Étiquette : Comic Strip

  • Une seconde

    Une seconde

    Dessinez une seconde en 25 images. Votre réalisation met en œuvre le temps et interroge l’idée de la durée.

    #temps #durée #temporalité

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • s’interroger sur sa relation au temps
    • saisir que certains dispositifs de présentation installent le spectateur dans une relation temporelle à l’œuvre
    • comprendre que des temporalités différentes sont en jeu dans l’élaboration, la production et la diffusion d’une œuvre.

    Questions

    À défaut de pouvoir définir le temps, comment est-il donné à chacun de le ressentir, de l’expérimenter. Dans quelle limite peut-il être présenté ou représenté ? En quoi une production artistique peut-elle construire une relation au temps ? Comment l’œuvre confronte-t-elle le spectateur au temps ? En quoi votre réalisation interroge-t-elle la perception du temps du spectateur ?

    Références artistiques possibles

    • Claude MONET, La Cathédrale de Rouen, 1892-94. La série des Cathédrales de Rouen est un ensemble de 30 tableaux peints par Claude Monet représentant principalement des vues du portail occidental de la cathédrale Notre-Dame de Rouen (deux autres tableaux représentent la cour d’Albane), peintes à des angles de vues et des moments de la journée différents, série réalisée de 1892 à 1894.
    • ON KAWARA, Date Painting, à partir de 1966. Le 4 janvier 1966, On Kawara peint la première de ses Date Paintings [Peintures de date], basées sur un protocole rigoureux : un monochrome d’une couleur foncée au centre duquel est peinte en blanc la date du jour de réalisation de la toile, dans la langue du pays où l’artiste se trouve à ce moment-là. Chaque peinture est conservée dans une boîte en carton fabriquée sur mesure, et accompagnée d’une page du journal local daté du jour de sa réalisation.
    • Roman OPALKA, Détail – 1965 / 1 – ∞, « Ma proposition fondamentale, programme de toute ma vie, se traduit dans un processus de travail enregistrant une progression qui est à la fois un document sur le temps et sa définition. Une seule date, 1965, celle à laquelle j’ai entrepris mon premier Détail. »
    • Bill VIOLA, The Reflecting Pool, 1977-1979, vidéo, 6 min 58
    • Gianni MOTTI : une œuvre de 1999, un compteur géant qui scande seconde par seconde le temps restant à l’humanité, à savoir 5 milliards d’années avant la disparition annoncée du soleil
    • Gordon DOUGLAS, 24 Hour Psycho, 1993, vidéo, 24 h
    • Sam TAYLOR-JOHNSON, Still Life, 2001, vidéo, 3 min 44
    • Susanna HERTRICH, Chrono Shredder, 2007, éphéméride, déchiqueteur
    • Christian MARCLAY, The Clock, 2010, montage vidéo de 24 heures constitué de milliers de séquences cinématographiques ou télévisées liées par le temps
    • Irina WERNING, Back to the Future, 2010-2012, série de diptyques photographiques

    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la narration visuelle : mouvement et temporalité suggérés ou réels, dispositif séquentiel et dimension temporelle, durée, vitesse, rythme, montage, découpage, ellipse…

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la relation du corps à la production artistique : la lisibilité du processus de production et de son déploiement dans le temps et dans l’espace : traces, performance, théâtralisation, événements, œuvres éphémères, captations, etc.
    • l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : l’espace et le temps comme matériaux de l’œuvre, la mobilisation des sens.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.3 – Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
  • Sortir de la feuille

    Sortir de la feuille

    En 3 étapes, votre héros dessiné sort de sa feuille. 

    #bd #mise en scène #pop-up

    Réalisez un travail narratif qui prendra en compte la possibilité évoquée en classe :
    un travail en pop-up*.

    *Un livre pop-up est un livre, généralement destiné aux enfants, dont les pages contiennent des mécanismes développant en volume ou mettant en mouvement certains de leurs éléments. 

    Exemples de types d’animations dans un livre animé (source Wikipédia)

    • Une fenêtre ou trappe peut être soulevée pour dévoiler un élément caché par le décor (lapin derrière un buisson) ou un changement d’attitude d’un personnage (grenouille assise, grenouille qui saute).
    • Un pop-up est à l’origine un élément qui se déploie à l’ouverture de la page (décor qui se met en place, dragon qui déploie ses ailes). Ce mot est devenu plus général et peut aujourd’hui désigner toutes sortes d’animations.
    • Une tirette actionne le déplacement d’un sujet dans la page, l’ouverture d’une fenêtre, le remplacement d’un décor par un autre grâce à un système de lamelles ou d’un élément par un autre dans une découpe de la page.
    • Une roue insérée dans la page dépasse sur un côté et peut être tournée, faisant apparaître dans des découpes de la page des éléments variés, souvent coordonnés.
    • Un sujet peut être attaché au livre par un ruban et accomplir différentes actions à chaque page du livre.
    • Un trou peut accueillir le doigt du lecteur, éventuellement décoré d’un petit visage dessiné sur l’ongle, pour devenir un personnage de l’histoire.

    Vocabulaire : bord, cadre, limite, relief/ volume (et leur spécificité), espace bidimensionnel, espace de la représentation, espace fictif, espace tridimensionnel, espace de la présentation, espace réel…

    Références artistiques possibles

    • Pere BORRELL DEL CASO, Escapando de la crítica, trompe-l’œil, 1874
    • Martial RAYSSE, Soudain l’été dernier, assemblage : peinture acrylique sur toile et photographie, chapeau de paille, serviette éponge, 1963
    • Martial RAYSSE, À Propos de New York en Peinturama, assemblage : flocage sur toile et projection de film super 8, 1965 (détail en bandeau)
    • Frank STELLA, Giufà e La Statua Di Gesso, technique mixte sur toile, 1984
    • Giulio PAOLINI, Jamais vu, installation, 2005
    Gilbert GARCIN, Flash Back, photographie, 2001

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Chuteeeee…

    Chuteeeee…

    Dessinez en trois vignettes une histoire de chute.

    #bd #comicstrip

    Votre bande dessinée se compose donc d’une seule bande de 3 vignettes en noir et blanc. Ce format est celui connu sous le nom de comic strip. Centré sur l’humour, le comic strip a pour vocation de faire rire le lecteur en un minimum de cases.

    Quelques questions à se poser pour bien commencer :

    • Où la scène a-t-elle lieu ?
    • Qui sont les personnages ?
    • Dans quel état émotionnel sont-ils ? Que disent-ils ? Aller à l’essentiel.
    • Comment réagissent-ils ? Décrire les différentes interactions.
    • Que va-t-il se passer ? Quelle est la chute de votre histoire ?

    Questionnement autour du rôle du dessin

    Comment raconter une histoire en images ? En quoi le dessin est-il au service de l’histoire ? Dans quelle mesure le cadrage et le point de vue déterminent-ils la lecture de la chute ? Comment le dessin peut-il traduire le mouvement ? Quel rôle le format de la case joue-t-il dans la planche ?

    Comic strips

    • Rudolph DIRKS, The Katzenjammer Kids (Pim Pam Poum), première publication 1897
    • Winsor McCAY, Little Nemo in Slumberland, première publication 1905
    • George HERRIMAN, Krazy Cat, première publication 1913
    • Charles M. SCHULZ, Peanuts (Charlie Brown, Snoopy), première publication 1950
    • Yves GOT et René PÉTILLON, Le Baron noir, première publication 1976
    • André FRANKIN, Idées noires, première publication 1977
    • Jim DAVIS, Gardfield, première publication 1978

    L’application BDnF permet de réaliser des BD, des romans graphiques ou tout autre récit mêlant illustration et texte : https://bdnf.bnf.fr/

    Références artistiques

    • Hans BOL, La Chute d’Icare, 1554-1593, aquarelle sur papier, 13,3 x 20,6 cm, Musée Mayer van den Bergh, Anvers
    • Pieter BRUEGHEL L’Ancien, Paysage avec la chute d’Icare, 1558, huile sur toile montée sur bois, 73,5 x 112 cm, Musées Royaux de Belgique, Bruxelles
    • Peter Paul RUBENS, La Chute d’Icare, 1636, huile sur bois, 27,4×26,8 cm, Musées Royaux de Belgique, Bruxelles
    • Carlo SARACENI, La chute d’Icare, 1606-07, huile sur toile, 34×54 cm, Musée de Capodimonte, Naples
    • Jacob Peter GOWI, La chute d’Icare d’après Rubens, 1636, peinture sur toile, 195 x 180 cm
    • Paul-Ambroise SLODTZ, La Chute d’Icare, 1743, marbre, 38 x 64 x 54 cm, Musée du Louvre, Paris
    • Merry-Joseph BLONDEL, Le Soleil, La Chute d’Icare, 1819-1833, 271 x 210 cm, Louvre, plafond de la Rotonde d’Apollon, Paris
    • Auguste RODIN, L’Illusion, sœur d’Icare, 1894-1896, marbre, 62 x 96 x 51 cm, Musée Rodin, Paris
    • Henri MATISSE, La Chute d’Icare, 1943, papiers gouachés, découpés et collés sur papier, 36 x 26,5 cm
    • Anselm KIEFER, Ikarus – märkischer Sand (Icare – Sable de Brandebourg), 1981, huile, émulsion, vernis, sable et photographie sur toile, 290 x 360 cm
    Carlo SARACENI, La chute d’Icare, 1606-07, huile sur toile, 34×54 cm, Musée de Capodimonte, Naples

    Chute d’Icare
    Pour enfermer le Minotaure, monstre à tête de taureau, le célèbre architecte Dédale construit pour Minos, le roi de Crète le labyrinthe. Mais à cause de ses trahisons répétées, Dédale fut jeté avec son fils Icare dans ce dernier. Pour fuir sa prison, il eut l’idée de fabriquer des ailes semblables à celles des oiseaux, confectionnées avec de la cire et des plumes. Il mit en garde son fils, lui interdisant de s’approcher trop près de la mer, à cause de l’humidité, et du Soleil, à cause de la chaleur. Mais Icare, grisé par le vol, oublia l’interdit et prit de plus en plus d’altitude. La chaleur fit fondre la cire jusqu’à ce que ses ailes finissent par le trahir. Il mourut précipité dans la mer qui porte désormais son nom : la mer Icarienne.
    Le mythe d’Icare aborde des thèmes de la transgression dans les relations parents/enfants et, plus généralement, entre nature et culture. L’Humain est confronté à l’effet néfaste que peut avoir un conseil ou une interdiction et son désir de repousser toujours plus loin les frontières de l’exploration et de la connaissance, au risque de soumettre sa condition humaine à une épreuve fatale.
    Source Wikipédia

    • Pieter BRUEGHEL L’ANCIEN, La Parabole des aveugles, 1568, détrempe sur toile, 86 x 154 cm, Musée Capodimonte, Naples
      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Parabole_des_aveugles
    • Philippe HALSMAN, Portrait de Harold Lloyd  (acteur de films muets), 1953, photo extraite du « Jump Book », 1959
    • Yves KLEIN, Le Saut dans le vide, 23 octobre 1960,5 rue Gentil-Bernard, Fontenay-aux-Roses, Paris, détail en bandeau
    • Andy WARHOL, Suicide (Purple Jumping Man), Death and Disasters series, 1963, sérigraphie et acrylique sur toile, 230 x 230 cm
    • Chris BURDEN, Sculpture in Three Parts, 1974, performance réalisée à la galerie Hansen Fuller de San Francisco, il s’assied sur une chaise placée sur un socle, un écriteau indique : « Je serai assis sur cette chaise à partir du 10/09/1974 à 10h30 jusqu’à ce que j’en tombe ». Des photographes se relayent, attendant sa chute. Il tombe au bout de 43 heures, on trace à la craie le contour de son corps, il écrit au centre le mot « Éternellement ». Cette relique reste visible jusqu’à la fin de l’exposition, le 21 septembre. 
    • Philippe RAMETTE, Inversion de pesanteur, 2003, photographie couleur, 150 x 120 cm
    • Bill VIOLA, The Last Angel, 2002, vidéo couleur sur écran plasma mural, son stéréo amplifié, 9 min.
    • Li WEI, Falls to the Car, 2003, C-print sur aluminium, 150 x 150 x 2 cm
    Kerry SKARBAKKA, Stairs, Chicago, 2002, C-print sur aluminium, 91,4 x 76,2 cm
    • Sam TAYLOR-WOOD, Bram Stocker Chair series, 2004, cordes et poulies sont effacées grâce à la retouche numérique. Une autre série Suspended (2004) montre cette fois une suspension dans l’air de son corps, dans le même intérieur.
    • Denis DARZACQ, photographies extraites de la série, La Chute, 2004-2006, réalisées en collaboration avec des danseurs de breakdance.
    • Gilbert GARCIN, L’espace et le temps, 2006, ses photographies en noir et blanc ne relèvent nullement du numérique mais de petites maquettes, de collages et de photomontages manuelsGilbertPieter BRUEGHEL L’ANCIEN, La Parabole des aveugles, 1568, détrempe sur toile, 86 x 154 cm, Musée Capodimonte, Naples
    • Philippe HALSMAN, Portrait de Harold Lloyd  (acteur de films muets), 1953, photo extraite du « Jump Book », 1959
    • Yves KLEIN, Le Saut dans le vide, 23 octobre 1960,5 rue Gentil-Bernard, Fontenay-aux-Roses, Paris (détail en bandeau)
    • https://www.yvesklein.com/fr/
    • Andy WARHOL, Suicide (Purple Jumping Man), Death and Disasters series, 1963, sérigraphie et acrylique sur toile, 230 x 230 cm
    • Chris BURDEN, Sculpture in Three Parts, 1974, performance réalisée à la galerie Hansen Fuller de San Francisco, il s’assied sur une chaise placée sur un socle, un écriteau indique : « Je serai assis sur cette chaise à partir du 10/09/1974 à 10h30 jusqu’à ce que j’en tombe ». Des photographes se relayent, attendant sa chute. Il tombe au bout de 43 heures, on trace à la craie le contour de son corps, il écrit au centre le mot « Éternellement ». Cette relique reste visible jusqu’à la fin de l’exposition, le 21 septembre. 
    • Philippe RAMETTE, Inversion de pesanteur, 2003, photographie couleur, 150 x 120 cm
    • Bill VIOLA, The Last Angel, 2002, vidéo couleur sur écran plasma mural, son stéréo amplifié, 9 min.
    • Li WEI, Falls to the Car, 2003, C-print sur aluminium, 150 x 150 x 2 cm
    • Kerry SHARBAKKA, Stairs, Chicago, 2002, C-print sur aluminium, 91,4 x 76,2 cm
    • Sam TAYLOR-WOOD, Bram Stocker Chair series, 2004, cordes et poulies sont effacées grâce à la retouche numérique. Une autre série Suspended (2004) montre cette fois une suspension dans l’air de son corps, dans le même intérieur.
    • Denis DARZACQ, photographies extraites de la série, La Chute, 2004-2006, réalisées en collaboration avec des danseurs de breakdance.
    • Gilbert GARCIN, L’espace et le temps, 2006, ses photographies en noir et blanc ne relèvent nullement du numérique mais de petites maquettes et de collages manuels.
    • Claes OLDENBURG, Shoestring Potatoes Spilling from a Bag, 1966, toile rembourrée de kapok et renforcée avec de la colle, peinture acrylique, 2,74 x 1,32 x 1,01 cm
    • Ai WEIWEI, Dropping a Han-Dynasty Urn, 1995, triptyque, C-prints, 150 x 166 cm chaque.
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, Dropped Ice Cream Cone, 2001, aciers, plastique et balsa peints, H : 12,1 m, D : 5,8 m, Centre commercial Neumarkt, Cologne. Un cône monumental de crème glacée semble être tombé sur le bord de la terrasse de l’immeuble et la vanille est en train de fondre sur la façade.
    • Sandro GIORDANO, In Extremis – Bodies with no regret series, depuis 2014, mises en scène photographiques burlesques.
    Sandro GIORDANO, Sugar Free Please, 2019, Rome, photographie de la série « In Extremis »

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique..

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.
    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    The Invader from Hell, The Batman Family, 1975, scénario : Elliot S. Maggin, dessin : Jerry Robinson, Mike Grell, Sheldon Moldoff
  • En 3 ou 4 vignettes

    En 3 ou 4 vignettes

    Réalisez une planche de BD de trois ou quatre vignettes où l’histoire, le dessin, la typographie s’adaptent parfaitement au format atypique des vignettes (format allongé horizontal ou vertical, format circulaire).

    • Panoramique : Image avec un champ exceptionnellement large.
    • Kakemono : Peinture ou calligraphie japonaise sur papier ou sur soie, étroite et haute, qui se déroule et se suspend verticalement.

    Remarques :
    Utiliser un cadre horizontal étendu magnifie un paysage (plaine, vue maritime), une foule en cortège, donne une impression de solitude à un personnage lointain, peut modifier la compréhension du temps du lecteur.
    Utiliser un cadre vertical dynamise l’action, la rend plus expressive ; privilégier ce cadre pour représenter des sujets dont les lignes naturelles se rapprochent de la verticale (abîme, gratte-ciel, passage étroit).
    Lorsque vous souhaitez attirer l’attention du lecteur, de concentrer son intérêt, utiliser un cadre de forme circulaire qui cernera le sujet de plus près.

    Phase d’idéation :
    Pour développer des idées, rechercher des relations et raconter, créer et visualiser de nouveaux récits dans une équipe, vous pouvez utiliser les Story Cubes.
    Lancez les dés, commencez par : « Il était une fois…» puis imaginez une histoire se référant aux  symboles révélés. Démarrez votre histoire du Story Cube qui attire le plus votre attention.


    Planche 9, Robin and Batgirl, format vertical occupant toute la hauteur de la planche.

    Références possibles :
    WHAAM !, Roy LICHTENSTEIN, 170×400 cm, 1963, Tate Modern, Londres
    Différentes reproductions de vignettes, §16. Les cadres, L’Art de la BD, T1, Duc, Éd Glénat
    Valérian : sur les terres truquées, Pierre CHRISTIN/ Jean-Claude MÉZIÈRES, Éd Dargaud
    Exterminateur 17, Enki BILAL, Éd Humanoïdes associés
    La fille sur la dunette, François BOURGEON, Éd Glénat
    Capitaine Cormoran, Hugo PRATT, Éd Glénat
    Vitrail de la Parabole du bon Samaritain, Cathédrale de Bourges, XIIIe siècle


    • Questionnement(s) :
      La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :
      Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés éventuelles.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3) :
      Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Comic Strip – The Wild One

    Comic Strip – The Wild One

    « Dans le bruit de la machine et du tuyau d’échappement
    Il bondit comme un diable avec des flammes dans les yeux »
    _ Jean Dréjac, 1956

    L’Équipée sauvage (The Wild One) est un film américain réalisé par László Benedek, sorti en 1953. Le film est célèbre pour la prestation de Marlon Brando en chef d’une bande de motards, devenant l’icône du rebelle.
    The Black Rebels Motorcycle Club (BRMC), menés par Johnny Strabler (Marlon Brando), une quarantaine de jeunes gens vêtus de blousons de cuirs marqués d’une tête de mort, arrivent à moto à une course de motos. Ils envahissent la piste, sèment la pagaille, se voient finalement intimer l’ordre de quitter les lieux, non sans avoir volé un prix. Ils disparaissent jusqu’à la petite ville voisine, dans laquelle leur arrivée pétaradante fait grande impression…

    Réalisez une planche de BD de l’arrivée des motards en ville où l’histoire, le dessin, la typographie s’adapteront parfaitement au format des vignettes.

    Références possibles :
    Jacques-Henri LARTIGUE, Grand Prix de l’Automobile Club de France, Automobile Delage, 1912.
    Luigi RUSSOLO, Automobile in corsa (Dynamisme d’une automobile, Composition), 1912-1913, huile sur toile, 106 x 140 cm, Centre Pompidou, Paris.
    Giacomo BALLA, Rumore di moto, 1913, peinture à l’huile et gouache sur papier, 73 x 101 cm.
    L’Équipée sauvage (The Wild One) film américain réalisé par László Benedek, avec Marlon Brando, 1953.
    Katsuhiro ŌTOMO, Akira, Éd.Kōdansha, 1982-1990


    Comic strip : bande dessinée de quelques cases disposées en une bande le plus souvent horizontale. Ce nom provient de la juxtaposition des termes anglais « comic » (drôle) et « strip » (bande).
    Les comic strips désignent depuis la fin du 19e siècle aux États-Unis des bandes dessinées paraissant dans la presse quotidienne. En semaine, elles se composent d’une seule bande, en noir et blanc (daily strip), tandis qu’elles bénéficient le dimanche d’un espace plus important, en couleur (sunday strip).
    The Yellow Kid est généralement présenté comme le premier comic strip.

    Bande dessinée : La BD est une forme d’expression artistique, souvent désignée comme le neuvième art, utilisant une juxtaposition de dessins (ou d’autres types d’images fixes, mais pas uniquement photographiques), articulés en séquences narratives et le plus souvent accompagnés de textes (narrations, dialogues, onomatopées). Will Eisner l’a définie (avant l’émergence d’Internet) comme « la principale application de l’art séquentiel au support papier ».

    Manga : Le mot japonais « manga » souvent traduit littéralement par « image dérisoire » ou « dessin non abouti », est composé de « ga » (画), qui désigne la représentation graphique (dessin, peinture ou toute image dessinée – comme l’estampe), et « man » (漫), involontaire, divertissant, sans but, mais aussi exagérer, déborder (qui peut être interprété comme caricature), ainsi qu’au fil de l’idée. Ainsi on pourrait aussi bien traduire ce mot par « dessin au trait libre », « esquisse au gré de la fantaisie », « image malhabile » ou tout simplement caricature ou grotesque dans le sens de Léonard de Vinci.
    Il ne prend le sens précis de bande dessinée qu’au cours du 20e siècle, avec l’introduction de celle-ci au Japon. Lorsqu’elle y devient très populaire, après 1945 et grâce à Osamu Tezuka, le terme s’impose pour finir par ne plus désigner qu’elle.

    Onomatopée : n.f. mot dont le son suggère celui de la chose qu’il dénomme.


    • Questionnement :
      La représentation ; images, réalité et fiction :  la narration visuelle.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


  • 3″

    3″

    3’’ (Trois secondes) est un album de Marc-Antoine Mathieu.
    Le récit est entièrement construit sur la base de deux moments figés, eux-mêmes séparés par… trois secondes de temps.
    Le principe ? Imaginez une caméra se déplaçant à la vitesse de la lumière, un œil virtuel capable de capter l’image dans le moindre reflet, sur des surfaces réfléchissantes logées dans les endroits les plus surprenants, permettant au lecteur d’embrasser du regard les détails clefs de l’album, sous des angles les plus divers, travelling improbable donnant à voir, à interpréter et à comprendre.
    Il n’y a rien d’étonnant à voir Marc-Antoine Mathieu aux commandes d’un tel projet. L’homme est connu pour la rigueur de ses constructions, l’intelligence de son propos et sa capacité à faire bouger les lignes. Il n’est pas plus étonnant de trouver Lewis Trondheim, autre théoricien de la narration, au premier rang des remerciements. « 3 » est un album objet innovant, à la fois simple et complexe, maîtrisé jusqu’à la couleur des pages de garde. Un récit pensé simultanément – une fois n’est pas coutume – pour le papier et pour le numérique. Une version animée est disponible sur le site dédié, accessible aux possesseurs de l’album. Incontestablement un des titres majeurs de la rentrée.

    Construisez une histoire sous la forme d’un comic strip à partir d’un moment figé.

    Les comic strips sont des bandes dessinées de quelques cases (3 ou 4) qui constituent soit de courts gags soit des histoires à suivre, publiées dans la presse quotidienne ou hebdomadaire. Aux États-Unis, le comic strip est une véritable culture (Pim, Pam, PoumPeanutsDilbert…). Un équivalent japonais au comic strip est le yonkoma manga.

  • Comic Strip

    Comic Strip


    Peanuts est le nom d’un comic strip écrit et dessiné quotidiennement, sans interruption et sans assistance par l’Américain Charles M. Schulz (1922-2000) d’octobre 1950 jusqu’à sa mort, en février 2000. Il aura écrit au total 17 897 strips dont 2 506 éditions du dimanche. Peanuts est une série de gags qui tournent autour de deux personnages centraux, un garçon maladroit, malchanceux et déprimé, Charlie Brown et son chien, Snoopy. (source Wikipédia)

    Les comic strips sont des bandes dessinées de quelques cases (3 ou 4) qui constituent soit de courts gags soit des histoires à suivre, publiées dans la presse quotidienne ou hebdomadaire. Aux États-Unis, le comic strip est une véritable culture (Pim, Pam, Poum, Peanuts, Dilbert…). Un équivalent japonais au comic strip est le yonkoma manga.

    Construisez une histoire sous la forme d’un comic strip à partir de l’image donnée (: un dessin à colorier de Keith Haring).

  • Comic Strip – Sortir !

    Comic Strip – Sortir !

    Réalisez un comic strip dans lequel votre héros mettra tout en œuvre pour faire sortir le petit singe de la dernière vignette.
    Termes utilisés : comic strip, web comic, blog, web2.0, narration, cadre, hors-cadre, champ, hors-champ, planche, marge, limite.


    Comment sortir le petit singe de là ?
    Technique scientifique n°07