussi le procédé qui conduit à ces œuvres.

    Installation : œuvre d’art contemporain dont les éléments, de caractère plastique ou conceptuel, sont organisés dans un espace donné.


    Questionnements

    • L’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique.
    • Les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art ; l’œuvre comme objet matériel, objet d’art, objet d’étude.

    Compétences :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Références possibles :

    • ERRÓ, Foodscape, 1962, peinture glycérophtalique sur toile, 200×300 cm. Modern Art Museet Stockholm
    • Tadashi KAWABATA, Chairs for Abu Dhabi, 2012. Chaises, fauteuils, sofa, bancs, tabourets et structure métallique 6x7x6 m
    • Bernard PRAS, Louis XIV, Inventaire 47, 2003, photographie d’assemblage d’objets réels issus de la consommation alimentaire
    • Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, installation, 1982
    • Joana VASCONCELOS, Marilyn, 2011, 297x155x410 cm, Galerie des Glaces, Château de Versailles
    • Hilla et Bernd BECHER, Châteaux d’eau, photographies en noir et blanc, 1981, Musée Guggenheim, NY
    • Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d’après Goya), photographie, 2006
    • Claes OLDENBURG, Giants, sculpture, 1980


    Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, 1982


    Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d’après Goya), photographie, 2006


    *Photographie mise en avant de Stas Knop – pexels.com