Étiquette : Chute

  • Down the Rabbit-Hole

    Down the Rabbit-Hole

    The rabbit-hole went straight on like a tunnel for some way, and then dipped suddenly down, so suddenly that Alice had not a moment to think about stopping herself before she found herself falling down a very deep well.

    Extrait du chapitre 1 – Au fond du terrier (Down the Rabbit-Hole) des Aventures d’Alice au pays des merveilles (Alice’s Adventures in Wonderland) de Lewis CARROLL
    Source The Project Gutenberg of Alice’s Adventures in Wonderland by Lewis Carroll)

    À la poursuite du Lapin dans le terrier, Alice plonge dans un puit étrange d’une grande profondeur.

    Proposez, en une planche de bande dessinée, la chute de l’héroïne.

    Portez une attention toute particulière à l’unité de lieu et à la continuation de l’action, en d’autres termes, votre mise en page révèlera l’ensemble du terrier de son ouverture à son fond et le découpage en vignettes la longue chute d’Alice. Cf. Alice au pays des merveilles – Page 3/23

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • comprendre que la narration visuelle est déterminée par des codes et des techniques
    • penser les images dans leur une dimension narrative
    • saisir que les images ont une dimension artistique qui peut s’affranchir des règles.

    Questions

    En quoi les images peuvent-elles raconter une histoire ? Comment raconter une histoire en quelques images ?
    En quoi le temps peut-il être suggéré le mouvement ? Dans quelle mesure le mouvement est-il suggéré par la répétition ?

    Planches réalisées numériquement, atelier BD (5e et 4e)

    Références artistiques possibles

    • Jacob Peter GOWI, La chute d’Icare d’après Rubens, 1636, peinture sur toile, 195 x 180 cm.
    • Diving Horse (cheval plongeur), Eunice Winkless dives into a pool of water from a high tower on horseback on July 4, 1905 in Pueblo, Colorado.
    • Philippe HALSMAN, Jumps, photographies. « Starting in the early 1950s I asked every famous or important person I photographed to jump for me. I was motivated by a genuine curiosity.  After all, life has taught us to control and disguise our facial expressions, but it has not taught us to control our jumps.  I wanted to see famous people reveal in a jump their ambition or their lack of it, their self-importance or their insecurity, and many other traits. » –P.H.
    • Studio Walt DISNEY, Alice au pays des merveilles, 1951, dessin animé, 75 min.
    • Aaron SISKIND, Pleasures and terrors of levitation, photographies, 1952-1961.
    • Yves KLEIN, Saut dans le vide, octobre 1960, photographie.
    • Jan ŠVANKMAJER Alice, film d’animation, 1988, genre fantastique, 84 min.
    • Denis DARZACQ, La Chute, 2005-2006, photographies. La série La Chute met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Breakdance, de Capoeira et de danse contemporaine. Très pures, évitant aussi bien la pose habituelle du genre que la description, ces photographies qui mettent en valeur la performance physique dans sa perfection, mais aussi dans ses déséquilibres, mêlent une incroyable énergie au sentiment de la possible perdition. De fait, ces corps en apesanteur, qui ne sont jamais accompagnés d’ombre portée, deviennent des révélateurs de l’espace urbain.
    • Tim BURTON, Alice au pays des merveilles, avec Mia Wasikowska et Johnny Depp, 2010, 109 min.
    Naughty Pete par Charles FORBELL, 1913

    Niveaux de maîtrise

    Compétences

    Maîtrises

    1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent

    J’ai du mal à faire des choix pertinents pour créer des effets artistiques.

    Je commence à explorer différents gestes, outils et matériaux, mais le résultat est souvent imprévisible.

    +-

    Je fais les bons choix et parviens à créer les effets artistiques prévus dans mon projet.

    +

    Je fais preuve d’une réelle maîtrise dans le choix, l’organisation et l’utilisation de gestes, d’outils et de matériaux pour créer des effets artistiques variés et convaincants.

    ++

    2.4 – Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur

    Je ne tiens pas compte des contraintes pratiques et des attentes du spectateur dans mon projet artistique.

    Je commence à prendre en compte certaines contraintes, mais cela reste partiel.

    +-

    J’adapte avec succès mon projet en fonction des contraintes de réalisation et des besoins du spectateur.

    +

    Je prévois, adapte et résous les contraintes de réalisation tout en tenant compte des attentes du spectateur, ce qui conduit à la réussite de mon projet artistique.

    ++

    4.1 – Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques

    J’ai du mal à reconnaître les a priori et les stéréotypes culturels et artistiques présents dans mon travail et dans les œuvres étudiées.

    J’identifie certains a priori et stéréotypes, mais ai du mal à les dépasser dans ma pratique artistique.

    +-

    J’identifie de manière fiable les a priori et les stéréotypes culturels et artistiques, et fais des efforts pour les dépasser dans ma création artistique.

    +

    Je repère, analyse et dépasse de manière critique les a priori et les stéréotypes culturels et artistiques, en faisant preuve d’une démarche réflexive approfondie.

    ++


    Références au programme du cycle 3


    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • la ressemblance : découverte, prise de conscience et appropriation de la valeur expressive de l’écart dans la représentation,
    • les différentes catégories d’images, leurs procédés de fabrication, leurs transformations : la différence entre images à caractère artistique et images scientifiques ou documentaires, l’image dessinée, peinte, photographiée, filmée, la transformation d’images existantes dans une visée poétique ou artistique,
    • la narration visuelle : les compositions plastiques, en deux et en trois dimensions, à des fins de récit ou de témoignage, l’organisation des images fixes et animées pour raconter.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • 1.2 – Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    – Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.

    Gasoline Alley par Frank KING, août 1930
  • La Chute

    La Chute

    Chuter : basculer, tomber, verser ;
    [Familier] aller choir, dinguer, prendre un billet de parterre, prendre une bûche, prendre une gamelle, ramasser un gadin, ramasser une bûche, ramasser une pelle, s’allonger, s’étaler, se casser la figure, se casser la gueule, se fiche par terre, se rétamer, valdinguer…

    Évoquez la chute, son mouvement, sa dramaturgie dans une production plastique que vous présenterez en quelques mots.

    #chute #mouvement

    Problèmes

    Dans quelle mesure l’évocation visuelle de la chute intègre-t-elle la dimension temporelle et séquentielle ? En quoi la narration modifie-t-elle le dispositif de représentation ?  De présentation ?

    Objectifs

    Les objectifs de cette séquence sont d’amener les élèves à :

    • bouleverser, déstructurer, renouveler le schéma narratif,
    • comprendre que certains dispositifs de présentation installent le spectateur dans une relation temporelle à l’œuvre, que le montage, l’association, la collision sont des notions essentielles à la compréhension des images dans un schéma narratif,
    • comprendre que l’emprunt, la citation peuvent être source d’expression.
    BRUEGHEL l’Ancien, La chute d’Icare, 1558, huile sur bois, montée sur bois, 74 × 112 cm,
    Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Brussels

    De nombreux historiens d’art se sont penchés sur le sens de ce tableau. Icare est une figure exemplaire du péché d’orgueil, de l’envie. C’est pourquoi une opposition peut être vue entre la figure du laboureur au premier plan du tableau, allégorie de l’espoir ou de l’espérance et celle d’Icare, allégorie de la chute, écho de la chute originelle qui compose l’arrière-plan des souffrances de l’homme déchu, condamné à se racheter par son travail. Mais Icare c’est aussi l’appel de la liberté et le rêve d’évasion. Prisonnier du roi Minos, il s’enfuit avec son père Dédale, dont l’ingéniosité leur fournit le moyen de cette fuite : les ailes.
    Son seul défaut est de succomber à la griserie de la réussite.

    La chute d’Icare d’après Rubens, Jacob Peter GOWY,
    peinture sur toile, 195 × 180 cm, 1636

    Références artistiques possibles

    • Pieter BRUEGHEL l’Ancien, Chute d’Icare, huile sur toile, 73,5x × 112 cm, 1558, Musées Royaux des Beaux-arts, Bruxelles
    • Pieter BRUEGHEL l’Ancien, La Parabole des aveugles, 1568, détrempe sur toile, 86 × 154 cm, Musée Capodimonte, Naples
    • Jacques-Henri LARTIGUE, Bichonnade, 40, rue Cortambert, Paris, photographie, 1905
    • Henri CARTIER-BRESSON, Derrière la gare Saint-Lazare, Paris, photographie, 1932
    • Aaron SISKIND, Pleasures and Terrors of Levitation #37, photographie, 1956
    • Yves KLEIN Saut dans le vide d’Yves Klein, photographie, 16 octobre 1960
    • Bas Jan ADER, Broken Fall, performance, 1971
    • Chris BURDEN, Sculpture in three parts, 1974, photographies
    • Martin KERSELS, Falling, triptyque photographique, 1994 : la cascade d’accidents corporels se poursuit avec les Falling Photos de Martin Kersels qui avant de faire des sculptures a étudié les lois de la gravité avec son propre corps. Prenant la forme d’un triptyque, les photographies sont comme autant d’arrêts sur image d’une chute. Encore suspendu dans les airs, le corps massif de l’artiste se découpe sur fond d’étendue neigeuse.
    • Denis DARZACQ, série La Chute, 2005-2007, photographies. La série La Chute met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Breakdance, de Capoeira et de danse contemporaine. Très pures, évitant aussi bien la pose habituelle du genre que la description, ces photographies qui mettent en valeur la performance physique dans sa perfection, mais aussi dans ses déséquilibres, mêlent une incroyable énergie au sentiment de la possible perdition. De fait, ces corps en apesanteur, qui ne sont jamais accompagnés d’ombre portée, deviennent des révélateurs de l’espace urbain (source http://www.laboratoiredugeste.com).
    • Susanna HERTRICH, Chrono Shredder, 2007-2010, déchiqueteur, éphéméride
    • Yu HONG, Ladder to the sky, 2008, acrylique sur toile, 600 × 600 cm
    • Yoann BOURGEOIS, Fugue / Trampoline, musique Metamorphosis II de Philip GLASS. Une danse tout en déséquilibre qui s’attache à faire de la chute un motif chorégraphique.
    • Philippe RAMETTE, Sans Titre (Deauville), 2014, photographie

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la narration visuelle : mouvement et temporalité suggérés ou réels, dispositif séquentiel et dimension temporelle, durée, vitesse, rythme, montage, découpage, ellipse…

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : l’in situ, les dispositifs de présentation
    • l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit ; le point de vue du spectateur dans ses relations à l’espace.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Femme en robe blanche tombant sur le sol, photographie de Tim Grundtner libre d’utilisation – pexels.com

  • Chuteeeee…

    Chuteeeee…

    Dessinez en trois vignettes une histoire de chute.

    #bd #comicstrip

    Votre bande dessinée se compose donc d’une seule bande de 3 vignettes en noir et blanc. Ce format est celui connu sous le nom de comic strip. Centré sur l’humour, le comic strip a pour vocation de faire rire le lecteur en un minimum de cases.

    Quelques questions à se poser pour bien commencer :

    • Où la scène a-t-elle lieu ?
    • Qui sont les personnages ?
    • Dans quel état émotionnel sont-ils ? Que disent-ils ? Aller à l’essentiel.
    • Comment réagissent-ils ? Décrire les différentes interactions.
    • Que va-t-il se passer ? Quelle est la chute de votre histoire ?

    Questionnement autour du rôle du dessin

    Comment raconter une histoire en images ? En quoi le dessin est-il au service de l’histoire ? Dans quelle mesure le cadrage et le point de vue déterminent-ils la lecture de la chute ? Comment le dessin peut-il traduire le mouvement ? Quel rôle le format de la case joue-t-il dans la planche ?

    Comic strips

    • Rudolph DIRKS, The Katzenjammer Kids (Pim Pam Poum), première publication 1897
    • Winsor McCAY, Little Nemo in Slumberland, première publication 1905
    • George HERRIMAN, Krazy Cat, première publication 1913
    • Charles M. SCHULZ, Peanuts (Charlie Brown, Snoopy), première publication 1950
    • Yves GOT et René PÉTILLON, Le Baron noir, première publication 1976
    • André FRANKIN, Idées noires, première publication 1977
    • Jim DAVIS, Gardfield, première publication 1978

    L’application BDnF permet de réaliser des BD, des romans graphiques ou tout autre récit mêlant illustration et texte : https://bdnf.bnf.fr/

    Références artistiques

    • Hans BOL, La Chute d’Icare, 1554-1593, aquarelle sur papier, 13,3 x 20,6 cm, Musée Mayer van den Bergh, Anvers
    • Pieter BRUEGHEL L’Ancien, Paysage avec la chute d’Icare, 1558, huile sur toile montée sur bois, 73,5 x 112 cm, Musées Royaux de Belgique, Bruxelles
    • Peter Paul RUBENS, La Chute d’Icare, 1636, huile sur bois, 27,4×26,8 cm, Musées Royaux de Belgique, Bruxelles
    • Carlo SARACENI, La chute d’Icare, 1606-07, huile sur toile, 34×54 cm, Musée de Capodimonte, Naples
    • Jacob Peter GOWI, La chute d’Icare d’après Rubens, 1636, peinture sur toile, 195 x 180 cm
    • Paul-Ambroise SLODTZ, La Chute d’Icare, 1743, marbre, 38 x 64 x 54 cm, Musée du Louvre, Paris
    • Merry-Joseph BLONDEL, Le Soleil, La Chute d’Icare, 1819-1833, 271 x 210 cm, Louvre, plafond de la Rotonde d’Apollon, Paris
    • Auguste RODIN, L’Illusion, sœur d’Icare, 1894-1896, marbre, 62 x 96 x 51 cm, Musée Rodin, Paris
    • Henri MATISSE, La Chute d’Icare, 1943, papiers gouachés, découpés et collés sur papier, 36 x 26,5 cm
    • Anselm KIEFER, Ikarus – märkischer Sand (Icare – Sable de Brandebourg), 1981, huile, émulsion, vernis, sable et photographie sur toile, 290 x 360 cm
    Carlo SARACENI, La chute d’Icare, 1606-07, huile sur toile, 34×54 cm, Musée de Capodimonte, Naples

    Chute d’Icare
    Pour enfermer le Minotaure, monstre à tête de taureau, le célèbre architecte Dédale construit pour Minos, le roi de Crète le labyrinthe. Mais à cause de ses trahisons répétées, Dédale fut jeté avec son fils Icare dans ce dernier. Pour fuir sa prison, il eut l’idée de fabriquer des ailes semblables à celles des oiseaux, confectionnées avec de la cire et des plumes. Il mit en garde son fils, lui interdisant de s’approcher trop près de la mer, à cause de l’humidité, et du Soleil, à cause de la chaleur. Mais Icare, grisé par le vol, oublia l’interdit et prit de plus en plus d’altitude. La chaleur fit fondre la cire jusqu’à ce que ses ailes finissent par le trahir. Il mourut précipité dans la mer qui porte désormais son nom : la mer Icarienne.
    Le mythe d’Icare aborde des thèmes de la transgression dans les relations parents/enfants et, plus généralement, entre nature et culture. L’Humain est confronté à l’effet néfaste que peut avoir un conseil ou une interdiction et son désir de repousser toujours plus loin les frontières de l’exploration et de la connaissance, au risque de soumettre sa condition humaine à une épreuve fatale.
    Source Wikipédia

    • Pieter BRUEGHEL L’ANCIEN, La Parabole des aveugles, 1568, détrempe sur toile, 86 x 154 cm, Musée Capodimonte, Naples
      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Parabole_des_aveugles
    • Philippe HALSMAN, Portrait de Harold Lloyd  (acteur de films muets), 1953, photo extraite du « Jump Book », 1959
    • Yves KLEIN, Le Saut dans le vide, 23 octobre 1960,5 rue Gentil-Bernard, Fontenay-aux-Roses, Paris, détail en bandeau
    • Andy WARHOL, Suicide (Purple Jumping Man), Death and Disasters series, 1963, sérigraphie et acrylique sur toile, 230 x 230 cm
    • Chris BURDEN, Sculpture in Three Parts, 1974, performance réalisée à la galerie Hansen Fuller de San Francisco, il s’assied sur une chaise placée sur un socle, un écriteau indique : « Je serai assis sur cette chaise à partir du 10/09/1974 à 10h30 jusqu’à ce que j’en tombe ». Des photographes se relayent, attendant sa chute. Il tombe au bout de 43 heures, on trace à la craie le contour de son corps, il écrit au centre le mot « Éternellement ». Cette relique reste visible jusqu’à la fin de l’exposition, le 21 septembre. 
    • Philippe RAMETTE, Inversion de pesanteur, 2003, photographie couleur, 150 x 120 cm
    • Bill VIOLA, The Last Angel, 2002, vidéo couleur sur écran plasma mural, son stéréo amplifié, 9 min.
    • Li WEI, Falls to the Car, 2003, C-print sur aluminium, 150 x 150 x 2 cm
    Kerry SKARBAKKA, Stairs, Chicago, 2002, C-print sur aluminium, 91,4 x 76,2 cm
    • Sam TAYLOR-WOOD, Bram Stocker Chair series, 2004, cordes et poulies sont effacées grâce à la retouche numérique. Une autre série Suspended (2004) montre cette fois une suspension dans l’air de son corps, dans le même intérieur.
    • Denis DARZACQ, photographies extraites de la série, La Chute, 2004-2006, réalisées en collaboration avec des danseurs de breakdance.
    • Gilbert GARCIN, L’espace et le temps, 2006, ses photographies en noir et blanc ne relèvent nullement du numérique mais de petites maquettes, de collages et de photomontages manuelsGilbertPieter BRUEGHEL L’ANCIEN, La Parabole des aveugles, 1568, détrempe sur toile, 86 x 154 cm, Musée Capodimonte, Naples
    • Philippe HALSMAN, Portrait de Harold Lloyd  (acteur de films muets), 1953, photo extraite du « Jump Book », 1959
    • Yves KLEIN, Le Saut dans le vide, 23 octobre 1960,5 rue Gentil-Bernard, Fontenay-aux-Roses, Paris (détail en bandeau)
    • https://www.yvesklein.com/fr/
    • Andy WARHOL, Suicide (Purple Jumping Man), Death and Disasters series, 1963, sérigraphie et acrylique sur toile, 230 x 230 cm
    • Chris BURDEN, Sculpture in Three Parts, 1974, performance réalisée à la galerie Hansen Fuller de San Francisco, il s’assied sur une chaise placée sur un socle, un écriteau indique : « Je serai assis sur cette chaise à partir du 10/09/1974 à 10h30 jusqu’à ce que j’en tombe ». Des photographes se relayent, attendant sa chute. Il tombe au bout de 43 heures, on trace à la craie le contour de son corps, il écrit au centre le mot « Éternellement ». Cette relique reste visible jusqu’à la fin de l’exposition, le 21 septembre. 
    • Philippe RAMETTE, Inversion de pesanteur, 2003, photographie couleur, 150 x 120 cm
    • Bill VIOLA, The Last Angel, 2002, vidéo couleur sur écran plasma mural, son stéréo amplifié, 9 min.
    • Li WEI, Falls to the Car, 2003, C-print sur aluminium, 150 x 150 x 2 cm
    • Kerry SHARBAKKA, Stairs, Chicago, 2002, C-print sur aluminium, 91,4 x 76,2 cm
    • Sam TAYLOR-WOOD, Bram Stocker Chair series, 2004, cordes et poulies sont effacées grâce à la retouche numérique. Une autre série Suspended (2004) montre cette fois une suspension dans l’air de son corps, dans le même intérieur.
    • Denis DARZACQ, photographies extraites de la série, La Chute, 2004-2006, réalisées en collaboration avec des danseurs de breakdance.
    • Gilbert GARCIN, L’espace et le temps, 2006, ses photographies en noir et blanc ne relèvent nullement du numérique mais de petites maquettes et de collages manuels.
    • Claes OLDENBURG, Shoestring Potatoes Spilling from a Bag, 1966, toile rembourrée de kapok et renforcée avec de la colle, peinture acrylique, 2,74 x 1,32 x 1,01 cm
    • Ai WEIWEI, Dropping a Han-Dynasty Urn, 1995, triptyque, C-prints, 150 x 166 cm chaque.
    • Claes OLDENBURG et Coosje VAN BRUGGEN, Dropped Ice Cream Cone, 2001, aciers, plastique et balsa peints, H : 12,1 m, D : 5,8 m, Centre commercial Neumarkt, Cologne. Un cône monumental de crème glacée semble être tombé sur le bord de la terrasse de l’immeuble et la vanille est en train de fondre sur la façade.
    • Sandro GIORDANO, In Extremis – Bodies with no regret series, depuis 2014, mises en scène photographiques burlesques.
    Sandro GIORDANO, Sugar Free Please, 2019, Rome, photographie de la série « In Extremis »

    Questionnement(s) :

    • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la narration visuelle.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
    • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5) :

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique..

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques.
    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    The Invader from Hell, The Batman Family, 1975, scénario : Elliot S. Maggin, dessin : Jerry Robinson, Mike Grell, Sheldon Moldoff
  • Diving Horse

    Diving Horse

    A diving horse is an attraction that was popular in the mid-1880’s, in which a horse would dive into a pool of water, sometimes from as high as 60 feet.

    Diving Horse, photographie, début XXe
    Diving Horse, photographie, début XXe siècle

    Peignez la scène photographiée (tout ou une partie), mais contrairement à l’instantané où le cheval et sa cavalière sont comme immobiles dans les airs, vous proposerez une image d’eux en mouvement.

    Termes utilisés lors de la verbalisation : instantané, bougé, flou, déformation, cadrage.

    Références artistiques :
    Chronophotographies de Étienne Jules Marey vers 1886
    L’Envol de Bichonnade (Ma Cousine), Jacques-Henri Lartigue, photographie, 1905
    La Gifle, les frères Anton Giulio et Arturo Bragaglia, photographie, 1912
    Nu descendant un escalier, Marcel Duchamp, huile sur toile, 146×89 cm, 1912
    Dynamisme d’un chien en laisse, Giacomo Balla, huile sur toile, 110×91 cm, 1912
    Le cavalier rouge, Carlo Carrà, 1912
    La charge des lanciers, Umberto Boccioni, 1915

  • Saut dans le vide

    Saut dans le vide


    Saut de Felix Baumgartner le 14 octobre 2012

    Élaborez, avec les matériaux et les techniques qui vous paraissent les plus appropriés, une réalisation dans laquelle « le saut dans le vide » prendra tout son sens. Votre réalisation doit être l’occasion de mettre en évidence, entre intention et réalisation, le processus mis en jeu.

    1. Établissez la fiche du projet : intention, descriptif sommaire, schéma, échantillons, 1ers essais ;
    2. En cour de recherche, faites le point : décrivez le travail et la démarche plastique en utilisant un vocabulaire adéquat ;
    3. Seul ou avec l’aide du professeur, trouvez au moins une œuvre pouvant être mise en relation avec le travail en cours ;
    4. Rédigez quelques lignes soulignant les points importants du travail et argumentez le choix de l’œuvre mise en relation ;
    5. À la dernière séance, présentez le plus pertinemment possible le travail ( : accrochage, installation, performance, …) et l’expliquez sans oublier l’exposé concernant l’œuvre de référence.

    Termes utilisés : autonomie, projet, croquis, process, processus de création.
    Contraintes : technique et support libres, temps limité à 4h, fiche de suivi à compléter au fur et à mesure de la réalisation (croquis, annotation, référence artistique, vocabulaire spécifique, etc.).

    Référence artistiques possibles :
    Chute d’Icare, Pieter Brueghel l’Ancien, huile sur toile, 73,5×112 cm, 1558, Musées Royaux des Beaux-arts, Bruxelles
    Machine volante de Leonard de Vinci, 1653
    Bichonnade, 40, rue Cortambert, Paris, Jacques Henri Lartigue, photographie, 1905
    Letatlin, Vladimir Tatlin, sculpture, 1930
    Derrière la gare Saint-Lazare, Paris, Henri Cartier Bresson, photographie, 1932
    Pleasures and Terrors of Levitation #37, Aaron Siskind, photographie, 1956
    Saut dans le vide, Yves Klein, photographie, 16 octobre 1960
    My Wings, Mario Terzic, performance, 1970
    Black Cockfeathers, Rebecca Horn, harnais et plumes, 1971
    Rug Umbilly IV (: modèle d’un avion à quatre ailes propulsé au moyen de pédales), Panamarenko, 1984


    Self-Portrait Suspended, Sam Taylor-Wood, photographie, 2004
    Cette photographie est issue d’une série de huit autoportraits où l’artiste se donne à voir en lévitation dans son atelier, adoptant une position différente à chaque photographie. Pour créer ces scènes impossibles, Sam Taylor-Wood s’est suspendue à des bandages qu’elle a ensuite fait disparaitre à l’aide de logiciels photographiques. En flottant ainsi dans les airs, sans l’aide de quelques supports visibles, l’artiste tente de figer et de transmettre au public un moment de liberté et d’abandon total. (source icbm.fr)

    La Chute, Denis Darzacq, série de photographies, 2005-2006
    Live at the hight place 6, Pékin, Li-Wei, photographie, 2008