Étiquette : Accrochage

  • Mon pire cauchemar sort du mur

    Mon pire cauchemar sort du mur

    Imaginez la scène suivante : une créature monstrueuse apparaît en passant à travers le mur.

    1. Dessinez la scène, puis la créature sous différents angles.
    2. Utilisez ces croquis pour réaliser une maquette ressemblante en papier et carton de 30 cm dans sa plus grande dimension.
    3. Mettez la maquette en situation ; c’est-à-dire proposez une mise en scène dans un accrochage particulier, une installation, ou même, un environnement. Aidez-vous des questions suivantes : comment sollicitez-vous les sens du spectateur ? Comment la réalisation s’intègre-t-elle dans le lieu ? Comment celle-ci met-elle en œuvre un dispositif pour raconter l’apparition du monstre ?
    H.R. GIGER, vue de l’exposition au Lieu unique à Nantes, 2017

    Questions

    En quoi une production artistique peut-elle interagir avec son espace d’exposition ? Avec les spectateurs ? Dans quelle mesure une installation implique-t-elle le spectateur dans une expérience sensible ?

    Références artistiques possibles

    • Johann Heinrich FÜSSLI, Le Cauchemar, 1781, 102 x 127 cm, peinture à l’huile
    • El LISSITZKY, Proun-Raum, 1923, 3,2 x 3,6 x 3,6 m, installation
      El Lissitzky est le pionnier de la création d’espace pour exposer des tableaux. Pendant la Grande exposition de Berlin en 1923, il crée l’espace proun, une salle qui traduit en trois dimensions le concept spatial des prouns. Cet espace présentait un ensemble de formes géométriques abstraites avec lesquelles les visiteurs devaient participer activement. El Lissitzky renouvelait les expositions traditionnelles d’œuvres d’art en mélangeant des expériences visuelles, spatiales et temporelles et en inventant une série rythmique de formes et de couleurs liées entre elles dans l’espace réel d’une salle. Source Wikipédia
    • Vladimir TATLINE, Contre-relief d’angle, 1914, assemblage, fer, zinc, aluminium, Musée de St. Petersburg
      Les reliefs picturaux et contre-reliefs d’angle réalisés avant la révolution d’Octobre constituent la contribution la plus importante de Tatline et la plus radicale à l’art moderne. Les contre-reliefs de Tatline entendent rompre totalement avec toutes les pratiques artistiques. « Les trois dimensions sont trop à l’étroit sur la surface de la toile. »,  avec les contre-reliefs, il invalidait les lois de la peinture et créait ainsi en quelque sorte un nouveau genre artistique, une nouvelle approche du matériau mis en œuvre.
    • Maurizio CATTELAN, Sans titre, 2001. mannequin en cire, cheveux naturels, 150 x 60 x 40 cm
    • Alain SÉCHAS, Les Somnambules, 2002, Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, Paris
    • H.R. GIGER, Necronom (Alien III), 2005, polyester et métal
    • Antony GORMLEY, Lost Horizon I, 2008, installation, White Cube, Mason’s Yard, London, England
    • Xavier VEILHAN, Sophie, 2008, polystyrène, structure métal, résine polyester, peinture époxy jaune, 495 x 151 x 110 cm
    • Xavier VEILHAN, Le buste de Le Corbusier, 2013, résine polyester, mousse PU, polystyrène, inox ; 1836 x 662 x 395 cm
    • Maurizio CATTELAN, Sans titre, 2013, cheval naturalisé, 300 x 170 x 80 cm
    Vladimir TATLINE, Contre-relief d’angle, 1914, fer, zinc, aluminium, Musée de St. Petersburg
    Xavier VEILHAN, Sophie, 2008, sculpture en situation au restaurant « Le Germain » à Paris

    Références au programme du cycle 4


    Questionnement(s)

    La représentation ; images, réalité et fiction :

    • le dispositif de représentation : l’espace en trois dimensions (différence entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation.

    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :

    • les représentations et statuts de l’objet en art : la place de l’objet non artistique dans l’art.

    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur :

    • la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre : le rapport d’échelle, l’in situ, les dispositifs de présentation, la dimension éphémère, l’espace public ; l’exploration des présentations des productions plastiques et des œuvres.

    Compétences disciplinaires

    Composantes plasticiennes

    Expérimenter, produire, créer

    • 1.1 – Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • 1.6 – Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

    Composantes théoriques (méthodologiques et sociales)

    Mettre en œuvre un projet artistique

    • 2.1 – Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité

    • 3.2 – Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

    Composantes culturelles

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art

    • 4.1 – Reconnaitre et connaitre des œuvres de domaines et d’époques variés appartenant au patrimoine national et mondial, en saisir le sens et l’intérêt.

    Gargouille (du latin garg-, gorge, et de l’ancien français goule, gueule) : Elle constitue, dans le domaine de l’architecture, une partie saillante d’une gouttière destinée à faire écouler les eaux de pluie à une certaine distance des murs.
    Ce type d’ouvrage sculpté, généralement en pierre, est souvent orné d’une figure animale ou humaine typique de l’art grotesque roman puis surtout gothique.
    Par métonymie, elles désignent toute figure sculptée évacuant de l’eau et représentant le plus souvent un animal monstrueux.
    Source Wikipédia

    Bas-Relief : Ouvrage de sculpture adhérant à un fond, dont il se détache avec une faible saillie. La particularité des bas-reliefs est de ne présenter le sujet représenté que faiblement détaché du fond. Il y reste habituellement engagé à mi-corps.
    On parle de haut-relief si une plus grande partie se détache du fond.

    DIY – Do It Yourself
    L’appelation DIY désigne à la fois :

    • des activités visant à créer ou réparer des objets de la vie courante, technologiques, ou artistiques, généralement de façon artisanale ;
    • un mouvement culturel, notamment musical.

    Dans la culture punk, l’éthique DIY est liée à la vision punk anti-consumériste, c’est un rejet de la nécessité d’acheter des objets ou utiliser des systèmes ou procédés existants.
    Qu’est-ce qui s’apparente à la philosophie du faites-le vous-même ?
    – Toute activité, où l’on n’est plus spectateur ou consommateur.
    – Participer, et échanger ses connaissances, sa culture, son information, débattre et décider par exemple sur une encyclopédie libre.
    – Toute activité créatrice « artisanale » (non industrielle).
    – Tout recyclage, consumériste, technologique ou culturel.
    – Auto-édition de livres, magazines, bandes dessinées et de remplacement.
    – Groupes ou artistes solos libérant leur musique (musique libre) ou la finançant sans les maisons de disques.
    – La culture de la cassette et de la copie privée ou plus (dans la culture punk).
    – Création artisanale comme le tricot, la couture, des bijoux faits à la main, céramiques, etc.
    – En informatique, les logiciels libres.
    – En comédie, le détournement situationniste ou tout simplement toute parodie.
    – L’auto-régulation, l’auto-organisation, la démocratie directe.


    Techniques à envisager pour la réalisation de votre monstre :

    Papercraft de T-Rex

    Le Papercraft ou le Paper-Toy sont des maquettes réalistes en papier issu de l’art japonais de l’origami et plus généralement des méthodes de pliage du papier.

    Trophée décoratif par découpe sur bois
    Trophée décoratif en papier mâché

    Le papier mâché est un matériau composite constitué de bandelettes de papier ou de pâte à papier, parfois renforcés de textiles, liés avec un médium tel que la colle vinylique, l’ amidon, ou colle à papier peint. Une fois la colle séchée, l’objet ainsi formé durcit et garde la forme.
    Le papier mâché est traditionnellement utilisé pour réaliser des grosses têtes et figures géantes de carnaval.


    Eric TESTROETE, Papercraft Self Portrait, , 2009
    source : testroete.com

    La tête a été modelée dans 3ds Max à partir de photos. La dernière modélisation comptait 370 triangles. Elle a été conçue de manière à ce quelle puisse tenir sur la tête posée sur mes épaules et maintenue par une veste.

    Pepakura a été utilisé pour décomposer le modèle en sections imprimables. L’utilisation de Pepakura présente l’avantage de garantir que tous vos UV (: la cartographie UV est un processus de modélisation 3d consistant à projeter une image 2d sur la surface d’un modèle 3d) ont la même échelle les uns par rapport aux autres (extrêmement important lorsque vous imprimez et pliez) et permet de calculer la taille du modèle plié.

    Les morceaux au fur et à mesure qu’ils sortent de l’imprimante sont coupés et pliés puis assemblés pour créer la tête

  • Un objet, une histoire

    Un objet, une histoire

    Choisissez un objet de votre quotidien et apportez-le en classe. Il doit nécessairement être aux yeux du spectateur porteur de sens.

    En mettant en scène l’objet apporté et en l’accompagnant de photographies, vous créerez une narration visuelle, une histoire.

    #muséographie #installation #environnement #narration

    Questions

    En quoi l’objet est-il décontextualisé lorsqu’il est intégré à une œuvre d’art ? Dans quelle mesure la présentation d’un objet peut-elle être porteuse de sens et créer une histoire pour le spectateur ? Comment construire la narration ?

    Avant la réalisation de votre projet, n’oubliez pas d’analyser la portée symbolique de l’objet sous la forme d’une carte mentale ou d’un nuage de mots

    Références artistiques possibles

    • Joseph CORNELL, Soap Bubble Set (Nécessaire à bulles de savon), 1948-1949, boîte et objets divers (pipe, verre, boule) sous plexiglas, 26 x 38 x 8 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Erik DIETMAN, Scie malade, 1961, assemblage, scie, bande Velpeau, 5 x 51 x 12,5 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Joseph KOSUTH, One and Three Chairs, 1965, bois et tirages photographiques, 118 x 271 x 44 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Bertrand LAVIER, General Electric, 1985, réfrigérateur et peinture acrylique, 140 x 80 x 70 cm, MACM, Montréal
    • Peter FISCHLI et David WEISS, Die Gesltzlosen (Les hors-la-loi), 1985, photographie
    • Joan FONTCUBERTA, Fauna, 1985-89, installation, photographies, textes, cartographies, schémas, vitrines et vidéos
    • Sophie CALLE, Les poissons me fascinent, 1986, photographies, 108 x 120 cm, Centre Pompidou, Paris. « J’ai rencontré des gens qui sont nés aveugles. Qui n’ont jamais vu. Je leur ai demandé quelle est pour eux l’image de la beauté. »
    • Jean LE GAC, Story Art (avec fantôme des Beaux-Arts), 1986, toile polyester non tissée, peinture à la caséine, fusain, pastel sec et projecteur de cinéma avec sellette, 250 x 340 cm, Centre Pompidou, Paris
    • Patrick TOSANI, cuillère, 1988, cibachrome, 182 x 120 cm
    • Allan McCOLLUM, photographie de l’installation de l’exposition « Allegories of Modernism : Contemporary Drawing » au MoMA, NY, 1992
    • Gabriel OROZCO, Four Bicycles (There is Always One Direction), 1994, assemblage, 198,1 x 223,5 x 223,5 cm
    • Tony CRAGG, Cumulus, 1998, verre, 265 x 120 x 120 cm, Tate, Londres
    • Nancy FOUTS, Toothbrush, 2009, brosse à dents et prothèse dentaire, 20 x 29 cm
    Pina DELVAUX, Normal, boîte-objet, 1987-2001

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la narration visuelle.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


    Peter FISCHLI et David WEISS, Afternoons Nap, 1986, photographie

  • Comment montrer un travail de mémoire ?

    Comment montrer un travail de mémoire ?

    Nous sommes dépositaires d’une histoire qui n’est pas la nôtre, qui est celle de nos ancêtres et que nous hébergeons sans le savoir.

    #mémoire #histoire #récit

    Questionnements

    Comment devenir acteur d’une mémoire collective et citoyenne ? Comment l’artiste commémore*-t-il un événement ou un personnage pour perpétuer le souvenir d’une présence ? En quoi votre présentation favorise-t-elle l’expression d’un travail de mémoire ? La commémoration* induit-elle une organisation, une syntaxe, des codes ?

    * Commémorer : célébrer la mémoire d’un événement ou d’une personne.
    * Commémoration : action de rappeler le souvenir d’une personne ou d’un événement.

    À partir de photographies d’un aïeul

    Chaque élève numérise les photographies choisies à l’aide d’un appareil photo numérique ou d’un scanner afin de préserver les originaux.

    Méthodologie :

    1. suite à la présentation du sujet, réalisation commune d’une carte mentale qui aidera les élèves à s’interroger sur la présentation des images
    2. regroupement par équipe de deux ou trois ; écriture du projet de présentation
    3. croquis des points de vue les plus significatifs du lieu de monstration ; liste des caractéristiques intrinsèques au lieu (: galerie de l’établissement, couloirs ou autres lieux)
    4. en salle informatique, intervention sur les images numériques retenues : retouche, correction, modification…
    5. optimisation pour l’impression (numérique ou sérigraphique ou autre) ou de la vidéo projection
    6. préparation des accessoires et des matériaux utilisés pour le projet
    7. mise en espace des images pour leur présentation au public : installation, accrochage, vidéo projection

    Attention, les élèves n’ont à leur disposition que le matériel habituel.

    Butadès de Sicyone

    La fille du potier Butadès de Sicyone amoureuse d’un jeune homme qui partait pour un lointain voyage, renferma dans des lignes, l’ombre de son visage projeté sur une muraille par la lumière d’une lampe ; le père appliqua de l’argile sur ce trait et en fit un modèle qu’il mit au feu avec ses autres poteries. On rapporte que ce premier relief se conserva dans le Nymphaeum (monument consacré aux nymphes) jusqu’à la destruction de Corinthe par Mummius (soit env. 200 ans).

    Ce mythe relaté par Pline l’Ancien (23-79) fut considéré au début du 18ème siècle comme l’origine de la peinture et de la sculpture.

    Christian BOLTANSKI, Reliquaire, 1990
     

    Références artistiques possibles

    • Ernest PIGNON-ERNEST, Rimbaud, 1978, 400 sérigraphies. Les sérigraphies, tirées à plusieurs exemplaires sont collées sur différents lieux, diverses surfaces à Charleville et Paris. Les photographies permettent de conserver la mémoire de l’évènement.
    • Hiromi TSUCHIDA, photographies faites en 1979 à partir des restes d’objets trouvés à Hiroshima ou conservés par les survivants et exposés au Mémorial d’Hiroshima – une robe déchirée, le verre d’une paire de lunettes, une boîte à repas carbonisée, une chevelure. Ici aussi, seuls les objets sont montrés, en noir et blanc, dans un cadrage serré, sur un fond neutre, comme des signes du désastre qui suffisent, sans effet spectaculaire, à montrer l’indicible. 
    • Christian BOLTANSKI, Reliquaire, 1990, installation, photographies, cadres en acier, tissu, lampes et fils
    • Jochen GERZ, 2146 Pierres, Monument invisible contre le racisme, 1993. L’œuvre est constituée de plus de deux mille pavés, progressivement descellés sur la place du château de Sarrebrück – ancien siège de la Gestapo – gravés chacun du nom d’un cimetière juif profané entre 1933 et 1945, puis replacés, face contre terre.
    • Jochen GERZ, Monument vivant de Biron, 1996, monument aux ports, 360x316x316 cm. Sur l’ancien monument aux morts situé devant une halle en bois dans la commune française de Biron, dans le département de la Dordogne, l’artiste a disposé, de manière aléatoire et anonyme, des plaques sur lesquelles sont gravées les réponses des habitants à la question : « Qu’est ce qui serait assez important, selon vous, pour risquer votre vie ? ».
    • Arno GISINGER, Invent Arisiert, 2000, photographies d’une centaine d’objets confisqué à huit familles juives en 1938. Cette œuvre réalisée à la demande du Mobilier national autrichien (Hofmobiliendepot) s’inscrit pleinement dans la continuité de la réflexion de l’artiste sur la représentation visuelle de l’Histoire et de la mémoire.
    • Éric BAUDELAIRE, The Dreadful Details, 2006, photographie. Tout est faux ! Les photographies de presse sont reconstituées dans des studios d’Hollywood jusqu’aux détails les plus macabres.
    • Anselm KIEFER, Chevirat Hakelim (Le bris des vases), 2007, plomb, verre. Pour l’artiste « l’histoire est un matériel comme la couleur, la toile » il l’utilise comme un matériau plastique.
    • Sophie CALLE, Souvenirs de Berlin-Est, 2013, Éd. Actes sud, 79 pages. À Berlin, de nombreux symboles de l’ex-Allemagne de l’Est ont été effacés. Sophie Calle enquête dans la ville et remarque que ces symboles ont laissé des traces dans le paysage. Elle photographie alors leur absence et interroge les passants pour la description de leurs souvenirs. Son exposition met en parallèle les photographies et les témoignages.
      « J’ai remplacé les monuments manquants par le souvenir qu’ils ont laissé, » dit-elle.
    • Anne et Patrick POIRIER, Alep, 2015, tapis en laine, soie et fibre de bambou, 370×440 cm, Galerie Mitterrand, Paris.

    Questionnement(s)

    • La représentation ; images, réalité et fiction : la création, la matérialité, le statut, la signification des images – la conception, la production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    • Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
    • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5)

    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5)

    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

    • Identifier des caractéristiques (plastiques, culturelles, sémantiques, symboliques) inscrivant une œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Éloge de la mollesse

    Éloge de la mollesse

    Éloge : paroles ou écrit à la louange de quelqu’un, de quelque chose.
    Mollesse : état, caractère de quelque chose, de quelqu’un qui est mou.

    En utilisant un matériau inhabituel, vous produirez un travail plastique tridimensionnel : sculpture ou installation, faisant l’éloge de la mollesse, c’est-à-dire, témoignant du remplacement des matériaux traditionnellement durs (: bois, fer, pierre, etc.) par d’autres plus lâches, malléables, inconsistants (: textile, corde, caoutchouc, film plastique, etc.).

    Lors de la verbalisation, les élèves seront amenés à s’interroger sur le dispositif de présentation, sur l’installation de leurs travaux.

    Références proposées en recherche :

    • ÉTIENE-MARTIN, Demeure V, 1962, tissu, cordages variés, cuir
    • Claes OLDENBURG, Typewriter, 1963, toile, kapok, bois et ficelle
    • CÉSAR, Expansion, 1968, polyuréthane
    • Robert MORRIS, Wall Hanging, 1969-1970, feutre lacéré, 250 x 372 x 30 cm (reproduit ci-dessus)
    • Eva HESSE, Contingent, 1969, fibre de verre et latex sur gaze, 350 x 630 x 109 cm
    • Robert SMITHSON, Glue Pour, 1970
    Glue Pour de Robert Smithson, 1970
    Contingent d’Eva Hesse, 1969

    Questionnement(s) :

    • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux.
    • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

    Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

    • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

    Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

    • Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

    S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :

    • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
    • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
    • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine

  • Série noire

    Série noire

    « Série noire », cette expression peut être comprise de plusieurs manières. 
    Vous mettrez en évidence dans votre réalisation et par des moyens plastiques adéquats, la lecture que vous en faites en évitant cependant d’en rester au niveau de l’illustration ou de l’anecdote. Pour cela, vous utiliserez les supports et matériaux apportés (ou trouvés dans la réserve) dans un assemblage ou un collage ou un dispositif qui reste à créer.

    Un soin tout particulier sera porté à la présentation (accrochage, installation…) de la production.

    Notions abordées :
    noir-lumière, noir-couleur, matité, brillance, contre-couleur, monochrome, dégradé, composite, série, art sériel, système.

    Références artistiques possibles :

    • Kasimir MALEVITCH, Carré noir, peinture, 1914
    • Louise NEVELSON, Shadow & Reflection I, bas-relief, 1966
    • Pierre SOULAGE, Peinture, 29 juin 1979 
    • Allan McCOLLUM, photographie de l’installation de l’exposition « Allegories of Modernism : Contemporary Drawing » au MoMA, NY, 1992 (détail en bandeau)
    • Gilles TOUYARD, Série enflures, le piano d’après Joseph Beuys, caoutchouc, 1993
    • Anish KAPOOR, Descent Into Limbo (Descente dans les Limbes), installation, 1992
    • Zhu HONG, La photographie dans l’art contemporain, crayon sur papier noir, dimensions variables, (199 pièces), 2009
      Cette œuvre en dessin est construite d’après le livre de Charlotte Cotton intitulé La photographie dans l’art contemporain (Thames & Hudson, 2004). Reproduire les images de ce livre, c’est une façon de « rendre hommage » à la matière photographique, une façon d’affirmer que l’ensemble de mon travail se fait « d’après photo ».
    • Mike NELSON, A7 (Route du Soleil), installation, pneus, 2015
    Allan McCollum, Collection of Forty Plaster Surrogates, 1982
    Vue de l’exposition – Zhu HONG,La photographie dans l’art contemporain
    2009, crayon sur papier noir, dimensions variables, (199 pièces)

    • Questionnement(s) :
      La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation.
      La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux – la matérialité et la qualité de la couleur.
      L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.
    • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
      Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
      S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
    • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
      Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
      Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    • Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5) : Proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’une œuvre.
      Interroger et situer œuvres et démarches artistiques du point de vue de l’auteur et de celui du spectateur.

    D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine