Étiquette : Accumulation

  • One Million Graffiti

    One Million Graffiti

    Au moyen d’une technique répétitive qui vous reste à définir, proposez une réalisation graphique et picturale d’ « un million de graffitis ».

    #street-art #graffiti #graff #tag

    Graffiti

    Un graffiti (ou tag) est une inscription exécutée sur une surface publique (mur, transports en communs, etc.), parfois considérée comme une forme d’art, mais plus souvent comme une dégradation. D’ailleurs, dans la plupart des pays, taguer une propriété avec un graffiti sans le consentement de son propriétaire est considéré comme du vandalisme, lequel est punissable par la loi.

    Le mot « graffiti » représente avant tout une forme d’expression extrêmement ancienne. La particularité de cet art est qu’il se déploie dans l’espace public, s’affiche au grand jour et est donc accessible à tous. Le sujet du graffiti est vaste et varié. Le graffiti tel qu’on le connait aujourd’hui est né dans les années 1960 au cœur de New-York.

    Présentation

    En préambule à la réalisation, les élèves assistent à la projection d’un extrait de Exit Through the Gift Shop: A Banksy Film (2010) et de photographies de street-artistes en action…

    Un échange de quelques minutes permettra de reformuler la demande, de redéfinir les notions et le vocabulaire utilisé : graffiti, graff, tag, calligraphie, lettrage, motif, pochoir, street-art, art sériel, série, répétition…

    Les élèves seront amenés à :

    • différencier et utiliser différentes techniques graphiques et picturales
    • saisir les enjeux des dispositifs de présentation, diffusion et de perception des images
    • développer leur autonomie et prendre des initiatives
    • verbaliser, écouter, argumenter, débattre avec tolérance

    Références artistiques possibles

    Andy WARHOL, Green Coca-Cola Bottles, 1962, sérigraphie, peinture acrylique sur toile, 210,2 x 145,1 cm, Whitney Museum of American Art, NY

    ARMAN, Accumulation, 1973, tampons encreurs et impressions sur papier dans une boîte en bois avec vitre en plexiglas, 47 x 32 x 8,4 cm

    Jean-Michel BASQUIAT, In Italian, 1983, acrylique, pastel à l’huile, marker sur toile marouflées sur bois, 2 panneaux

    Keith HARING photographié par Annie LEIBOWITZ, 1987

    Bernard RANCILLAC, Le Che (Che Guevara), 2004, gouache, graphite et sérigraphie sur papier, 151 x 117 cm

    Shepard FAIREY, HOPE, affiche de la campagne électorale de Barack Obama, 2008

    Takashi MURAKAMI, Kawaii – Vacances Summer Vacation in the Kingdom of the Golden, 2010, installation, Château de Versailles

    Andreas GURSKY, Amazon, 2016, photographie

    JONONE se démarque par sa pratique freestyle, où la lettre disparaît pour laisser place à des mouvements de lignes et de couleurs. Il réalise des œuvres abstraites en peignant et en projetant de la couleur et développe ainsi son propre langage privilégiant l’émotion et la gestuelle plutôt que les lettres de son nom.


    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Upgrade

    Upgrade

    Comment l’objet artistique peut-il naître de la présentation d’objets quotidiens ?

    Après avoir choisi un objet usuel et l’avoir éventuellement modifié, vous proposerez un dispositif de présentation qui changera son statut de simple objet en objet artistique.

    Références artistiques possibles :

    • Marcel DUCHAMP, Foutain, 1917, céramique signée R. Mutt, 61 x 36 x 48 cm, Musée d’art moderne de San Francisco
    • André KERTESZ, La fourchette, photographie, 1923
    • Joseph CORNELL, Pharmacy, 1943, bois, papier imprimé, feuilles de métal coloré, soufre, plumes, coquillage, ailes de papillon, feuille d’aluminium, fil de cuivre, fruit, eau, peinture d’or, liège, feuilles séchées et objets trouvés, 38,7 x 30,5 x 7,9 cm
    • CÉSAR, Dauphine, 1959-1970, compression de voiture de couleur rouge vermillon sur socle auto portant, tôle compressée, MAMAC, Nice
    • ARMAN, Home Sweet Home, 1960, accumulation de masques à gaz dans une boîte fermée par un plexiglas, 160 x 140,5 x 20 cm
    • Bertrand LAVIER, Mademoiselle Gauducheau, 1981, placards métalliques peints à l’acrylique, 195 x 91,5 x 50 cm
    • Tony CRAGG, Blue Bottle, 1982, matière plastique
    • Peter FISCHLI et David WEISS, The First Blush of Morning, 1984, photographie
    • Jean-Pierre RAYNAUD, Le Pot doré, 1985, polyester stratifié et acier traité recouvert de feuilles d’or, hauteur : 3,50 m et diamètre : 3,92 m, Fondation Cartier à Jouy-en-Josas
    • Patrick TOSANI, Talon réf 100-40, 1987, photographie couleur cibachrome, 216 x 120 cm


    Photographies de la série des Talons de Patrick Tosani au Musée de la photographie contemporaine à Milan, 2016

    Objet usuel : objet de la vie quotidienne qui est d’un usage courant
    Dispositif de présentation : ensemble des éléments contribuant à la l’exposition de l’œuvre, scénographie : accrochage, éclairage, socle, cartel, etc.
    Piédestal : support assez élevé qui forme le socle d’une statue, d’une colonne, d’un élément décoratif.
    Socle : base supportant une sculpture, une statue.
    Cartel : étiquette portant l’inscription qui identifie l’œuvre.
    Scénographie : art de la mise en espace, technique liée à la mise en scène.

    Dans le domaine de l’art, le terme anglais ready-made fut utilisé pour la première fois par Marcel Duchamp, en janvier 19162, lors de son premier séjour à New York, pour désigner certaines de ses œuvres, réalisées depuis 1913. Cette année-là, Duchamp fixa sur un tabouret de cuisine une Roue de bicyclette, en même temps que, dans ses Notes, il exprimait ses doutes envers l’exercice de l’art au sens habituel du terme (« Peut-on faire des œuvres qui ne soient pas « d’art » ? »). En 1914, à Paris, Duchamp acheta un porte-bouteilles qu’il se contenta de signer. Cet objet est généralement considéré comme le premier véritable ready-made (Roue de bicyclette étant plutôt un assemblage).
    Les ready-mades soulèvent de très nombreuses questions. Par exemple, parce qu’ils n’ont pas été réalisés par l’artiste, ils rendent problématique un certain nombre de concepts, voire de certitudes, concernant la définition de l’art et le rôle de l’artiste, et plus spécifiquement les notions d’original, de savoir-faire, de virtuosité et d’œuvre.
    À partir de la fin des années 1950, certaines implications et interprétations des ready-mades ont donné une impulsion décisive à une grande partie des pratiques artistiques actuelles, qu’elles s’en réclament (comme l’art conceptuel) ou, au contraire, pour s’en défendre.
    L’idée du ready-made est évidemment la principale contribution de Marcel Duchamp à l’art du xxe siècle. Il en était d’ailleurs conscient, déclarant dans un entretien en 1962 : « Je ne suis pas du tout sûr que le concept de ready-made ne soit pas vraiment l’idée la plus importante qui ressorte de mon œuvre. »
    Source Wikipédia


    *Photographie mise en avant de Karolina Grabowska – pexels.com

  • Scapes

    Scapes

    Réalisez un paysage (« scape ») combinant des éléments picturaux et construits avec une infinité de petites variations sur un thème unique. Interrogerez-vous sur les relations entre la nature de l’image, les moyens de production, le geste et le support.


    Birdscape, Erró, 1979


    Planescape, Erró, 1970


    Foodscape, Erró, 1964

    Les Scapes constituent une partie importante de l’œuvre d’Erró qu’il a commencée au milieu des années 1960 et qu’il a développée et structurée au fil des années. Le déclencheur a été cette société de consommation* débordante, sous toutes ses formes, caractéristique de ces années-là. Aux États-Unis, il se souvient d’une grande surface avec des tonnes de gâteaux, de friandises, de pièces de viande, de légumes. Les Scapes allaient suivre.

    99 cent, Andreas Gursky, 1999
    99 cent, Andreas Gursky, 1999

    Andreas Gursky est l’un des plus célèbres photographes européens contemporains. Ses œuvres monumentales, images exemplaires de la contemporanéité, sont présentées dans les plus importants musées du monde.
    Andreas Gursky recherche les signes marquants et les lieux emblématiques de notre temps : halls d’hôtels, immeubles d’habitation, supermarchés, rencontres sportives, bourses, concerts, raves techno… Ses photographies monumentales, saturées de couleurs et de détails, font état d’un monde contemporain transformé par l’industrie de haute technologie, les échanges commerciaux internationaux, la mondialisation de l’information et les déplacements…
    À l’occasion d’un voyage au Japon, il photographie la bourse de Tokyo, s’inspirant en partie d’une image publiée dans un quotidien. Cette œuvre est la première d’une longue suite d’images conçues et « programmées » par avance. À partir des années 1990, Gursky voyage beaucoup de par le monde à la recherche de sujets qui incarnent notre temps : gigantesques immeubles d’habitation et de bureaux, aéroports, événements sportifs, objets de consommation de masse, de luxe… Il commence également à « manipuler », parfois de façon invisible, certaines photographies sur ordinateur.

    * La société de consommation est un ordre social et économique qui est basé sur la création et la stimulation systématiques d’un désir d’acheter des biens de consommation et des services dans des quantités toujours plus importantes.
    Abondance : quantité plus que suffisante, profusion ; quantité plus que suffisante de biens matériels.

    Termes utilisés : collage, hétérogénéité, cohérence.


    Arman – Home sweet home (1960)

    Après de rapides études aux Arts décoratifs et à l’école du Louvre, il commence à peindre à partir de 1953, produisant des collages influencés par Schwiters. En 1955, il réalise ses premiers cachets, multipliant son nom, et des « allures d’objets » qu’il expose chez Iris Clert : il s’agit d’ombres d’objets disposés en séries plus ou moins régulières sur la surface. C’est en 1959 qu’il aborde les accumulations où de nombreuses versions d’un objet sont enserrées dans des blocs de plexiglas transparent ; cette pratique justifie l’intérêt de Pierre Restany et la participation d’Arman au Nouveau réalisme. En octobre 1960, répondant au Vide d’Yves Klein, il remplit la galerie d’Iris Clert de détritus pour exposer le Plein. Le principe de l’accumulation est appliqué aux objets les plus divers – des tubes de comprimés aux masques à gaz (Home sweet home, 1960) – et confirme sa portée critique, aussi bien contre l’art (séries sur les outils de la peinture) que contre la société de consommation (série des accumulations Renault). Arman pratique en alternance des colères – brisant des objets avant d’en fixer les morceaux dans la résine ou le ciment – où un certain sens du tragique se mêle à une théâtralité ironique, mais dont les résultats se font plus décoratifs. Cette évolution se confirme lorsque, dans les années 1980, il découpe en lames régulières des moulages d’antiques et fait tirer le résultat en bronze. Malgré son aspect aimablement iconoclaste, ce recours à des techniques proprement sculpturales anesthésie la violence, tandis que les œuvres publiques (L’heure de tous et Consigne à vie, gare Saint-Lazare ; Long term parking, fondation Cartier) conservent un authentique pouvoir de perturbation.