Étiquette : Assemblage

  • Détour

    Détour

    Rappel de la dernière proposition :
    1 mètre de fil de fer devient sculpture.
    Tirer des lignes et dessiner dans l’espace en utilisant de nouvelles méthodes…

    Détournez le projet précédent. Imaginez que le fil prenne vie sous vos yeux et devienne la sculpture.
    Dans ce cas que montreriez-vous ?
    L’iPad mis à votre disposition vous permettra ici de réaliser un stopmotion de la scène imaginée.

    L’oral avec les élèves s’articule autour des questions se rapportant au parcours, parfois au détour, ou au processus créatif plutôt qu’à la sculpture finale.
    Dans quelle mesure la réalisation devient-elle le seul objet d’exposition ?
    Comment mettre en valeur le processus ? Qu’en est-il de sa perception a posteriori  ?
    En quoi les actions peuvent-elles être définies comme une œuvre d’art réelle ?

    Références artistiques possible :

    • Alexander CALDER, Le Cirque, 1926-1931, spectacle
    • Alexander CALDER, The Brass Family, 1929 (en bandeau)
    • Hans NAMUTH, Jackson Pollock: II. Jackson Pollock Peaks, 1951, 10 min
    • Henri-Georges CLOUZOT, Le mystère Picasso, 1955-56, 78 min
    • Joseph BEUYS, I like America and America likes Me, performance du 21 au 25 mai 1974, galerie René Block, New York
    • Peter FISCHLI et David WEISS, Le cours des choses (Der Lauf der Dinge), 1988, 30 min

    Questionnement(s) :

    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre .

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) :

    • Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Naturel/ Articiel

    Naturel/ Articiel

    Concevez (carte mentale et croquis seront à rendre) puis réalisez une production unissant le naturel et l’artificiel. Cette association entre naturel et artificiel peut se comprendre comme combinaison, confrontation, hybridation ou fusion.

    _ Naturel : qui est issu directement de la nature, du monde physique, qui n’est pas dû au travail de l’homme (par opposition à artificiel, synthétique).
    _ Artificiel : produit par une technique humaine, et non par la nature ; qui se substitue à un élément naturel.
    _ Artifice : (du latin artificium, art, métier) procédé ingénieux, habile pour tromper ; ruse.

    Umberto ECO, La guerre du faux, 1985, Grasset :
    « Le premier slogan, diffusé par Coca-Cola, mais utilisé aussi comme hyperbole dans le langage courant, est the real thing (qui veut dire le meilleur, le mieux, le nec plus ultra, mais littéralement « la chose vraie ») ; le second slogan, qu’on lit et entend à la télévision, est more, qui est une façon de dire  » encore « , mais sous forme de « davantage. »

    Références artistiques possibles : Hubert DUPRAT, Giuseppe PENONE, Christa SOMMERER et Laurent MIGNONNEAU, CHRISTO, Damien HIRST, Wim DELVOYE…

    Wim Delvoye

    Art Farm, Wim Delvoye

    Phrygane

    L’artiste plasticien, Hubert Duprat, récolte des larves de phryganes dans des rivières rapides. Pour lutter contre le courant, elles se confectionnent un étui plus lourd avec de petits cailloux. Hubert Duprat le leur enlève. Il les met en aquarium dans une eau froide sur un lit de paillettes d’or et de pierres précieuses. Immédiatement, les larves se mettent à construire un nouvel étui avec les seuls matériaux dont elles disposent. De bâtisseur l’insecte est devenu joaillier, il se confondait avec le fond de la rivière, il est devenu éclat de lumière.

    Christa Sommerer et Laurent Mignonneau

    Christa Sommerer et Laurent Mignonneau sont artistes et chercheurs au Laboratoire de Recherche dans l’Intégration des Médias et des Communications à Kyoto (Japon).
    Interactive Plant Growing est une installation interactive sur ordinateur qu’ils ont créée en 1993 et qui est exposée au ZKM de Karlsruhe.
    Dans cette installation, les visiteurs peuvent interagir avec des plantes artificielles. En s’approchant ou en touchant de vraies plantes, le visiteur peut initialiser et contrôler la pousse de plantes de synthèse projetées sur un grand écran.
    En produisant une interaction sensible avec les plantes réelles, le visiteur fera partie intégrante de l’installation. Il peut voir sur l’écran vidéoprojeté l’influence de ses gestes, en observant la pousse de ces plantes synthétiques.
    Le visiteur peut arrêter, continuer, déformer, développer les plantes, pour former de nouvelles combinaisons et variations de plantes. Le processus de croissance est donc très flexible, il n’est pas prédéterminé, et l’image résultante sur l’écran est toujours différente, car elle dépend entièrement de l’interaction entre les visiteurs et les plantes.


    • Questionnement(s) :
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
      Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    En bandeau : Entièrement conçue par l’IA (intelligence artificielle), la toile intitulée The Next Rembrandt  imite l’œuvre du grand maître, disparu il y a plus de 300 ans.

  • De l’inventaire de la trousse à la représentation

    De l’inventaire de la trousse à la représentation

    Videz votre trousse sur la table, rangez, classez son contenu sur la table.
    – Quels critères prenez-vous en compte pour classer vos objets ?
    Utilisez tout ce qui est posé (éventuellement la trousse) et rien d’autre pour représenter un personnage de votre choix.
    – Que prenez-vous en compte pour réaliser cette demande ?

    Conditions
    Une séance de 45 minutes (réalisation, mise en commun et références artistiques).
    Recherches personnelles 15 à 20 minutes.

    Déroulement de la séance
    Une fois réalisées, les productions sont photographiées par l’enseignant afin de garder une trace (réalisation éphémère)
    La mise en commun s’effectue autour de productions que les élèves sont amenés à découvrir rapidement à partir d’une question simple : « Comment vous y êtes-vous pris pour représenter ce personnage ? »
    Plusieurs réalisations assez significatives repérées par l’enseignant ou les élèves permettent de pointer les capacités d’invention, de comprendre certains enjeux de la ressemblance.

    Notions et vocabulaire prévisibles : ressemblance, analogie, forme, support, relief, matériaux, matière (aspect tactile et visuel), vraisemblance, plan, face, profil, silhouette, expression, vide/ plein, éphémère, trace, cohérence plastique, hétérogénéité, objet : changement de fonction.

    Références artistiques proposées
    – Tony CRAGG, Riot, 1987, assemblage d’objets en matière plastique, 2,35 x 15,5 x 0,70 m. IAC FRAC Rhône Alpes.
    – Bernard PRAS, Inventaire no11, Marylin, 1998, 125 x123 cm.
    – Bernard PRAS, Les joueurs de carte, 2016, détail en bandeau.
    – Pablo PICASSO, Tête de taureau, 1943, selle et guidon, 43,5 x 33,5 x 19 cm. Musée national Picasso, Paris.
    – Giuseppe ARCIMBOLDO, L’automne, 1572, peinture à l’huile sur toile, 90 x 70 cm. Musée du Louvre, Paris.

    Sujet proposé par le site académique de Grenoble


    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux – la matérialité et la qualité de la couleur – l’objet comme matériau en art – les représentations et statuts de l’objet en art..
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.
    • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
      Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Upgrade

    Upgrade

    Comment l’objet artistique peut-il naître de la présentation d’objets quotidiens ?

    Après avoir choisi un objet usuel et l’avoir éventuellement modifié, vous proposerez un dispositif de présentation qui changera son statut de simple objet en objet artistique.

    Références artistiques possibles :

    • Marcel DUCHAMP, Foutain, 1917, céramique signée R. Mutt, 61 x 36 x 48 cm, Musée d’art moderne de San Francisco
    • André KERTESZ, La fourchette, photographie, 1923
    • Joseph CORNELL, Pharmacy, 1943, bois, papier imprimé, feuilles de métal coloré, soufre, plumes, coquillage, ailes de papillon, feuille d’aluminium, fil de cuivre, fruit, eau, peinture d’or, liège, feuilles séchées et objets trouvés, 38,7 x 30,5 x 7,9 cm
    • CÉSAR, Dauphine, 1959-1970, compression de voiture de couleur rouge vermillon sur socle auto portant, tôle compressée, MAMAC, Nice
    • ARMAN, Home Sweet Home, 1960, accumulation de masques à gaz dans une boîte fermée par un plexiglas, 160 x 140,5 x 20 cm
    • Bertrand LAVIER, Mademoiselle Gauducheau, 1981, placards métalliques peints à l’acrylique, 195 x 91,5 x 50 cm
    • Tony CRAGG, Blue Bottle, 1982, matière plastique
    • Peter FISCHLI et David WEISS, The First Blush of Morning, 1984, photographie
    • Jean-Pierre RAYNAUD, Le Pot doré, 1985, polyester stratifié et acier traité recouvert de feuilles d’or, hauteur : 3,50 m et diamètre : 3,92 m, Fondation Cartier à Jouy-en-Josas
    • Patrick TOSANI, Talon réf 100-40, 1987, photographie couleur cibachrome, 216 x 120 cm


    Photographies de la série des Talons de Patrick Tosani au Musée de la photographie contemporaine à Milan, 2016

    Objet usuel : objet de la vie quotidienne qui est d’un usage courant
    Dispositif de présentation : ensemble des éléments contribuant à la l’exposition de l’œuvre, scénographie : accrochage, éclairage, socle, cartel, etc.
    Piédestal : support assez élevé qui forme le socle d’une statue, d’une colonne, d’un élément décoratif.
    Socle : base supportant une sculpture, une statue.
    Cartel : étiquette portant l’inscription qui identifie l’œuvre.
    Scénographie : art de la mise en espace, technique liée à la mise en scène.

    Dans le domaine de l’art, le terme anglais ready-made fut utilisé pour la première fois par Marcel Duchamp, en janvier 19162, lors de son premier séjour à New York, pour désigner certaines de ses œuvres, réalisées depuis 1913. Cette année-là, Duchamp fixa sur un tabouret de cuisine une Roue de bicyclette, en même temps que, dans ses Notes, il exprimait ses doutes envers l’exercice de l’art au sens habituel du terme (« Peut-on faire des œuvres qui ne soient pas « d’art » ? »). En 1914, à Paris, Duchamp acheta un porte-bouteilles qu’il se contenta de signer. Cet objet est généralement considéré comme le premier véritable ready-made (Roue de bicyclette étant plutôt un assemblage).
    Les ready-mades soulèvent de très nombreuses questions. Par exemple, parce qu’ils n’ont pas été réalisés par l’artiste, ils rendent problématique un certain nombre de concepts, voire de certitudes, concernant la définition de l’art et le rôle de l’artiste, et plus spécifiquement les notions d’original, de savoir-faire, de virtuosité et d’œuvre.
    À partir de la fin des années 1950, certaines implications et interprétations des ready-mades ont donné une impulsion décisive à une grande partie des pratiques artistiques actuelles, qu’elles s’en réclament (comme l’art conceptuel) ou, au contraire, pour s’en défendre.
    L’idée du ready-made est évidemment la principale contribution de Marcel Duchamp à l’art du xxe siècle. Il en était d’ailleurs conscient, déclarant dans un entretien en 1962 : « Je ne suis pas du tout sûr que le concept de ready-made ne soit pas vraiment l’idée la plus importante qui ressorte de mon œuvre. »
    Source Wikipédia


    *Photographie mise en avant de Karolina Grabowska – pexels.com

  • À mettre ensemble

    À mettre ensemble

    En quoi les objets dans leur modalité de présentation peuvent-ils modifier la perception du contexte* ?

    Réalisez une mise en scène d’objets (sans valeur) qui permette de modifier la perception que l’on a d’eux.

    *Contexte : Ensemble des circonstances dans lesquelles s’insère un fait, un événement. Synonymes : situation, circonstance, climat, condition, conjoncture, cours des choses, état de choses, état de fait, paysage, position, situation, tenants et aboutissants.

    Assemblage : équivalent tridimensionnel du collage. Œuvre constituée d’éléments initialement distincts, souvent de natures différentes, rendus solidaires : objets ou fragments d’objets naturels ou manufacturés, formes façonnées, etc. C’est aussi le procédé qui conduit à ces œuvres.

    Installation : œuvre d’art contemporain dont les éléments, de caractère plastique ou conceptuel, sont organisés dans un espace donné.


    Questionnements

    • L’objet comme matériau en art : la transformation, les détournements des objets dans une intention artistique ; la sublimation, la citation, les effets de décontextualisation et de recontextualisation des objets dans une démarche artistique.
    • Les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art ; l’œuvre comme objet matériel, objet d’art, objet d’étude.

    Compétences :

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Références possibles :

    • ERRÓ, Foodscape, 1962, peinture glycérophtalique sur toile, 200×300 cm. Modern Art Museet Stockholm
    • Tadashi KAWABATA, Chairs for Abu Dhabi, 2012. Chaises, fauteuils, sofa, bancs, tabourets et structure métallique 6x7x6 m
    • Bernard PRAS, Louis XIV, Inventaire 47, 2003, photographie d’assemblage d’objets réels issus de la consommation alimentaire
    • Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, installation, 1982
    • Joana VASCONCELOS, Marilyn, 2011, 297x155x410 cm, Galerie des Glaces, Château de Versailles
    • Hilla et Bernd BECHER, Châteaux d’eau, photographies en noir et blanc, 1981, Musée Guggenheim, NY
    • Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d’après Goya), photographie, 2006
    • Claes OLDENBURG, Giants, sculpture, 1980


    Tony CRAGG, Blue Horn – Axt, 1982


    Vik MUNIZ, Saturn Devouring One of His Sons (d’après Goya), photographie, 2006


    *Photographie mise en avant de Stas Knop – pexels.com

  • Drôle de machine volante

    Drôle de machine volante

    Concevez puis réalisez sous la forme d’une maquette en objets de récupération, une drôle de machine volante.


    Scotch Gambit (hydroglisseur), Panamarenko, objets et matériaux divers, 29x65x42 cm, édition 28, 2004


    Panamarenko devant Aeromodeller, photo de Michiel Hendryckx, septembre 2005 (licence Creative Commons)

    Panamarenko, l’une des figures majeures de la scène internationale en art contemporain, mène une recherche insolite sur des notions telles que l’espace, le mouvement, le vol, l’énergie et la gravitation. Son œuvre, qui associe expérimentation artistique et technologique, prend diverses formes : avions, sous-marins, tapis volants, oiseaux.


    *Henri Farman (1874-1958), aviateur français, réussissant, sur avion Voisin, le premier vol en Europe sur un kilomètre en circuit fermé, lors du grand prix d’aviation Deutsch-Archdeacon. Issy-les-Moulineaux, 13 janvier 1908.