Étiquette : Clair-Obscur

  • Le Cabinet

    Le Cabinet

    « Oppressant, menaçant, sombre, inquiétant, écrasant, déstabilisant, labyrinthique, angoissant… »

    Après avoir lu les articles disponibles au CDI concernant l’Expressionnisme allemand (Cf. Otto DIX, Ernst Ludwig KIRCHNER, Emil NOLDE, Erich HECKEL) et visionné des extraits du Cabinet du Dr Caligari de Robert WIENE (1920), réalisez un décor architectural imaginaire du cabinet du maléfique docteur inspiré par la liste de mots ci-dessus (une maquette de 20 cm maximum dans sa plus grande dimension).

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cabinet_du_docteur_Caligari

    Le Cabinet du docteur Caligari

    Film expressionniste* et muet allemand de Robert Wiene sorti en salles en 1920

    Dans une fête foraine, vers 1830, le docteur Caligari exhibe Cesare, un somnambule. Celui-ci prédit à un étudiant, Alan, qu’il vivra jusqu’à l’aube. Il est en effet assassiné dans son lit. Son ami Francis soupçonne Caligari. La jeune fille que convoitaient Alan et Francis est enlevée par Cesare. Poursuivi, le somnambule s’écroule après avoir abandonné son fardeau. Francis poursuit Caligari qui se réfugie dans un asile de fous, dont Caligari s’avère être le directeur, et Francis un des patients ainsi que la jeune fille convoitée…

    À propos des décors

    À Berlin naît en 1910 la revue Der Sturm qui compte parmi ses membres les trois peintres Herman Warm, Walter Röhrig et Walter Reinmann qui seront responsables de la création des décors du Cabinet du Dr Caligari. Le décor du film apparaît comme principal support de la narration. L’ambiance onirique et torturée véhiculée par ces décors traduit visuellement les différents sentiments du narrateur. Décors en trompe-l’œil, perspectives faussées ou déformées, lignes brisées, courbes amplifiées, contrastes exacerbés, toutes ces techniques concourent à dessiner un univers agressif et perturbateur. Le décor prend véritablement vie. De même que Cesare le somnambule vit sous l’emprise du Dr Caligari, les personnages sont dominés par un environnement oppressant et terrifiant où la lumière participe à renforcer cette atmosphère troublante et inquiétante.

    * L’Expressionnisme est un mouvement artistique apparu au début du XXe siècle en Europe du Nord, particulièrement en Allemagne. Plutôt que d’un style unique et pictural – défini par un chromatisme intense,  une touche marquée et un espace désarticulé, il s’agit d’un climat qui ne touche pas seulement les beaux-arts, mais aussi la danse, le cinéma, la littérature et le théâtre. Pour la génération d’avant-guerre, l’œuvre d’art devient un support sur lequel l’artiste extériorise son inquiétude intérieure face aux tensions morales et politiques engendrées par une société où il se sent déraciné.

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre qu’un lieu peut agir en résonnance avec l‘artiste, l’œuvre, sa démarche, le spectateur et être source de création
    • réaliser que la matérialité d’une œuvre influe sur sa réception par le spectateur
    • penser l’espace de présentation et l’espace réel comme une partie de l’œuvre.

    Questions

    En quoi l’espace de présentation peut-il devenir une partie de la production artistique ? Dans quelle mesure l’espace de présentation peut-il interagir avec l’œuvre ? En quoi la modification d’échelle change-t-elle le sens de la production plastique ? Quelles peuvent-être les incidences des matériaux utilisés ? En quoi la matérialité physique de l’œuvre se donne-t-elle à voir comme un dispositif de représentation ?

    Références artistiques possibles

    • Joseph CORNELL, Object (Abeilles), boîte, 1940
    • Joseph CORNELL, Soap Bubble Set, 1949, verres, pipes, papier imprimé et autres supports dans une boîte en bois vitrée, 37,5×47,6×10,7 cm, Smithsonian American Art Museum, Washington
    • Charles MATTON, Reconstitution de lieux : atelier de Giacometti, 1987, construction composée de bois, résine, papier, plâtre, verre, œuvre présentée sur un socle en métal : 48,5×33,5×36,5 cm (hors socle) – https://americanart.si.edu/artwork/soap-bubble-set-41412
    • Yayoi KUSAMA, Infinity mirror rooms, 1965-2016, installation
    • SLINKACHU, The Little People Project, photographies, depuis 2006
    • Richard SERRA, Forty years, 2007, installation
    • Franz ACKERMANN, Terminal, 2008, installation

    Références au programme du cycle 4


    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.2 – S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • 1.3 – Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • 1.4 – Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • 1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • 1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • 2.2 – Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • 2.3 – Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • 2.5 – Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.1 – Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • 3.3 – Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.
    • 3.4 – Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.
    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • 4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
    • 4.4 – Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.
    • 4.5 – Prendre part au débat suscité par le fait artistique.
  • La nuit

    La nuit

    La nuit sert aussi à rêver, à voir autrement ou à ne plus voir… 

    #clair/obscur #lumière #graphisme

    Par la seule utilisation de votre stylo à bille, vous créerez sur feuille un travail graphique expressif (: la peur de la nuit, le trouble, l’angoisse, etc.) et narratif (: ça se passe la nuit !).

    La nuit peut ou doit être envisagée comme un objet d’étude, riche d’enjeux culturels, plastiques, artistiques. La nuit est également un temps et un espace particulier qui change notre regard sur les objets les plus banals du quotidien.

    L’objectif de cette séquence est d’expérimenter les qualités expressives d’un outil (d’écriture plus que de dessin) et de vous amener à travailler les questions liées à la représentation à des fins narratives, symboliques, poétiques, sensibles, imaginaires.

    Sources : FRAC des Pays de la Loire et InSitu, site académique de Nantes

    Parodie de Nighthawks de E Hopper, source inconnue

    Références artistiques possibles

    • Georges DE LA TOUR, L’apparition de l’ange à Saint Joseph dit le Songe de Saint Joseph, vers 1628-1645, huile sur toile, 93,0 x 82,2 cm, Musée des Beaux Arts de Nantes
    • Vincent VAN GOGH, Terrasse du café le soir, 1888, huile sur toile, 80,7 x 65,3 cm, Musée Kröller-Müller
    • Vincent VAN GOGH, Nuit étoilée, 1889, 73 cm x 92 cm, MoMA, NY
      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nuit_étoilée_(1889)
    • Léon SPILLIAERT, Digue et plage, Chalet Royal et galeries d’Ostende, 1908-1909, encre de Chine et aquarelle sur papier, 64 x 48 cm (détail en bandeau)
    • Georg SCHOLZ, Nächtliche Strassenszene, 1923, aquarelle, 32 x46 cm, Staatliche Kunsthalle Karlsruhe
    • Paul KLEE, Fire, Full moon, 1933, huile sur toile, 65 x 50 cm, Museum Folkwang
    • Edward HOPPER, Nighthawks, 1942, 84 x 152 cm, The Art Institute of Chicago.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nighthawks
      https://www.artic.edu/artworks/111628/nighthawks
    • René MAGRITTE, Empire des lumières II, 1950-1951, 78,8 x 99,1 cm, MoMA, NY
      https://www.moma.org/collection/works/78456
    • Gerhard RICHTER, Sternbild 255-4 (Constellation), 1969, huile sur toile, 92 x92 cm, Museum Frieder Burda, Allemagne

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Haute montagne blanche

    Haute montagne blanche

    « Haute montagne blanche, sapins noirs, petites maisons blanches, prairies vertes avec des vaches noires et blanches. » U Klemm, Berlin, 1926

    #contraste #clair-obscur

    Le contraste du clair-obscur est l’un des moyens d’expression des formes les plus expressifs. Dans la composition proposée, une forme grande et sombre prend plus d’importance quand elle s’oppose à une forme petite et claire. Un ton gris paraît plus clair ou sombre selon qu’il est comparé à un ton plus sombre ou plus clair.

    Mettez en image le court texte « Haute montagne blanche ». Pour cela, vous n’utiliserez qu’un crayon à papier 2B, une estompe et une gomme. Au cours de la réalisation, vous serez attentif aux effets de contrastes. Les contrastes haut-bas, grand-petit et clair-obscur doivent être respectés dans la composition et utilisés judicieusement.

    Références artistiques possibles

    • LE CARAVAGE, Le Martyre de saint Matthieu, 1600, huile sur toile, 323 x 343 cm, Chapelle Contarelli, Église Saint-Louis-des-Français de Rome
    • REMBRANDT, Le philosophe en méditation (ou Intérieur avec Tobie et Anne), 1632, huile sur panneau de bois, 28 x 34 cm, Musée du Louvre, Paris
    • Georges DE LA TOUR, Madeleine à la veilleuse, 1640 – 1645, huile sur toile, 128 x 94 cm, Musée du Louvre, Paris
      Georges de La Tour a traité, à trois reprises au moins, le thème de la Madeleine pénitente comme le prouvent les tableaux conservés au County Museum of Art de Los Angeles, à la National Gallery de Washington et au Metropolitan Museum de New York. Dernier en date, le tableau du Louvre est le plus strictement composé.
    • Edward STEICHEN, Portrait de Rodin, 1900-1903, photogravure dans Camera Work
    • Ansel ADAMS, Winter Sunrise, Sierra Nevada, from Lone Pine, 1944, photographie (en bandeau)
    • Anish KAPOOR, Descent into Limbo (Descente dans les limbes), 1992, installation à l’occasion de la Documenta 9 de Cassel (Allemagne)
      L’installation est abritée dans un bâtiment de forme cubique et éclairée par des ouvertures zénithales. Le visiteur pénètre dans une pièce aux murs blancs et distingue au sol, au milieu de la pièce, un disque noir. Il s’agit en réalité d’une illusion d’optique puisque le disque noir se révèle en fait être un trou, creusé par l’artiste dans le sol et peint en noir.
      Jouant sur un effet d’optique, l’œuvre invite le spectateur à se questionner sur ses perceptions visuelles parfois trompeuses. Source Wikipédia
      En 2016, l’artiste britannique Anish Kapoor dépose le brevet de l’ultranoir : ce noir profond qui absorbe la lumière. Il peut de manière incroyable transformer une surface noire en trou.
    Edward STEICHEN, Portrait de Rodin, 1900-1903

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Une forêt inquiétante

    Une forêt inquiétante

    Arrivés à l’orée de la forêt, les randonneurs hésitèrent un instant avant de se glisser sous la couverture sombre des arbres. À cause de l’enchevêtrement des branches qui formait une voûte au-dessus de leurs têtes, le ciel disparut de leurs champs de vision. L’obscurité se fit de plus en plus présente, plus pesante. Les ronces et les branches rendaient leur marche difficile. Le chant des oiseaux s’éloigna, le bruit de la campagne se dissipa, puis le silence les enveloppa complètement. C’était comme s’ils étaient seuls au monde, perdus dans ce chaos végétal.

    Traduisez par le dessin au fusain ce que voient les randonneurs et l’impression inquiétante qui s’en dégage.

    Objectifs

    • Exploiter les possibilités offertes par le fusain ; explorer les propriétés matérielles et plastiques du dessin.
    • S’adapter au grand format (geste, posture).
    • Identifier les relations entre l’image et son référent originel ; comprendre que l’écart avec la réalité est porteur de sens.

    Sur votre bloc-notes, vous réaliserez quelques essais et croquis préparatoires avant de travailler sur le support donné (format raisin) puis vous noterez vos observations concernant le dessin, les exploitations du fusain et des effets de noirs obtenus pour rendre la forêt inquiétante.

    Gustave DORÉ (1832 – 1883), le Cimetière dans la forêt de Chactas et Atala, 1863, monographie imprimée, illustration de Gustave Doré et gravure de Antoine-Alphée Piaud (1813 – 1867)

    Références possibles

    • John CONSTABLE, Lisière d’un bois, 1801, huile sur toile, 92 x 72cm, Art Gallery of Ontario. Le peintre s’attache à illustrer avec renfort de détails les arbres et les fougères du sous-bois. L’intrusion en bas à gauche d’un paysan et de son âne renvoit aux modèles hollandais du 17e siècle.
    • Gustave DORÉ, En marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu’il avait dans ses poches, dessin de Gustave Doré, gravure sur bois de François Pierdon, 24,2 x 19,7 cm, éditée en 1862 – https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10322203w?rk=85837;2
    • Piet MONDRIAN, Arbre argenté, 1911, huile sur toile, 78,50 x 107,5 cm, Musée municipal de La Haye, Pays-Bas.
    • Jean COCTEAU, La Belle et la Bête, 1946, film, 96 min.
    • Anselm KIEFER, Mann im Wald (Homme dans la forêt), 1971, acrylique sur toile de coton, 174 x 189 cm, Collection particulière, San Francisco.
    • Andy GOLDSWORTHY, Snow ball in Trees, 1980, Robert Hall Wood, Yorkshire, photographie Cibachrome, 40,5 x 51 cm.  
    • Giuseppe PENONE,  Le vert du bois, 1987, frottage au fusain, peinture sur toile, branche d’arbre.
    • Xavier VEILHAN,  La Forêt, 1998, tissu synthétique, installation de dimensions variables, Genève, Collection MAMCO. À la lumière des néons, du feutre synthétique gris-brun recouvre irrégulièrement sols et murs et simule, autour de pièces de bois, d’immenses troncs d’arbres sur une surface de 200 m2 au travers desquels le visiteur est amené à circuler.
    • Nils UDO, Nid de lavande, 1998, Parc de Crestet, Vaison-la-Romaine, photographie couleur, 120 x 120 cm. L’œuvre s’inscrit dans le paysage, elle est photographiée mais également se visite. D’un diamètre impressionnant (15 mètres environ), le nid est composé d’un enchevêtrement de branches et de troncs noueux de chênes autour d’une cuvette circulaire en terre. Le fond est tapissé de plants serrés de lavande, interdisant d’y pénétrer au risque de les détruire. Le spectateur est donc contraint d’observer le nid de l’extérieur s’il veut préserver la nature comme le lui suggère l’artiste.
    • Giuseppe PENONE, L’Arbre aux voyelles, 1999 (installé en décembre 1999, inauguré en 2000),  bronze patiné (14 m) et arbres, Paris. Le moulage d’un chêne déraciné donne matière sculpturale au temps, conserve la mémoire du dernier état de l’arbre et crée un fossile pérenne et réaliste par ses formes, matériaux et couleurs, d’autant qu’il est placé au sein d’une végétation vivante. L’artiste intègre de plus dans son installation in situ, la plantation de cinq arbustes d’essences différentes en contact avec l’arbre moulé et en réponse aux cinq voyelles des racines de ce dernier. Ces arbres vivants vont croître avec le temps et varier avec les saisons, transformant lentement l’œuvre puis enserrant et masquant progressivement l’arbre en bronze.
    • Samuel ROUSSEAU, L’Arbre et son ombre, 2012, installation vidéo projetant des ombres portées sur un arbre réel et un écran et retraçant le cycle complet de la vie de l’arbre au fil des saisons, Clermont-Ferrand, Galerie Claire Gastaud.
    • Henrique OLIVEIRA, Baitagogo, 2013, exposition, Paris, Palais de Tokyo. L’artiste propose une installation hybride, entre urbanisme et nature, architecture et organique, en bois de Tapumes, bois utilisé au Brésil pour les palissades des chantiers. Ce nœud de bois qui s’adapte et semble naître du bâtiment même, crée un environnement fantastique et déstabilisant évoquant métaphoriquement la construction des favelas et l’agrandissement tentaculaire de la ville de Sao Paolo.
    Bois, Armoy-Thonon-les-Bains

    Questionnements

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – la création, la matérialité, le statut, la signification des images.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.

    Compétences

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Je lave la lumière

    Je lave la lumière

    « (…) j’accentue, je lave la lumière, la lumière, qui ronge le blanc, le blanc se change en clarté, je plonge un dessin obscur dans la lumière, la lumière dessine l’obscur (…) » Bernick, janvier 1976, Art actuel, 1976, p. 67.
    Traduisez par une production plastique ce texte, en noir ou en couleurs.

    Références possibles :

    • Le CARAVAGE, La Flagellation du Christ, 1607, huile sur toile, 286 x 213 cm
    • REMBRANDT, Le Philosophe en méditation, 1632, huile sur bois, 29 x 33 cm
    • Claude MONET, La Série des Cathédrales de Rouen , 30 tableaux représentant principalement des vues du portail occidental de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, peintes à des angles de vues et des moments de la journée différents, réalisées de 1892 à 1894.
    • Lázló MOHOLY-NAGY, Modulateur Espace-Lumière, 1930, métal, celluloïd, bois, moteur électrique.
    • MAN RAY, Le baiser, 1922, rayographie
    • MAN RAY, Solarisation, 1931, photographie
    • Dan FLAVIN, Monument for Vladimir Tatlin, 1966-1969, tubes néon
    • Christian BOLTANSKI, Théâtre d’ombres, 1984, installation
    • Anish KAPOOR, Descent into limbo, 1992, installation
    • Pierre SOULAGE et Jean-Dominique FLEURY, les vitraux de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques, 1994
    • Tim NOBLE & Sue WEBSTER, Miss Understood & Mr Meanor, 1997, « sculpture d’ombre »
    • Pierre SOULAGE, Peinture 300×235 cm, 9 juillet 2000, huile sur toile
    • Olafur ELIASSON, The Project Weather, 2003, installation à la Tate Modern de Londres 
    • Ann Veronica JANSSENS, Rose, 2007, installation, projecteurs, machine à brouillard
    • Philippe RAMETTE, L’Ombre (de moi-même), 2007, installation
    • Ellis GALLAGHER, Cobble Hill, Brooklyn, NY, 2008, dessin au sol
    • Manfred KIELNHOFER, Time Guards / Madonna, 2010, installation

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux – la matérialité et la qualité de la couleur.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Shadows

    Shadows

    Concevez puis réalisez une photographie où vous mettrez en valeur l’ombre des choses.

    Références possibles :
    Modulateur espace-lumière, 1930 de László Moholy-Naggy.
    Masque de mort, 1978, d’Arnulf Rainer,
    Théâtre d’ombres, 1984, et Autel Chases, 1987, de Christian Boltanski,
    Métamorphose, 1991-92, de Markus Raetz,
    Claire voie n°64, 2003, de Francis Limérat,
    L’ami du peuple, Les emballages perdus, 2005, de François Loriot et Chantal Mélia,
    Urban Shadows, Zevs, 2000.

    Repères possibles :
    1. Les différents dispositifs utilisés pour cerner, dessiner, fixer (manuellement) l’ombre du sujet projetée sur l’écran/support. Les dispositifs optiques pour capter des images : le miroir, la camera obscura, la camera lucida. Le support photosensible.
    2. Le photogramme : la photographie sans appareil. L’exposition par contact. La révélation et la fixation de l’empreinte lumineuse. W.H. Fox Talbot, Man Ray, László Moholy-Nagy…
    3. La chambre noire. Le sténopé. L’expérimentation de la prise de vue

    Notions abordées : vraisemblance, ressemblance, dissemblance, illusion, représentation, fiction, réel

  • Paysage hivernal

    Paysage hivernal

    « Novembre est un beau mois. Mais il faut aimer le gris. Et l’œil en saisir la lumière. »
    Gilles Vigneault, extrait de La Petite Heure

    Termes utilisés lors de la verbalisation : valeur, ton, contraste, nuance, sfumato, perspective atmosphérique.
    Références artistiques :
    La Pie, Claude Monet, huile sur toile, 130×89 cm, région d’Étretat, 1868
    La Charrette. Route sous la neige à Honfleur, Claude Monet, huile sur toile, 92,5×65 cm, vers 1867
    La campagne recouverte de neige donne à Monet l’occasion d’étudier les variations de la lumière et de jouer sur les nuances. Souhaitant rénover la représentation du paysage, l’artiste utilise un nombre limité de teintes.
    Source https://www.musee-orsay.fr/