Étiquette : Boîte

  • Boîte de JE

    Boîte de JE

    À partir de mots qui vous caractérisent et vous définissent, concevez puis fabriquez une boîte de « JE » représentant votre égo.

    #égo #autoportrait #boîte #lettre #écriture #symbole
    Ben VAUTIER (dit BEN), La jungle de l’art, 1988

    Objectifs

    La séquence a pour objectifs d’amener les élèves à :

    • s’engager dans une réalisation en volume
    • s’éloigner des stéréotypes de l’autoportrait
    • jouer de l’écart entre réalité et fiction
    • comprendre que l’œuvre peut être un support ouvert à la perception, à l’interprétation.

    Questions

    En quoi le dispositif peut-il participer à la compréhension de l’œuvre ? Dans quelle mesure l’interprétation du spectateur peut-elle rendre autonome l’œuvre ? En quoi les interactions entre l’œuvre et le spectateur renouvellent-t-elles les questions artistiques sur la création ?

    Références artistiques possibles

    • Raoul HAUSSMANN (1886-1971), Tête mécanique (Mechanischer Kopf), 1919, marotte de coiffeur en bois et divers objets fixés dessus : gobelet télescopique, un étui en cuir, tuyau de pipe, carton blanc portant le chiffre 22, un morceau de mètre de couturière, un double décimètre, rouage de montre, un rouleau de caractère d’imprimerie, 32,5×21×20 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Marcel DUCHAMP (1887-1968), Boîte-en-valise, 1936-1941, carton, bois, papier, plastique, 40×37,5×8,2 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Joseph CORNELL, Penny Arcade Portrait of Lauren Bacall, 1945-1946, construction de boîte en bois, bois, verre, peinture, verre teinté, miroir, papier d’aluminium, ficelle, fil et collage de papier, 52×17,7×8,8 cm
    • Robert MORRIS (1931-2018), Untitled, Box for standing, 1961, performance
    • Piero MANZONI (1933-1963), Merda d’artista (Merde d’artiste), 1961, fer-blanc, papier, 5 cm de diamètre et 6,5 cm de haut
    • Andy WARHOL (1928-1987), Boîtes de savon Brillo, 1964, boîtes de contre-plaqué avec sérigraphie et acrylique, 43,2×43,2×35,6 cm chacune, installation dimension variables
    • Robert MORRIS (1931-2018), I-Box, 1962, armoire en contreplaqué peint, porte découpée en « i » majuscule, tirage gélatino-argentique, 48,3×33 ×3,8 cm
    • Tetsumi KUDO (1935-1990), Sans titre, 1963, boîte peinte avec collage, thermomètre, éléments en plastique enroulés de fils végétaux, 25×25×45 cm
    • Ben VAUTIER (dit BEN) (1935), Attention cette boîte contient Dieu en tant qu’œuvre d’art, 1966, boîte en bois et toile peinte, 22×18,5×19 cm
    • Ben VAUTIER (dit BEN) (1935), La jungle de l’art, 1988, boîte en bois peint, jeu sur papier et sérigraphie sur papier intissé, 36×25,5×8,5 cm
    Ben VAUTIER, Attention cette boîte contient Dieu en tant qu’œuvre d’art, 1966

    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation : l’autonomie de l’œuvre vis-à-vis du monde visible
    • la création, la matérialité, le statut, la signification des images : leurs propriétés plastiques, iconiques, sémantiques, symboliques ; les différences d’intention entre expression artistique et communication visuelle, entre œuvre et image d’œuvre

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.5 – Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.3 – Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.2 – Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.
    • 4.3 – Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
  • Art – Entreprise – Fiction

    Art – Entreprise – Fiction

    Si les pratiques collaboratives artistiques existent de longue date, notamment à travers les ateliers dès la Renaissance, celles de certains collectifs du 20e siècle convoquent de véritables entreprises, structures de production, redéfinissant d’emblée la représentation convenue de l’auteur.

    Références artistiques possibles

    • GENERAL IDEA (1969) crée N.E. Thing Co. Ltd. (anything), une entreprise artistique s’intéressant aux stratégies de communication parodiant et ironisant les modèles usuels et quotidiens.
    • Primiatta Ditta (1978), compagnie ayant pour objectif d’améliorer les rapports sociaux.
    • Ingolds Airlines (1982), compagnie aérienne, sans avion, choisissant la figure du transport aérien comme figure artistique.
    • Banca di Oklahoma Srl., banque fondée par Aldo SPOLDI et deux partenaires imprimant sa propre monnaie.
    • IFP (Information fiction publicité) Les ready-made appartiennent à tout le monde (1987), agence de Philippe THOMAS. Les collectionneurs en achetant l’œuvre de Philippe Thomas en deviennent les auteurs.
    • A-Z Administrative Service (1990), d’Andrea ZITTEL, création d’objets fonctionnels échappant au statut habituel de l’œuvre, mais leur conception relève d’une forme dérivée de design.
    • L’atelier Van LIESHOUT, collectif, travaillant sur le principe du multiple (objet accessible aux petits budgets).
    • La collection Yoon JA et Paul DEVAUTOUR, dont les œuvres se confondent avec celles des artistes qu’ils ont inventées de toute pièce…
      La collection tout entière rassemble des noms d’artistes plutôt insolites : Art Keller, Nancy Crater, David Vincent, Martin Tupper, Alexandre Lenoir, Dr Brady, le cercle Ramo Nash… Autant d’identités archétypales dont les pratiques singulières s’entremêlent au gré de l’histoire de cette collection. Yoon Ja Choi & Paul Devautour affirment avoir cessé toute production artistique personnelle en 1985. Depuis, ils préfèrent se définir comme des opérateurs en art dont le rôle est de promouvoir les artistes qu’ils représentent, tout en assurant la gestion et le développement d’une collection qu’ils n’ont de cesse d’enrichir eux-mêmes au gré de ses différentes présentations publiques.
      « Dans les années 80, le collectionneur s’est imposé comme une figure toute-puissante, capable de faire des choix, de peser sur le marché et sur les artistes, d’orienter la totalité du système artistique. Il nous a semblé donc plus intéressant, et plus efficace, de réunir des œuvres plutôt que d’en produire. »
    • L’Atelier VAN LIESHOUT (-1995), une entreprise composée d’une vingtaine de personnes aux compétences variées : architectes, artistes, ouvriers qualifiés dans les domaines du bois, du métal, de la résine. Leurs productions évoluent aux confins du design, de l’architecture et de l’art contemporain tout en cultivant une bonne dose d’humour.
    • Benjamin SABATIER développe de manière quasi exhaustive un concept qui place l’œuvre d’art au cœur de la réalité socio-économique contemporaine. Il nous interroge sur différentes caractéristiques de notre société – la standardisation, le consumérisme à tout va, l’aliénation du travail et par le travail, la répétition infinie des gestes – et la place que ces réflexions sociologiques essentielles occupent dans l’art actuel. Peinture en kitSAV2PackAgeChantier… tous les titres de ses expositions personnelles renvoient à ces concepts fondateurs de l’entreprise et de l’économie d’aujourd’hui. 

    Collaboration et co-création entre artistes : duo, groupes, collectifs en arts plastiques du début des années 1960 à nos jours – Réseau Canopé (reseau-canope.fr)

    Benjamin SABATIER, Kit IBK
     

    Hypothèse de travail

    Le collectif d’artistes ANØN crée La Boîte ANØN à la fois édition et exposition d’Art en kit.

    Vous concevrez puis réaliserez la Boîte ANØN, sans oublier de rendre : le descriptif du projet, l’argumentaire et les influences artistiques contemporaines.

    Méthodologie

    1. Établir la fiche du projet : intention, descriptif sommaire, schéma, échantillons, 1ers essais
    2. En cour de développement, faire le point : décrire le travail et la démarche en utilisant un vocabulaire adéquat
    3. Seul ou avec l’aide du professeur, trouver des influences ou références artistiques pouvant être mises en relation avec le travail en cours
    4. Rédiger quelques lignes soulignant les points importants de votre travail
    5. À la dernière séance, présenter et expliquer le plus pertinemment possible votre réalisation (ex. : accrochage, installation, diaporama, vidéo promotionnelle)

    À propos du collectif fictif ANØN

    En proposant une démarche artistique qui interroge la vie quotidienne avec humour et esprit critique, le collectif ANØN déploie des modes d’expression agissant sur le comportement du public.

    Leur œuvre se place au cœur du champ social, politique et écologique et prend naissance dans les préoccupations d’aujourd’hui. Elle utilise tous supports et modes d’expression accessibles que sont : la photographie, la sérigraphie, la vidéo, l’utilisation de textes, les enregistrements sonores, la création d’environnement, les actions corporelles (cf. performance), les objets fabriqués, etc.

    Tout cet ensemble permet la conception et la réalisation de cette boîte.

    Marcel DUCHAMP, La Boîte-en-valise, 1936-1941
     

    La Boîte-en-valise

    « Tout ce que j’ai fait d’important pourrait tenir dans une petite valise ».

    Marcel DUCHAMP

    En 1934, Marcel DUCHAMP entreprend de porter un regard rétrospectif sur son œuvre. Mais la chose ne doit pas l’entraver ni peser. Il a l’idée d’une boîte dans laquelle toutes ses œuvres se trouveraient réunies comme dans un musée en réduction, un musée portatif.

    Marcel DUCHAMP, La Boîte-en-valise, 1936-1941, boîte dépliante en trois parties en carton recouverte de toile beige contenant des répliques miniatures d’œuvres, 69 items (photographies et documents, fac-similés), 40 x 37,5 x 8,2 cm, carton, bois, papier, plastique, Centre Pompidou, Paris

    Source : Centre Pompidou


    Questionnement(s)

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : l’objet comme matériau en art – les représentations et statuts de l’objet en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    *GENERAL IDEA, One Day of AZT et One Year of AZT, 1991, double installation, dimensions variables

  • Mettre un monde en boîte

    Mettre un monde en boîte


    Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, film réalisé par Jean-Pierre Jeunet avec Audrey Tautou
    Amélie découvre une vieille boîte en métal

    Qu’elle soit vide ou pleine, cette boîte contient tout un monde !

    #miniature #mise en scène #espace-lieu

    Élaborez en premier lieu une carte mentale, afin d’analyser la proposition. Dessinez ensuite une planche comportant les parties importantes du projet avant de réaliser la « mise en boîte de ce monde »…

    Mythologie

    Selon la mythologie grecque, Pandore était la première femme créée par le dieu Zeus. Elle a été créée pour punir l’humanité après que Prométhée eut volé le feu.

    Zeus offrit la main de Pandore à Épiméthée, frère de Prométhée. Pandore apporta dans ses bagages une boîte mystérieuse que Zeus lui interdit d’ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l’humanité, notamment la vieillesse, la maladie, la guerre, la famine, la misère, la folie, le vice, la tromperie, la passion, l’orgueil ainsi que l’espérance.

    Une fois installée comme épouse, Pandore céda à la curiosité et ouvrit la boîte, libérant ainsi les maux qui y étaient contenus. Elle voulut refermer la boîte pour les retenir ; hélas, il était trop tard. Seule l’espérance, plus lente y resta enfermée.


    La boîte, symbole de la curiosité, de la dissimulation et du mystère

    Symbole féminin, interprété comme une figure de l’inconscient et du corps maternel , la boîte contient toujours un secret : elle enferme et sépare du monde ce qui est précieux , fragile ou redoutable . Elle protège, mais risque aussi d’étouffer.

    La boîte de Pandore est restée le symbole de ce qu’il ne faut pas ouvrir. Cette boîte, au fond de laquelle reste l’espérance, c’est l’inconscient à toutes ces possibilités inattendues, excessives, destructives ou positives, mais irrationnelles, si elles sont laissées à elles-mêmes. Ce symbole peut être relié à l’exaltation imaginative qui prête à l’inconnu, recelé dans la boîte, toutes les richesses de nos désirs et voit en lui le pouvoir illusoire de les réaliser : origine de tant de malheurs !

    La boîte est aussi à rapprocher des cassettes de nombreux contes et légendes. Les deux premières contiennent biens et richesses, la troisième tempêtes, ruines, mort. Les trois cassettes correspondent aux trois parts de la vie humaine, deux étant favorable, une adverse.

    Bref, que la boîte soit richement ornée ou simple, elle n’a pas de valeur symbolique que par son contenu, et ouvrir une boîte, c’est toujours prendre un risque.

    Synonymes de boîte

    Ballotin, benne, boîtier, bonbonnière, carton, cartouchière, caissette, cassette, coffre, coffret, conserve, conteneur, étui, flaconnier, minaudière (nécessaire de maquillage), pilulier, poudrier, reliquaire, tabatière, Tetra Pak, tire-lire.

    Familier – lieu de travail (entreprise, lycée), bouche, discothèque.

    Charles MATTON
    Charles MATTON, Reconstitution de lieux : atelier de Giacometti, 1987
    Damien HIRST, Love Lost, 1999

    Références artistiques possibles

    Marcel DUCHAMP, Air de Paris50cc de Paris, 1919, verre, bois, 14,5 x 8,5 x 8,5 cm, ampoule pharmaceutique vidée de son contenu et ressoudée. C’est en 1919 que Marcel Duchamp offre cette « précieuse ampoule de 50 cm3 d’Air de Paris – visible ici dans sa réplique de 1964 – à des collectionneurs américains, Louise et Walter Arensberg. Dans cette capsule protectrice, l’air de Paris, vital et précieux mais aussi ironique et léger, quitte une Europe marquée par la guerre, passe les frontières, traverse l’océan.

    Marcel DUCHAMP, La Boîte-en-valise, 1936-1941, boîte en carton recouverte de cuir rouge contenant des répliques miniatures d’œuvres, 69 photos, fac-similés ou reproductions de tableaux, collées sur chemise noire, 41,7 x 38,5 x 9,7 cm, boîte déployée pour présentation : 102 x 92 x 40 cm, Centre Pompidou, Paris.

    Joseph CORNELL, Soap Bubble Set, 1949, verres, pipes, papier imprimé et autres supports dans une boîte en bois vitrée, 37,5 x 47,6 x 10,7 cm, Smithsonian American Art Museum, Washington.
    Dans ses boîtes, l’artiste élabore des microcosmes où s’entremêlent rêve et réalité. Ces petits lieux ne ressemblent en rien à des lieux réels mais évoquent davantage des théâtres poétiques selon ses propres termes. Nostalgique d’un monde passé, les boîtes qu’il réalise sont constituées d’objets divers (verres, pipes, coquillages, dés à coudre, papillons, cartes du ciel, sphères de bois, oiseaux de papier, etc.) vestiges et témoins d’un passé révolu.
    https://americanart.si.edu/artwork/soap-bubble-set-41412

    Piero MANZONI, Le socle du monde (hommage à Galilée), acier corten, 82 x 100 x 100 cm, 1961, Herning.

    Jérôme BASSERODE, Hécatée/Bateau-Mémoire (maquette) ou {création de matière à penser}, PVC, bois, plastique, nylon, acier, aluminium, 244 x 606 x 70 cm, 1988-1995, collection Frac Provence-Alpes-Côte d’AzurHerning Kunstmuseum.

    Charles MATTON, Reconstitution de lieux : atelier de Giacometti, 1987, construction composée de bois, résine, papier, plâtre, verre, œuvre présentée sur un socle en métal : 48,5 x 33,5 x 36,5 cm (hors socle).

    Damien HIRST, Love Lost, 1999, verre, acier peint, silicone, eau, système d’aquarium, poissons d’eau douce vivants, gravier, chaise de gynécologue, table en acier inoxydable, clavier et moniteur d’ordinateur, tabouret, tasse, montre, lunettes et anneaux en étain, 274 x 213 x 213 cm,

    Saâdane AFIF, Power Chords, (vue de l’installation à la Biennale de Lyon, « 11 electrical guitars, 11 amplifiers, 11 automatons, Apple computer, software Unique piece », 2005.

    Tomas SARACENO, Flying Garden, 220 cm, 2006, jardin suspendu où croissent des plantes hors sol, alimenté en lumière, eau et air grâce à des câbles reliés à des panneaux solaires. Flying Garden est autosuffisant et permet la survie des plantes subtropicales qu’il accueille. Le système mis en place constitue un étrange laboratoire où la beauté de l’idée de départ – des plantes vivent quasiment de l’air du temps – fait place à la technique qui recrée savamment ce que la nature réalise automatiquement.


    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Diorama

    Diorama

    Sous la forme d’un diorama miniature, mettez un souvenir en boîte.

    #mise en scène #jeu de lumière #installation #environnement

    Dans la représentation de la scène de souvenir, vous utiliserez l’étagement des plans à partir de l’ouverture de la boîte pour créer un effet de profondeur. Vous serez particulièrement attentif à l’éclairage du diorama et à l’efficacité narrative de votre modalité de présentation.

    Diorama

    De dia-, à travers et du français moderne (pano)rama.
    Surtout en usage surtout au 19e siècle, le diorama par certains jeux de lumière donne l’illusion du mouvement de la réalité à de grands tableaux peints.

    Celui de Louis Daguerre créé en 1822 — appelé « polyorama panoptique » — consistait en une grande peinture qui donnait l’illusion de s’animer par la magie d’un ingénieux système d’éclairage, jeux de lumière, miroirs réfléchissants. Diorama de Louis Daguerre — Wikipédia

    Dans son principe actuel, le diorama comporte une base ou un socle supportant le modèle et son environnement en volume complétés par un fond de décor peint en deux dimensions.
    La véracité est obtenue par un rendu des textures et des couleurs proches de la réalité voire par l’utilisation des véritables matériaux et objets (végétaux séchés, reconstitution d’habitats en matériaux d’origine (peaux, brique, etc.), mise en situation d’objets archéologiques ou de fossiles dans leur environnement contemporain ou des reconstitutions de sites de fouilles).
    L’échelle de la représentation dépend principalement du sujet exposé : une bataille historique, une scène de jeu, une scène avec des habitations se feront à échelle réduite ; a contrario un animal dans son environnement (renard, mammouth, calmar géant…) sera exposé à l’échelle 1 du réel pour plus de véracité et de didactisme. Diorama — Wikipédia

    Références artistiques possibles

    • Marcel DUCHAMP, Boîte-en-valise, 1936-1941, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg.
    • Marcel DUCHAMP, Étant donnés : 1° la chute d’eau, 2° le gaz d’éclairage… 1946-1966, installation*, 153 x 111 x 300 cm, Philadelphia Museum of Art.
    • Hiroshi SUGIMOTO, Dioramas Hyena-Jackal-Vulture, 1976, photographie réalisée avec une chambre noire, tirage argentique, 50,2 x 60,4 cm.
    • Charles MATTON, l’Atelier d’Alberto Giacometti, 1987, boîte.
      C’est durant les années 1980 que Charles Matton va développer sa technique dite des Boîtes, préalablement appelée Reconstitutions de lieuxRéductions de lieux ou Espaces miniatures. Charles Matton — Wikipédia
    • Ronan-Jim SÉVELLEC, Les bains d’Asnières, 1999, décor miniature.
    • Richard BARNES, Desert Scene with Woman and Coyote, 2005, photographie.
      Le photographe arpente les coulisses des musées d’histoire naturelle pour révéler ce qui se cache au visiteur. Il met à jour l’artificialité des dioramas par des photographies qui confrontent avec humour un homme passant l’aspirateur au pied d’un buffle, ou une gazelle bâchée au milieu de la savane. Animal Logic — Richard Barnes
    • SLINKACHU, The Little People Project, série photographique depuis 2006.
    • Gilles BARBIER, Le monde comme une maison sur un arbre, 2010 technique mixte sur bonzaï, environ 250 x 165 x 130 cm.
    • Pierrick SORIN, I would like to live in a doll house, 2011, théâtre optique, vidéo.
    • Kent MONKMAN, Bête noire , 2014, installation (technique mixte) et toile de fond (acrylique sur toile), 488 x 488 x 305 cm.
    • Patrick JACOBS, Yellow slime mold with blue pinkgills, 2015, diorama vu par une fenêtre de 5 cm.
    • Siah ARMAJANI, Bridge builder, 2016, installation au Kemper Museum of Contemporary Art, Kansas City.
    • Mark DION, Paris Streetscape, 2017, installation, fer, bois, animaux empaillés et divers matériaux, 190 x 150 x 250 cm.
    • Anselm KIEFER, Family Pictures, 20013-2017, métal, verre, plomb, contreplaqué, acrylique, émulsion, photographie, aquarelle sur papier, matériaux mixtes.
    • TALWST, Quarantine and Basketball, 2020, diorama miniature dans une boîte à bijoux.

    * Installation : Aujourd’hui l’installation est le lieu de réflexion sur le « cadre » où l’art se manifeste, lieu des implications formelles que cet espace joue dans la réception de l’œuvre, interrogeant ainsi les codes qui conditionnent les relations entre art et spectateur.

    Anselm KIEFER, Family Pictures, 2013-2017,
    Vue de l’exposition Dioramas, 2017, Palais de Tokyo, Paris.

    Anselm KIEFER, Family Pictures, 2013-2017, détail.

    Richard BARNES, Desert Scene with Woman and Coyote, 2005, photographie,
    Mise en place d’un diorama à l’Académie des Sciences de Californie, San Francisco, USA.

    Charles MATTON, L’Atelier de Giacometti, 1987, boîte.


    Questionnement(s) :

    • La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
    • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    _ Marvin Gaye CHETWYND, Diorama, 2012. Nottingham Contemporary, 2014, vue de l’installation, (photographie de David-Sillitoe)