Étiquette : Cadre

  • Coincé·e

    Coincé·e

    Votre personnage est coincé dans les vignettes d’une bande dessinée.

    #pose #cadre #narration

    Représentez-le en train de se contorsionner cherchant à se libérer de l’espace de sa case. Votre réalisation de 30-40 minutes prendra la forme de 3 ou 4 vignettes au contenu rapidement crayonné mais suffisamment lisible.

    Willi DORNER, Bodies in Urban Space

    Questions

    Dans quelle mesure l’occupation de l’espace participe-t-il au dispositif de représentation ? En quoi la représentation peut-elle être régie par des règles d’organisation ou de composition ?

    Références artistiques possibles

    • Pablo PICASSO, Acrobate, 1930, huile sur toile, 162 x 130 cm, Musée Picasso, Paris
    • Photographies de l’installation à la galerie Leo Castelli, New York, des œuvres de Frank STELLA (1964) présentant exclusivement de châssis découpés (shaped canvases). La particularité de ce support c’est qu’il permet d’adapter le support à la forme représentée, ainsi la forme représentée n’est plus conditionnée par les contraintes plastiques posées par la toile rectangulaire mais elle est réalisée sur un support qui lui est spécifique, la rendant ainsi unique et émancipée des contraintes traditionnelles de la peinture.
    • Jean-Luc VILMOUTH, Cut Out, 4, 1980, adhésifs noir et argent, paire de ciseaux, dimension variable
    • Annette MESSAGER, Chimères, 1982, agrandissements photographiques déchirés et peints, installation de taille variable
    • Annette MESSAGER, Mes vœux, 1989, 263 épreuves gélatino-argentiques encadrées sous verre maintenu par un papier adhésif noir et suspendues au mur par de longues ficelles, 320 cm diamètre : 160 cm
    • Javier VALLHONRAT, The Possessed Space, 1992, album de photographies
    • Willi DORNER, Bodies in Urban Space, performances, série de photographies.
      Depuis 2004, le chorégraphe imbrique des corps dans les architectures du monde entier : Barcelone, Paris, Philadelphie, New-York… Perchés ci et là, imbriqués les uns contre les autres, les danseurs invitent le public à porter un nouveau regard sur les architectures de leur ville. Ils créent de nouvelles perceptions et apportent des présences malicieuses dans des paysages urbains que nous croyons connaître.
    Pablo PICASSO, Acrobate bleu, 1929 et Acrobate, 1930

    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • la ressemblance : le rapport au réel et la valeur expressive de l’écart en art
    • le dispositif de représentation : l’espace en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre : les rapports entre l’espace perçu, ressenti et l’espace représenté ou construit.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.4 – Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.1 – Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    Dessinateur anonyme Pinterest
  • Cadre ou œuvre ?

    Cadre ou œuvre ?

    Réalisez le cadre* pour un objet choisi et présenté. Entre l’objet et le cadre à matérialiser, créez des liens plastiques, iconiques, sémantiques ou symboliques, conformément aux éléments constituant le cadre et à leur mise en espace.

    #cadre #objet #liens plastiques

    *Le cadre désigne deux éléments distincts :
    – la limite, le bord de l’image, d’un espace d’énonciation. Il est alors immatériel,
    – un objet qui vient souligner cette limite.

    Objectifs

    Les objectifs de cette séquence sont d’amener les élèves à :

    • réaliser un objet (le cadre) à partir d’éléments matériels les plus divers y compris d’autres objets, afin de s’interroger sur les notions d’hétérogénéité et de cohérence plastique
    • faire prendre conscience de l’espace de l’œuvre

    Problèmes

    Dans quelle mesure le dispositif de présentation peut-il être objet d’un questionnement artistique ?
    Comment le cadre peut-il transformer les conditions de réception d’une œuvre ? Où commence le cadre, où finit-il ? Quelles interactions avec l’œuvre présentée ? En quoi la mise en espace et le point de vue imposé au spectateur peuvent-ils faire sens ?

    Références artistiques possibles

    • Vincent VAN GOGH, La courtisane (d’après Eisen), 1887, huile sur toile, 100 × 60 cm, Musée Van Gogh, Amsterdam
    • Pablo PICASSO, Nature morte à la chaise cannée, 1912, huile sur toile, 29 × 37 cm, Musée national Picasso, Paris
    • Salvador DALÍ, Couples avec leurs têtes pleines de nuages, 1936, huile sur contreplaqué, ensemble 156,4 × 98,5 cm, Museum Boijmans van Beuningen, Rotterdam
    • Robert DELAUNAY, Fenêtres simultanées sur la ville, 1912, 40 × 46 cm, Kunsthalle, Hamburg
    • Martial RAYSSE, Soudain l’été dernier, 1963, peinture acrylique sur toile et photographie, chapeau de paille, serviette éponge, 106 × 227 × 58 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Pierre ALECHINSKY, Central Park, 1965, acrylique sur papier marouflé sur toile avec remarques marginales à l’encre de Chine, 162 × 193 cm
    • Daniel DEZEUZE, Châssis avec feuille de plastique tendue, 1967, bois, plastique transparent, 194,5 × 130 × 2 cm
    • Giulio PAOLINI, L’Origine della pittura, 1982-1983, châssis en bois, toiles montées sur châssis, moulage en plâtre sur base en bois peint et peinture fluorescente, 240 × 390 × 100 cm, MACM, Montréal
    • KOLKOZ, La Chevauchée, 2008, moulures, encadrement, feuille d’or, 153 × 255 cm, Galerie Emmanuel Perrotin, Paris
    • PIERRE et GILLES, La Vierge à l’Enfant, 2009, Hafsia Herzi et Loric, photographie imprimée par jet d’encre sur toile et peinte, pièce unique, avec cadre : 260,5 × 194,5 cm, Collection des artistes, Galerie Templon, Paris
    • Babak GOLKAR, série Parergon, 2011

    Questionnement(s)

    La représentation plastique et les dispositifs de présentation :

    • la mise en regard et en espace : ses modalités (présence ou absence du cadre, du socle, du piédestal, etc.), ses contextes (l’espace quotidien privé ou public, l’écran individuel ou collectif, la vitrine, le musée, etc.), l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres (lieux : salle d’exposition, installation, in situ, l’intégration dans des espaces existants, etc.),

    Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace :

    • l’hétérogénéité et la cohérence plastiques : les questions de choix et de relations formelles entre constituants plastiques divers, la qualité des effets plastiques induits ; le sens produit par des techniques mixtes dans les pratiques bidimensionnelles et dans les fabrications en trois dimensions,
    • l’invention, la fabrication, les détournements, les mises en scène des objets : création d’objets, intervention sur des objets, leur transformation ou manipulation à des fins narratives, symboliques ou poétiques.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    – Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

    Composantes théoriques

    – Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

    • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

    • Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui conduit de l’intention à la réalisation.

    Composantes culturelles

    – Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain.
    • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

    * D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *Lot de Mirroirs encadrés, photographie de Terje SOLLIE – pexels.com

  • Jeu de cadre(s)

    Jeu de cadre(s)

    Faites une œuvre dont le cadre sera le sujet. Vos choix iconiques, plastiques ou symboliques seront induits par la représentation ou l’objet encadrés.

    #cadre #limite #lien #emboîtement

    Questionnement

    Comment le dispositif de présentation peut-il être objet d’un questionnement artistique ?
    Comment le cadre peut-il transformer les conditions de réception d’une œuvre ?
    Où commence le cadre, où finit-il ? Quelles interactions avec l’œuvre présentée ?

    Références artistiques possibles

    • Pere BORRELL DEL CASO, Escapando de la crítica, 1874, huile sur toile, Banco de Espana, Madrid
    • Robert DELAUNAY, Les Fenêtres simultanées sur la ville, 1912, huile sur toile et cadre, 40 x 46 cm, Kunsthalle, Hambourg
    • Pablo PICASSO, Nature morte à la chaise cannée, 1912, huile et toile cirée sur toile encadrée de corde, 29 x 37 cm, Musée national Picasso, Paris
    • Salvador DALÍ, Couple avec leur tête pleine de nuages, 1937, huile sur panneau de bois personnage masculin : 92,5 x 69,5 cm, personnage féminin : 82,5 x 62,5 cm, Museum Boijmans van Beuningen, Rotterdam
    • Pierre ALECHINSKY, Central Park, 1965, acrylique sur papier marouflé sur toile avec remarques marginales à l’encre de Chine, 162 x 193 cm
    • Louis CANE, Toile découpée, 1971, huile vaporisée et appliquée au pinceau sur toile, 240 x 189 x 98 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Frank STELLA, Mas o Menos (Plus ou moins), 1964, poudre métallique dans émulsion acrylique sur toile, 300 x 418 cm
    • Claude RUTAULT, Toiles à l’unité, 1973 / légendes, 1985, 1973-1985, peinture acrylique sur toile, Centre Pompidou, Paris
    • Esther FERRER, Perfile (Profil), 1984, installation, Fondation Joan Miró, Barcelone
    • Annette MESSAGER, Mes Vœux, 1989, photographies, cadres suspendus, 320 x 160 cm, Centre Pompidou, Paris. Mes vœux, composés de dizaines de photographies de détails de corps, met en scène une identité fragmentée qui se décompose et se recompose comme les éclats d’un kaléidoscope. Le dispositif qui en résulte, les photographies étant suspendues par une multitude de longues ficelles apparentes, rappelle les ex-voto, ces images ou ces objets qui invoquent une guérison
    • Giulio PAOLINI, Mnemosine (Les Charmes de la Vie/8), 1981-1990, toile peinte, huit châssis, toile préparée, 315 x 450 x 240 cm
    Allan Mc COLLUM , 60 Plaster Surrogates (No. 3), 1982-1990, 223.5 x 569 cm
    The Museum of Contemporary Art, Los Angeles
    • Gilbert GARCIN, Flash Back, photographie, 2001
    • KOLKOZ, La Chevauchée, 2008, moulures, encadrement, feuille d’or. 153 x 255 cm, Galerie Emmanuel Perrotin
    Chiharu SHIOTA, A Room of Memory, 2009, installation, vielles fenêtres (cadre en bois), dimensions variables
     
    • Studio Babak GOLKAR, Untitled (Azadi Square) – Parergon, 2011, plaquage acrylique, bois, laque, 147 x 137 x 12,7 cm, Parergon / — Studio Babak Golkar
    • BANKSY, Love Is in the Bin, 2018, pochoir déchiqueté, cadre, 101 x 78 cm. Love is in the Bin est une intervention artistique de 2018 de Banksy chez Sotheby’s London, avec une autodestruction inattendue de son tableau de 2006 de Girl with Balloon immédiatement après sa vente aux enchères pour un montant record de 1 042 000 £ (en bandeau)

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : l’objet comme matériau en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • La Fenêtre

    La Fenêtre

    « Des losanges égaux étaient disposés à l’une des deux fenêtres. Elle regarda la campagne par les verres de couleur.
    À travers les bleus tout semblait triste. Une buée d’azur immobile répandue dans l’air allongeait la praire et reculait les collines. Le sommet des verdures était velouté par une poussière marron pâle inégalement floconnée, comme s’il fût tombé de la neige, et dans un champ bien loin, un feu d’herbes sèches que l’on brûlait semblait avoir des flammes d’esprit de vin.
    Puis par les carrés jaunes les feuilles des arbres étaient plus petites, le gazon plus clair et le paysage entier comme découpé dans du métal. Les nuages détachés figuraient des édredons de poudre d’or prêts à crever ; on eût dit l’atmosphère illuminée. C’était joyeux ; il faisait chaud dans cette grande couleur topaze, délayée d’azur.
    Elle mit son œil au carreau vert. Tout fut vert, le sable, l’eau, les fleurs, la terre elle-même se confondant avec les gazons. Les ombres étaient toutes noires, l’onde livide semblait figée sur ses bords.
    Mais elle resta plus longtemps devant la vitre rouge. Dans un reflet de pourpre étalé partout et qui dévorait tout de sa couleur, la verdure était presque grise, les tons rouges eux-mêmes disparaissaient. La rivière élargie coulait comme un fleuve rose, les plates-bandes de terre semblaient des mares de sang caillé, le ciel immense entassait des incendies. Elle eut peur.
    Elle détourna les yeux et par la fenêtre aux verres blancs, tout à coup le jour ordinaire reparut tout pâle et avec de petites nuées indécises de la couleur du ciel. »
    _Gustave FLAUBERT, brouillon de Madame Bovary (scène de la valse avec le vicomte)

    Indissociable des recherches sur la perspective* à la Renaissance, la fenêtre n’a cessé d’être revisitée selon le goût des siècles et des courants artistiques. Jusqu’à la modernité, les peintres utilisent son cadre pour guider le regard vers des paysages rêvés, des vues réalistes ou, à l’inverse, pour faire pénétrer la lumière au fond des intérieurs plus intimes. Plus tard, de nombreux artistes se servent de la fenêtre et de ses reflets pour brouiller la limite entre le dedans et le dehors. D’un simple élément de décor, la fenêtre devient peu à peu un sujet à part entière. Son ouverture, son cadre, sa lumière, ses carreaux parfois, permettent aux artistes plasticiens d’étudier des voies nouvelles, aboutissant pour certaines à la découverte d’un art abstrait et minimal.
    Aujourd’hui, l’écran omniprésent s’apparente à une fenêtre contemporaine, qui trouve sa métaphore la plus puissante dans Windows.

    *Pour Leon Battista Alberti, théoricien de la perspective, le tableau est comme une « fenêtre ouverte ». Le dessinateur, le peintre cherchent alors à représenter un monde tridimensionnel sur un plan bidimensionnel.

    Enjeu

    Révélez la limite, le seuil, l’entre-deux, le passage ou l’échappée créés par la fenêtre.

    La fenêtre comme construction du regard, comme cadre, comme limite, comme seuil de l’intime et du public…
    En quoi la représentation de la fenêtre crée-t-elle un autre espace ? Comment la présence figurée ou suggérée de la fenêtre construit-elle le regard du spectateur ? Comment la représentation peut-elle révéler l’entre deux espaces ?

    Dans un premier temps, dessinez votre intérieur : chambre, bureau, cuisine ou salon en recherchant le cadrage figurant ou suggérant la présence de la fenêtre.
    Interrogez-vous sur sa forme, sa fonction, sa symbolique en prenant appui, si vous le souhaitez, sur la carte mentale ci-dessous.

    Découvrez les œuvres d’art mises en référence ci-dessous.

    Puis, par le dessin, par peinture ou par toute autre technique qui vous semble adaptée, réalisez votre production finale révélant le « rôle » que vous attribuez à la fenêtre. Dans votre bloc-notes d’arts plastiques, commentez les différents états de votre travail en pointant ce que vous avez obtenu, les qualités que vous avez produites et les questions que vous vous êtes posées.

    Références artistiques

    • Jan VAN EYCK, Les Époux Arnolfini, 1434, peinture sur bois, 82 cm x 60 cm
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Époux_Arnolfini
    • Lorenzo DI CREDI, La Dame aux jasmins, 1485-1490
    • Albrecht DÜRER, L’Autoportrait aux gants (ou Autoportrait à vingt-six ans), 52 x41 cm, huile sur toile, 1498
    • REMBRANDT, Rembrandt gravant ou dessinant près d’une fenêtre, 1648, eau-forte, pointe sèche et burin. 16 x 13 cm
    • Samuel VAN HOOGSTRATEN, Boîte optique, 58 x 88 x 60,5 cm, 1650
      Cette boîte est le fruit de la manipulation magistrale d’une perspective centrale et de sa forme anamorphique… un vrai théâtre optique.
    • Johann VERMEER, Jeune femme à l’aiguière, 1662-1665
      Le sujet de la peinture est une femme préoccupée, tandis qu’elle exerce une activité quotidienne, un thème que Johannes Vermeer a fixé à plusieurs reprises sur la toile ; elle est dans le coin d’une pièce avec une main sur la fenêtre ouverte et l’autre sur la cruche. Le mouvement silencieux, l’expression du visage doux de la femme et de la sérénité du bleu de la jupe donnent à la composition un aspect de pureté et de paix intérieure. La cruche d’eau, symbole de purification, souligne l’association avec la pureté. Vermeer a utilisé l’invasion de la lumière de la fenêtre pour attirer l’attention sur la région située sous son bras. Source Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeune_femme_à_l’aiguière
    • Caspar David FRIEDRICH, Femme à la fenêtre, 1822, huile sur toile, 44 x 37 cm
    • Henri MATISSE, Fenêtre ouverte à Collioure, 1905, 55 x 46 cm
    • Pierre BONNARD, Jour d’hiver, 1905-1910, huile sur toile, 49 x 61,5 cm 
    • Marc CHAGALL, Paris vu par la fenêtre, 1913
    • Henri MATISSE, Nice, cahier noir, 1918, huile sur toile, 33 x 40,7 cm
    • Marcel DUCHAMP, Fresh Widow, 1920, réplique miniature (77 x 45 cm) d’une fenêtre « à la française », les huit carreaux sont recouverts de morceaux de cuir noir. La fenêtre est placée sur une tablette en bois sur laquelle on peut lire l’inscription : FRESH WIDOW COPYRIGHT ROSE SELAVY 1920
    • René MAGRITTE, Éloge de la dialectique, 1936, gouache sur papier, 38 x 32 cm
    • Edward HOPPER, Morning Sun, 1952, huile sur toile, 101.98 x 71.5 cm (détail en bandeau)
      À l’occasion d’une exposition dédiée au célèbre peintre Edward HOPPER à la Fondation Beyeler en Suisse près de Bâle, le cinéaste Wim WENDERS a, dans un court-métrage, rendu hommage à l’artiste, à ses tableaux et son esthétique singulière.
      https://youtu.be/wxRT_eXGYvg
    • Alfred HITCHCOCK, Fenêtre sur cour (Rear Window), 1954, film
      L.B. Jefferies, reporter photographe, immobilisé chez lui à cause d’une jambe dans le plâtre, passe son temps à observer de sa fenêtre les occupants de l’immeuble d’en face. À l’aide d’un téléobjectif, il remarque le comportement étrange de l’un d’eux… Une histoire de voyeurisme sur fond de psychanalyse.
      Montage alternatif du générique réalisé par Jeff DESOM :
      https://youtu.be/4vHRw9XiFMI
    • Daniel DEZEUZE, Châssis avec feuille de plastique tendue, 1967, bois, plastique transparent, 194,5 x 130 x 2 cm
    • Jacques MONORY, Meurtre n° 10/2 (Les Meurtres), 1968, huile sur toile et miroir brisé avec impacts de balles, 163 x 333,5 cm
    • Bernard PLOSSU, Marseille, 1975, photographie
    • Cindy SHERMAN, Untitled Film Still, #15, 1978, photographie
    • Ellsworth KELLY, Fenêtre ouverte, fenêtre brisée,
    • Alain FLEISCHER, Fenêtre sur cour – La salle de bains, 1990, photographie
    • Bill SPINHOVEN, Eye, 1993
      Les images d’un œil suivent le déplacement du spectateur (grâce à des caméras de surveillance). Ce que je vois, c’est qu’il me voit !
    • Markus RAETZ, Tag oder Narcht (Jour ou nuit), 1998

    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation – l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine